Archives pour: Novembre 2012

30.11.12

Le Ballon d'Or 2012 ne récompensera pas Iker Casillas mais peut-être Iniesta

Déjà récompensé par l’UEFA, Iniesta a de grandes chances d’être le Ballon d’or 2012.

Lionel Messi, Cristiano Ronaldo et Andrés Iniesta sont les trois finalistes pour le Ballon d’Or 2012 qui sera décerné le 7 janvier 2013 à Zurich.
Une évidence: si Messi obtient son 4e Ballon d’or de suite cela voudra dire que l’on récompense le talent pur sans tenir compte de la saison accomplie car Messi n’a rien gagné d’important en 2012, sauf la Coupe du Roi. Dans le cas d’un noveau trophée, l’Argentin pourrait le recevoir encore de nombreuses fois ensuite. Même plus besoin de voter. on peut lui en donner encore dix.
C. Ronaldo, lui, a gagné la Liga 2012, ce qui est déjà mieux. Actuellement, il est barré sans cesse par Messi comme Poulidor le fut par Anquetil. Il faut reconnaître la régularité de Ronaldo. Depuis 2008, il est toujours constant aussi bien à MU qu’au Real Madrid. Ronaldo n’est pas une invention médiatique comme tant et tant de joueurs qui sont ds intermittents du spectacle grassement payés. Je viens d’apprendre qu’un gardien de L1 assez quelconque et surtout totalement irrégulier palpe 140 000 € par mois. Il n’est même pas dans les 500 meilleurs joueurs en activité. Le football est vraiment une poule aux oeufs d’or.
Iniesta ? Il mérite la plus grande récompense individuelle car cela fait des années qu’il brille au haut niveau aussi bien avec Barcelone qu’avec l’Espagne, passeur et buteur décisif. En 2012, il a remporté l’Euro, tout comme Iker Casillas qui lui aussi mériterait de décrocher le trophée puisqu’il a accompli un parcours extraordinaire au cours de cet Euro, sauvant sans cesse sa sélection. Depuis Yachine, aucun gardien n’a eu de Ballon d’or.
Parmi les autres nommés, aucun nom est exclu à tort du tiercé final. Mention spéciale pour Didier Drogba qui a gagné la C1 2012. On aurait pu le distinguer pour l’ensemble de sa carrière.
Le trio final est logique vu leur classe.

La liste des 23 nommés :
Sergio Agüero (Argentine), Xabi Alonso (Espagne), Mario Balotelli (Italie), Karim Benzema (France), Gianluigi Buffon (Italie), Sergio Busquets (Espagne), Iker Casillas (Espagne), Cristiano Ronaldo (Portugal), Didier Drogba (Côte d’Ivoire), Radamel Falcao (Colombie), Zlatan Ibrahimovic (Suède), Andrés Iniesta (Espagne), Lionel Messi (Argentine), Manuel Neuer (Allemagne), Neymar (Brésil), Mesut Özil (Allemagne), Gerard Piqué (Espagne), Andrea Pirlo (Italie), Sergio Ramos (Espagne), Wayne Rooney (Angleterre), Yaya Touré (Côte d’Ivoire), Robin van Persie (Pays-Bas), Xavi (Espagne).

Les derniers Ballons d’or:
2007 Kaká (AC Milan), Cristiano Ronaldo (Manchester United), Lionel Messi (FC Barcelone)
2008 Cristiano Ronaldo (Man United), Lionel Messi, Fernando Torres (Liverpool)
2009 Lionel Messi, Cristiano Ronaldo (Real Madrid), Xavi (Barcelone)
2010 Lionel Messi, Andrés Iniesta (Barcelone), Xavi
2011 Lionel Messi, Cristiano Ronaldo (Real Madrid), Xavi

Permalien 11:37:40, Catégories: LITS ET RATURES  

Questions idiotes et pertinentes sur le genre humain, d'Antonio Fischetti (Albin Michel)

Avec pour sous-titre 36 réponses pour en finir (ou pas) avec les idées reçues, l’ouvrage d’Antonio Fischetti, est à la fois amusant et sérieux ou le contraire ce qui est encore mieux. Pourquoi les cons ont-ils une tête de cons ? Pourquoi les gays parlent-ils d’une façon particulière ? Pourquoi les blondes sont-elles vraiment stupides ? A quoi servent les boucs émissaires ? Les croyants sont-ils fous ? Les Juifs sont-ils des surdoués ? Pourquoi parle-t-on aux bébés comme à des débiles ? Pourquoi les Noirs gagnent-ils les courses à pied ? Voit-on défiler sa vie au moment de mourir ? Voilà grosso modo ce qui attend le lecteur de ce livre qui est à offrir tant il n’engendre pas la mauvaise humeur.
Il n’est pas interdit de lire pour rire un bon coup. Pourquoi les Italiens parlent-ils avec les mains ? Ah ! ça je le sais. A Nice, on répond : « C’est pour qu’on voit leurs bagues ! » « Peut-on traiter un arbitr d’enculé ? » se demande l’auteur. Cela est idiot si c’est un gay puisqu’il ne s’agit là plus que d’un constat. Dans ce cas-là, l’insulte est alors en plus homophobe ! J’ai mon avis là-dessus : celui qui traite d’enculé quelqu’un n’est sont pas très net avec sa sexualité : il a dans la plupart du temps des pulsions qu’il a du mal à contenir. J’ai souvent noté que les hommes dits à femmes sont des misogynes patentés qui rêvent en fait de sauna gorgé de garçons. Dans un autre registre, Antonio Fischetti nous assure que l’on peut jouer de la guitare de la main gauche sans risquer de mourir jeune comme Jimi Hendrix. Et que l’on a raison de s’épiler pour éviter les morpions. Quand je vous disais que ce livre ne vous rasera pas car il n’est pas barbant.

-Questions idiotes et pertinentes sur le genre humain
D’Antonio Fischetti
Ilustration de Kamagurka
Albin Michel, 280 p.,18 €

29.11.12

Pelé et Maradona dans le onze de rêve de Cruyff

L’Empereur Cruyff 1er et moi avons des passions communes

Voici le onze mythique du Néerlandais, un 3-4-3 ancien coach de Barcelone où il a installé la philosophie de jeu du football total, inventée et surtout mis en place par Rinus Michels, immense entraîneur qu’on a tendance à oublier, hélas! :

Gardien : Lev Yachine (URSS)

Défenseurs : Carlos Alberto (Brésil), Franz Beckenbauer (RFA) et Ruud Krol (Pays-Bas)

Milieux : Pep Guardiola (Espagnol) Bobby Charlton (Angleterre), Piet Keizer (Pays-Bas) , Alfredo Di Stefano (Argentine/ Espagne)

Attaquants : Garrincha (Brésil) , Pelé (Brésil), Diego Maradona (Argentine)

PS: si vous voulez voir mon onze de rêve, je vous invite à visiter Mycoachfoot:

http://www.mycoachfoot.com/news/pro/le-onze-de-rA-ve-de-coach-johan-cruyff_67.htm

Permalien 07:56:13, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Le mythique Giggs Ryan fête ses 39 ans et 32 titres majeurs avec Man United

Ryan Giggs tranche autant dans le monde du football que Patrick Modiano dans celui des lettres. Des gens naturels dans un monde de frime permanente.

Le Red Devil Ryan Giggs est né le 29 novembre 1973 à Cardiff (Pays de Galles)
Ailier puis milieu de terrain
A signé pro à Manchester United le 9 juillet 1990
1er match pro, le 2 mars 1991: Man U-Everton (0-2), à Old Trafford

Palmarès: 32 titres majeurs (*):
Coupe du monde des clubs de la FIFA 2008
Coupe Intercontinentale 1999
Supercoupe de l’UEFA 1991
2 Ligues des Champions 1999, 2008
12 Championnats d’Angleterre 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009 et 2011
4 Coupes d’Angleterre 1994, 1996, 1999, 2004
3 Coupes de la Ligue 1992, 2006, 2009
8 Community Shield 1993, 1994, 1996, 1997, 2003, 2007, 2008, 2010, 2011
909 matchs, 163 buts à Manchester United
64 matchs, 12 buts avec le Pays de Galles

Tous les matchs de Ryan Giggs à MU:
Premier League: 508 fois titulaire, 97 fois remplaçant/ 107 buts
Division 1: 33 7/ 5 buts
Division 2: 0
FA Cup: 60 10/ 11 buts
Coupe de la League: 33 6/ 12 buts
Coupes d’Europe: 126 21/ 29 buts
Autre matchs: 15 3/ 1 but
Totaux: 775 fois titulaire, 144 fois remplaçant/ 165 buts

Joueurs qui ont porté le plus le maillot des Red Devils
1 Ryan Giggs 919 fois
2 Bobby Charlton 758
3 Paul Scholes 708
4 Bill Foukees 688
5 Gary Neville 602

(*) Le portier Víctor Manuel Martins Baía (Porto + Barcelone) en a gagné 33.

Permalien 01:21:48, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Van Persie marque au bout de 30 secondes contre West Ham et puis plus rien

Le but ultra rapide de van Persie contre West Ham, en attendant le duel au sommet Man City-Man United, prévu le 9 décembre 2012 à 14 h 30

Sur la feuille de match, il y a marqué que van Persie a inscrit le but de MU à la 1ere minute mais en réalité les filets ont tremblé au bout de 30 secondes, ou 31 voire 32 secondes. Le Néerlandais a vu son ballon faire un coup du sombrero puis le buteur a frappé et la sphère a bénéficié d’un contre favorable avant de lober le gardien des visiteurs. Un coup de maître qui est aussi un coup de hasard. Et au total cela fait 1-0 sans trop forcer. MU a pris les trois points et c’est l’essentiel

Manchester United
Lindegaard/ (7) Il a fait ce qu’il fallait faire. Ce goal a un sacré mental, de remplaçant il est devenu titulaire. En tout cas pour l’instant…
Evra ©(6) A encore tiré son épingle du jeu
Smalling (7) Mieux que d’habitude. Revient de blessure
Evans (7) Solide
Rafael/ (7) Toujours électrique
Anderson. (8) Tient bien le cap de la forme constante. Puis (84e) Jones (non noté)
Carrick (7) Impeccable
Cleverley. (6) Correct. Puis (66e)Young. A la maison souffre moins physiquement qu’à l’extérieur, exactement comme Giggs
Chicharito (6) Toujours important par ses appels incessants
Rooney. (7) Un aéroglisseur humain, au four et au moulin. Puis (78e) Welbeck (non noté)
van Persie (7) A marqué le but décisif
Sur le banc: De Gea Buttner Ferdinand Fletcher
Manager: Sir Ferguson (10) Turn over réussi pour le match en pleine semaine

CLASSEMENT DE LA PREMIER LEAGUE
1 Manchester United 33 points 14 matchs/ 11 0 3/ 33 18/ + 15
2 Manchester City 32 14/ 9 5 0/ 27 10/ + 17
3 Chelsea 26 14/ 7 5 2/ 24 13/ + 11
4 West Bromwich Albion 26 14/ 8 2 4/ 24 18/ + 6
5 Tottenham Hotspur 23 14/ 7 2 5/ 25 23/ + 2
6 Everton 22 14/ 5 7 2/ 24 18/ + 6
7 Arsenal 21 14/ 5 6 3/ 24 14/ + 10

Résultats du 28 novembre 2012
Manchester United 1-0 West Ham
Tottenham 2-1 Liverpool
Wigan 0-2 Man City
Chelsea 0-0 Fulham
Everton 1-1 Arsenal
Southampton 1-1 Norwich
Stoke 2-1 Newcastle
Swansea 3-1 West Brom

PS: Nice a été éliminé 3-2 en quart de la Coupe de la Ligue, à Montpellier. Il faut espèrer que cette défaite ne touche pas le moral des Aiglons qui venaient de faire une belle série de matchs sans défaite. La Coupe de la Ligue c’est un gadget. J’aime mieux Nice-PSG du 1er décembre (20h), joué à guichets fermés.

28.11.12

Permalien 15:10:21, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Mort de Roger Loeuillet, président de l'OCGNice (1969-1981) de Jean Snella, Baratelli, Dick van Dijk, Guillou, Huck, Molitor, Bjekovic...

En intégralité la finale de la Coup de France 1978, Nice 0-1 Nancy. Au début de la vidéo, on voit M. Roger Loeuillet au moment de la présentation des équipes au président de la VGE. Super favori, “les millardaires de la Côté” [comme les médias disaient…] ont abdiqué contre Michel Platini. Avant la présence de son joueur mythique, Nancy n’avait jamais gagné un seul grand trophée. J’étais présent au Parc des Princes. Au coup de sifflet final, j’ai quitté le stade pour ne pas voir la cérémonie protocolaire.

L’ancien président de l’OGCNice (1969-1981), Roger Loeuillet est mort à l’âge de 84 ans. Pour saluer sa mémoire, le Ray lui rendra hommage, samedi 1er décembre 2012, à 20 h, avant le coup d’envoi de Nice-PSG. Ce président a tout fait pour doter Nice d’une très grande équipe à un époque où le club allait très mal. Extrêmement courtois et très élégant, il a savait défendre les Aiglons quand il le fallait. Sa direction aurait mérité d’avoir un palmarès tant à jouer les premiers rôles à un moment donné.
Après la descente en Division 2, en 1968-1969, Roger Loeuillet devient président de l’OGCNice dans un temps où les mairies étaient très importantes dans la vie des clubs. Par le biais de Jacques Médecin, la municipalité niçoise augmenta sa subvention, Pancho Gonzalez céda sa place sur le banc à Léon Rossi, Charly Loubet quitta le Gym pour Marseille et plusieurs nouveaux Aiglons arrivèrent: Quittet, Bora Milutinovc, Deloffre, Barret et “Dédé” Chorda. Sans oublier Arghirudis dont la force de frappe participa grandement à faire remonter le Gym en D1 dès son arrivée en 1969-1970.
En fin de saison 1970-1971, un désaccord entre M. Loeuillet et Me Charles, autre grande figure présidentielle du Gym, provoque un schisme et donne les pleins pouvoirs directoriaux à Roger Loeuillet. En 1971-1972, le président du Gym enregistra le retour de Loubet, l’un des plus grands ailiers du football français, toutes époques confondues, et s’en prit à la FFF qui sélectionnait trop d’Aiglons, provoquant ainsi des mauvais résultats du club. Cette saison-là, Roger Loeuillet réussit à faire signer au Gym, Jean Snella, l’illustrissime entraîneur qui fit gagner ses premiers titre à Saint-Etienne avec Rachid Mekhloufi, magistral footballeur, aussi doué qu’intelligent, et qui plus est avait un remarquable comportement, hors et sur le terrain, authentique gentleman dont le talent m’a marqué à vie. Avec Kopa, Piantoni et Ujlaki, Mekhloufi fut un géant de son époque.
Avec l’arrivée de Snella, à la place de Léon Rossi, figure niçoise historique qui resta dans le staff, Nice va se doter d’un effectif d’exception, grâce à la présidence de Roger Loeuillet sous l’ère de Jacques Medécin qui j’insiste- savait l’importance du football au niveau de l’impact médiatique.

Voici le grands noms des Aiglons, sous la présidence de Roger Loeuillet:
Entraîneurs: Rossi, Jean Snella (1972-1974), Markovic, Ferry Batteux…
Gardiens: Marchetti, Baratelli, Peyron, Rey
Défenseurs: Cauvin, Serrus, Camérini, Chorda, Ascery, Isnard, Quittet, Zambelli, Katalinski,, Curbelo
Milieux: Goyvaerts, Eriksson, Milutinovic, Huck, Jouve, Adams, Bocchi, Guillou, Bousdira, Noguès
Attaquants: Arghirudis, Couecou, Fioroni, Kaltenbrunner, Metzler (hélas blessé par Baeza,O.L.), Loubet, Revelli, Dick van Dijk, Sanchez, Castellani, Molitor, Bjkovic

Lors de la saison 1981-1982, Mario Innocentini devint président du Gym à la place de Roger Loeuillet qui fut nommé président d’honneur. Sous la présidence Loeuillet, Nice a renoué avec son lustre des années 1950 sans pouvoir cependant se confectionner un palmarès. Une fois que l’on sera tous morts, personne ne se souviendra vraiment de ce temps-là parce qu’aucune date des années 1970 ne figure au palmarès de l’OGCNice, hormis le titre de champion de France D2 1970.
En 1978, Nice aurait dû remporter la Coupe de France mais un certain Michel Platini s’est mis sur la route des Aiglons pour inscrire l’unique but de la finale Nice 0-1 Nancy. Les Aiglons furent victimes d’un excès de confiance vu qu’ils avaient élimé Nantes et Monaco. Dans la tête des Niços, les Nancéens n’étaient qu’une formalité. Léon Rossi m’a expliqué “qu’il aurait fallu se mettre au vert au lieu de voir les joueurs assaillis par les demandes de places gratuites". Ccnfidence faite dans le bar de mon père, au Col de Villefranche. Sur le papier, Nice avait une équipe fantastique. “Bjekovic ?” Ecoutez le commentaire que m’en a fait Dominique Rocheteau: “C’est le meilleur avant-centre que j’ai rencontré dans toute ma carrière".
Avec Roger Loeuillet et Jean Snella, Nice a failli être champion de France 1975-1976. Cette saison-là, les Aiglons ont fini 2e, tout près du titre national.

Le parcours de Nice sous la présidence de Roger Loeuillet:
1969-1970: champion de France Division 2
1970-1971: 14e de D1
1971-1972: 8e de D1
1972-1973: 2e de D1 à cinq points de Nantes
1973-1974: 5e de D1
1974-1975: 14e de D1
1975-1976: 2e de D1 à 3 points de Saint-Etienne
1976-1977: 7e de D1
1977-1978: 8e de D1
1978-1979: 15e de D1
1979-1980: 15e de D1
1980-1981: 15e de D1

En 1972-1973, le Nice de Snella fait un parcours épatant mais pêche dans quelques matchs-clès. Les Aiglons terminèrent vice-champion de France, dauphin des Canaris, avec la meilleure attaque du championnat (70 buts). Le Ray était plein pour voir marquer Hervé Revelli (22 buts) et Dick van Dijk (20 buts) le champion d’Europe arrivait en droite ligne de l’Ajax d’Amsterdam. Merci à Monsieur Loeuillet d’avoir fait rêver tous les spectateurs du Ray. Hélas! trois fois hélas! il n’a jamais été récompensé de ses efforts pourtant avec Snella sur le banc, on ne pouvait espèrer mieux. Il fallait une part de réussite qui a toujours échappé à Nice. Et que dire de la saison 1975-1976… qui a vu le Gym finir deuxième à 3 points des Verts: 54 points contre 57 ! Le Nice-ASSE(1-1) fut scandaleusement arbitré en faveur des Verts qui ont commis deux penalty(s) non sifflés: attentat sur Katalinski en pleine surface verte et dégagement du poing d’un Stéphanois toujours dans la surface. Cette saison-là fit très mal au groupe de Markovic, comme si en plus du sort contre nous, il fallait aussi être victime de l’injustice. Jamais Nice ne s’en remit jamais même avec un superbe Nenad Bjokovic qui planta 29 buts en 1977-1978. Soit autant que D. Onnis (Monaco), tous deux 2e derrière Carlos Bianchi (37 buts, PSG)
Depuis la période Loeuillet Nice n’a plus occupé le haut du tableau, sauf en 2001-2002, sous l’ère de la présidence Maurice Cohen avec Gernot Rohr sur le banc des coachs.

[Post dédié à tous les présidents de l’OGCNice depuis plus de 100 ans]

PS: 28-11-2012, Montpellier - Nice, 1/4 de finale, Coupe de la Ligue (17h)

Les mots croisés, de Georges Perec (Folio/ Gallimard)

«Des westerns avec, évidemment, beaucoup de sauce tomate » ? Bien sûr, « spaghetti ». Voilà le genre de définitions que l’on trouve dans les grilles de mots croisés du cruciverbiste Georges Perec par ailleurs membre éminent de l’OULIPO ce mouvement littéraire qui s’impose des contraires pour corser les difficultés. Avec une obligation par exemple de ne pas utiliser le «e» dans son libre La disparition.
Perec aimait les mots à la folie, tout comme les puzzles. Deux activités qui font travailler les méninges. Les grilles de l’auteur de La vie mode d’emploi étaient publiées pour la plupart dans “Le Point” et “Politique Hebdo". En début de volume, Perec a publié une mise au point pour expliquer « l’art et la manière de croiser les mots ». C’est un duo incessant entre la construction de la grille et la recherche des définitions. Les grilles de Georges Perec ne sont pas réservées à une élite.
-«En quelle année Jacques Schiffrin a-t-il lancé la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade, 1919, 1931, 1952 ? 1931
-«De quelle région natale est issu Paul Claudel ?»
Picardie
-«Quel «métier» faisait Paul Morand ?»
Diplomate
De son coté, Julie Pujos a confectionné un superbe livre avec des questions qui sont passionnantes pour tous les amoureux de la littérature. Les lecteurs peuvent aiguiser leur connaissance et aussi leur mémoire. Voilà un beau cadeau de 2 €. Quand on songe qu’un paquet de cigarette vaut 6 €…

-Les mots croisés
De Georges Perec
Folio/ Gallimard, 150 p., 6,95 €

-Jouons avec les mots
Jeux littéraires
De Julie Pujos
Folio, 140 p., 2 €

Permalien 12:28:45, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Peter Schmeichel: "Eric Cantona a changé le football de Man United"

Peter Schmeichel a été un grand gardien de Man U mais il est très étrange que le Red Devil historique ait fini sa carrière à Man City. Gary Neville le lui a fait comprendre… (Cette vidéo a été vu par plus de 4 millions d’internautes.)

28 novembre 2012, 21 h
Premier League
Man United-West Ham

Le légendaire gardien danois était dans la cage de Man United quand MU a réalisé les doublés de 1994 et 1996 avec Eric Cantona comme inspirateur numéro 1. Pour fêter le 20e anniversaire de la signature de King Cantona à Manchester United, le Danois a tenu a exprimé son admiration pour dire tout le bien qu’il pense de son ex coéquipier, authentique catalyseur du club pour le remettre dans l’élite mondiale:
«Je me souviens parfaitement de l’arrivée de Cantona qui débarqué à Man U, auréolé de son titre de champion d’Angleterre 1992 avec Leeds. Son transfert a tout changé à Man U car nous avions enfin un vainqueur du championnat anglais parmi nous: il suffisait de le regarder vivre. [Il dégageait tant de force et de fierté, tant de technique et de volonté, tant de classe et de réussite.]Sir Ferguson s’entendait très bien avec lui et nous tous aussi. Cantona aurait pu signer ailleurs mais il avait choisi Man United. Nous savions qu’il s’agissait d’un choix et nous ne voulions pas qu’il le regrette. A MU, Eric vraiment changé toute la façon de pratiquer le football. Il a inculqué la mentalité du gagneur, mis tout en place pour la gagne, de la préparation mentale à la préparation physique pendant toute la semaine jusqu’au match. Tous les joueurs ont en bénéficié, ceux de son époque, ceux qui ont suivi comme ceux d’aujourd’hui et de demain. Vous pouvez demander à David Beckham, Gary Neville et Paul Scholes, tous vous diront la même chose. Sir Alex Ferguson était ravi de voir qu’un joueur montrait aux autres tout ce qu’il n’avait plus besoin de dire. Avec Cantona, Sir Alex avait son meilleur relais possible. Sir Ferguson a vu tout de suite les bénéfices qu’il allait tirer de ce transfert. Personne d’autre ne s’en est rendu compte. [Si, moi !]. Trevor Francis a eu l’occasion de pouvoir compter sur l’immense talent de Cantona à Sheffield, mais il n’a rien compris à la gestion du virtuose. Ensuite, Howard Wilkinson a laissé filer Cantona à Man U, heureux de le vendre parce qu’il le voyait comme un joueur difficile à manœuvrer. Il n’y a donc que Sir Alex qui ait vraiment su mettre en valeur les qualités fantastiques de Cantona, grâce à sa science du coaching. Ce fut peut-être un défi, mais il a pris à cœur ce défi et le passage de Cantona à Man U est devenu de l’Histoire.”

[Post dédié à Richard Kurt de lion]

27.11.12

Permalien 10:53:48, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

26 novembre 1992: arrivée du King Eric Cantona à MU

Arrivé en cours de saison à MU, le 26 novembre 1992, Eric Cantona a permis à Manchester United de conquérir son premier titre de champion Angleterre depuis 26 ans. Entre la période de Charlton-Best-Law (1967) et le début de l’ère Cantona (1992-1993), MU n’avait pas réussi à gagner une seule fois le titre national. Ce sacre fait de Cantona un héros historique. Il a ensuite gagné encore 3 championnats (1994, 1996 et 1997). S’il ne l’a pas remporté en 1995 c’est parce qu’il a été outrageusement interdit de terrains suite à son geste d’auto-défense contre un spectateur agressif.
Non seulement il a relancé MU mais il a remis le football anglais à la mode.
Avant son arrivée en Angleterre, les médias ne parlaient que du Calcio.
Quand il s’est affirmé dans le football anglo-saxon, les Anglais se sont mis à regarder avec intérêt les footballeurs français. Avant la réussite de Cantona, aucun français ne s’était imposé en Angleterre. Il est d’ailleurs devenu le premier étranger à recevoir le prix du meilleur footballeur de l’année.
Son impact à MU a été énorme, il a inspiré toute une génération: Giggs, Scholes, Beckham, Butt, les frères Neville.
Cantona a donné à Man U la dynamique de la victoire que n’a plus jamais perdue MU, grâce à l’intelligence de Sir Alex Ferguson.
Cantona était au service de l’équipe. Il aimait faire jouer les autres.
Ce fut un chef d’orchestre fantastique.

Palmarès d’Eric Cantona à Man United de 1992-1993 à 1996-1997:
Premier League : 1993, 1994, 1996, 1997
FA Cup : 1994, 1996
Charity Shield : 1993, 1994, 1996
1994 : meilleur footballeur de l’année du championnat anglais par les joueurs
1996 : meilleur footballeur de l’année du championnat anglais par les journalistes
2001 : joueur du Siècle par les supporters de Manchester United du monde entier
2005 : meilleur joueur de l’histoire de la Première League (Premiership) lors d’un sondage commandé par Barclays

Eric Cantona est né le 24 mai 1966 à Marseille
l’arrivée à Manchester United: 27 novembre 1992
Début avec MU: 6 décembre 1992 Man United-Manchester City (2-1)
Nombre de buts avec MU: 82

Tous les maths du King sous le maillot des Red Devils (1992-1997)

Premier League: 142 matchs, 64 buts
Division 1: 0
Division 2: 0
FA Cup: 17 matchs, 10 buts
Coupe de la Ligue: 6 matchs, 1 but
Coupes d’Europe: 16 matchs, 5 buts
UEFA Cup: 0
Autres matchs: 3 matchs, 2 buts
Total: 184 matchs, 82 buts

En 2012, Cantona est le 27e du classement des joueurs qui ont le plus joué avec MU en championnat
En 2012, Cantona est le 8e meilleur buteur de MU en championnat avec 64 buts en 142 matchs
En 2012, Cantona (82 buts) est le 25e meilleur buteur du club toutes compétitions confondues

Permalien 07:04:18, Catégories: BARCA ES MES QUE UN CLUB, GRAND MONSIEUR  

Barcelone a joué une heure avec un onze made in Masia

Contre Levante, entre la 14e et la 75e minute, le Barça a évolué avec onze joueurs formés à la Masia.
Au centre de formation de Barcelone, le moule il n’est pas cassé !
La date du 25 novembre 2012 restera à jamais gravée dans la légende du FC Barcelone. Au cours de l’éclatante victoire à Levante (0-4), le Barça a aligné en même temps onze joueurs issus de son centre de formation pour la première fois de son histoire. Ce moment inédit a duré une grosse heure, entre la blessure de Dani Alves, remplacé par Martin Montoya au quart d’heure de jeu, et la sortie de Jordi Alba, remplacé par Adriano à la 74e. Durant cette période, le onze barcelonais était composé par Valdes, Montoya, Piqué, Puyol, Alba, Busquets, Xavi, Iniesta, Pedro, Fabregas et Messi. Rien que des ex pensionnaires de la Masia, cette fabrique champions humains et non pas robotiques.

Il y avait huit Catalans au sein de ce onze jamais vu en équipe fanion blaugrana. Iniesta, Messi et Pedro, eux, viennent de la Mancha, d’Argentine et des Canaries. Cette équipe “made in Masia” avait dans ses rangs neuf internationaux espagnols champions d’Europe et un triple Ballon d’or. Au cours de la mise en service- si j’ose dire- de ce onze exceptionnel, le Barça a inscrit quatre buts !

-"Louis Van Gaal (entraîneur du club entre 1997 et 2000, puis 2002 et 2003) avait exprimé ce rêve voir jouer le FC Barcelone avec onze joueurs issus du club. C’est pour ça que je souhaite saluer Van Gaal après ce qui est arrivé ce soir", a confié Xavi après la rencontre. “C’est extraordinaire, nous sommes fier du travail de la cantera. J’ai vécu une époque où nous étions, avec Carles Puyol, les seuls de la Masia à jouer en équipe première".

De son côté, Andres Iniesta a déclaré:
-"Quand j’ai commencé, c’était réellement difficile de penser que le Barça pourrait jouer un jour avec onze joueurs de son centre de formation. Maintenant, on l’a fait…”
Le nouveau coach, Tito Vilanova a donc réalisé le rêve de Van Gaal que ne sont pas arrivés à atteindre Frank Rijkaard et Josep Guardiola qui a cependant aligné ensemble neuf joueurs issus de la Masia.
Avec l’Ajax et Man United, le Barça est le club qui formé le plus de grands professionnels.

26.11.12

Pourquoi quand Henry fait une main non sifflée au SDF on interroge les politiciens français alors qu'on n'interroge pas les footballeurs après le vaudeville de l'élection du président de l'UMP en novembre 2012 ?

Quand Zidane a mis son coup de boule à Materrazi en 2006…
Quand Henry a fait main contre l’Irlande…
Quand Ribéry fait les 400 coups…
Et quand les Bleus restent dans le bus en Afsud 2010…
On interroge tous les politiciens.
Alors pourquoi ne met-on pas le micro sous le nez des footballeurs quand les élections internes d’un parti politique se déroulent aussi mal que celles de l’UMP en 2012 ?

Permalien 15:16:27, Catégories: FOOT FRANCHOUILLARD  

Saint-Etienne n'a plus rien gagné depuis 31 ans

Parce que samedi 3 novembre 2012, lors de la 11e Journée de L1, au Parc des Princes, Paris Saint-Germain a perdu 1-2 contre AS Saint-Etienne- oh! pardon il faut dire plutôt que les Verts ont gagné à Paris- [(But pour le PSG: Hoarau (88e)/ Buts pour les Verts: Sakho (55e csc), Aubameyang (73e)] les médias se sont une nouvelle fois emballés en faveur de l’ASSE. A chaque fois que les Verts accomplissent un exploit, la presse s’enflamment, comme si les Foréziens avaient gagné la C1. Au Pac des Princes, Zlatan Ibrahimovic fut expulsé à la 70e minute, car il avait mis ses crampons dans le ventre du portier de l’ASSE, Ruffier, au cours d’une lutte aérienne pour capter le ballon, chacun à sa manière. Lors de l’expulsion le score était de 0-1. Trois minutes après le renvoi d’ “Ibra” aux vestiaires, les Verts marquèrent leur second but. Celui que Hoarau a marqué ensuite ne servit à rien.
La vérité des chiffres est très cruelle pour Saint-Etienne.

Palmarès des Verts:
10 Championnats de France: 1957, 1964, 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976 et 1981
6 Coupes de France: 1962, 1968, 1970, 1974, 1975, 1977
3 Championnats de France de L2: 1963, 1999 et 2004

Cela fait donc 31 ans que Saint-Etienne n’a plus gagné un seul trophée. Ni coupe, ni championnat.
Rien de rien. Les journalistes de 40-50 ans sont nostalgiques de la période 1960-1970.
On les comprend. Depuis, ils mangent la soupe à la grimace.
Aussi quand les Verts ont été provisoirement leaders de la L1 à la 14e journée, la machine à explorer le temps c’est encore mise en route.
La dernière grande époque fut celle de Platini. Cela ne nous rajeunit pas.
C’était avant l’élction à l’Elysée de François Mitterrand.
Avant France-RFA de 1982, à Séville.
C’était le temps de notre jeunesse.
Je n’ai jamais vibré pour les Verts, exactement comme les fans de l’ASSE n’ont jamais applaudi les joueurs de l’OGCNice qui gagnaient tout dans les années 1950.

PS: le 27 novembre 2012, St-Etienne s’est qualifié pour les 1/2 finale de la Coupe de la Ligue, éliminant le PSG aux tirs au but grâce à un arrêt de son gardien Stéphane Ruffier.

Permalien 12:09:46, Catégories: LITS ET RATURES  

Dès lors, ce fut le feu, de Philippe Pivion ( Le Cherche Midi)

Un Allemand face au tableau Guernica dit à Picasso: “C’est vous qui avez fait ça ?” . Et Pablo de répondre: “Non… C’est vous !”

Courage ! C’est le mot qui vient à l’esprit dès que l’on tombe sur ce pavé de plus 500 pages. Courage pour l’écrire. Courage pout l’éditer. Et courage pour le lire. Pour en parler, pas besoin de courage. A l’heure du zapping et de l’impatience érigée en morale, il n’est pas facile de s’engager dans un roman fleuve qui plus est historique. Cependant des les premières lignes nous sommes séduits car l’auteur écrit d’une manière limpide. La toile de fond de ce roman est la guerre d’Espagne, en 1936. Il y a le cagoulard infiltré (Victor, comme victoire…) et l’infirmière communiste Dolorès (Dolorès comme douloureuse…)
Page 11- la première en fait- nous lisons : « Tous les maux qui s’abattaient sur la France provenaient de la République et des Juifs, assassins du Christ. » Céline quand tu nous tient… Tout le récit est mené tambour battant par un romancier qui fait claquer le langage sur la page comme un cavalier fouette sa monture. C’est Paul Morand qui se prend pour Alexandre Dumas puisque nous sommes dans les années 1930. Lire un livre bien construit, cela revient à conduire une voiture ultra confortable qui permet d’accélérer et de freiner en toute sécurité. Les Franquistes et les Républicains s’affrontent sur nos yeux comme si l’on regardait un film en cinémascope, avec des noms communs et des verbes à la place d’acteurs. Philippe Pivion est un metteur en scène de mots.

-Dès lors, ce fut le feu
De Philippe Pivion
Le Cherche Midi, 511 p., 20 €

Le leader Manchester United ne fait jamais match nul

Sir Alx Ferguson est vraiment formidable. L’homme statufié de son vivant est l’entraîneur le plus traitré de l’Histoire du football. Au lieu de prendre sa retraite, il est toujours dans le coup. Il a qualifié MU pour les 8e de finale de la C1 2013 et les Red Devils sont en course pour le titre national 2013. Chapeau l’artiste ! Merci à ce très grand Monsieur.

Comme la saison dernière le chassé-croisé entre les deux clubs de Manchester est de nouveau d’actualité en Premier League. Leader actuel, MU ne partage jamais les points alors que City ne perd jamais… Il faut mieux donc ne jamais faire mal nul et perdre de temps en temps. Contre Chelsea, City n’a pas fait mieux que nul. Ce match n’a pas été beau, à inverse de certains 0-0. United est le grand gagnant de la 13e journée. West Brom est en 3e position; c’est comme si Lorient était à la même place en L1. Tout ça est provisoire. A Chelsea, les fans des Blues ont hué le nouvel entraîneur (Benetiz) au profit de l’ancien coach Di Matteo, licencié abusivement alors que l’ex joueur de Chelsea a fait gagner la première C1 à un club de Londres depuis 1956, en étant sur le banc des entraîneurs. Benitiz est connu pour être un coucou du football, se mettant à la place d’un autre sans jamais rien créé de durable.

Classement de la Premier League

1 Manchester United 30 points 13 matchs/ 10 0 3/ 32 18/ + 14
2 Manchester City 29 13/ 8 5 0/ 25 10/ + 15
3 West Bromwich Albion 26 13/ 8 2 3/ 23 15/ + 8
4 Chelsea 25 13/ 7 4 2/ 24 13/ + 11
5 Everton 21 13/ 5 6 2/ 23 17/ + 6
6 Arsenal 20 13/ 5 5 3/ 23 13/ + 10
7 Tottenham Hotspur 20 13/ 6 2 5/ 23 22/ + 1

Résultats de la 13e journée

Manchester United 3-1 QPR
Chelsea 0-0 Man City
Tottenham 3-1 West Ham
Southampton 2-0 Newcastle
Swansea 0-0 Liverpool
Aston Villa 0-0 Arsenal
Everton 1-1 Norwich
Stoke 1-0 Fulham
Wigan 3-2 Reading
Sunderland 2-4 West Brom

14e journée: 28 novembre 2012

Chelsea - Fulham 20 h 45
Everton - Arsenal
Southampton - Norwich
Stoke - Newcastle
Swansea - West Brom
Tottenham - Liverpool
Manchester Utd - West Ham 21 h
Wigan - Man City

25.11.12

Permalien 01:02:16, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Nice ne perd toujours pas depuis la rentrée d'Ospina

Archives/Le goal de Nice, David Ospina.

A Sochaux, Stade Bonal,
Sochaux 0-1 Nice
But pour les Aiglons : Cvitanich (44e sp)

Nice : Ospina - Genevois, Civelli, Pejcinovic, Kolodziejczak - Digard (cap.), Traoré - Pied (Bauthéac, 63e), Meriem (Abriel, 74e), Eysseric - Cvitanich (Bosetti, 85e)
Entraîneur: Puel

Il y a des retours qui font du bien. Par exemple, celui d’Ospina dans les bois- comme on disait jadis- niçois. Avec le Colombien, Nice a remporté 4 rencontres sur 5 avec un match nul.
C’est donc un retour magnifique. Il va falloir poursuivre cette série en L1.
Nice est sur une très bonne série. Dommage qu’un déplacement à Montpellier s’intercale entre la venue du PSG au Ray. Cela risque de casser la spirale positive.
A noter que le Gym a enfin retrouvé un très bon buteur depuis le départ de Rémy.
Cvitanich est d’un grand apport. CvitaNICE…

Les matchs de Nice depuis le retour d’Ospina dans la cage niçoise:
31 octobre/ Coupe de la Ligue: Nice 3-1 Lyon
3 novembre/ Ligue 1: Nice 1-0 Nancy
11 novembre/ L1: Marseille 2-2 Nice
18 novembre/ L1: Nice 1-0 Toulouse
24 novembre/ L1: Sochaux 0-1 Nice
A venir:
28 novembre/ Coupe de la Ligue: Montpellier-Nice
1er décembre/ L1: Nice-PSG (20 h)

24.11.12

Permalien 18:57:17, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

Man United gagne 3-1 QPR grâce à Rooney, Anderson et Chicharito

La présence de Wayne Rooney a été encore une fois déterminante. Quand MU était mené 0-1, il a remis ses équipiers à leur place et la double entrée de Chicharito et Anderson a tout changé.

24 novembre 2012
Man United 3-1 QPR
Buts pour MU: Evans (64e), Fletcher (68e), Chicharito (71e)
But pour les visiteurs: Mackie (52e)

Ce fut le match des extrêmes: premier contre dernier. Comme souvent lors des fêtes de MU- cette fois inauguration d ela statue de Sir Ferguson- les Mancuniens ont failli perdre. Ils ont une fois de plus massacré la première mi-temps, la tête ailleurs. On voyait sur le terrain des joueurs hors du coup: Young et Scholes mais on était content de revoir Darren Fletcher et Rooney, les deux seuls à tout donner depuis le début.
Le match avancé de manière terme quand les dernies de Premier League ouvrirent le score. Rooney était furax: il rouspeta auprés de sa défense ! Nous étions à la 52e minute (0-1).
Cinq minutes plus tard, alors que je me disais: “Je suis contre le turn over des gardiens (Lindegaard ou De Gea) et où sont les hommes en forme de MU ?", Sir Alex Ferguson fit justement rentrer les deux meilleurs mancuniens actuels (Anderson et Chicharito) à la place de Young et Scholes. Il restait alors plus de 30e mn pour égaliser et pour ensuite gagner. C’est ce qui arriva.
En sept minutes, Man U marqua trois buts grâce à Ronney et aux deux remplaçants !
Tout le monde oubliera ce match. L’essentiel est fait: les 3 points.
L’une des particularité de MU est d’avoir besoin d’être mené pour réagir. Les Red Devils réagissent plus qu’ils n’agissent.
Sir Alex Ferguson n’a fêté que le 3e but qui impliqua directement les deux remplaçants: passe décisive d’Anderson à Chicharito.
Dès le 28 novembre, Man United remet le couvert contre West Ham à Old Trafford, contrairement à ce qu’a dit maintes et maintes fois le speaker de la téloche.

Lindegaard/ (5) Pas mieux que De Gea
Evra © (6) Match correct
Ferdinand (6) Du bon Rio
Evans (7) Un merveilleux joueur de club
Rafael/ (6) Toujours autant de punch!
Welbeck (5) Joueur sacrificiel: l’attaquant gratte des ballons
Rooney (10) Fantastique mental. Fantastique technique. Sur le but de QPR, il était l’ultime défenseur. Ensuite, il a tiré deux corners décisifs !
Scholes (3) Match raté
Fletcher (8) Une superbe renaissance en Premier League. Il revient d’un âpre combat avec la maladie
Young/ (2) Joueur hyper fragile. Du cristal dans une usine d’acier. Quand je vois jouer Nani, j’aimerais voir Young, et vice versa !
Van Persie (6) Moins bien qu’en début de saison
Sur le banc: De Gea, Jones, Smalling, Cleverley, Powell

Coach: Sir Ferguson (10). Coaching gagnant mais il a mal observé ses joueus à l’entraînement vu la composition de son onze de départ

PS: les Red Devils ont joué avec un brassard en hommage à Dave Sexton (1930-2012), l’ancien entraîneur de Man United
dans la période 1977-1981.

Permalien 15:50:57, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Sir Ferguson salue le travail de Roberto di Matteo éjecté de Chelsea et "taille" Benitez

Quand MU célèbre des anniversaires, le club perd souvent. On va voir si lors des deux prochains matchs à domicile, le fait d’avoir fêté Sir Ferguson, va être suivi par la défaite ou une double victoire.
Pour la venue de QPR, qui vient de virer l’ex Red Devil Mark Hughes- coach très poissard- MU enregistre le retour de Wayne Rooney qui était absent au cours de la défaite de MU à Norwich (1-0), suite à une blessure au genou.
Sir Alex Ferguson a répété que les trois prétendants au titre national 2013 étaient outre Man U, Man City et Chelsea. Il a tenu à dire son dégoût de l’éviction de son jeune homologue italien, débarqué de la tête sportive des Blues. Ferguson a vraiment la classe à tous les niveaux où l’on se place:
-"Tout le monde est triste pour Roberto di Matteo, et à juste titre. C’est incroyable, quand on pense qu’il a remporté la FA Cup 2012 et la Champions League 2012 ! Ce qui me touche le plus, c’est que dans deux semaines ils partent jouer la Coupe du Monde des Clubs. On peut penser qu’ils auraient pu attendre quinze jours pour laisser
la possibilité à Di Matteo de remporter le titre de champion du monde des clubs 2012 qui risque d’aller sur le palmarès de son successeur Benitez qui a déjà remporté ce titre en 2010 avec l’Inter Milan encore marqué par le passage de Mourinho…”
C’est dire la différence entre MU et Chelsea.
La famille Glazer est beaucoup plus discréte que le propriétaire russe qui a fait de Chelsea sa danseuse n°1.
Le secret de Sir Ferguson ? La compétence, le respect, le sérieux et le sourire.
On sait que derrière le compétiteur acharné, il y a l’homme Ferguson qui n’admet pas que l’on traite les coachs comme des sacs de pommes de terre!
Il n’est pas né celui qui traitera Sir Ferguson comme un vulgaire pion.
Sir Alex a eu l’intelligence de ne pas se servir de Man United comme d’un tremplin pour aller au Real Madrid, à Barcelone ou prendre la direction de l’équipe aux Trois Lions. (l’Angleterre).
Sir Matt Busby l’a fait venir à MU car son compatriote Ecossais n’arrêtait pas de gagner avec le modeste club d’Aberdeen. Sir Ferguson a tout de suite compris qu’il devait redonner à MU son lustre d’antan. Il y est parvenu grâce à Eric Cantona, encore fallait-il avoir l’idée de faire signer Cantona ! En relançant MU, le Français a relancé tout le football anglais qui était en enfer depuis le drame du Heysel.

Permalien 08:55:57, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les amis Eric Cantona et Denis Irwin se sont revus le 23 novembre 2012

Lors de la cérémonie de l’inauguration de la statue de Sir Ferguson, le 23 novembre 2012, il y a eu de nombreux moments forts comme la poignée de mains entre Eric Cantona et Denis Irwin

http://www.manutd.com/en/News-And-Features/Features/2012/Nov/sir-alex-ferguson-proud-after-statue-unveiling.aspx#

Tous les grands fans de MU savent que le plus beau geste dans le parcours du King fut sa passe, piquée comme au golf pour lober la défense, en direction de l’Irlandais qui marqua dans la foulée. Cette passe eut lieu contre Tottenham. Dans l’extrait du film de Ken Loach, King Cantona raconte que son plus beau geste n’est pas un but mais une passe, cette fameuse passe à son partenaire: une offrande. Illustration parfaite que le football est un sport collectif. Et dire que des ignorants on osaient écrire que MU jouait à l’époque pour Eric Cantona. C’est exactement le contraire qui se passa.

Permalien 08:11:45, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

La céremonie en direct de l'inauguration de la statue de Sir Ferguson, le 23 novembre 2012

Retransmission intégrale de la cérémonie avec une série de moments très forts. Voilà le football que j’aime. Et voilà pourquoi j’aime le football.

A l’inauguration de la statue de Sir Ferguson, les propriétaires américains de MU ne sont pas montés à la tribune… ils savent bien sûr que les 2 500 fans présents les auraient sifflés car les amoureux purs et durs de MU n’ont jamais avalé que le club a été acheté à crédit.
La force de MU c’est l’union à travers les générations.
Etaient présents le 23 novembre 2012, lors de l’inauguration de la statue de Sir Ferguson, dévoilée par sa femme Cathy, pour bien souligner l’aspect famlial:
Éric Cantona, Ole Gunnar Solskjaer, Dwight Yorke, Gary Neville, Peter Schmeichel, Ruud van Nistelrooy, Edwin van dar Sar, Phil Neville, Andrew Cole, Bryan Robson, Paddy Crerand, Wilf McGuinness, Denis Irwin…
On a vu une fois de plus que de Bobby Charlton à Welbeck beaucoup de Red Devils importants étaient venus pour se retrouver tous ensemble. Ce fut beau de voir les jeunes Jones, Rafael cotoyer van Nistelrooy.

Chef de la direction de United, David Gill a bouleversé l’assistance avec des mots justes:
-"Sir Ferguson est la définition du manager parfait pour Manchester United. C’est un plaisir et un privilège de travailler à ses côtés. Tout le monde connaît le succès qu’alex a remporté au cours des 26 dernières années. Pour moi, outre ses qualités de travailleur sans limite, Alex est un ami qui a pour mot d’ordre le respect. Respect pour le personnel, respect pour le patrimoine et l’Histoire du club et de respect pour le futur de Manchester United. La magnifique statue de Sir Ferguson par Philip Jackson servira comme un rappel au temps que nous vivons auprès de Sir Alex. Plus tard, quand nous ne serons plus là, certains d’entre nous témoigneront de l’influence de l’époque Ferguson. Il suffira de voir la statue pour ne pas l’oublier…” .

Quelques témoignages:

David Beckam:
-"Je pense que si le coach a remporté autant de succès, c’est parce qu’il est passionné par Manchester United et que c’est un gagnant-né. Il sait comment gagner des matches, comment gérer la pression et comment s’occuper de son équipe et de ses joueurs. Il a été comme un père pour moi. Quand j’ai quitté Londres pour Manchester, il m’a dit que si j’avais le moindre problème, sa porte était toujours ouverte. J’avais peur d’aller frapper à sa porte, parce je savais combien c’était un homme important. Mais il m’a toujours fait ressentir qu’à Manchester United, j’appartenais à une famille.”

Ryan Giggs:
“C’est la personne qui a eu le plus d’influence sur ma carrière. Quand j’étais jeune, c’était un peu une figure paternelle. Ce rôle semble lui faire encore plus plaisir aujourd’hui qu’à l’époque. Il possède une équipe qui l’entoure, une équipe en qui il a confiance, qui travaille dur et dont les membres se complètent à la perfection. Comme moi, il adore l’entraînement, ce sentiment de faire partie de cette aventure, avec tous ces jeunes joueurs. Il aime voir les joueurs progresser, il adore vraiment ça ! Il est toujours aussi enthousiaste que lorsque je l’ai rencontré. Et en plus, il aligne les succès. Alors pourquoi arrêter ?”

Gary Neville:
“Sa longévité dans ce club est tout bonnement incroyable. Je n’aurais jamais cru voir ça. Avant, United avait Sir Matt Busby, et aujourd’hui, ils ont quelqu’un qui l’a surpassé en termes de longévité et de trophées : personne n’aurait jamais cru que c’était possible. Il est difficile de mettre des mots sur ce que Sir Alex Ferguson a apporté au club. En plus de ça, il fait tout bien : les trophées, le jeu pratiqué par son équipe, sa capacité à intégrer de jeunes joueurs et à maintenir de telles performances sur la durée…”

Paul Scholes:
-"Il a été formidable avec chacun des joueurs qui sont passés sous ses ordres. Il possède un tel désir, une telle faim de succès que ça entraîne ses joueurs. Il sait comment vous motiver : ça fait plus de 20 ans qu’il y parvient, et je suis sûr qu’il ne compte pas s’arrêter là. J’ai subi son fameux ‘hairdryer’ quelques fois, mais pas trop souvent. Cet homme est intimidant, vous ne trouvez pas ?! Quand on est jeune, c’est le genre de personne qu’on essaye d’éviter. Quand on entend sa voix, on n’a qu’une envie : trouver un trou dans lequel se cacher. Mais avec l’âge, on s’y habitue et on arrive à détecter son humeur en le regardant : on apprend alors les limites à ne pas dépasser.”

23.11.12

Permalien 20:11:37, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Cantona était à l'inauguration de la statue de Sir Ferguson qui a rendu hommage à sa femme Cathy

Désormais la statue de Sir Ferguson est devant Old Trafford tout comme celles de Busby, Law, Best et Charlton. La réplique de l’actuel coach est figée dans la force de l’âge, dans sa célèbre attitude, debout, bras croissés. Ne manque que le chewing-gum ! L’Ecossais n’a pas la grosse tête, qu’on soit rassuré. Son mental d’acier est plus solide que le bronze de sa statue. Désormais 37 trophées majeurs conquis à MU contemple ceux qui regardent le véritable. Sir Ferguson remonte le niveau général tellement médiocre à cause du comportement de beaucoup de nos contemporains, suivez mon regard…

-«C’est vraiment une inauguration qui me rend fier mais normalement il faut mourir avant d’avoir sa statue qu’en principe on ne doit donc jamais voir de… son vivant ! Je suis alors un vrai survivant de ma mort ! Rassurez-vous, le vrai patron c’est Lady Cathy, une personne fantastique qui sait me contrôler et d’ailleurs elle est la seule personne qui sait le faire! Cependant elle a promis que tous les samedis matin elle viendrait s’incliner devant ma statue !” a dit Sir Alex Ferguson quand on a dévoilé sa statue devant 2 500 fans qui ont tous éclaté de rire.
Au prime abord, la statue de “Fergie” ne m’a pas touché. Je sais pourquoi: c’est parce que l’homme est encore vivant-heureusement!- et que je lui ai parlé plusieurs. Passé le choc de le voir statufié, je trouve l’oeuvre magique. On perçoit la force de caractère de l’homme et c’est le plus important. On ne sent pas son humour hélas! Lors de l’inauguration, le manager des Red Devils a fait une fois de plus rire tout le monde, selon son habitude de toujours décontracté l’auditoire. Il est vraiment PHE-NO-ME-NAL. Depuis la mort d’Antoine Vitez, c’est le plus grand metteur en scène au monde: science de l’espace et directeur d’acteurs sans équivalent. Je suis fier d’avoir cotoyé l’un et l’autre. Fier d’être leur contemporain.
Il faisait froid mais il ne pleuvait pas pour ce nouveau grand jour dans l’Histoire de Manchester. Est-il besoin de rajouter United ? La statue de Sir Alex Ferguson signée par le sculpteur Philip Jackson a été inaugurée le 23 novembre devant la tribune d’Old Trafford qui porte déjà le nom du mythique coach écossais. Elle a été inaugurée à 14 h 30, devant 2 500 personnes. C’est Madame Cathy Ferguson qui a tiré sur la ficelle ! Tous les joueurs de Manchester United étaient là avec des invités prestigieux dont Eric Cantona qui est reconnu comme étant le transfert le plus “astucieux” de Sir Ferguson. Etaient aussi présents Van Nistelrooy, auteur de 150 buts en cinq saisons, mais qui n’avait plus jamais vu Sir Ferguson depuis son éviction sensationnelle du club en 2006 et Ole Gunnar Solskjaer, le héros de la finale de la Ligue des Champions 1999. D’autres ex Red Devils firent le voyage, dont van der Sar, Cole, Yorke, Phil Neville et van der Sar. Beckham et Cristiano Ronaldo,eux, ont envoyé un message.
Né le 31 décembre 1941 à Govan (Glasgow), l’Ecossais a dépassé le 1/4 de siècle à la tête de Manchester United : 27 saisons. Il incarne un savant mélange de compétence et d’enthousiasme. Fraîcheur d’âme intacte. Entre 1990 et 2011, l’Ecossais a remporté 37 trophées avec Manchester United.
A ces conquêtes majeures il faut rajouter les onze trophées glanés en Ecosse, ce qui fait 48 trophées.
A partir de 1990, il a gagné chaque année un titre avec MAN UNITED sauf en 2001-2002 et 2004-2005. Si l’on compte par années, elles sont au nombre de 5 sans un seul titre: 1995, 1998, 2002, 2005 et 2012.

Récapitulatif du palmarès de Ferguson (70 ans) à Manchester United, entre 1986 et 2012:
Coupe du monde des clubs de la FIFA 2008
Coupe intercontinentale 1999
2 Ligues des Champions 1999, 2008
Supercoupe de l’UEFA 1991
Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes 1991
12 titres de Champion d’Angleterre 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011
5 Coupe d’Angleterre 1990, 1994, 1996, 1999, 2004
4 Coupe de la Ligue 1992, 2006, 2009, 2010
10 Trophées du Community Shield 1990, 1993, 1994, 1996, 1997, 2003, 2007, 2008, 2010, 2011

Autres titres avec Aberdeen FC:
3 Championnats d’Écosse 1980, 1984, 1985
4 Coupes d’Écosse 1982, 1983, 1984, 1986
League Cup écossaise 1986
Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes 1983
Supercoupe de l’UEFA 1983

Et St Mirren FC:
Champion d’Écosse D2 1977

NOTA BENE: à lire le superbe hommage d’Arsène Wenger, grand ami de mon père depuis son passage à l’AS Monaco:
http://www.mycoachfoot.com/news/pro/arsA-ne-wenger-fA-licite-sir-ferguson-le-jour-oA–l-ecossais-a-inaugurA–sa-statue-A–old-trafford_64.htm

Permalien 19:40:05, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Gros-Câlin, de Romain Gary (Folio/ Gallimard)

Romain Gary avec Pierre Dumayet, lors de la sortie de l’un des nombreux livres. A cette époque-là, la télévision invitait les artistes un à un. Il faut dire qu’ils étaient plus intéressants que ceux d’aujourd’hui.

Dans sa série de publication pour fêter les 40 ans de la collection de poches Folio, les éditions Gallimard rééditent le premier roman de Romain Gary publié sous le nom d’Emile Ajar, en 1974. On sait que le romancier n’en pouvait plus de voir l’accueil de la presse qui avait trop l’habitude de chroniquer ses livres sans surprise, un peu comme un échotier parle de la nouvelle ouverture de la chasse. En se cachant derrière un pseudonyme, il a berné toute la presse qui a cru avoir découvrir un nouveau talent en la personne d’Emile Ajar. Tout le monde n’y a vu que du feu !
Sous son autre identité, Gary a changé de style, un vrai dédoublement de la personnalité. Les incultes ont sauté au plafond car ils ignorent que Fernando Pessoa a fait ça plusieurs fois. Certains écrivains ou critiques n’ont pas démenti quand on a cru que cet Ajar c’étaient eux ! Gary riait son cape devant ces petitesses. La supercherie est allé si loin qu’il a fini par avoir le prix Goncourt sous le patronyme Ajar alors qu’il l’avait déjà obtenu sous le nom Gary. Du jamais vu ! D’autant qu’il est impossible à un auteur d’être couronné deux fois par le célèbre prix. Peu de gens savaient que Ajar=Gary.
Robert Gallimard était la seule personne à être dans la confidence. Ce fut une véritable tombe : rien n’a filtré de son côté. Ajar / Gary savait qu’il pouvait compter sur Robert Gallimard, authentique éminence grise des éditions Gallimard qui entretenait le lien fraternel avec les différents écrivains. Robert Gallimard est un homme remarquable. Il aurait pu écrire ses mémoires, un livre que j’attendais. Hélas ! pour nous, Robert Gallimard n’a pas voulu revenir sur le passé.
Gros-Câlin ? C’est l’histoire d’un employé de banque qui s’entiche d’un python. La fable paraît en poche avec en supplément l’intégralité de la fin originale initialement prévue par Gary qui avait prévenu : « Je souhaite que Gros-Câlin demeure tel qu’il est apparu pour la première fois devant le public. Le chapitre «écologique » peut-être publié séparément, si mon œuvre continue à intéresser». Ce qui est le cas. La version avec la fin « écologique » paraît donc en appendice.
Romain Gary était un écrivain fantastique au sens romantique du terme. Il écrivait parce qu’il ne pouvait pas s’en empêcher. D’ailleurs ceux qui n’écrivent sans avoir quelque chose à dire sont totalement illisibles parce que quand ils alignent des mots, ils pensent à leur facture de gaz.
Il a traversé la vie comme un fantôme écoeuré de savoir que la vie a une fin.
Un fantôme intelligent, sensible et talentueux.
Un fantôme incarné.
Un homme de grande classe et de grand courage.
Un écorché vif d’une très grande élégance.
Il aurait pu être un immense comédien.
Il a joué sa vie dans le réel.

-Gros-Câlin
De Romain Gary
Folio/ Gallimard, 291 p., 6,95 €

22.11.12

Permalien 18:13:39, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Juste un baiser, de Denis Tillinac (Guéna-Barley)

«Ai-je murmuré en mon for» fait dire Denis Tillinac à une femme dans son recueil de dix-huit nouvelles, page 163. Cela fait plaisir de lire quelqu’un qui utilise bien la langue française. 99 sur 100 écrivains écrivent «en mon for intérieur». Tout comme Maurice Genevoix le savait très bien, on doit écrire «en mon for», un point c’est tout. “Intérieur” est superflu; cela s’admet aisément. Le premier texte parle d’un baiser à l’ère de la baise à tout berzingue. Le deuxième nous met en présence d’un archange blond, un footballeur qui se comporte comme Jacques Anquetil, « tirant » sur tout ce qui bouge. L’archange blond piquera la femme de son soigneur-kiné particulier avant de faire un enfant à la fille de son collaborateur trop dévoué. Les personnages de Tillinac sont aussi insaisissables que leur auteur. Il suffit que l’on rappelle qu’il est de droite pour avoir soudain l’impression qu’il est d’extrême-gauche tant il est loin de la pensée unique qui récite le catéchisme de la société bien-pensante de manière hypocrite. Tillinac n’est ni de droite ni de gauche. Il représente le label France dans toute la splendeur de son vocabulaire et de sa grammaire. Il se revendique français comme plus aucun internationaux de l’équipe de France n’ose le faire. S’il existait un onze tricolore des écrivains-sportifs, il faudrait le nommer capitaine. Le Hussard du XXIe siècle connaît les paroles de la Marseillaise, lui. Et le reste aussi.

-Juste un baiser
De Denis Tillinac
Guéna-Barley, 172 p., 17 €

[Post dédié à Michel Bernard]

Permalien 13:35:22, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le soir venu, de Christian Montaignac (Cherche Midi)

Alors qu’en cette fin 2012, des politicards en-dessous de tout se déchirent sans aucun respect pour le vote démocratique des militants on se rend compte que certains politiciens agissements comme s’il vivait dans une république bananière. Il est bon de se souvenir que la France a connu des politiciens remarquables, à commencer par Pierre Mendes France.

Tant que l’édition française sera capable de mettre en librairie des livres comme celui de Christian Montaignac il ne faut pas désespérer de l’édition. Il y a encore des éditeurs en France qui aiment la littérature, ce sport des méninges qui se maintient depuis des siècles alors qu’au prime abord il semble que l’on pourrait s’en passer. A la vérité, on ne peut pas se passer de littérature comme on ne peut pas se passer de soleil ou de la nuit, selon les humeurs.
La couverture du livre est très belle, avec un homme qui semble être de dos. Est-ce Montaignac qui avance vers le ciel agité ? Est-ce une métaphore de la vie ? Cela signifie-t-il qu’il marche vers la mort ? Le livre de presque 450 pages est autant fictionnel que du registre autobiographique. Dès les premières lignes on est happé par le style tendu sur fond d’humanisme. On a un élan de sympathie perpétuel envers son narrateur qui grandit dans la France de Pierre Mendès France, inattendu livreur de lait aux enfants de France. Le politicien qui résista à la politique collaborationniste du maréchal Pétain préférait faire plaisir à ses compatriotes plutôt que de gaspiller.
Christian Montaignac a beaucoup à voir avec le galopin de l’Hérault. L’écrivain Montaignac est de la race des Perret (Jacques), Blondin et Nucéra, tous membres d’une famille qui aime autant la littérature que le sport. Durant un match, ils pensent au livre en cours ou à venir mais jamais à ceux écrits auparavant.
C’est un grand roman initiatique qui parle d’amitié, d’amour et de cyclisme. Frais mais pas naïf. Pas sérieux mais grave. Pas amusant mais plein d’esprit. Pas infantile mais plein d’enfance. L’histoire d’un p’tit français qui en pince pour les filles et les coureurs du Tour de France. Il connaît mieux le palmarès de Raphaël Geminiani que la table des logarythmes. « Comme tous les marins, j’ai eu envie d’aller voir derrière l’horizon». Il a des mystères bien gardés dans l’ouvrage. Une phrase hante le récit : « Le soir venu, ils s’asseyaient l’un près de l’autre. Ils cherchaient à se souvenir de ce qu’ils regrettaient. » Elle est de Scott Fitzgerald. Parrain posthume du livre. Le livre d’une vie. Celle de Montaignac.

-Le soir venu
Christian Montaignac
Cherche Midi, 439 p., 18 €

Permalien 01:27:25, Catégories: ANTI-FOOTBALL  

Rafael Benitez remplace Roberto Di Matteo à Chelsea

Alors que Di Matteo a donné une C1 à Chelsea, il a été viré comme le dernier des incompétents.

Roberto Di Matteo n’est plus l’entraîneur de Chelsea. Après la lourde défaite face à la Juventus Turin (3-0) mardi 20 novembre 2012 en Ligue des Champions, les dirigeants des Blues ont éjecté l’Italien, qui avait succédé à André Villas-Boas en mars 2012. La chute en terre italienne a quasi condamné les Blues, tenants du titre, à l’élimination. Le coach Di Matteo a remporté 24 des 42 matchs avec Chelsea. Voilà comment les dirigeants de Chelsea remercient celui qui a permis au club de remporter l’unique C1 de son Histoire. Cette manière d’agir est vraiment écoeurante. Chelsea fait penser à la grenouille qui voudrait être plus grosse que le boeuf. Il faudrait rappeler aux dirigeants de Chelsea que leur club n’a pas la dimension de Barcelone, du Real Madrid ou de Manchester United. Depuis la fin des années 1980, Chelsea a changé 15 fois d’entraîneur quand Man United a toujours conservé Sir Alex Ferguson. D’un côté la frivolité, de l’autre la constance.
A peine débarqué, l’Italien a su qu’il était remplacé par Rafael Benitez de retour sur un banc de Premier League. Après un passage à Liverpool (2004-10)- avec un titre en Ligue des Champions (2005) et par une victoire en FA Cup (2006)- l’espagnol a signé avec Chelsea un contrat jusqu’à la fin de la saison 2012-2013. Le contrat est bref car à Chelsea on souhaite la venue de Guardiola. Le patron russe du club de Londres ne voulait plus de Roberto Di Matteo qui vient de vivre quatre matchs sans victoire en championnat. Benitez débutera sa nouvelle aventure par un choc contre Manchester City dimanche 25 novembre 2012 à Stamford Bridge. Benitez retrouve à Londres Fernando Torres qu’il avait eu sous ses ordres à Liverpool.

Le fantasme de Paris: Nice ville de tricheurs

Nice a enfin trouvé son buteur. Un superbe attaquant qu’on attendait depuis une dizaines d’années.

Lors de l’élection du président de l’UMP par les militants du parti, les deux camps adverses se sont accusés mutuellement de tricherie. Le nom de Nice a sans cesse était évoqué dans les médias. Quand on vole c’est à Marseille. Quand on tue c’est en Corse. Et quand on triche c’est toujours à Nice.
Lorsque l’affaire de l’hôtel Lillois qui servait de refuge aux tapins et au politicards personne n’a dit que Lille était la ville des putains et des politiciens de piètres qualités.
Dire qu’il y avait de la tricherie à Nice cela a permis de faire focus sur Nissa la Belle et d’oublier le mauvais effet produit par le guerre des chefs.

Voilà ce que j’ai relevé ici ou là dans les médias:
“Le camp adverse d’avoir triché dans le bureau de Nice.”

“A Nice des procurations douteuses ont été distribuées à l’intérieur du bureau de vote pendant le déroulement du scrutin.”

“A Nice dans la 1ère circonscription 1.178 bulletins auraient été dépouillés pour 590 signatures sur les listes d’émargement.”

“Salade niçoise: dans un bureau de la ville de Nice 128 voix sont en trop dans les urnes.”

Pour finir, on apprend que dans le total des voix, on a oublié de comptabiliser celles de l’Outre-mer.

Le candidat déclaré vainqueur à la présidence de l’UMP, le 20 novembre 2012, estime qu’il est le gagnant (Coppé).
Et le candidat estimant avoir gagné (Fillon) le 21 novembre renonce à occuper le poste vu que quoiqu’on dise les deux candidats ont une trop faible majorité respective parmi les adhérents.

Le football a une supériorité évidente sur la politique: à la fin du match, on connait toujours le score exact.
Et il faut cesser de faire l’amalgame entre ce qui peut se passer à Nice, comme dans n’importe quelle ville, et les Niçois qui n’ont rien à voir, ni de prés ni de loin, avec les accusations que l’on porte contre Y ou X. Quand une famille entière est découverte enterrée dans un jardin nantais on ne dit pas que tous les Nantais sont des assassins.

20.11.12

Permalien 17:40:12, Catégories: FORZA ITALIA !, LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Adieu au foot, de Valerio Magrelli (Actes Sud)

Valerio Magrelli rend hommage à Silvio Piola (1913-1996) champion du monde 1938. L’attaquant mythique de la Lazio Roma a marqué 364 buts dans sa carrière dont 274 en Serie A

Si vous voulez lire un très bon livre sur le football lisez celui-ci et ne gaspillez pas votre temps et votre argent à lire le bouquin de “l’autre” -comme disait Zidane- qui nous livre un plat réchauffé. C’est à chaud qu’il fallait expliquer aux Français et non pas deux ans après. Encore un non livre pour permettre à son signataire de faire un nouveau come back médiatique. Très peu pour moi. Je ne suis pas pas client. C’est incroyable comme ceux qui vivent du football ne savent pas parler de leur sport et encore moins écrire dessus. En revanche, le football est présent dans chaque page du livre du Romain Valerio Magrelli. Son ouvrage sans pagination est composé de «quatre-vingt dix récits de une minute». Comme un match de foot, l’ouvrage est découpé en deux mi-temps. L’ensemble fait environ 150 pages.
Voilà un très bel exercice de style sur le football qui vaut largement d’autres domaines. Il n’y a qu’en France où l’on échafaude un barème basé sur de fausses valeurs. En quoi écrire sur la politique serait-il mieux que de signer un essai sur la présence des cèpes dans la forêt de Chantilly ? Un livre doit s’apprécier pour ce qu’il est. Celui de Valerio Magrelli est excellent, autant que sa traduction qui ne le dénature pas. Traduire c’est respecter. Parmi les séquences proposées, on voit un gardien de but uriner en plein match. Ce qui n’est pas courant. Il se soulage derrière les panneaux publicitaires. Un acte qui devient héroïque sous la plume de Magrelli.
L’Italien rend hommage aux obscurs du ballon rond de manière très originale. Il met sur le devant de la scène les amateurs qui dégagent sur leur groupe autant d’aura que Cristiano Ronaldo alors que le grand public ne le saura jamais. Magrelli nous confie qu’il a une peur panique sur un terrain depuis qu’il s’est retrouvé dessus, enfant. Son fils ne semble pas l’aimer plus que lui. Le fiston, davantage supporter que joueur, a été élevé à la dure : son père shootait sur le fiston pour l’habituer aux coups de ballon ! Tout au long de l’ouvrage Magrelli junior parle sans cesse de son propre fils, toujours de manière humoristique, surtout les passages concernant la PlayStation. Leurs rapports fait songer à ceux qui existaient entre Kafka et son paternel. Une admiration qui vire au complexe. Son fils dans la peau d’un supporter éclata en sanglots quand la France remporta l’Euro 2000 face à l’Italie grâce au but en or de Trezeguet. Etrangement, l’écrivain ne signale aucun détails des faits que je viens de nous rappeler…
Magrelli a de la tendresse pour les footballeurs qui ont les pieds carrés, le genre de bourrins qui se servent de leurs membres inférieurs uniquement pour monter dans l’autobus.
A la 14e minute de son match littéraire, Magrelli nous apprend qu’un goéland a laissé tomber un poisson sur la pelouse. A la 15e, il recense les bruits qui ont disparu : le coup de pied dans la sphère, le choc entre adversaires jusqu’aux bris des os, la frappe sur le montant ou la transversale. A la 20e, il nous décrit qu’un jeune garçon, à Belgrade, joue au ballon avec un crâne. Au même âge, Cioran faisait la même chose. Magrelli voit juste : au Chili on a transformé les stades en prisons.
Quand Magrelli a-t-il compris qu’il était devenu vieux ? A 40ans, un partenaire se mit à la vouvoyer. Ce fut le début de la fin. A la 27e, il évoque le béret de Jackie Charlton dit la « Girafe ». Qui s’en souvient à part Magrelli et Bobby Charlton ? Les deux frangins gagnèrent la World Cup 1966. Magrelli nous rappelle à juste titre qu’on ne peut pas jouer au ballon sur le versant des montagnes. Magrelli aime mieux lire les anciens articles des journalistes de jadis qu’écouter les émissions modernes sur le football qui ne sont que des rixes verbales sans aucun intérêt au point de vue du jeu à proprement parlé. Les parleurs d’à présent jacassent sur l’écume des jours parce que les amateurs de football voient désormais les matchs comme les reporters spécialisés.
Magrelli a la nostalgie du football qu’il n’a pas connu : celui raconté dans les journaux en noir et blanc. Mon père m’a dit : « Si tu ne sais pas contrôler le ballon tu n’arriveras jamais à rien». Il avait raison. Le volant d’une voiture, sa vie ou le verbe, partout il ne s’agit que de contrôle. Bien sûr cela n’exclut pas la création sans la perte de contrôle, si cher au surréaliste. Le football est d’ailleurs fascinant parce qu’il mélange le contrôle et l’improvisation. Bien sûr, hors des matchs soporifiques à 80% de la L1.
Le match de Magrelli n’a pas d’arrêt de jeu. Je me permets de rajouter un peu de temps additionnel. 91e minute : je déteste voir sur un terrain de football le reste des lignes à la chaux de la délimitation d’un match de rugby. 92e minute : je n’ai jamais oublié le ballon qui rebondit dans M le maudit alors qu’on ne voit plus la fillette. 93e minute : autrefois, j’ai vu en match officiel le ballon passé au-dessus des tribunes puis revenir ensuite lancé par quelqu’un à l’extérieur. Quand on était obligé de prendre un autre ballon, cela me déplaisait totalement.
Je siffle la fin du match de Magrelli. Un très beau match que je vous conseille de revoir en différé. Félicitations aux éditions Actes-Sud, installées à Arles, qui viennent de remporter le Prix Goncourt 2013. J’ai ue pensée pour le fondateur Hubert Nyssen. Plus qu’une pensée.

-Adieu au foot
De Valerio Magrelli
Traduit de l’italien par Marguerite Pozzoli en collaboration avec René Corona
Actes-Sud, 150 p., 17 €

Permalien 09:15:11, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Mémoires du comte, de Bussy-Rabutin (Mercure de France)

«On vint m’arrêter le vendredi matin, 17 avril, dans mon logis, comme je m’en allais au lever du Roi. » Nous étions en 1665. L’homme qui parle s’appelle le comte de Bussy-Rabutin. Le roi c’est Louis XIV. Ce dernier fit mettre aux arrêts son sujet avec lequel il entretenait une correspondance. On jeta dans la Bastille le cousin de Madame de Sévigné parce que dans un écrit il portraitura le monarque sous les traits d’un libertin.
Bussy-Rabutin commence ses Mémoires en prison. Elles ne paraîtront que trois après sa mort en 1696. Elles se lisent très aisément parce qu’elles sont écrites sur un ton alerte et complice avec le lecteur. L’ancien guerrier avait une haute opinion de lui-même puisqu’il jugeait « considérable » son parcours professionnel et intime. En 2012, il serait un people. Son récit débute en 1618, l’année de sa naissance. Il est issu d’une bonne famille de Bourgogne. Le garçon né au milieu de cinq enfants. Tous meurent, sauf lui.
Son libertinage devient vite son image de marque. Les historiens expliquent qu’il ne ment pas dans sa vision des événements. Si on l’a mis en prison c’est que ses dires ont « déchiré mille gens ». Mille gens plus le Roi Soleil. Bussy-Rabutin est un mémorialiste important du XVIIe siècle. Un Paul Léautaud exilé dans un château.
S’il écrit « je », il se nomme toujours « Bussy » dans la prose. A la Bastille, il devint gravement malade, vu les conditions de détention. A la fin de l’été 1666, on le libère mais il ne sera jamais plus qu’un prisonnier libéré.

-Mémoires du comte
De Bussy-Rabutin
Mercure de France, 370 p., 7 €

19.11.12

Permalien 16:46:45, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

L'homme à la carabine, de Patrick Pécherot (Folio/Gallimard)

Léo Ferré: “Ni Dieu, ni maître". Piqûre de rappel.

Dans le livre, il y a plusieurs fois la photographie d’André Soudy, impeccablement vêtu. Les oreilles un peu décollées. On dirait Franz Kafka désœuvré. Ce livre a un côté écrit sans queue ni tête. On ne sait pas où l’on va: un parfum de liberté qui va à merveille au sujet. Qui est cet homme à la carabine ? André Soudy (1892-1913) est un membre de la Bande à Bonnot proche des milieux Anarchistes français. A tout juste 21 ans, il a été guillotiné à Paris.
On le voit aussi sur la couverture, en train de nous mettre en joue. Il fut condamné à mort le 27 février 1913 par la cour d’assises de la Seine alors qu’il n’a jamais tué personne. Ses derniers mots seront: « Il fait froid, au revoir ». Je ne peux pas affirmer si c’est vrai ou si cela fait partie de la légende.
Dans son testament plein d’humour il a noté qu’il léguait ses pinces-monseigneur au ministre de la Justice et ses « hémisphères cérébraux au doyen de la faculté de médecine », ses « cheveux au Syndicat de coiffure des travailleurs conscients et alcoolisés » et son « autographe à l’anarchie afin que les pitres et les apôtres de la philosophie puissent s’en servir au profit de leur cynique individualité. » Rien n’est plus fort que ces mots dits par un jeune réfractaire d’avant la guerre de 1914-1918. Avant d’avoir 20 ans, il avait fait de la prison pour des petits délits. Lors des braquages de la bande à Bonnot, il était chargé de veiller si personne ne venait. Il restait dans la voiture avec sa carabine, prêt à tirer, oui mais il n’a jamais été amené à flinguer quelqu’un. C’est vraiment prouvé. Il avait à la fois la tuberculose et la syphilis. Ce qui fait beaucoup pour un seul homme. Je le vois comme un rebelle à l’ordre établi qui est devenu voyou parce qu’il n’avait pas la chance d’être né écrivain.

-L’homme à la carabine
De Patrick Pécherot
Folio/ Gallimard, 321 p., 6,95 €

Permalien 01:06:37, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Une question d'orgueil, de Pierre Assouline(Gallimard)

L’agent secret français au service du KGB, qui est l’anti héros du livre de Pierre Assouline, est plus près de Mister Bean que de James Bond. Pas évident de quitter la grisaille d’une vie sprirituelle au ras du gazon. Pierre Assouline, le sauve de l’oubli, dans une ambiance finalement plus proche d’Emmanuel Bove teintée d’un zeste de Georges Lautner que de Ian Fleming.

Roman ? Enquête ? Biographie ? Autobiographie ? Essai ? Polar ? Jeux de pistes ? Tout l’univers de Pierre Assouline est dans ce livre, mélange de journalisme et de littérature. Journaliste ? Dans le sens Emile Zola, c’est-à-dire être animé par la volonté de tout savoir sur un sujet, l’essorer au maximum. Ecrivain ? Cela consiste à mentionner toutes les annotations, souvent personnelles, qu’on ne peut pas mettre dans un article. Par le passé, Pierre Assouline, outre ses biographies qui font autorité (Dassault, Gallimard, Simenon, Hergé, Cartier-Bresson, Paul Durand-Ruel …), a raconté la conception d’un film (Germinal, tiens, tiens, Zola …), la vie d’un hôtel (Lutetia) et il a même fait parler le personnage d’un tableau (Le Portrait). Ce travailleur acharné a quasiment une idée de livre par jour mais à la différence de beaucoup de velléitaires, lui, transforme souvent ses projets en livres, grâce son incontestable volonté de fer. Exemple : il visite le musée Camondo, à Paris. Emu par les drames de cette famille, il décide d’en faire un livre. Quand nous nous contentons d’une déambulation parmi les meubles du XVIIIe siècle Pierre Assouline passe à l’action avec un nouveau livre à écrire. J’imagine l’écrivain agir comme François Truffaut. En effet, le cinéaste amassait notes et documents dans des chemises et quand il estimait que certaines commençaient à être pleines, il les ouvrait pour passer à l’action.
Cette fois, il s’est attaqué à Georges Pâques (1914-1993), estimant qu’il y avait dans le parcours du haut fonctionnaire quelque chose qui cloche… Un peu d’humour ne fait pas de mal : l’œuvre de Pierre Assouline n’en manque pas. Il sait toujours faire un clin d’œil à ses lecteurs, à la manière de Nabokov qui ne s’en privait jamais, tel l’apparition d’Hitchcock dans ses propres films. Alors qu’est-ce qui cloche ? Il est tout de même incroyable qu’un Français au service de l’Etat- qui plus est à la Défense- se mette tout à coup à devenir une taupe au service du KGB. Le plus incroyable est que Georges Pâques n’était pas communiste, et encore moins OSS 177. L’espion français ressemblait vaguement à Max-Pol Fouchet (1913-1980), au plan physique - «rondeurs bonhommes» - mais pas intellectuel puisqu’avant d’être un grand homme de télévision, l’épatant Max-Pol Fouchet anima Fontaine, à Alger, la revue des écrivains résistants. Les vrais espions ressemblent plus à Michel Bouquet qu’à Sean Connery. Le but est de passer inaperçu.
Le narrateur, Pierre Assouline, ouvre son livre par la vision de son anti héros dans un bus. C’est la dernière fois qu’il le vit. Auparavant, en 1985, il l’avait rencontré pour essayer de comprendre la démarche de sa traîtrise mais Pâques restait muet sur l’essentiel. On eût dit qu’il ne savait même pas lui pourquoi il avait basculé dans l’intelligence avec l’URSS en pleine guerre froide. Question d’orgueil nous dit le titre. Sans doute, un orgueil mal placé qui a fait d’un haut fonctionnaire une balance. Dans le but de sauver l’humanité, Georges Pâques a cru bon transmettre aux Soviétiques des données sur notre bombe atomique. Je vois plutôt l’effet inverse ! Au fond de son lit, le soir, celui qui pensait mériter un plus grand destin devait se sentir supérieur aux autres, tenant sa famille dans l’ignorance de son activité en marge de celle du citoyen au-dessus de tout soupçon. Pendant trois décennies, Pierre Assouline agit tel celui qui défait un pull-over pour recomposer la belotte de laine. Hélas ! plus il enquête plus il se heurte à un mur. On a le sentiment qu’il est en face d’un criminel sans mobile et sans cadavre. L’espion tient de l’oignon, plus on l’épluche moins on trouve de noyau.
On comprend que ce comportement heurte Pierre Assouline qui veut toujours comprendre ce qui anime un individu. Une hypothèse apparaît page 61 : l’américanophobie est-elle le moteur du « produit de l’école républicaine » ? Il y a aussi l’argent… Bien qu’il se défendît de manigancer pour des espèces sonnantes, l’espion palpa des «versements injustifiés » (p. 101). Pierre Assouline voit toujours l’époque qu’il traite avec les yeux de l’époque précise. On ne peut pas parler du Céline de L’Ecole des Cadavres avec des yeux de 2012. Pâques n’était pas toujours fourré avec les membres du KGB.«La solitude de cet homme m’effraie à mesure que j’avance dans sa vie. » (p. 113) De Georges Pâques à Georges Opaque, il n’y a pas loin.
Quand il se fait pincer par la DST, le déshonneur familial lui importe plus que le déshonneur national alors que le général de Gaulle est président de la République, soit l’incarnation même de la fidélité envers son pays. Le Premier ministre Georges Pompidou déclare : « Comment a-t-il pu ainsi bousiller sa vie ?» « Il » c’est Pâques. Aussi isolé que l’île du même nom. Pour lui trouver des excuses, on le soupçonne d’être un homosexuel. (!) Eh bien non ! Pâques est devenu un traître sans être un inverti, comme on disait autrefois, ni un homme à femmes, ni même un homme à fric. L’énigme n’en devient que plus grande. Dans un premier temps, Pâques fut condamné à la prison à perpétuité pour avoir livré des informations secrètes à l’URSS entre 1955 et 1963, au risque de mettre en péril la Défense nationale. Non seulement, il échappa au peloton d’exécution mais de surcroît il bénéficia d’une libération conditionnelle accordée par Pompidou, le nouveau président de la République, normalien comme Pâques. Il a fini sa vie en bon grand-père, rangé des voitures. Face à Georges Pâques, le limier littéraire Pierre Assouline ressemble à ces piétons de Paris qui se réjouissent de voir arriver un autobus tout éclairé avant d’être déçus de lire : « Sans voyageur».

-Une question d’orgueil
De Pierre Assouline
Gallimard, 267 p., 18,90 €

Permalien 01:05:55, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

700e victoire de l'OGCNice en L1 depuis 1932-1933

17 novembre 2012
OGC Nice 1-0 Toulouse
But pour les Aiglons : Cvitanich (60e)

Nice : Ospina - Genevois, Gomis, Pejcinovic, Kolodziejczak - Digard (cap.), Traoré - Pied (Abriel, 89e), Eysseric, Bauthéac (Meriem, 74e)- Cvitanich (Bosetti, 84e)
Coach: Claude Puel

Contre Toulouse, au stade, les Aiglons ont remporté la 700e victoire de l’OGCNice dans l’élite du football français, sur un total de 1947 rencontres disputés depuis le début de l’ère professionnel.
Sur les 1947 matches disputés en D1 puis en L1, Nice a fait 506 nuls et a connu 741 défaites).
L’OGCN occupe la 11e place des clubs français les plus présents parmi l’élite française.
Nice a trouvé son buteur avec Cvitanich qui parvient souvent à faire trembler les filets.
Avec 16 points, Nice remonte à la 11e place devant une meute de clubs aux trousses des Niçois.
Depuis que David Ospina a réintégré la cage niçoise, Nice ne perd plus:
31 octobre/ Coupe de la Ligue: Nice 3-1 Lyon
3 novembre/ L1: Nice 2-1 Nancy
11 novembre/ L1: Marseille 2-2 Nice
17 novembre/ L1: Nice 1-0 Toulouse
Donc une très belle série de 4 matchs avec 3 victoires et un nul à Marseille.
Ce n’est pas un hasard.
Puel avait dû mettre Delle comme gardien titulaire car Ospina pensait quitter Nice. En fait, le gardien de la Colombie n’a pas pu partir du Gym. Sachant cela, la hiérarchie est redevenue ce qu’elle devait être si Ospina n’avait pas demandé à être transféré.
Delle est un très bon espoir mais Ospina est celui qui a fait oublier Lloris en quelques matchs.

17.11.12

Permalien 23:39:23, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Norwich domine Manchester United orphelin de Rooney

La fin de match de Norwich depuis le KOP de Norwich:

Norwich City 1-0 Manchester United
But pour Norwich: Pilkington (60e)

La joie des fans de Norwich était très belle à voir en fin de match. Qu’ont-ils vécu depuis 1993 ? Pas grand chose alors que MU mange du caviar visuel depuis des décennies.
Il faut donc féliciter Norwich et son gardien Ruddy qui, en fin de match, a empêché Man United d’arracher le nul sur le fil. Pas question de pleurnicher parce qu’un penalty en faveur de MU n’a pas été sifflé. Depuis que j’ai parlé avec Jean Snella, je pense comme lui: minimiser la victoire d’un adversaire ne nous rend pas meilleurs, d’autant plus que Norwich a très bien joué le coup. Je l’ai déjà dit cent fois: MU ne peut pas gagner tous les matchs de la saison. Ce dimanche, les Red Devils sont tombés sur plus motivés qu’eux.
En 1994, Sir Ferguson disait déjà ses joueurs:
-"Bon les gars, vous avez tout ce que vous voulez. Vous avez plus d’argent qu’aucun joueur de MU n’en a jamais eu dans toute son Histoire. Alors avez-vous encore envie de gagner ?”
Nous étions en 1994… Il y a 18 ans ! Pensez un peu à l’actuel bulletin de salaire des joueurs de MU.
Ce 17 novembre 2012, on a bien vu que les Red Devils n’étaient pas des morts de faim.
Question grinta, ils ont été mangé pendant 90 minutes. Ils n’ont joué à fond que le temps additionnel.
Sans Rooney, MU n’a plus d’âme.
Ce soir, MU a perdu de manière incontestable.
Les Red Devils n’avaient aucune imagination dans les 20 derniers mètres.
Norwich a joué très haut un pressing constant sur les porteurs du ballon de la Maison Rouge.
La défaite de MU est totalement logique à la vue du match.
Le milieu de terrain de MU a été inexistant, à part Carrick.
Les deux ailiers n’ont rien apporté. Et les latéraux Evra et Rafael ne sont pas montés comme d’habitude.
La tactique de Norwich était bien au point.
L’attente van Persie-Chicharito n’a pas fonctionné car le Mexicain veut marquer et ne pense pas à jouer collectif avec le Néerlandais, à la différence de Rooney. Van Persie et Chicharito font double emploi. De surcroît, Chicharito ne sait pas défendre, à l’inverse de Welbeck.
D’autre part, on sait maintenant que De Gea est le gardien titulaire Lindegaard ne fait pas beaucoup d’arrêts décisifs.
La chance de MU ? Chelsea a perdu aussi.

Man United
Lindegaard/ (3) Quelconque
Rafael (3) Moins offensif qu’à l’accoutumée
Smalling (2) A mal défendu sur l’unique but du match
Ferdinand. (4) Pas grand chose à faire mal l’a bien fait. Puis (83e) Anderson (Non noté)
Evra (4) A presque réussi à marquer de la tête
Valencia. (3) Pas l’attitude conquérante qu’on lui connaît. Puis (69e) De beaux gestes mais pas décisifs (3)
Carrick (5) Le seul à tirer son épingle du jeu
Giggs (2) Pas d’impact sur ses partenaires
Young (1) Inexistant
van Persie (2) A jouer à l’économie
Chicharito. (2) Trop brouillon. Puis (69e) Welbeck. (Non noté)
Sur le banc: Johnstone, Jones, Fletcher, Cleverley
Coach: Sir Ferguson (3) N’a pas pu bénéficier du “Fergie Time".

La déclaration d’après match de Sir Alex Ferguson, à Carrow Road:

-"Nous sommes bien entendu déçus de cette défaite, mais il faut saluer le match de Norwich, qui s’est bien battu pour chaque ballon sur le terrain. Ils ont extrêmement bien défendu, et leur gardien a réalisé une excellente prestation. C’est décevant. Ils méritaient de gagner parce qu’ils ont tout fait pour obtenir cette victoire. Nous avons eu beaucoup de possession balle et nous nous sommes procurés une ou deux occasions passable, mais pas de situation réellement dangereuse. Ce n’était pas notre soirée.”

Autres résulats:
Man City 5-0 Aston Villa
West Brom 2-1 Chelsea
Arsenal 5-2 Tottenham

Classement
1 Manchester City 28 pts 12 m/ 8 4 0/ 25 10/ + 15
2 Manchester United 27 pts 12/ 9 0 3/ 29 17/ + 12
3 Chelsea 24 pts 12/ 7 3 2: 24 13/ + 11
4 West Bromwich Albion 23 pts 12/ 7 2 3/ 19 13/ + 6
5 Everton 20 pts 12/ 5 5 2/ 22 16/ + 6
6 Arsenal 19 pts 12/ 5 4 3/ 23 13/ + 10

Permalien 18:24:03, Catégories: ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE  

Le coach de Tottenham a envoyé Lloris dans l'abattoir du derby à Arsenal (5-2)

Lorsque Lloris n’est pas titulaire en Premier League on se demande pourquoi et quand il y joue, il en a prend 5 ! Une fois n’est pas coutume mais la galère anglaise continue pour le Niçois.

Samedi 17 novembre 2012
Arsenal 5-2 Tottenham
Buts pour Arsenal: Mertesacker (24e), Podolski (42e), Giroud (45e), Cazorla (60e), Walcott (90e)
buts pour les Spurs: Adebayor (10e), Bale (71e)

André Villas-Boas ne sera plus embêté pendant un long moment au sujet d’Hugo Lloris lors des conférences de presse où des journalistes lui demandent toujours “quand LLoris sera-t-il titulaire en Premier League” ? Le coach de Tottenham a titularisé le Niçois lors du derby contre Arsenal. Un vrai cadeau empoisonné! Lloris en a pris 5 dans la musette! Villas-Boas a envoyé Lloris au casse-pipe. Un Arsenal-Tottenham c’est Nice-Monaco puissance 1000. Lloris découvre le championnat comme tant d’autres Français avant lui. En Angleterre, Lloris est inexistant au niveau de la notoriété. Les Anglais ne s’intéressent qu’à la Premier League et un peu à la C1. Lorsqu’il a signé à MU, Cantona n’était rien non plus pour les Mancuniens. On connaît la suite. Pour réussir en Angleterre, il faut un mental de fer. Et trouver le bon club. Patrice Evra a explosé en plein vol lors de son arrivée à MU. Sir Ferguson avait dû le sortir du match tant Evra ressemblait à une toupie voir à une girouette.
Lloris a tout à apprendre outre Manche. Il lui faut repartir de zéro. En Angleterre, le jeu va à 400 km/h.
Il ne joue plus en L1, où les matchs se déroulent au ralenti.
Grand bravo aux Gunners qui ont ridiculisé les Spurs vite abandonné par Adebayor, expulsé du match. L’ancien Gunner n’a pas donné de regret aux fans d’Arsenal. Et sans doute pas à Arsène Wenger.

Permalien 12:10:13, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

400e match du superbe Red Devil Michael Carrick

Le remarquable Carrick ne fait jamais la une des journaux car c’est un homme trop bien élevé. Il déteste les frimeurs et les imposteurs. Lui se contente de très bien faire ce qu’on lui demande. Exceptionnel joueur de club, c’est un joueur de la dimension de Scholes, Xavi et Iniesta. Sans eux, pas de football possible. Ceux qui ne connaissent rien en football n’ont qu’à regarder ce qu’ils font sur le terrain.

17 novembre 2012, 18 h 30
Norwich City – United, Premier League

Voici le nombre de matchs disputés en Premier League par Carrick:
Manchester United 160 (31) / 13
Tottenham 61 (3) / 2
Birmingham 1 (1) / 0
Swindon 6 (0) / 2
West Ham 128 (8) / 6
TOTAL : 399 matchs dont 356 titulaire et 43 remplaçant / 23 buts

Michael Carrick est un très grand football. Je ne l’échange pas contre S. Gerrard qui est surcôté et inconstant.
Carrick est un milieu de terrain constant. Il a très peu de période de méforme. Il est toujours sur le pont et Sir Alex Ferguson en a fait un élément essentiel de son 11 majeur. C’est un milieu de terrain, à la fois intercepteur de ballons, relayeur, passeur et buteur. Il agit tellement vite quand il capte le ballon que seuls les connaisseurs peuvent l’apprécier. C’est un joueur très précieux: équipier modèle, dur sur l’homme, mental d’acier, bon technicien.
Il n’est pas là pour faire le spectacle mais pour casser le travail de l’équipe adverse. Zidane est revenu en équipe de France à la seule condition que Claude Makelele y revienne aussi. C’est dire qu’un virtuose a besoin d’un grand récupérateur à ses côtés, sans lequel il ne peut pas s’exprimer. Carrcik permet à ses partenaires de pouvoir jouer. Depuis de longs mois, il a dû remplir deux rôles, celui de Darren Fletcher (longtemps souffrant) et le sien.
Quand on demande à Carrick comment va-t-il, l’humble footballeur aime mieux rendre hommage à Paul Scholes:
-"A 38 ans, Paul Scholes va prolonger comme Ryan Giggs. On veut tous qu’ils soient encore avec nous la saison prochaine. Pour ce qui est de Scholes, c’est fantastique de jouer lui. C’est un génie. On sait tous de quoi il est capable. Mais certaines choses ne s’apprennent pas. On peut par contre copier des aspects de son jeu, c’est ce que je fais depuis que je suis ici. Je ne sais pas s’il est conscient de m’avoir énormément aidé, je n’ai qu’à le regarder et m’inspirer de lui. Mais il y a des choses que seul lui sait faire. C’est fabuleux de jouer avec lui. J’en profite pleinement depuis mon arrivée.”
-Contre Norwich, vous aller fêter votre 400e apparition en championnat…
-"J’en ai entendu parler. J’espère jouer. Ça fait partie des stats. Je joue depuis de longues années, alors forcément, les matches s’accumulent. Mais je ne cours pas après les records. Je recherche plus les trophées, gagner et atteindre des objectifs. En fin de carrière, peut-être que je me retournerai pour voir ce que j’aurai accompli. Mais, pour l’instant, je veux juste gagner des trophées.”
On est loin des paroles grotesques des footballeurs qui n’ont jamais rien prouvé, ni donné.

Michael Carrick
né le 28 juillet 1981 à Wallsend, Angleterre
Parcours
1999-2004 West Ham
1999 → Swindon Town
2000 → Birmingham City
2004-2006 Tottenham Hotspur
2006 Manchester United
26 sélections en équipe d’Angleterre

Palmarès avec Manchester United
4 Championnats d’Angleterre 2007, 2008, 2009 et 2011
Ligue des champions 2008
Coupe du monde FIFA des clubs 2008
Coupe de la Ligue 2010
4 Community Shield 2007, 2008 et 2010 et 2011

16.11.12

Permalien 16:57:53, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Entre deux rives, d'Emmanuel de Waresquiel (L'iconoclaste)

Historien et fin portraitiste, Emmanuel de Waresquiel nous propose un voyage littéraire avec dix écrivains que nous accompagnons jusqu’à leur mort, au fameux passage sur l’autre rive, celle on ne revient jamais. On se confronte aux deux Jacques (Vaché et Rigaut) qui ont cru être libres en étant dépendant aux drogues. Paul Léautaud, lui, a voulu apprivoiser la mort pour ne pas la rater le moment venu. Ses derniers mots attestent qu’il est arrivé à voir en face la Camarde : « Maintenant, foutez-moi, la paix ! » Robert Brasillach, de son côté, s’est rendu pour être fusillé dès qu’il a su qu’on avait arrêté sa mère. Enfin un peu d’humanité pour un collabo qui ne voulait pas qu’on sépare les petits enfants juifs de leur maman, lors des rafles. D’aucuns nous font croire que c’est par gentillesse ! «Brasillach ne sait pas vieillir» note de Waresquiel qui nous restitue Zweig, Julien Gracq, de Nerval, Constant, le Prince de Ligne. Un fait qu’on ne peut pas ignorer non plus, le procès Brasillach a été une parodie de justice. Emmananuel Berl, m’a dit: “Brasillach a payé. Pas la peine de le rejuger chaque fois dans les journaux…” La mort pour de Waresquiel n’est pas un sujet morbide pour gens du show business qui prédisent un bide mémorable. Entre les deux rives, son livre ne coule pas, tant son style sert de gouvernail.

-Entre deux rives
D’Emmanuel de Waresquiel
L’Iconoclaste, 333 p., 18 €

Permalien 08:35:02, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les candidats successeurs de Sir Ferguson: Moyes, Solskjaer, Guardiola, Cantona...

Ecossais comme Sir Matt Busby et Sir Alex Ferguson, l’actuel coach d’Everton, DAVID MOYES, est mon favori pour succéder à “Fergie".

La succession de Sir Ferguson est ouverte depuis au moins cinq ans mais le coach des Red Devils repousse toujours la date de la retraite, comme le font Paul Scholes et Ryan Giggs sur le terrain. Les deux Mancuniens issuent du centre de formation de la Maison Rouge sont à bonne école.
En ce moment, on dit que l’Ecossais quitterait ses fonctions en 2014.
J’en doute. Les grands enflammés portés par une grand destin meurent dès qu’ils quittent leur travail: De Gaulle, Mitterrand, Raymond Devos… Je vois Sir Ferguson comme un Molière du football. Je ne l’image pas devant son poste de télé avec sa femme, en train de suivre un match de MU, grignotant des chips.
La dernière déclaration sur un prétendant au poste de coach a eu lieu à la mi novembre 2012:
-«C’est évident que je voudrais diriger ce club. S’il y a une opportunité, pourquoi pas ?»
Cette confidence d’Eric Cantona n’est pas nouvelle. Tout le monde connaît son attachement au club et sa position de héros éternel.
En cas de revers économiques, il est évident que Cantona serait contacter par la famille Glazer.
Voici la liste des prétendants au fauteuil de coach de Manchester United:

Eric Cantona (France): s’il y a urgence au point de vue image, il sera la solution n°1 tant son aura médiatique est considérable. Entraîner MU serait une immense récompense puisqu’il a relancé le club en 1993. Le charisme, la compétence, l’intelligence et la sensibilité de Cantona ne sont plus à démontrer.

Josep Guardiola (Espagne): Man United est à la hauteur de son très grand talent.

David Moyes (Moyes): le remarquable coach d’Everton vivrait une consécration à MU qui choisirait un super coach avec la venue de l’Ecossais.

Olle Gunnar Solskjaer (Norvège): outsider n°1. Sir Ferguson ne perd pas une miette de la réussite de son protégé double vainqueur du championnat de Norvège, 2011 et 2012.

José Mourinho (Portugal) : les médias en font un favori mais Sir Bobby Charlton ne veut pas voir un mercenaire à la tête de MU: “Avec Mourinho cela serait la fin de notre centre de formation". Il est vrai que Mourinho aime construire vite avec l’apport de joueurs extérieurs.

Ryan Giggs (Pays de Galles) : l’ailier recyclé milieu de terrain serait une solution interne. On sait que le Gallois est lié charnellement à Man United.

Paul Scholes (Angleterre): dans sa première retraite, il avait été nommé entraîneur dans le staff mancunien. C’est dire que Sir Ferguson compte sur lui.

A lire aussi un autre post sur le sujet publie sur MYCOACHFOOT. COM:
http://www.mycoachfoot.com/news/pro/les-coachs-qui-peuvent-remplacer-sir-ferguson–guardiola–moyes–solskjaer–cantona_61.htm

Permalien 00:31:49, Catégories: GOOOOL DO BRASIL !  

L'angoisse de Neymar au moment du penalty

Quand Lloris fait une toile, les médias se moquent de lui et rappellent que le portier de l’équipe de France n’a aucune notoriété en Angleterre où personne ne le connaissait avant son arrivée à Tottenham. “Tout ce qui n’est pas légendaire n’existe pas", a dit Malraux.
A l’inverse, quand Neymar se loupe sur un penalty ce n’est pas grave, on parle d’incident sans importance, sans doute parce que le Brésilien est tout jeune et qu’il représente un grand potentiel médiatique.
Neymar rejoint la longue liste des grands joueurs qui ont raté des penaltys: Platini, Maradona, Zico, Socrates, Baggio, Rooney, van Persie…

[Post dédié à Peter Handke]

15.11.12

Permalien 14:58:49, Catégories: FORZA ITALIA !, FOOT FRANCHOUILLARD  

ITALIE 26- 6 FRANCE, en Champions League depuis 1956

Alors que la France de Zidane pouvait devenir championne du monde 2006, elle a perdu contre l’Italie… C’est ce match-là qu’il fallait gagner. La victoire française du 14 novembre 2012 en terre italienne, c’est de la poudre aux yeux. Ce football de compétition Canada Dry, je le laisse aux novices. J’aime les vrais livres, pas les faux.

26 à 6 est du handball ?
Non, il s’agit du nombre de finales de C1 disputées par les deux pays. L’Italie est largement en tête. Elle écrase même la France avec 12 victoires finales contre 1 en faveur de la France (OM, 1993, l’année de l’argent flanqué dans un trou à Valenciennes…) Au niveau des clubs, la France ne fait vraiment pas le poids.
En équipe nationale, non plus. L’Italie a quatre étoiles sur son maillot. La France, une.
Le 14 novembre 2012, la France a gagné 1-2 contre l’Italie, de l’autre côté des Alpes.
Belle victoire en match amical qui vient après un beau nul en Espagne, en match de qualification pour la Coupe du monde 2014.
Autant le nul en Espagne est important face à la plus grande nation de football actuel, autant la victoire en Italie ne me fait rien du tout. Cela fait longtemps que je ne regarde plus les matchs amicaux. C’est comme les quatre buts de Z. Ibrahimovic dont un retourné de plus de 20 m contre les Anglais…en amical aussi. C’est dans un match qui compte vraiment qu’il fallait les marquer.
Un match amical fait office de poupée gonflable face à Ava Gardner, de répétitions, de brouillon, de voiture à pédales, de vélo dessiné, bref d’un faux match de football.
Le football amateur c’est très bien mais des professionnels qui jouent pour rien, non, non et non.
Les deux palmarès sont très différents, il suffit de les comparer:

ITALIE
Coupe du monde
Vainqueur 1934, 1938, 1982 et 2006
Finaliste 1970 et 1994
Troisième 1990
Quatrième 1978

Jeux olympiques
Vainqueur 1936
Troisième 1928 et 2004
Quatrième 1960, 1984 et 1988

Championnat d’Europe
Vainqueur 1968
Finaliste 2000 et 2012
Demi-finaliste 1988
Quatrième 1980

***************
FRANCE
Coupe du monde
Vainqueur 1998
Finaliste 2006
Troisième 1958 et 1986
Quatrième 1982

Jeux olympiques
Vainqueur 1984
Finaliste 1900

Championnat d’Europe
Vainqueur 1984 et 2000
Demi-finaliste 1996
Quatrième en 1960

****************
Palmarès par nation en Champions League:
1 Espagne 13 titres/ 9 fois finaliste
2 ITALIE 12/ 14
3 Angleterre 12/ 7
4 Allemagne 6/ 9
5 Pays-Bas 6/ 2
6 Portugal 4/ 5
7 FRANCE 1/ 5

Permalien 07:42:17, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

L’oubli est la ruse du diable. Mémoires, de Max Gallo (XO éditions)

Ex porte parole du gouvernement Mauroy, professeur, historien, l’académicien Max Gallo nous rappelle qu’il est écrivain grâce à ses mémoires où il rend un bouleversant hommage à sa fille. «Je sais fort bien que je ne suis qu’une machine à faire des livres» a confié Chateaubriand. A 80 ans, Max Gallo pourrait dire la même chose puisque sur la couverture de ses Mémoires figure une ancienne machine à écrire. Histoire de rappeler que c’est un homme de la planète Gutenberg égaré au siècle des SMS. Au prime abord, on est surpris qu’il n’annonce pas des Mémoires en plusieurs tonnes tant on est habitué à ses feuilletons sur les Romains ou Napoléon. Cette fois, Max Gallo nous livre sa part la plus intime, loin du bric-à-brac sexuel des auteurs de l’idiot-visuel. Le fils d’immigrés italiens offre un démenti aux critiques qui se plaignent qu’il va un peu trop à la ligne. Vont-ils être capables de se confronter à une inattendue prose à cœur ouvert ?
Le quai Conti a la particularité de rassembler des auteurs qui n’écrivent pas sous urgence vitale. A l’inverse, Max Gallo, lui, publie un ouvrage plein de larmes et d’angoisse qui désarçonne ceux qui ne sont pas habitués à le voir s’épancher sur son sort. Dans une émission de télévision, nous céderions au voyeurisme. En littérature, il s’agit d’un partage entre un écrivain et son lecteur, son semblable. Le dernier tiers du livre consacré à la mort de sa fille nous plonge dans le caveau familial. On réalise alors que depuis le suicide de sa fille Mathilde (1956-1972), Max Gallo se cache derrière des personnages historiques. Quarante ans plus tard, il tombe le masque, nous révélant une part de sa vie privée avec des accents de sincérité constante.
Max Gallo aurait pu titrer son requiem « Mon cœur mis à nu » mais au lieu de copier Baudelaire, il a choisi la citation d’un moine de 1207 : « Ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L’oubli est la ruse du diable ». A la vérité, on sait que le vrai tombeau c’est le cœur des vivants. Qui sont les morts de Max Gallo ? Il y a ses parents - des gens simples qui n’étaient pas n’importe qui, comme dirait Louis Nucéra, autre Niçois légendaire- ses grands parents (si importants jadis dans la formation des enfants) et bien sûr Mathilde, sa fille, qui portait le prénom d’une héroïne de Stendhal. Lorsqu’il était un écrivain en gestation, Max Gallo s’identifia à Martin Eden de Jack London qui se supprime, refusant le hochet de la gloire. Quand paraît son premier livre L’Italie de Mussolini (1964), il ressent un vide intérieur qu’il a du mal à maîtriser. Gérard de Nerval nous a pourtant prévenus : rien n’est plus triste que d’écrire. La fin de l’enfance de Max Gallo se situe le 7 juillet 1944 quand les nazis ont pendus Séraphin Torrin et Ange Grassi de chaque côté du bout des arcades de l’avenue de la Victoire, à Nice.
En 1968, à 36 ans, il s’estime n’être qu’un témoin de l’Histoire vu qu’il a été soit trop jeune soit trop vieux pour y participer. Quand il décide de s’impliquer sous Mitterrand, il n’insiste pas, peu emballé par un président de gauche décoré par le vichyste Pétain. Il sait qu’il est condamné à écrire. «La vie quotidienne ne m’intéressait pas », pensait-il déjà à la fin des années 1960. N’empêche, il ambitionne d’appartenir à la «caste des visibles». Max Gallo était de la tendance Dumayet-Desgraupes, en marge de la galaxie Guy Lux. Quand il annonce à sa fille (12 ans)- et non pas à sa femme- qu’il doit désormais partager sa vie entre Paris et Nice, le futur éditeur devine qu’il fait de la peine à l’adolescente qui se mit à cavaler sur le chemin du cap de Nice, sous la villa Orlamonde de Maurice Maeterlinck. Il ne pouvait pas imaginer que le mercredi 28 juin 1972, on lui apprendrait le suicide de sa fille. Néanmoins, il avait la prémonition d’une catastrophe sans pouvoir la nommer. « Mathilde s’était donné la mort. Donné ? La mort l’avait prise pour se venger de moi ».
Quelques mois auparavant, Max Gallo avait était le « nègre » de Martin Gray pour écrire Au nom de tous les miens qui relate le double drame d’avoir perdu sa famille dans les camps d’extermination nazis puis la nouvelle créée dans un incendie au Sud de la France. Les pages sur la mort de la fille sont hugoliennes. Mathilde, la suicidée. Léopoldine, la noyée. O cruauté ! « La mort de Mathilde devait ‘‘m’enfanter’’ » écrit le père massacré par le chagrin. Max Gallo estime que sa fille est morte pour le « sauver du fanatisme du moi ». Des Martin – Eden et Gray- c’est du second que Gallo est le plus proche puisqu’il est redevenu papa (David, né en 1985), grâce à un nouvel amour. Dans les Mémoires de Max Gallo, Mathilde est un phare. Laissez-vous toucher par sa lumière.

-L’oubli est la ruse du diable. Mémoires
de Max Gallo
XO éditions, 389 p., 21, 90 €

14.11.12

Permalien 08:53:14, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

La remise des Prix 2012 de l'Association des Ecrivains Sportifs

Un petit échantillon des commentaires de Stéphane Guy. Avec Marcel Desailly, ils forment un très bon duo sur C+.

L’Association des Ecrivains Sportifs, fondée en 1931, avec comme animateurs Tristan Bernard et Jean Giraudoux, a remis ses récompenses le 13 novembre 2012 au Ministère des Sports, avenue de France, à Paris. Ce fut une très belle remise. De nos jours tout ce qui n’est pas filmé n’existe pas, pourtant cette soirée a bien existé et c’est précisément peut-être parce qu’il n’y avait pas de caméra et de micro qu’elle fut si dense humainement. Etaient présents les membres du comité du bureau de l’Association dont Alain Billouin, Jean Durry (authentique encyclopédie vivante du sport) et Eric Lahmy, ainsi que Jean-Max Mayer, le secrétaire général, et Patrick Fillion, le trésorier. Mme Monique Berlioux, la présidente d’honneur présidait la cérémonie de manière discréte et d’autant plus forte. Thomas Bauer du comité direxcteyr était aussi dans l’assistance des amateur de sports et de belles lettres

Grand Prix de Littérature Sportive- Prix Tristan Bernard
En l’absence de classement final, Tristan Garcia (Gallimard)

Prix du Document- Prix du CNOSF
1914-1918, le sport sort des tranchées, Michel Merckel (Le Pas d’Oiseau)

Prix du Beau Livre- Prix Lacoste
Mon armoire à maillots, Didier Braun (L’Equipe)

Prix de Technique et de Pédagogie sportive- Prix Marie-Thérèse Eyquem
Les Défis coopétitifs, Brigitte Coppin, Eric Habourdin et Lou Tarr (EPS)

Prix Pierre de Coubertin
Marie-Georges Bufffet

Prix de la Carrière- Prix Louis Nucéra
Pierre Cangioni

Prix du Commentateur sportif- Prix Bernard Destrumau
Stéphane Guy (Canal +)

Le président des Ecrivains Sportifs, Benoît Heimermann, a expliqué que cette année le Grand Prix de littérature Sportive était allé à un écrivain qui “dans ses nouvelles a un style différent chaque fois qu’il change de sport". Tristan Garcia a confié qu’il n’avait pas voulu se tourner vers le passé afin d’éviter la sempiternelle nostalgie bien qu’il ait une passion pour l’ex gardien de l’URSS, Rinat Dasaev, qu’il a surtout vu jouer sur l’écran de ses nuits. Michel Merckel lui a déclaré que les vrais auteurs du livre étaient tous les disparus qu’il avait répertoriés avec une patience d’ange gardien. Didier Braun a souligné qu’il n’était pas revenu dans le quartier depuis l’aventure journalistique de “Sport", le défunt quotidien de sports dont un lecteur lui avait dit qu’il mettait “plusieurs jours pour le lire” ce qui n’était pas une bonne nouvelle concernant les ventes du futur. Pierre Cangioni a raconté qu’il était honoré de recevoir un prix Louis Nucéra: “On m’a souvent pris pour lui à cause de notre ressemblance. Physique… car le talent c’est lui qui l’avait". Le fondateur de “Télé-foot” a fait preuve d’une grande humilité, ce mot décrit le mieux l’ambiance de cette cérémonie très fraternelle. L’été 2013, le Tour de France partira pour la première fois de Corse, sur son initiative.
Stéphane Guy a confié que les commentateurs étaient “des hommes de mots alors que les écrivains, des hommes de lettres". Il a fait preuve d’une grande modestie allant jusqu’à faire applaudir Jacques Marchand- absent lors de la remise des prix. Il voulait que son inspirateur soit célébré. Adolescent, Stéphane Guy rêvait d’être commentateur comme l’on rêve d’être n°10 dans la Seleçao. Il était très ému de recevoir cette distinction avouant son trac de parler devant la poignée de gens présents alors que chaque semaine il commente un (ou des) match(s) suivi(s) par des millions de téléspectateurs qu’en fait, il ne voit pas… Celui qui forme un beau duo avec Paul Leguen ou Marcel Desailly était venu entouré de sa famille(sa soeur) et de quelques confrères de C+, dont le talentueux rédacteur en chef Karim Nedjari, ex grande signature du “Parisien", et le consultant ultra haut de gammme Gérard Houllier qu’on ne présente plus. Alors que tout le monde écoutait les intervenants, le gentleman Stéphane Guy alla chercher, dicrétement, une chaise pour la proposer à Nicole Darrigrand sans savoir qu’elle est vice-président de l’Association des Ecrivains Sportifs.
Je n’ai pas pu m’empêcher de parler de Manchester United avec l’ancien coach historique de Liverpool:
Moi: Bravo pour ce que vous avez fait à Liverpool mais je n’ai partagé votre joie car je suis un… Red Devil !
Lui: Nobody is perfect ! (rires)
Moi: Vous avez lancé Gerrard… mais il est incapable de remporter la Premier League !
Lui: C’est vrai, pour l’instant… hélas !
Moi: Que pensez-vous de MU cette saison ?
Lui: Ils seront champions.
Je ne pense pas le trahir si je dévoile cette confidence.
Tout le monde sait que Liverpool et Arsenal sont incapables actuellement de remporter la Premier League.
Seuls Man U, Man City et Chelsea sont en course pour le sacre national.
Gérard Houillier a donné un pronostic purement sportif, laissant même de côté son respect connu pour Sir Ferguson, respect réciproque.
Quand Gérard Houllier est parti j’étais au milieu de plusieurs personnes. J’ai alors tendu ma main vers lui mais elle est restée dans le vide car elle était masquée par le corps des autres personnes. On a toujours l’air ridicule quand on tend la main vers quelqu’un qui ne la serre pas comme prévu. Gérard Houllier s’est alors penché et a vu ma main qui attendait la sienne. La poignée a donc eu lieu. Cela veut dire: 1/ Il a la vista. 2/ Il a l’éducation des gens très bien élevés. 3/ Le Red respecte les Red Devils, car dans la soirée Man United c’était moi.
Vous savez que j’ai deux équipes: Nice, par ma naissance, et Man United, par choix. On ne choisit pas sa mère, mais sa femme oui.
J’ai passé aussi un moment avec Madame Berlioux. Après la cérémonie, elle avait hâte d’aller retrouver son mari, Serge Groussard (92 ans):
-"Serge est en bas dans la voiture…”
Je vous rappelle que Serge Groussard (92 ans), s’est engagé volontaire- en septembre 1939, à 18 ans- pour la durée de la guerre, et participa comme élève officier d’infanterie aux combats sur la Loire. Agent de renseignements de la Résistance, il fut arrêté en janvier 1943 par la Gestapo, condamné à trente ans de prison et déporté en Allemagne.
Son premier ouvrage “Le Crépuscule des vivants” (1946) témoigne sur cette terrible époque d’où il est ressorti vivant. Serge Groussard est Officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance Croix de la Valeur militaire et Chevalier des Arts et des Lettres. Parmi tous ses livres, il a écrit, en 1973, “La Médaille de sang", sur l’attentat lors des J.O. de Munich 1972. Il y a presque 70 ans, les Nazis ont arrêté Serge Groussard. Et pendant que nous fêtions les lauréats, ce 13 novembre 2012, il attendait dans la voiture sa femme, Monique Berlioux. Serge Groussard a un destin hors normes et si peu de monde le connaît.
Parmi les passionnés de sport présents, il y avait aussi l’enthousiaste Claude Maignan,co-auteur du “Compte-Tours avec Serge Laget. Sa nouvelle grande idée de rassembler tous ceux qui ont terminé un Tour de France depuis sa création: ils sont plus de 3000. Séquence émotion.

PS: les trois premiers livres cités ont été chroniqués sur le blog dans la rubrique “Lits et ratures":

http://www.blogmorlino.com/index.php/2012/06/21/en_l_absence_de_classement_final_de_tris

http://www.blogmorlino.com/index.php/2012/07/06/14_18_le_sport_sort_des_tranchees_de_mic

http://www.blogmorlino.com/index.php/2012/06/19/mon_armoire_a_maillots_de_didier_braun_l

13.11.12

Permalien 14:12:47, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Jack London, par Jennifer Lesieur, (Libretto/ Phébus)

Prix Goncourt de la biographie 2008, le livre de Jennifer Lesieur paraît en poche dans la remarquable collection Libretto des éditions Phébus qui rééditent Jack London (1876-1916) depuis des années avec une constante jamais démentie. La couverture du livre est composée de onze portraits de l’écrivain qui semblent avoir été pris hier ou même demain tant London a un look contemporain : casquette, cigarette, caban en cuir. Une allure décontractée. On dirait presque le catalogue Aigle. Cet homme pressé a tellement fait de métiers différents qu’on a du mal à croire qu’il n’a vécu que 40 ans. Où est le trait d’union entre ses activités d’ouvrier, de pilleur d’huitres, de chasseur de phoques, de correspondant de guerre, de photographe, de reporter, de militant socialiste ? L’écrivain avide d’expériences était galvanisé par son amour de la vie. La biographie comporte 12 chapitres menés tambour battant, de la naissance, le 12 janvier 1876 (San Francisco) à la mort, le 22 novembre 1916 dans le ranch de Glen Ellen, victime d’une crise d’urémie de type gastro-intestinal. Entre les deux dates, une boulimie d’actions comme s’il se doutait qu’il ne ferait pas de vieux os. Dès ses 10 ans, Jack London devient un dévoreur de livres. Il était loin des gosses d’aujourd’hui qui s’abrutissent de jeux vidéo débiles. A 17 ans, il s’engage comme mousse sur une goélette qui part chasser le phoque dans les mers du Japon et de Sibérie. Ensuite, il va charrier du charbon, la gueule noire du matin au soir. Devenu vagabond, il est arrêté près des chutes du Niagara avant d’être mis un mois en prison ! A 20 ans, il devient socialiste et commence à écrire. Niveau famille ce n’est pas brillant bien qu’il soit père de deux filles nées au début du XXe siècle. Il quittera leur mère pour une autre femme qui lui donnera une nouvelle fille dont la vie ne durera que deux jours… Question santé, il est souvent malade. Après la lecture de la biographie de London, très bien menée avec d’innombrables informations, il n’est pas interdit de (re)lire Martin Eden (1909), une ouvrage indispensable pour tous ceux qui aiment la littérature.

-Jack London
Par Jennifer Lesieur
Libretto/Phébus, 476 p., 11, 80€

Pelé, Maradona et Di Stefano dans le Top Ten mondial

Le jeu qui consiste à établir le classement des meilleurs joueurs revient souvent à la devanture des kiosques.
En cette fin d’année 2012, un mensuel vient de donner sa liste que je ne partage pas. Chacun la sienne. La mienne évolue concernant les deux premières places:: tantôt je mets Maradona avant Pelé, tantôt l’inverse.
J’établis mon classement en tenant compte de la classe des joueurs, du palmarès, de l’impact sur leur(s) équipes, de la longévité.

1er/ Pelé (Pélé). C’est lui qui a donné ses lettres de noblesse au football.
2/ Maradona (Argentine). Le génie du jeu.
3/ Di Stefano (Argentine/Espagne). Tous ceux qui ont vu jouer cet homme-orchestre on dit qu’il était inchargeable.
4/ Puskas (Hongrie). Joueur et homme d’exception auprès des réfugiés politiques.
5/ Cruyff (Pays-Bas). Footballeur de très grande élégance.
6/ Ronaldo (Brésil). Grand percuteur de défenses. A pu s’exprimer malgrè de graves blessures.
7/ Messi (Argentine). Seul joueur né dans les années 1980 capable d’intégrer le Top ten.
8/ Garrincha (Brésil). Ailier d’exception. A été décisif lors de la Coupe du Monde 1962.
9/ Platini (France). Artiste dans tous les sens du terme.
10/ Ronaldinho (Brésil). L’incarnation de la joie de jouer.

PS: Zidane est dans les 20 meilleurs du monde. Ribéry pas dans les 100 premiers.

Le classement de SO FOOT :
1er- Maradona (Argentine)
2e - Ronaldo (Brésil)
3e - Johan Cruyff (Pays-bas)
4e - Michel Platini (France)
5e - Socrates (Brésil)
6e - Pelé (Brésil)
7e - Alfredo di Stefano (Argentine/ Espagne)
8e - Fernando Redondo (Argentine)
9e - Marco van Basten (Pays-Bas)
10e - Roberto Baggio (Italie)

12.11.12

Permalien 16:54:52, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Disparates, de Jude Stéfan (Gallimard)

Je n’ai jamais vu Jude Stéfan à la télévision. Ni de visu.
Je ne l’ai jamais entendu à la radio : j’imagine qu’il doit parfois être interrogé sur France Culture. Je n’ai fait que lire Jude Stéfan. C’est ce que l’on devrait faire avec tous les écrivains. Le poète est un homme invisible, qui se fait rare en tout cas.
Je sais de lui qu’il est né en 1930 (le 1r juillet, à Pont-Audemer, Eure). Du professeur de lettres, j’avais noté : « Regretter d’être né n’est pas regretter d’avoir écrit, c’est-à-dire d’avoir incisé de mes doigts fiévreux un monde illusoire de papier comme on chavire de baisers un masque de beauté inspirante. Avec rage et calme ». (Lettres tombales, 1983 et 1987) Comme disait Malraux, on crée pour défier la mort. La plupart du temps c’est un coup d’épée dans l’eau. On croit que les livres améliorent l’humanité. Douce illusion.
Jude Stéfan se tient hors mode, et donc hors monde. Cela ne l’empêche de faire entendre son bruit contre les bruits, pour reprendre l’expression de Michaux. Il a publié une bonne cinquantaine d’ouvrages : poèmes, nouvelles et essais. Je suis surpris que son dernier recueil n’ait pas eu droit à un tirage de tête sur grand papier. La tradition se perd. D’habitude chez Gallimard, ceux qui s’inscrivent dans la lignée des grands anciens voient leur poésie (ou prose) imprimée sur une poignée d’exemplaires en beau papier. Certains de ces poèmes-là ont déjà été publiés dans des revues quasi confidentielles. Chaque poète est un pays à lui tout seul. Un pays de mots. Celui de Jude Stéfan se visite en sa compagnie. Ce n’est pas le cas de beaucoup de poètes actuels qui oublient les lecteurs en route.
Première surprise : Jude Stéfan aime le football, comme Nicolas de Staël (sur le tard, en nocturne) et Peter Handke.
Dans Enfantines, il écrit dans poème puéril :
« l’étincelant Sindelar était
autrichien le marocain Ben
Barek transcendant sur le
terrain Villon Rimbaud … »
Dans ce poème, il rend aussi hommage à la Callas, à Schiele et à Venise.
Plus loin, je suis aussi tombé sur Nice et sur ses différentes appellations de Nikaïa. Nice aurait pu s’appeler Victoire, l’une de ses traductions possibles. Jude Stéfan rappelle que Nietzsche y séjourna.
Savez-vous pourquoi les chroniqueurs littéraires ne parlent jamais des poètes ? Parce qu’il est plus facile de résumer les romans ! Le livre de Jude Stéfan diffuse de la poésie comme au petit matin le lit déserté contient encore la chaleur de l’être aimé.

-Disparates
De Jude Stéfan
Gallumard, 129 p., 17, 50 €

Permalien 16:24:06, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

En 2012, Ole Gunnar Solskjaer nous refait le coup de 1999

Vers la 16e minute de la video, Giggs, Ferdinand et Chicharito rendent hommage à OGS.

Alors qu’il s’occupait reparquablement bien de la réserve de Manchester United, Ole Gunnar Solskjaer a eu la permission de quitter le club bien que Sir Alex Ferguson ne voulait pas le voir quitter son poste. Cependant le manager écossais a laissé partir le Norvégien au nom des grands services rendus à la Maison Rouge. Sir Ferguson a laissé partir OGS à contre-coeur. Il avait déjà dit non auparavant à Ryann Giggs à qui l’on avait proposé de diriger la sélection galloise.
OGS, lui, est parti à Molde, le deuxième club de sa carrière professionnelle.
Depuis son retour à la case départ, OGS a déjà remporté deux championnats de Norvège, celui de 2011 et celui de 2012 qu’il vient de boucler avec succès.
Les fans de Man U ont tous un oeil sur OGS car il est l’un des possibles successeurs de Sir Alex Ferguson.
J’en fais mon favori avec David Moyes, l’actuel coach d’Everton qui fait du très bon travail aussi.
Moyes a l’avantage d’exercer en Premier League et d’être Ecossais comme Sir Matt Busby et Sir Alex Ferguson.
Solskjaer, lui, a l’avantage d’être un Red Devil. Il fut un immense joueur, le divin remplaçant. On lui doit la victoire en finale de la C1 1999, la première depuis 1968.
Mon favori pour remplacer Sir Ferguson est OGS.
On le connaît: il a la notion du sacrifice, du don de soi pour le bien de MU. On l’a vu commettre un “attentat” pour empêcher que MU n’encaissât un but. Ce jour-là, OGS a regagné le vestiaire sans attendre le carton rouge. Il y a du Cantona dans OSG. C’est un compétiteur endiablé. N’oublions pas qu’on le surnomme: “l’assassin a la figure d’ange".

Classement final du championnat de Norvèe:
1er Molde 51 points 25 matchs /16 3 6/ 44 29 +15
2. Rosenborg 49 points 25 matchs /13 10 2 /46 20 +26

On voit au classement que la décision est intervenue au dernier moment. En gros, les hommes de OGS ont scellé le match à la toute dernière minute du dernier match de la dernière journée contre… Rosenborg, exactement comme OGS marqua en finale de la C1 1999 contre le Bayern Munich en toute fin de rencontre!

[Post dédié à Julien]

Permalien 11:12:07, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

1992-2012: il y a 20 ans, Eric Cantona a relancé Man United et tout le football anglais

Dès son arrivée à Manchester Unied, le 6 décembre 1992, Eric Cantona a révolutionné Man U. A l’entraînement et en match, il a apporté une rage de vaincre et une adresse qu’on n’avait plus vues depuis longtemps à Old Trafford. Outre le fait d’être le dépositaire du jeu de la Maison Rouge, il fut un buteur extraordinaire.

Arrivé en cours de saison à MU, le 26 novembre 1992, Eric Cantona a marqué 9 buts lors de le Premier League 1992/93 qu’il découvre le 6 décembre contre Man City. Dès ses débuts avec les Red Devils, Éric Cantona réalise une exceptionnelle saison et remporte son deuxième titre de champion d’Angleterre de suite, après celui de 1992 avec Leeds. Il devient alors le premier joueur du championnat anglais à être successivement champion avec deux clubs différents. Il permet à Manchester United de conquérir son premier titre depuis 26 ans. Entre la période de Charlton-Best-Law (1967) et le début de l’ère Cantona (1992-1993), MU n’avait pas réussi à gagner une seule fois le titre national. Ce sacre fait de Cantona un héros historique. Ce que n’arrive pas à faire S. Gerrard incapable d’offrir une Premier League Liverpool, titre qui fuit les Reds depuis plus de 20 ans. En Angleterre gagner le championnat est plus important que de décrocher une C1, la preuve Cantona est devenu le King sans jamais glaner une C1 mais il a à son actif 5 championnats d’Angleterre: 4 avec MU et un avec Leeds.
Non seulement il a relancé MU mais il a remis le football anglais à la mode.
Avant son arrivée en Angleterre, les médias ne parlaient que du Calcio.
Quand il s’est affirmé dans le football anglo-saxon, les Anglais se sont mis à regarder avec intérêt les footballeurs français. Avant la réussite de Cantona, aucun français ne s’était imposé en Angleterre. Il est d’ailleurs devenu le premier étranger à recevoir le prix du meilleur footballeur de l’année.
Son impact à MU a été énorme, il a inspiré toute une génération: Giggs, Scholes, Beckham, Butt, les frères Neville.
Cantona a donné à Man U la dynamique de la victoire que n’a plus jamais perdue MU, grâce à l’intelligence de Sir Alex Ferguson.
Cantona était au service de l’équipe. Il aimait faire jouer les autres.
Ce fut un chef d’orchestre fantastique.
Tous les Français, joueurs et entraîneurs, qui évoluent en Angleterre peuvent remercier Cantona tous les jours. Sans lui, ils n’évolueraient pas outre Manche.

Palmarès d’Eric Cantona à Man United de 19992-1993 à 1996-1997:
Manchester United Premier League : 1993, 1994, 1996, 1997
FA Cup : 1994, 1996
Charity Shield : 1993, 1994, 1996
1994 : meilleur footballeur de l’année du championnat anglais par les joueurs
1996 : meilleur footballeur de l’année du championnat anglais par les journalistes
2001 : joueur du Siècle par les supporters de Manchester United du monde entier
2005 : meilleur joueur de l’histoire de la Première League (Premiership) lors d’un sondage commandé par Barclays

Eric Cantona est né le 24 mai 1966 à Marseille
l’arrivée à Manchester United: 27 novembre 1992
Début avec MU: 6 décembre 1992 Man United-Manchester City
Nombre de buts avec MU: 82
Nombre de matchs avec MU: 185

La grande semaine de Barack Obama

Les Américains sont nos amis ne l’oublions pas en ce 11 novembre. Je ne partage pas l’avis de Clint Eastwood. Le très élégant président Obama est un grand président et sa réélection m’a fait très plaisir.

11.11.12

Permalien 23:50:12, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Les Aiglons (2-2), avec David Ospina, contre l'OM font honneur à leurs supporters traités comme des pestiférés avant le derby

David Ospina a fait un très grand retour dans la cage de Nissa la Bella. Avec 2 victoires (Lyon et Nancy) et un nul (OM) en trois matchs.

A Marseille, Stade Vélodrome
OM 2-2 OGC Nice
35.000 spectateurs environ
Buts pour Marseille: A.Ayew (40e), Valbuena (60e)
Buts pour les Aiglons: Cvitanich (51e), Abriel (89e)

Avertissement : Cvitanich (55e)

Marseille : Mandanda - Abdallah, Nkoulou, Fanni, Morel - Cheyrou, Kaboré, Amalfitano, puis Rémy (64e), puis Raspentino (84e), Valbuena - J. Ayew, A. Ayew
Coach: E. Baup

Nice : Ospina - Genevois, Gomis, Civelli, Kolodziejczak - Digard ©, Abriel - Pied, puis Meriem(68e), Eysseric, Bauthéac, puis Maupay (80e) - Cvitanich, puis Bosetti (74e)
Coach: C. Puel

Les Aiglons ont fait honneur à leurs supporters condamnés à rester à Nice car les conditions de séjour provisoire en terre marseillaise étaient vraiment scandaleuses. Fouille, ainsi de suite. Quand on voit tous les actes de violence qui se passe dans Marseille, cette surveillance sur les Niçois était vraiment disporportionnée.
En une semaine, Nice a battu Nancy en championnat au Ray, éliminé Lyon en Coupe de la Ligue et fait match nul au Vélodrome face à Marseille.
Ce n’est pas mal du tout. Nice n’est même pas dans le ventre mou de la L1, 15e avec 13 ponts, mais Nice n’a perdu au 3 fois en 12 journées. C’est dire qu’il leur faudrait juste un peu forcer le destin pour être mieux placé. Petit à petit, les Aiglons font leur nid en L1 2012-2013, en attendant la livraison de l’Allianz Riviera qui va faire beaucoup de bruit dans le football français. Avec un tel stade, Nissa la Bella sera beaucoup plus considérée. Pour le match au vélodrome, il faut féliciter tout le groupe niçois. Ramener un point de là-bas c’est une belle opération. On a eu la confirmation d’un grand Ospina. Je n’ai rien contre Delle mais Ospina c’est le gardien de la Colombie. Ce n’est donc pas n’importe qui. Il ne faut pas Llorisiser Ospina qui a perdu sa place parce que son entourage a mal négocié le mercato estival. Puel l’a sorti de sa cage car le Colombien voulait partir. Il était alors logique de faire jouer Delle, bon gardien aussi. Ospina a arrêté un penalty au vélodrome qui a maintenu Nice dans le match. Avant qu’il ne rejoue, j’avais perçu des problèmes d’automatismes dans notre défense. Je le redis bravo à tout le groupe nissart.

Permalien 01:47:17, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Mené 2-0, Manchester United gagne 2-3 à Aston Villa grâce à un triplé de Chicharito

Comme Best, Cantona, Giggs et C. Ronaldo est un footballeur efficace et spectaculaire. Il ne doit donc jamais quitter le club Manchester United. Le Mexicain est un “monstre” d’explosivité. Il a un moteur dans le ventre et des yeux partout. Il incarne la joie de vivre. Sa présence à MU est un apport considérable depuis son premier match.

10 novembre 2012, Premier League
Aston Villa 2-3 Manchester United
Buts pour Aston Villa: Weimann (45e, 50e)
Buts pour Man U: Chicharito (58e, 87e, 63e)

Ce n’est pas pour rien que le surnom des joueurs de Manchester United est Diable Rouge. Cela veut bien dire ce que cela veut dire: ils surgissent là où on ne les attend pas mais en ce qui les concerne on sait qu’ils peuvent sortir de la boîte quand on les croit morts. Menés 2-0 à l’extérieur, ils ont encore trouvé le moyen de prendre 3 points à l’extérieur ramenant dans leurs bagages une superbe victoire 2-3 pourtant leurs adversaires avaient marqué aux meilleurs moments: fin de la 1ere mi-temps et au début de la seconde.
MU a montré deux visages. Pendant 45 mn: rien du tout. Les Red Devils étaient absents, usés par le nombre de matchs et de compétitions; et pendant les dernières 45 mn, on a vu une immense équipe de MU produisant sans cesse un football varié toujours porté vers l’attaque.
Le 2e but d’Aston Villa fut grandiose, il est venu d’un feinte de coros de Benteke. Cela fait 20 ans que je n’avais pas vu une aussi belle feinte de corps qui a mis dans le vent toute la défence de Man United.
Quand Chicharito est entré dans le match, il a apporté sa fougue intelligente.
J’adore ce joueur et je l’ai aimé depuis son premier match. Il a une vision de jeu extraordinaire. Il sait se placer, il respire le football. Il a de plus le meilleur jeu de tête au monde car il met la tête là où personne ne met le pied. Si Sir Alex Ferguson vend ce joueur, cela serait gravissime. Le Mexicain est un football haut de gamme. J’ai toujours dit que c’était un joueur susceptible d’avoir un ballon d’or. Le pire choix de Sir Ferguson serait de transférer Chicharito au Real Madrid!
Chicharito est né pour jouer à MU: il a le talent et la grinta. Et puis quel sourire ! Avec Ronaldinho c’est le joueur le plus souriant de la la galaxie du football. Dès qu’il est sur le terrain, le jeu s’anime. Avec van Persie et Rooney, Man United a un trident exceptionnel. Je souhaite les voir remporter la Premier League et la C1. La FA n’a pas attribué un triplé à Chicharito mais moi oui. La FA a donné à Vlaar un c.s.c. (63e) alors que le joueur a fait office de montant !

De Gea/ (8) A fait un arrêt décisif à un moment clef. Il a fait le show quand c’était chaud
Rafael (8) Une force vitale prépondérante
Ferdinand (7) Un gagneur-né
Smalling (3) C’est fait enfumer sur le second but d’Aston Villa
Evra ©(8) L’homme en acier a encore répondu présent
Valencia (8) Doué, intelligent, technique, solidaire, beau, il a tout. Une vraie star
Carrick (7) Triple pounom
Scholes. (6) Consciencieux jusqu’à la pointe de cheveux. Puis (70e) Cleverley (7) Un Scholes en rodage
Young. (4) Trop fragile pour les matchs où les adversaires attendent de vous battre sur chaque duel. Puis (45e) Chicharito (10) De l’énergie à revendre. Fait peur aux adversaires. Il a une rapidité d’éxécution phénoménale qui tient du génie. Jeu de tête unique au monde. Chicharito a bel et bien fait un triplé puisque l’arbitre lui a donné le ballon du match. C’est bien la preuve.
Rooney. (7) La générosité faite homme. Sortie suite à une grosse douleur à la cheville. Puis (78e) Anderson (7) S’est bien fondu dans l’ensemble
van Persie (10) A 2-2, il a tiré deux fois sur le montant avant de délivrer la passe décisive à Chicharito sur le 3e but de Man U
Sur le banc: Lindegaard, Buttner, Fletcher, Welbeck
Coach: Sir Ferguson (10) Chicharito a fait une nouvelle fois office de Ole Gunnar Solskjaer. Cependant le Mexicain est mieux qu’un remplaçant. Il va falloir l’associer à Rooney et à van Persie dans le onze de départ.

Classement de la Premier League:
1er Manchester United 27 points 11 matchs/ 9 0 2/ 29 16/ + 13
2 Manchester City 25 11/ 7 4 0/ 20 10/ + 10
3 Chelsea 24 11/ 7 3 1/ 23 11/ + 12
*******************
7 Arsenal 16 11/ 4 4 3/ 18 11/ + 7

Permalien 01:44:38, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Sir Alex Ferguson et les fans de Man U remercient Chicharito

Auteur d’un triplé contre Aston Villa non reconnu par la FA, le 10 novembre 2012, Chicharito porte haut les couleurs de MU et du Mexique.

La déclaration de Sir Alex Ferguson après la sublime victoire de MU à Aston Villa (2-3):
-"Comme je le dis depuis plusieurs semaines, Chicharito est frais et il a fait une bonne pause cet été. Ca fait la différence pour lui. On retrouve le joueur qui est arrivé chez nous il y a deux ans. Et puis quand vous marquez trois buts, vous forcez la décision. Je pense qu’il jouera la semaine prochaine. Il fait les choses naturellement. Il est excellent dans la surface de réparation mais ses déplacements, sa rapidité et sa capacité à prendre les espaces lui ont permis de marquer trois buts aujourd’hui. C’est un superbe résultat pour nous, c’était un super match je dois dire. Aston Villa a vraiment bien joué aujourd’hui, ils n’ont jamais baissé les bras et c’est dommage pour eux vu les efforts qu’ils ont donnés. Mais nous non plus nous n’abandonnons jamais. On a touché la barre transversale deux fois. On s’est réveillé quand ils ont marqué leur deuxième but. C’était un match fantastique. On n’était pas attentionné en première mi-temps, on n’a pas mis de tempo dans le match. On n’a pas eu un seul tir cadré donc on devait s’améliorer à ce niveau-là et c’est ce qu’on a fait. J’étais déçu d’encaisser le deuxième but comme ça, quand un joueur est démarqué dans votre surface de réparation. Mais j’ai commencé à me dire que si on marquait, ça pourrait changer le match. Et c’était vrai. Le soutien dont nous bénéficions nous inspire, mais aussi le fait d’avoir à revenir de deux buts. On n’a pas déçu à ce niveau-là, on a vraiment travaillé dur en deuxième mi-temps pour sortir la tête de l’eau, mais Villa aussi. Aujourd’hui, on s’est mis la pression nous-mêmes, même si on s’en est bien sorti au final. Je pense que cela prouve que nous devons mieux défendre. J’admire l’équipe et la ténacité des joueurs. Quand ils doivent faire quelque chose, ils le font et parfois, le jeu offensif est superbe.”

Permalien 01:32:14, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Dans le rétro: mon premier post sur Chicharito, le 9 avril 2010

Post du 9 avril 2010, en intégralité. Je le remets au début non pas par gloriole mais pour dire comme cela fait plaisir de voir un espoir qui tient ses promesses. Chicharito s’est adapté à la vitesse grand V.
Titre:
“Pour faire rêver ses fans dépressifs depuis l’élimination de Manchester United, en 1/4 de la C1, Ferguson annonce l’arrivée de Javier Hernández, le Cristiano Ronaldo mexicain “

Le jeune mexicain (1 m79, 70 kg) qui va jouer pour MAN U est doté d’un jeu de tête extraordinaire, l’un des plus performants du monde.

De manière exceptionnelle, Man U annonce sur son site la signature d’un nouveau joueur, en avril! Il faut savoir que MU ne communique jamais sur les transferts. Cette fois, cela n’a pas traîné: un jour après l’éviction de la C1, par la toute petite porte, le club séculaire diffuse la bonne nouvelle, afin de retomber dans le positif, dans l’espoir, dans la vie, loin de l’ambiance de mort d’une élimination…
C’est dire qu’il fallait positiver tout de suite après la double déroute contre Chelsea et contre le Bayern…
Sir Alex Ferguson rebondit! Il vient d’enrôler le Cristiano Ronaldo du football mexicain, un quasi clone.
Un des ses joueurs qui enflamment le jeu et les foules.
Puissant, technique, malin, courageux, jeune et beau, Javier Hernández est né pour jouer à Man U car il associe le football au sens du spectacle.
Comme toute entreprise qui ne veut pas perdre ses clients, Man U vient d’annoncer que le club va faire signer Javier Hernández, l’attaquant de 22 ans (Chivas Guadalajara) qui enchante le Mexique. Dès qu’il aura le permis de travail, il rejoindra le camp de Carrington où on l’attend dès le 1er juillet, sauf si le Mexique poursuit sa vie en Coupe du Monde 2010. Le jeune international va croiser le fer avec l’équipe de France où il rencontrera Evra, son futur partenaire chez les Red Devils.
Man U a besoin de faire rêver ses supporters furieux d’avoir vu Ribéry demander l’expulsion de Rafael. L’intoxication a marché. Réduit à 10, MU n’a pas su s’en sortir d’autant que Ferguson a laissé son équipe orpheline d’un véritable avant-centre pendant près de 20 minutes. C’est là que MU a encaissé le second but. Javier Hernández est un superbe athlète qui va renforcer le compartiment des attaquants de MU qui en a bien besoin. Berbatov ne plait pas aux fans de MU car il n’affiche pas la grinta de Tevez qui lui est encore dans le coeur des fans furieux de l’avoir vu partir à Man City. Il est à parier que l’Argentin va faire très mal à Man U lors du derby qui arrive à pas de loup: le 17 avril.
Souhaitons que Ferguson ait vu la main heureuse car cette saison seul Valencia a été une bonne recrue.
Obertan, est une ombre. Et Owen, est trop marqué Liverpool pour entrer dans l’histoire de Man U.

Voici les statistiques du nouvel élu de Ferguson:
Nombre de matchs pros: 71
Nombre de fois titulaire: 39
Buts: 32
Cartons JAUNE: 9
Carton ROUGE: 1

Surnommé “Chicharito” ou “Chicharo", Javier Hernández, va devenir la coqueluche d’Old Trafford.

Première interview du nouveau Red Devil qu’on attend pour la saison prochaine:

Que ressentez-vous depuis que vous avez signé à MU ?
C’est un rêve et je suis donc heureux. J’ai vraiment apprécié ma semaine à Manchester: le stade, l’atmosphère, l’Histoire, le club… Tout est incroyable! Je veux faire de grandes choses ici…

Qu’avez-vous pensé de Manchester U- Bayern Munich ?
-Au début du match, ce fut fantastique. C’était mon premier match à Old Trafford. Je n’étais que spectateur! J’avais l’impression d’être dans un rêve, encore une fois. Quelle ambiance! Hélas, cela s’est mal fini…

Quelles impressions avez-vous de Sir Alex Ferguson ?
-C’est quelqu’un qui m’impressionne. Il est probablement l’un des meilleurs entraîneurs de tous les temps…

Votre famille doit être très enthousiaste à la perspective de vous jouez pour le Reds…
-Oui, ils le sont. Ma famille et mes principaux supporters partagent les grands et moins bons moments.Ces jours-ci tout le monde est très heureux.

MU va venir jouer au Mexique cet été. L’accueil sera-t-il chaud ?
-Le meilleur. Au Mexique, Manchester United est très aimé.

10.11.12

Permalien 17:06:04, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Hugo Lloris a fait une erreur mais il a gagné avec Tottenham (3-1)

Depuis qu’il est à Tottenham tout ce que fait Hugo Lloris est vu à la loupe. A Nice, il faisait des matchs héroïques, personne n’en parlait. Tout est question d’exposition. Cette saison, Lloris découvre la vie en club étranger.

La presse qui a besoin de grain à moudre se moque actuellement de Lloris car le portier de Tottenham n’a pas réussi à dribbler un adversaire et le contre défavorable a occasionné un but pour Maribor (3-1). Pas de quoi en faire un drame: les Spurs ont quand même gagné en Europa League. Son défenseur lui avait redonné le ballon car Lloris avait mal relancé sur lui. Victime du pressing, son partenaire lui a fait une passe en arrière et comme le gardien dans ce cas n’a plus le droit de prendre le ballon à la main… Cette règle est d’ailleurs très bonne. Une erreur cela arrive. Celle-là n’a pas eu de grave conséquence concernant l’issue du match.
Lloris n’a pas fait cette toile parce qu’il n’est pas titulaire.
D’un autre côté cela signfie aussi que L1 française ne vaut pas grand chose aux yeux des Anglais. Chasser le naturel, il revient au galop. Les clubs français puisent dans la L1 mais les joueurs français n’arrivent pas en Premier Leage avec le tapis rouge.
On se souvient que Patrice Evra fut lamentable lors de son premier match.
N’est pas Cantona qui veut. Le King s’est adapté d’emblée au football anglais, à Leeds puis à MU.
Il faut choisir le bon club.
Hugo Lloris n’a pas encore trouvé le sien.
Qu’aurait-il fait à MU puisque Sir Ferguson met en concurrence De Gea et Lindegaard ?
En Europa League il a commis une erreur qui, disons-le tout net, n’est qu’un fait de jeu.
On sait que le Niçois est l’un des meilleurs au monde à son poste.
Quand un gardien fait une bourde, il paie cash en principe.
Le choix de venir à Tottenham n’est pas vraiment le bon car le titulaire américain- Friedl (41 ans)- assure bien sans être à l’abri d’une bourde lui non plus.

08.11.12

La justice a deux vitesses: M'Vila trinque alors que d'autres non

En France, la justice est à la tête du client.
Vous frappez un adversaire en finale de la Coupe du monde et vous recevez les félicitations du président de la République française.
Si par malheur vous vous faites pincer alors que vous avez fait le mur pour aller s’amuser en boîte de nuit avec des copains, on vous fusille médiatiquement.
Deux poids, deux mesures.
La commission Fédérale de discipline de la FFF a infligé à Yann M’Vila une suspension de toute sélection nationale jusqu’au 30 juin 2014. Le milieu de terrain de Rennes a été sanctionné pour sa virée nocturne avec des coéquipiers de l’équipe de France Espoirs. Wissam Ben Yedder, Antoine Griezmann, Chris Mavinga et Mbaye Niang sont eux suspendus jusqu’au 31 décembre 2013. Dès qu’une affaire est médiatisée, les sanctions sont toujours importantes. Il a en va ainsi dans le commerce des hommes, comme disait Alceste/Molière. Jadis on ne savait pas ce que faisaient les joueurs…
Dans le monde des cols blancs, il y a des faits 100 000 fois plus atroces mais on ne le saura jamais. Je pense à Jean-Jacques Rousseau: “Le riche tient la loi dans sa bourse".
M’Vila n’a que 22 ans. Comment se fait-il que l’encadrement de la FFF n’a pas surveillé les Espoirs en stage, même la nuit ? Cette question mérite aussi d’être posée. De manière générale, on parle trop de football et de footballeurs.
Le football est dans mon univers depuis 1959. Je n’ai pas attendu 1998 pour parler ballon. Avec mon père, on parlait football 24 h sur 24. Dans les années 1980, le football en France était encore considéré comme “un jeu de cons qui tapent dans une balle".
Hélas, en 2012, plus on parle de football, plus on se sert du football comme d’une loupe posée sur notre société. Des gens qui sont sont totalement incultes en football se permettent de donner leur avis sur des footballeurs qui n’ont pas commis le moindre problème lors du déroulement d’un match. Triste époque où tout le monde parle sur tout, sans la moindre conscience sur les conséquences. La liberté d’expression c’est aussi parfois de savoir se taire. Est-ce que je parle de chimie, de biologie ou de médecine ?
Le football est plus grand que ceux qui le pratiquent, le regardent et le commentent. Attention je parle du football avec un grand F et non pas des matchs médiocres de L1 et d’ailleurs.
Les grands matchs sont aussi rares que les grands livres. On oublie de le dire trop souvent: en football, l’artiste c’est le cerveau, le pied n’est qu’un instrument. Le football c’est de l’intelligence en mouvement, sinon il ne m’intéresse absolument pas.

PS: les supporters de l’OGCNice ont décidé de ne pas aller voir Marseille-Nice prévu le 11 novembre 2012 quand ils ont vu les mesures mises en place par les autorités des Bouches du Rhône: fouilles au corps, contrôles d’identité, prise de photo, parcage dans un hangar… Dans ces conditions-là, il vaut mieux aller manger une bonne pissaladière.

[Post dédié à mon père Marcel Morlino, inter droit amateur dans les années 1930-1939 qui m’a élevé par le biais du football]

Rock & Folk, History 1966-2012, de Philippe Manoeuvre (Albin Michel)

Le site officiel de Carol King http://www.caroleking.com/

Pourquoi fêter le 45e anniversaire d’un journal ? D’habitude on attend un chiffre rond dans ce genre de célébration… Et pourquoi pas quand il s’agit d’un magazine de musique, et pas n’importe lequel, svp. Rock & Folk ce n’est pas rien. Salut les Copains n’existe plus. Actuel non plus. Tout fout le camp ! Tant que Rock & Folk est dans les kiosques on n’est pas mort. Là nous sommes dans le dur et non pas dans la presse branchée, vous savez celle qui se veut de gôôôche, pour faire genre. La musique n’est ni de droite ni de gauche. Il y a la bonne musique et la mauvaise. Au milieu rien ne nous intéresse. Rock & Folk est incarné par Philippe Manœuvre. Qui s’en plaindra ? Lui on le connaît pour sa passion et sa compétence. Et non pas par sa vie privée étalée en quadrichromie. Rock & Folk ne suit pas la mode comme SLC. Rock & Folk fait la mode, si l’on est enthousiaste comme moi.
Quand on regarde les couvertures, elles sont aussi belles que les albums 33 tours de l’époque. Autrefois on se creusait la tête pour être originale, on ne se contentait pas de fumer un tarpé. Sur les unes, on voit tout que que j’aime : les Stones, Hendrix, Dylan, les Beatles… Au début, le magazine a fait la part belle à Johnny, Eddy et Sylvie avant de faire un changement à 180 degré vers l’anglo-saxon. Le principe de cet album collector est de remonter les années avec chaque fois les couvertures marquantes et un court texte qui reprend les événements phares des 12 mois passés. 500 images nous contemplent.
Mort de Gene Vincent ? 1971. Le paquebot Queen Elizabeth brûle dans le port de Hong-Kong ? 1972. Mort de Jean Renoir ? 1979. Suicide de Pierre Bérégovoy ? 1993. Zidane transféré au Real Madrid ? 2001. Comme le temps passe. En quelle année Ringo Star est sur la couverture de Rock & Folk, en costume, en train de jouer au ballon ? En 2010 (Juillet).
Dans sa présentation Philippe Manœuvre nous rappelle que Rock & Folk a vu le jour en août 1966. Ouf ! Il n’est jamais trop tard : en Angleterre, Melody Maker était en kiosques depuis 1926. La France avait quarante ans de retard… Les a-t-elle comblés ? Avec ce Rock & Folk, oui. Grâce à Philippe Koechlin, Robert Baudelet et Jean Tronchot. Pour le reste cela reste à prouver. Le numéro 0 avait Dylan en couverture. Le canard coûtait 2, 50 F. L’un des temps forts de la vie du journal se déroula lors de la parution du n°25, en février 1969 : « Brel, Brassens et Ferré réunies pour la première fois. » Les gens de télé étaient vraiment lents à la détente. Seul Rock & Folk pensa réunir les trois géants de la chanson française.(1) Dans cet entretien, ils font les modestes. Que les inaudibles qui braillent leurs débilités sans intérêt en prennent de la graine.
A la fin de l’album, on voit en photo les journalistes 2012 de Rock & Folk, outre Philippe Manœuvre : Vincent Tannieres (auteur de la conception graphiques de l’album), Matthieu Vatin, Yasmine Aoudi, Basile Farkas et Vincent Palmer. Merci à eux de maintenir allumée la flamme de la bonne musique sans laquelle la vie serait une erreur comme l’a dit Nietzsche.

(1)François-René Cristiani (RTL) fut à l’origine de la rencontre au sommet. Le photographe Jean-Pierrre Leloir rendit possible la concrétisation du projet, ayant commencé à photographier Ferré en 1953 et Brel et Brassens en 1957, il facilita les contacts avant d’immortaliser la réunion des trois géants Rock & Folk.

-Rock & Folk, History 1966-2012
De Philippe Manœuvre
Préface de Iggy Pop
Conception graphique : Vincent Tannières
Albin Michel / Roch & Folk, 216 p., 25 €

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Le 23 novembre 2012, Sir Ferguson aura sa statue devant Old Trafford

Sir Ferguson dirige Man United depuis 1986 alors que Pep Guardiola n’a entraîné Barcelone que 4 saisons (2008-2012). C’est dire que l’Ecossais est un compétiteur hors normes qui parvient à vivre avec la haute pression quotidienne.

Les Anglais aiment fêter de leur vivant les gens qu’ils aiment et cela n’a rien à voir avec cette nouvelle mode en France qui consiste à donner à des écoles communales le nom de créateurs de cinquième zone avides d’honorabilité.
A Arsenal, Arsène Wenger a déjà un buste en son honneur tandis que la statue de Thierry Henry trône devant l’Emirates Stadium, à Londres. Deux grands témoignages d’estime. En France, on baptise des maternelles du nom de X ou Y qui assistent à l’inauguration alors que deux metteurs en scène majeurs de la scène française du XXe siécle, Jean Vilar et Antoine Vitez, n’ont pas leur buste devant le Palais de Chaillot. En France, le respect est devenu ringard. En France, l’arriviste devance le mérite.
A partir du 24 novembre, les gens qui passeront devant Old Trafford, à Manchester, auront la possibilité de voir la statue de Sir Alex Ferguson, managesr de Manchester United depuis 26 ans. L’Ecossais vient de célèbrer la date anniversaire de son arrivée à Man United, mardi 6 novembre. Record absolu de longévité.
La statue, réalisée par le sculpteur Philip Jackson, sera érigée près de l’entrée de la Tribune Sir Alex Ferguson, c’est-à-dire devant l’ancienne Tribune Nord rebaptisée en 2011 sous le nom de l’illustrissime coach toujours en activité. Elle rejoindra la statue de Matt Busby qui est installée sur la façade principale du stade mythique. Matt Busby avait conduit Manchester United à son premier couronnement européen en 1968, avec le trio légendaire d’attaquants des années 1960, George Best, Denis Law et un autre “Sir", Robert “Bobby” Charlton, eux aussi statufiés aux abords du stade de leurs exploits répétés dans le «théâtre des rêves». L’expression est de Charlton, l’immense stratège Ballon d’or et champion du monde 1966. La statue de Busby fut érigée à la mort du premier grand coach écossais de Man United.
La cérémonie d’inauguration de la statue de Sir Ferguson aura lieu, le 23 novembre 2012, la veille de la venue à Old Trafford, en championnat, des Queens Park Rangers (24-11-2012, 16 h), le premier adversaire que Ferguson, en 1986, alors tout nouvel entraîneur d’United en provenance du club écossais d’Aberdeen. Le palmarès de Sir Ferguson est le plus beau du monde: 12 titres de champion d’Angleterre, deux Ligues des champions, trois championnats d’Ecosse et une Coupe des vainqueurs de Coupe avec Aberdeen. Je suis persuadé qu’il serait champion du monde s’il entraînait l’Angleterre ou un autre grand pays, mais Sir Alex est pour la vie à Man U. Ce n’est pas lui qui partira de MU pour le Real Madrid ou je ne sais autres clubs ou nations.
Alors qu’il fêtait ses 26 ans à la tête de Manchester United, Sir Alex Ferguson a appris qu’il sera statufié à Old Trafford. Le Boss a été très ému par cette annonce qu’il a accepté avec l’humilité qui s’impose. Ce qui n’interdit pas la fierté.
Sir Alex vient de remporter le trophée de Manager du mois d’octobre 2012 en Premier League.
Le Boss et les Red Devils viennent de gagner quatre matchs sur quatre en Premier League, avec 12 buts inscrits, deux victoires à l’extérieur ainsi qu’un premier succès à Stamford Bridge en plus de dix ans.
En un mois, Man United devenu leader avec un point d’avance sur Chelsea.
C’est la 27e fois que Sir Ferguson est nommé Manager du mois.
-"Nos infrastructures sont fantastiques. J’ai un excellent staff et de formidables joueurs : c’est grâce à eux que je suis récompensé. Il n’y a aucun doute là-dessus. Je suis vraiment ravi.”
Et moi aussi, le 23 novembre c’est tout simplement mon anniversaire.
D’aucuns me disent: “C’est facile de supporter un club qui gagne…”
Oui, mais au début de l’hiver 1992, je fus le seul à avoir dit que MU allait gagner le championnat grâce à Eric Cantona, championnat que MU n’avait plus remporté depuis 1967.
Oui, le seul.

[Post dédié aux Matt Busby babes]

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Deschamps relance Gourcuff contre l'Italie alors que Paolo Maldini avait jugé sévérement son passage à l'AC Milan. Steed Melabranque, lui, reste à la maison.

Yoann Gourcuff a du ballon mais on se demande toujours s’il a le mental d’un grand champion. A ses débuts, je pensais le voir bientôt à la baguette, celle tenue jadis pas Kopa, Platini et Zidane. Gourcuff doit s’affirmer dans les deux ans qui arrivent sinon, il restera à jamais un grand espoir qui n’a pas confirmé au niveau international.

Sachant que deux milieux de terrain relayeurs sur lesquels il compte énormément sont blessés- Abou Diaby (Arsenal) et Rio Mavuba (Lille)- Didier Deschamps n’a toujours pas rappelé les deux créatifs Ben Arfa et Nasri dont on sait maintenant qu’ils ne sont pas dans la nappe phréatique fondatrice du nouveau sélectionneur. Ne parlons pas des autres- les fêtards du Havre-qui se sont exclus eux-mêmes.
Le champion du monde 1998 avait la possibilité d’appeler Steed Malebranque pour la première fois en A mais il ne l’a pas fait. Pourtant l’offensif Malebranque est en plein boum actuellement avec une belle densité dans la récupération et la relance. Une évidence: Malebranque n’a pas la carte contre disait Philippe Noiret. Il a fait sa carrière en Angleterre sans jamais rien demander à personne. Aujourd’hui, ses 32 ans ne plaident pas en sa faveur sur la longueur car en France on ferme la porte aux “vieux".
Né le 6 janvier 1980 à Mouscron, en Belgique, le Français Steed Malbranque, n’a joué qu’en Espoirs:
1998-2001 Olympique lyonnais
2001-2006 Fulham
2006-2008 Tottenham Hotspur
2008-2011 Sunderland
2011 AS Saint-Étienne
2012 Olympique lyonnais

A la place de Malebranque, Deschamps a pris une autre joueur de l’O.L… Yoann Gourcuff qu’il va relancer.
Né le 11 juillet 1986 à Plœmeur dans le Morbihan, Yoann Gourcuff, a déjà joue 29 fois en France A:
2003-2006 Rennes
2006-2009 Milan AC
2008-2010 Bordeaux
2010 Lyon
Italie-France du mercredi 14 novembre (20h50) à Parme étant un match amical, Deschamps veut revoir Gourcuff. Est-ce le bon moment ? J’en doute. La dernière des 29 sélections de Gourcuff remonte au 27 mai 2012 (France 3 - 2 Islande). Laurent Blanc l’avait remplacé à la 75e mn par Ribéry.
-"Il a eu une blessure qui l’a éloigné des terrains pendant plus d’un mois, il avait fait un bon début de championnat en août, a expliqué Didier Deschamps. Il est bien avec Lyon. J’ai envie de le voir dans le groupe avant les échéances importantes qui nous attendent l’année prochaine. Il a la faculté à pouvoir jouer plus haut, plus bas. C’est surtout un joueur créatif. Il a cette faculté à faire bien jouer les autres. Quand il est dans de bonnes dispositions comme à l’heure actuelle, c’est un élément qui peut être important pour le collectif", a commenté Deschamps pour expliquer la convocation de l’ancien grand espoir du football français qui tarde à confirmer les belles dispositions montrées à son arrivée en équipe France. Il est évident que cette nouvelle chance est l’une des dernières. On imagine que d’autres Bleus doivent se dire que Gourcuff a droit à plusieurs relances alors qu’eux attendent aussi qu’on fasse de nouveau appel à eux.
Revoir Gourcuff face à l’Italie nous fait penser qu’il y a deux ans, Paolo Maldini avait dit à propos de son ancien partenaire qu’il a côtoyé durant deux saisons (entre 2006 et 2008) à l’AC Milan:
-"Gourcuff au Milan s’est trompé à 100%. Son problème ici, c’était son comportement. Il ne s’est pas montré intelligent dans la manière de se gérer lui-même. (…) Lorsqu’il jouait ici, il n’avait pas envie de se mettre à disposition du groupe. Il ne s’est pas mis à étudier l’italien tout de suite. La tactique, il ne voulait pas la travailler. Il n’était pas toujours à l’heure. Il s’est passé beaucoup de choses. Des choses qu’il n’est pas possible de raconter. Mais lui, il sait très bien ce qu’il a fait. A Milanello, au lieu de faire une feinte et de passer le ballon, il en faisait quatre. C’est normal qu’à la troisième ou quatrième tu prennes un coup. Quand il entrait en jeu, il ne se donnait pas à fond. Des joueurs moins talentueux ont gagné le respect au Milan parce qu’ils donnaient tout. Lui, il ne l’a pas fait. Et ça, il le sait. Au bout d’un moment, il était devenu un corps étranger au groupe".
Suite à ce dézingage, Christian Gourcuff avait tenu à défendre son fils:
-"Je ne suis pas sûr que ce soit de Maldini… Mais il y a des choses qui me sont insupportables. C’est le monde actuel… Là, il y a deux solutions, soit tout casser, soit ne rien dire. Il vaut mieux ne pas répondre, mais c’est très, très méchant. Le Milan a fait le maximum pour récupérer Yoann après son prêt à Bordeaux, je le sais car j’y étais. S’il avait eu ce comportement à Milan, ils n’auraient pas tout fait pour le récupérer".
Yoann Gourcuff va donc passer un nouveau test qui ne voudrait pas dire grand chose car il s’agit d’un match sans enjeu, sauf que contre les Italiens ce n’est jamais un match facile. On sait que ce match trimballe des clichés, du style: “Les Français ne sont pas réalistes et les Italiens ont de belles armoires à pharmacie".
Gourcuff a du talent, on le sait. Ces derniers temps il a été trop souvent blessé.
On attend de lui qu’il démontre un grand mental.
Gourcuff joue au poste de Kopa, Platini et Zidane. La France à ses plus belles époques a toujours eu un grand 10.
La charge est lourde. A lui de la rendre légère sinon la génération Gourcuff va passer et laisser peu à peu la place à celle de Paul Pogba (Juventus Turin) qui frappe à la porte.

La sélection française :
Gardiens : Mickaël Landreau (Lille), Hugo Lloris (Tottenham), Steve Mandanda (Marseille)
Défenseurs : Gaël Clichy (Manchester City), Mathieu Debuchy (Lille), Patrice Evra (Manchester United), Christophe Jallet (Paris-SG), Laurent Koscielny (Arsenal), Adil Rami (Valence), Mamadou Sakho (Paris-SG), Mapou Yanga-Mbiwa (Montpellier).
Milieux : Yohan Cabaye (Newcastle), Etienne Capoue (Toulouse), Maxime Gonalons (Lyon), Yoann Gourcuff (Lyon), Blaise Matuidi (Paris-SG), Moussa Sissoko (Toulouse), Mathieu Valbuena (Marseille)
Attaquants : Olivier Giroud (Arsenal), Bafétimbi Gomis (Lyon), Jérémy Ménez (Paris-SG), Franck Ribéry (Bayern Munich), Dimitri Payet (Lille).

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Borges, de loin, de Christian Garcin (Gallimard)

Borges parlait parfaitement le français. Sa voix est inoubliable, en n’importe quelle langue. Même sans rien comprendre un mot de ce qu’il dit, on est sous le charme de sa façon de parler. Une vraie partition musicale, toute en douceur avec des élévations et des gouffres. Pour moi, Borges incarne l’écrivain dans sa plus grande expression: un mélange d’érudition et de simplicité. C’est vers quoi il faut tendre. Tout le reste n’est pas littérature !

L’ouvrage s’intitule Borges, de loin mais il pourrait s’appeler Borges, de près, tant Christian Garcin colle à son sujet. Au début du livre, le poète-biographe rend hommage à Franz Kafka qu’il place au-dessus de tout le monde au XXe siècle. Chacun ses goûts et celui-ci est excellent. Christian Garcin cite tout de suite après son père, membre éminent de son Panthéon portatif. De la page 12 à la page 14, on voit 10 petites photo de Kafka entre le timbre poste et le photomaton. Sacré visage que l’on ne peut pas oublier. Il aurait pu choisir aussi de faire un livre sur Proust et Faulkner. Finalement son choix se porte sur Borges, son labyrinthe préféré en forme de spirales sans fin.
L’ouvrage s’articule autour du duo Borges-Garcin (Christian). Un bouquet de magie littéraire. En effet sans jamais avoir rencontré physiquement un écrivain on peut vivre avec lui par la pensée mieux qu’avec quelqu’un que l’on voit tous les jours. « Le gouvernement argentine veut organiser un tournoi de football » pestait Borges très peu porté sur le ballon rond. L’écrivain n’a pas vibré une seconde quand les Argentins, conduits par Kempes, qui ont remporté la Coupe du Monde 1978. Il ne supportait pas de voir la vulgarité d’un politicien hurler en cas de buts argentins. Cette démagogie l’écœurait dans un pays qui écrasait toutes les contestations. Borges ne vit pas Maradona soulever le trophée mondial de 1986, au Mexique, le 14 juin. L’écrivain rendit l’âme- expression pas très jolie mais quand on meurt on n’est jamais à son meilleur niveau- le 29 juin…
Le principe de la collection « l’une et l’autre » permet bien l’effet de miroir de Borges-Garcin, le thème du double étant présent partout. Cela fait aussi songer à Maupassant qui souffrait d’autoscopie, maladie qui fait que l’on croit être assis à côté de soi, sur un banc public par exemple. Borges connaissait bien cette sensation qu’il maîtrisait de bout en bout. Cette balade en compagnie de Borges nous refait traverser les années 1980. Elles semblent si loin qu’il est bon d’y replonger pour un baptême de l’intelligence renouvelée.

-Borges, de loin
De Christian Garcin
Gallimard, 174 p., 20 €

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Le trident de MU (van Persie, Rooney, Chicharito) marque 3 buts en 12 minutes

Van Persie, Rooney et Chicharito ont joué 12 minutes ensemble. Résultat ? Chacun d’eux a marqué un but ! Les trois attaquants sont des F1 du football. Sir Ferguson a composé une force de frappe fantastique. Depuis Rooney, Tevez et C. Ronaldo on n’avait pas été à pareille fête. MU est en route pour le doublé Premier League et C1. Le rêve est à nouveau enclenché dans la tête des fans. Sir Ferguson a raison: van Persie est annonciateur de titres, comme Eric Cantona en son temps.

Champions League 2012-2013
Braga 1-3 Manchester United
But pour Braga: Alan (49e)
Buts pour MU: van Persie (80e), Rooney (84e), Chicharito (90e + 2)

Grâce à un très bon coaching de Sir Ferguson, Man United s’est imposé à Braga alors que les Red Devils étaient menés 0-1. En 12 minutes, les Mancuniens ont réglé match.
Je n’ai pas vu la rencontre.
L’ailier Valencia a joué en latéral droit. (Voilà une corde que Nani n’a pas à son arc.)
Le trident Rooney-van Persie-Chicharito a très bien fonctionné: chacun de ses membres a marqué.
Avec 4 victoires en 4 matchs, Man United est déjà qualifié pour les 8e de finale. Carton plein !
Son groupe n’était pas difficile mais pas facile non plus car il n’y avait que des matchs pièges.
Voilà du travail vite fait bien fait.
MU va pouvoir se consacrer à la Premier League, l’esprit tranquille.

De Gea/
Evra ©
Smalling
Evans. Puis (68e) Ferdinand
Valencia/
Nani. Puis (84e) Rafael
Anderson
Giggs/
Chicharito
Rooney
Welbeck. Puis (75e) van Persie
Sur le banc: Lindegaard, Carrick, Young, Cleverley
Coach: Sir Ferguson

07.11.12

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Record en C1 depuis 1956: Lille encaisse un 0-5 en 33 minutes

Champions League 2012
Score du match à la 33e minute…
Bayern Munich 5-0 Lille
Buts pour les Bavarois: Schweinsteiger (5e), Robben (23e), Pizarro (33e, 28e, 18e)

Vos gazettes vous donnerons le score exact de ce Bayern Munich-Lille.
Je ne vous donne que le tableau d’affichage figé dans la 33e minute. (1)
Pas besoin d’aller plus loin dans le match de C1.
Jamais dans l’Histoire de cette compétition majeure qui a commencé en 1956, oui jamais une équipe n’avait encaissé 5 buts en 33 minutes. C’est le record absolu.
Bravo à Lille ! Pardon… Bravo au Bayern Munich.
C’est dire le niveau du championnat français qui ne cesse pas de se vendre dans la presse grâce à Zlatan Ibrahimovic est le seul très grand joueur qui évolue en L1 depuis que Hazard (Chelsea) est parti de Lille. Comme on le comprend…
Le LOSC a aussi battu un autre record en L1. Jamais un club français n’avait encaissé 6 buts en C1.
Il est temps que Lyon et Marseille redeviennent ce qu’ils étaient afin de défendre les chances françaises de manière plus solide.

Composition de départ de Lille : Landreau - Debuchy, Chedjou, Basa, Béria - Balmont, Rozehnal, Pedretti - Kalou, Roux, Payet.

Ces joueurs se sont vraiment comportés en visiteurs, de vrais touristes en Bavière.

Composition départ du Bayern Munich : Neuer - Lahm, Boateng, Danté, Alaba - Javi Martinez, Shweinsteiger - Robben, Müller, Ribéry - Pizarro.

(1) Score finale: Bayern Munich 6-1 Lille. Kroos a accentué le score à la 66e mn et Kalou inscrivit l’unique but lilois à la 58e mn.

Barack Obama a été réélu Président des Etats-Unis

7-11-2012. Discours de Barack Obama après sa réélection à la Maison Blanche.

Donc c’est Obama.
Pour fêter sa réélection, il a parlé devant ses électeurs, les téléspectateurs des Etats-Unis et ceux du monde entier.
Aucune note, pas un regard sur le pupitre. Pas de prompteur, me semble-t-il.
Grande élégance naturelle.
Un discours apaisant, pas de triomphalisme.
Aucune arrogance. Fédérateur.
Un immense professionnel. Humaniste. Et de l’humour en plus. (Mes filles, je suis fier d’elles, mais un chien ça suffit…)
Que la classe politique française en prenne de la graine.
Est-ce le fait des vacances scolaires, toujours est-il que lors d’un zapping général sur les chaînes françaises, je ne suis tombé que sur des invités en plateau tous les uns plus ringards que les autres. Ils n’ont trouvé comme intervenants que des politicard(e)s has been. Ils les ont déplacardisés pour l’occasion. Pendant la récente campagne électorale française, ces gens-là étaient interdits de télévision sous peine de faire chuter leur camp respectif. En France, la politique n’attire plus dans l’ensemble que des gens médiocres humainement. Je ne vois plus d’Edgard Faure, plus de Mendes France. Plus d’Antoine Pinay. Plus de Pierre Bérégovoy. Plus de Charles de Gaulle.

Permalien 00:29:17, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Un siècle de Goncourt, de Robert Kopp (Découvertes/ Gallimard)

Joel Dicker La vérité sur l’affaire Harry Québert (Bernard de Fallois/ L’Age d’Homme) peut avoir le Goncourt 2012. L’autre favori est Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil) Outsider ? Jérôme Ferrari, Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)

Nous assistons à la création de l’Académie qui n’a pas été aisée à élaborer. Jules Goncourt étant mort, en 1870, Edmond a du agir seul mais à sa disparition, en 1896, sa famille a tout fait pour faire échouer la formation de l’Académie afin de capter l’argent destiné à cette confrérie d’auteurs qui devait trouver chaque année un écrivain méconnu pour lui faire gagner de l’argent et des lecteurs. En avril 1900, Léon Hennique réunit pour la première fois les Académiciens désignés: Gustave Geffroy, Huysmans, Paul Marguerité, Octave Mirbeau, les deux Rosny pour qu’ils cooptent trois autres écrivains : Léon Daudet, Elémir Bourges et Lucien Descaves. C’est ainsi que naquit officiellement les Goncourt le 19 janvier 1903, une société reconnue d’utilité publique. Des jaloux le traitèrent en « académiette » la comparant à l’Académie française.
Le livre évoque tous les temps forts de ce qui est devenu une institution française. Aujourd’hui, elle représente encore et toujours beaucoup de pouvoir. Le prix Goncourt reste la plus prestigieuse des récompenses françaises. Il garantit une grosse vente. Certains écrivains y ont laissé des plumes et même leur plume. D’autres qui ne le méritaient n’ont jamais eu le talent qu’il n’avait pas avant l’attribution de la récompense. Une fois décerné le prix est acheté par des gens qui lisent parfois un seul livre par an. Ils font confiance aux membres du prix, les yeux fermés. A certaine édition, il ne vaudrait mieux pas les ouvrir tant le bouquin couronné n’a aucun intérêt. Ne soyons pas comme les envieux. Le prix Goncourt ne plait pas aux gens tant qu’ils ne l’ont pas reçu. Julien Gracq l’a refusé mais on se souvient plus de son refus que des noms de tant et tant de lauréats oubliés.
Pour le prix Goncourt 2012 qutre livres sont encore en lice:
- Patrick Deville, Peste et choléra, Seuil
- Joel Dicker La vérité sur l’affaire Harry Québert, Bernard de Fallois/ L’Age d’Homme
- Jérôme Ferrari, Le sermon sur la chute de Rome, Actes Sud
- Linda Lê, Lame de fond, Bourgois

PS: le prix Goncourt 2012 a été décerné mercredi 7 novembre à Jérôme Ferrari pour Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud). Un ouvrage qui allie le fond et la forme. On dit bravo. Ici on récompense le talent et non pas le parisianisme. Nous sommes dans la littérature. Alors tout va bien.

-Un siècle de Goncourt
De Robert Kopp
Découvertes/Gallimard, 144 p.,, 14,70 €

06.11.12

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Les Ecrivains qui ont fait la République, d'Alain-Gérard Slama (Plon)

Alain-Gérard Slama est un grand rousseauiste comme Henri Guillemin qui dès 1942 réhabilita Rousseau.

Voici le premier tome d’une étude d’Alain-Gérard Slama qui fera date. L’entreprise de l’essayiste est de distinguer les écrivains qui ont fait la République. Beau programme que tous les passionnés des Lettres françaises ne vont pas manquer. Le texte inaugural est sous-titré : “Le trésor caché : des origines au début du XIXe siècle". Pour notre plus grand plaisir, Alain-Gérard Slama se propose de nous dévoiler le « passage de témoin » qui relie des écrivains aussi différents que Montaigne, Joseph de Maistre, Rousseau, Mme de Staël, Constant, Chateaubriand, Hugo, Renan, Barrès, Proust, Gide, Montherlant, Céline… jusqu’à sans doute Kundera et quelques autres.
Pour Slama, «la culture politique française ne se sépare pas de sa culture littéraire». C’est bien dit et cela ne surprend pas de la part d’un érudit de sa trempe. Je préfère de loin lire un homme cultivé sans pédantisme de la dimension de Slama que toutes les ténors de l’édition dont on dit qu’ils sont philosophes alors qu’ils ouvrent des portes ouvertes du style « il faut qu’on s’aime » et « à mort la guerre ». Je mets à part Michel Onfray qui lui a le mérite d’avoir créé une université gratuite pour partager la culture. Albert Camus aurait apprécié.
Slama cherche à débusquer le trésor qui est caché dans chacune des œuvres qu’il estime importantes. On pourrait citer d’autres noms. Sa liste est respectable et elle se défend sans problème. Cependant pourquoi exclure Apollinaire si on fait figurer Proust et Céline. Le fait même que l’auteur d’Alcools fut un apatride devenu Français est un événement majeur. Exit Voltaire ? Montesquieu ? Dans le premier ouvrage Rousseau, de Maistre et Constant ont la part belle. Rousseau y est particulièrement à son avantage et cela est justifié tant il fut le précurseur de la Révolution française. Jean-Jacques, comme on dit, fut un adepte du développement de la personnalité individuelle inscrit dans le mouvement de l’intérêt général. Son impact sur la société fut si grand que Voltaire vit en Rousseau son seul rival. Slama expose bien le parcours de Rousseau qui reste un élément clé de la construction de la République française. Par la pertinence de son analyse et la clarté de son jugement, Slama capte le lecteur grâce à une langue nerveuse dans le bon sens du terme.
Par ailleurs, pour Slama, on pardonne son « racisme primaire » à Céline parce qu’il a inventé un style ; le lyrisme mystique de Genet fait écran à la « grossièreté de son antisémitisme et [à] sa fascination pour les crimes nazis ». Pourquoi Raymond Aron n’a pas le prestige de Sartre ? « Pour la simple raison que celui-ci avait à son actif, en dépit de ses errements staliniens, la consécration d’une œuvre romanesque et théâtrale ». Slama précise que les grands monarques, de Louis XIV à Charles de Gaulle, ont toujours pris le « risque d’entretenir dans leur entourage » des écrivains dont le talent pouvait les rendre encore plus historiques. Lire Slama c’est s’instruire avec plaisir. Il ne faudrait pas que la culture devienne ringarde. Par les temps qui courent, on ne s’est jamais. Restons vigilants.

-Les Ecrivains qui ont fait la République. Tome 1. Le trésor caché : des origines au début du XIXe siècle,
Alain-Gérard Slama
Plon, 213 p., 20 €

05.11.12

Le but décisif d'Evra contre Arsenal, vu du KOP de MU

D’habitude Patrice Evra dit ses quatre vérités à Arsenal. Dèsormais, il ne dit plus rien car il n’y a plus rien à dire contre un entraîneur que l’on dépouille sans cesse. Il ne dit plus rien mais il a marqué un but décisif de la tête contre Arsenal. Hier, toute la presse française taillait Evra. Aujourd’hui, Evra est capitaine de Man U et Deschamps en a fait un leader. C’est ce qui s’appelle donner la réponse du terrain.

Un but vaut mieux qu’un long discours.
Patrice Evra a marqué le but décisif lors de la victoire de Man United contre Arsenal (2-1) le 3 novembre 2012.
Il a donné la réponse sur le terrain. Une réponse à ceux qui en sont restés au bus des Bleus en Afsud. Ce jour-là, Henry était lui aussi dans le “bus de la honte". Le plus grave ce fut qu’à cette époque, la France n’avait plus de sélectionneur national. C’était un bateau ivre sans Rimbaud.
Revenu à MU, dirigé par Sir Ferguson, Evra est redevenu l’un des plus grands latéraux du monde.
Blanc l’a resélectionné et Deschamps en a fait l’un de ses tauliers.
A MU, Patrice Evra est désormais capitaine. C’est dire la confiance qu’il inspire à Sir Ferguson. Et aussi à ses partenaires et aux fans.
Evra est un garçon qui joue entre 50 et 60 matchs par an.
Il n’est quasiment jamais blessé.
Son mental est en acier inoxidable.
Il ne faut pas oublier qu’il a disputé 4 finales de Champions League: une avec Monaco et 3 avec Man United. Même s’il n’en a gagné une, cela situe le joueur parmi les plus grands de sa génération, à son poste.

Patrice Evra, né le 15 mai 1981, à Dakar.
Parcours: 1992-1993, CO Les Ulis; 1993-1997, CSF Brétigny, 1997-1998 Paris SG; 1998-1999 S.C. Marsala; 1999-2000 AC Monza; 2000-2002 OGC Nice; 2002-jan. 2006 Monaco; jan. 2006 Manchester United.

Palmarès
AS Monaco
Vice champion d’Europe 2004
Coupe de la Ligue 2003

Manchester United
Coupe du monde des clubs de la FIFA 2008
Ligue des Champions 2008
Vice champion d’Europe 2009, 2011
4 Championnats d’Angleterre 2007, 2008, 2009, 2011
3 Community Shield 2007, 2008, 2011
3 Carling Cup 2006, 2009, 2010

46 sélections en équipe de France A

Le très grand respect entre Arsène Wenger et van Persie

A la fin du match qu’il a remporté, en marquant le premier but si important, Robin van Persie est allé saluer Wenger, comme un fils va voir son père. Grand moment de football. Avant le match, van Persie avait salué tous ses anciens coéquipiers dans le couloir d’Old Trafford, un à un. Ensuite, il avait embrassé tous ses nouveaux équipiers sur la pelouse, à la vue de tout le monde. Ce 3 novembre 20 h 30 fut vraiment un jour spécial pour l’attaquant. Cela faisait 8 saisons qu’il jouait pour Wenger. Désormais c’est un Red Devil. Une chose évidente: van Persie est un gars super bien élevé comme on dit chez moi.

Le 3 novembre 2012, Robin van Persie a marqué dès la 3e minute contre Arsenal, le club dont il fut le capitaine.
Après 8 saisons passées à Arsenal avec Arsène Wenger, le Néerlandais a signé à Man United pour enfin remporter des grands titres.
A la fin du match, Robin van Persie est allé saluer son ancien entraîneur.
Tout le monde sait que les dirigeants d’Arsenal ont une politique qui consiste à revendre très cher les joueurs que Wenger recrute à bon marché.
Si c’était dans son pouvoir, jamais Wenger n’aurait vendu van Persie.
Le moment de fraternité entre les deux hommes est un grand moment de football que l’on aime.
Mon plus grand regret pour Wenger c’est qu’il n’ait pas remporté la finale de la C1 2006 contre le Barça. (VOIR les du spots suivants)
Ce match-là était un match-clef. Hélas, Henry ce jour-là n’est pas arrivé à vaincre le Barça de Ronaldinho.
Aujourd’hui, tous les fans de Man United disent merci à Arsène Wenger. Merci pour Robin van Persie qui apporte beaucoup à MU. De surcroît, van Persie a beaucoup d’élégance sur le terrain. Une élégance proche de celle de Ryan Giggs. Grands joueurs et beaux à voir jouer.

Evra avait raison: Arsenal n'est plus qu'un centre de formation...

La défaite d’Arsenal 2-1 à Old Trafford a démontré que les Gunners n’étaient plus ce qu’ils étaient à l’époque de Vieira et de Henry. C’est d’ailleurs pour cela que van Perie est parti à MU et que Walcott n’a toujours pas résigné avec les Gunners.

Chaque fois qu’Arsène Wenger est en passe de revenir aux premières places de la Première League, ses dirigeants lui mettent des bâtons dans les roues. Dès qu’il gravit l’échelle de la hiérarchie comme autrefois, le pouvoir exécutif d’Arsenal lui scie un barreau et parfois deux en même temps. Il faut vraiment que le coach soit très bien payé pour endurer un pareil comportement anti terrain: 7,5 M€ par an. Jamais Sir Alex Ferguson n’accepterait une telle politique d’amasser de l’argent au détriment de la qualité. Si Sir Alex avait été pillé chaque saison jamais il n’aurait gagné autant de titres. Wenger doit se contenter de son sort sinon il irait voir ailleurs depuis longtemps. Il vaut mieux un petit chez soi- il y a son buste statufié- qu’un grand ailleurs. A Arsenal, il peut rater plusieurs matchs, ses dirigeants ne disent rien car ils savent que Wenger est dans la poisse à cause d’eux. S’il était au Real Madrid, il n’aurait pas droit à l’erreur. Wenger n’a entraîné que des équipes à faible pression (Cannes, Nancy, Monaco, Nagoya Grampus…) Un vrai plan de carrière. Je le vois peut-être parachever son parcours chez les Bleus, cela dépend des circonstances plus ou moins favorables à un choix extérieur à la FFF.

Arsène Wenger conduit une vieille Jaguar qu’il a rendu compétitive au milieu des Formules 1 dernier cri. Son gros problème c’est que juste avant un Grand Prix et parfois même en pleine course ses propres dirigeants lui retirent un ou deux pneus voire carrèment une soupape. Le conducteur souffre alors toutes les peines du monde pour ne pas perdre le contrôle de son vehicule. Il se maintient bien au volant pour franchir la ligne d’arrivée aux places d’honneur. Ce qui n’est pas un mince exploit.
Le poumon d’acier des Gunners, Song, a signé à Barcelone.
Et sa force de frappe Robin van Persie est passé à l’ennemi: Manchester United.
L’hémorragie des talents se poursuit à Arsenal.
Chaque saison ses meilleurs éléments s’en vont.
On dirait que les dirigeants de Wenger souhaitent que le Français recrute de bons joueurs afin qu’ils deviennent très bons à Arsenal dans le seul but de les revendre pour faire des bénéfices dans la revente. Le club à une manne financière de près de 90 M€.
C’est ce que fait Wenger sauf quand il se plante sur Reyes ou Arshavin qui à Londres moins sont moins bons qu’à leur arrivée, mais cela arrive aux meilleurs coachs, y compris à Sir Ferguson.
Patrice Evra avait 100 % raison de dire qu’Arsenal n’était plus qu’un centre de formation. (Je l’ai dit bien avant lui et cela ne m’a pas attiré que des amis…)
Regardons quelques récents transferts:
-Adébayor, Kolo Touré, Clichy et Nasri: Manchester City. On peut y joindre captain Vieira qui est dans le staff des Citizens.
-As.Cole(Chelsea)
-Henry, Fabregas et Song (Barcelone)
-van Persie (Manchester United)
On voit vraiment que ceux qui tenaient la maison partent tous.
En un an, Arsenal a perdu Clichy en défence, Song à la récupération-relance, Nasri et Fabregas à la création, et van Persie à la finition.
Cela fait beaucoup. Beaucoup trop pour espèrer gagner le championnat.
Les dirigeants d’Arsenal casse trop souvent le groupe d’Arsène Wenger. Il faut aussi rajouter William Gallas sur la liste des départs bien que là il s’agissait de résoudre des tensions de vestiaire dont on eu un aperçu lorsque Nasri (Arsenal) a refusé de serrer la main de Gallas parti à Tottenham.
Arsène Wenger a du mérite de toujours se creuser les méninges pour maintenir Arsenal dans les quatre premiers.
Actuellement plutôt au rang 3 ou 4.
La récente réunion avec les actionnaires les plus modestes (environ 3 % du capital) ne s’est pas passée dans un climat serein. Les deux actionnaires principaux sont milliardaires: un Américain et un Russe. Le club amasse de l’argent mais ne gagne plus rien depuis 2005.
A. Wenger a raté le coche… en 2006 lorsqu’il a perdu la finale de la C1 au SDF face à Barcelone.
A partir de là, le domaine sportif s’est dégradé.
Un victoire en C1 aurait fait basculer Wenger et Arsenal dans les clubs à C1.
Cela aurait changé beaucoup de choses.
On dit toujours qu’Arsenal est le parent pauvre de Man U mais la masse salariale d’Arsenal est de 178 M€ et celle de MU de 198 M€… C’est kif kif bourricot !
Depuis le départ de Patrick Vieira- lui aussi passé à l’ennemi (Man City)- Arsenal se cherche une âme.
Savez-vous comment appelle-t-on la qualification d’Arsenal en C1 ? Un “trophée” (sic). C’est tout ce qui reste à Arsenal pour attirer quelques vedettes perdues à la recherche d’un collier.

Parcours d’Arsenal en Premier League depuis le départ de Vieira:
2005-2006:
1er Chelsea 91 points/ 4e Arsenal 67 points
2006-2007:
1er Manchester United 88 points/ 4e Arsenal 68 points
2007-2008:
1er Man U 87 points/ 3e Arsenal 83 points
2008-2009:
1er Man U 90 points/ 4e Arsenal 72 points
2009-2010:
1er Chelsea 86 points/ 3e Arsenal 75 points
2010-2011:
1er Man U 80 points/ 4e Arsenal 68 points
2011-2012:
1er Man City 89 points (+64) et Man U 89 points (+56)/ 3e Arsenal 70 points

Voyou, de Jean-Luc Henning (L'Infini/ Gallimard)

Voyou ? C’est une compilation d’articles signés par Jean-Luc Henning entre 1975 et 2011. Un best of. Et donc un vrai livre pour ceux qui ne les ont jamais lus. 1975 ? Les années d’espoir, celles d’avant l’arrivée au pouvoir exécutif de François Mitterrand qu’on attendait comme le Messie sans voir que VGE méritait beaucoup mieux que ce qu’on en disait. 1975 ? Les années d’avant le sida, c’est-à-dire que tout le monde faisait l’amour avec tout le monde sans risquer la mort. 2011 ? Le mirage de la gauche est passé et nous restons sur notre faim. De Gaulle reste le plus grand homme politique français du XXe siècle, il n’y aucun contestation possible. 1975-2011 ? Un bail de 36 ans. On dirait la date de naissance et celle de la disparition de quelqu’un. Celle de la jeunesse de Jean-Luc Henning ? Comme le temps passe ! L’auteur de Sperme noir (2006), entre autres titres chocs, a une réputation sulfureuse qu’il n’entretient pas à grands coups d’esclandres médiatiques. JLH n’est pas un imposteur, le genre de petit bourgeois- comme on disait autrefois- qui joue au voyou à Saint-Germain-des-Prés avant d’aller dorloter ses lingots d’or en Suisse ou en Irlande.
JLH ce n’est pas Jean Genet qui pige à Mickey magazine. C’est une sorte de petit-fils de Gide et Pasolini. Je ne savais pas si bien dire car dans sa présentation, JLH écrit : «L’œil qui voit, pas l’oeil vu». Il est comme Maurice Maeterlinck : voir sans être vu. Ce pourrait être son image de marque. Et il précise : « Sentimental glacé, plutôt que cérébral charnel ». L’écrivain nous confie qu’il n’aime pas ce qui est neuf. Il préfère les objets usés. En gros, les voitures d’occasion et non pas les derniers modèles. Les vieux plutôt que les jeunes ? Avec le temps, nous sommes tous des hommes d’occasion et non plus des premières mains. Henning est un Tanizaki français qui a élu domicile dans l’ombre, à l’écart de la lumière, surtout celle artificielle.
De métier professeur de lettres et agrégé de grammaire, il fut un pionnier dans l’enseignement qu’il a voulu moderniser et nettoyer du carcan des idées reçues. Devenu l’une des plus importantes signatures de Libération, il est le co fondateur, avec Marie-Odile Delacour, de Sandwich, fin 1979. Le supplément fut un événement considérable. Un véritable phénomène de société qui libéra la parole écrite des petites annonces. Toutes les fins de semaine, on se ruait sur le supplément pour lire avec délectation ce magazine papier journal dont je suis un grand nostalgique. Il est vrai que j’y ai publié un reportage-photo sur la tétralogie Molière-Vitez. Outre les petites annonces, le journal ouvrait sa porte à des intervenants qui pouvaient proposer spontanément des sujets. C’était l’enjeu essentiel proposé par Jean-Paul : que les lecteurs deviennent journalistes. Ce fut mon cas.
Un mot sur le style de Jean-Luc Henning. De par sa formation littéraire, il aime profondément la langue française qu’il utilise sans les clichés de la branchitude qui à la longue nous fatiguent. Si on prend la collection de Libé, les auteurs qui se voulaient modernes sont devenus illisibles. Ne tiennent le coup que ceux qui ont écrit simplement et sincèrement sans s’interdire les effets de la trouvaille. C’est le cas de Jean-Luc Henning. Dans Voyou, on se confronte aux robes de Chanel et de YSL, on se promène dans la Rome antique, on s’immerge dans la drague entre un « mâle hétéro » et un homosexuel. Henning ne dit pas gay. Un hétéro veut vivre avec un garçon tout ce qu’il ne fait pas avec une femme. Henning dénombre toutes les finesses psychologiques de ce genre de liaison. La luxure est aussi abondamment traitée. Ce péché dit capital est abordé aussi sous l’angle des crapauds si chers à Jean Rostand.
Henning nous entraîne à Montréal, une ville où il y a du ciel partout, ce ciel dont André Breton disait qu’il était la réclame de Dieu. Au détour d’un chapitre, on y croise Artaud et le Nissart Ernest Pignon-Ernest puis surtout Grisélidis, un merveilleux écrivain auquel il a consacré un livre Grisélidis courtisane (1981) réédité depuis chez Verticales/ Gallimard. Grisélidis est une femme exceptionnelle qu’on n’oublie plus dès qu’on la lit. «Grisélidis a tout connu » écrit celui qui la sert la mieux possible depuis toujours. Maman et putain dans toute sa splendeur.
Le voyeurisme inspire à JLH de belles pages, dans tous les sens du terme. Le voyeurisme, ce « vol invisible ». Invisible, mais pas à l’œil nu. Le livre se termine ou plutôt se poursuit avec une “conversation au Palais-Royal” entre JLH et Mona Thomas, histoire de dire que l’intervieweur (Mona Thomas) et aussi important que l’interviewé (JLH). Façon de dégonfler l’ego.

-Voyou
De Jean-Luc Henning
L’infini/ Gallimard, 285 p., 23,50 €

Grisélidis, la très grande amie de Jean-Luc Henning.

Nota Bene: alors que je viens de mettre en ligne ce post je reçois un ouvrage de 2003 de Patrick Gouvervennec qui me précise qu’il est né à Nice. Son envoi est très amical. C’est la première fois que l’on m’adresse un livre, hors actualité comme on dit. Que dois-je y voir ? Un élan de fraternité ou un appel de quelqu’un qui ne publie plus ? Le plus incroyable est que Katia la nuit est l’histoire d’une femme qui reçoit des hommes pour l’amour du geste dirons-nous. Le croisement entre la réelle Grisélidis et l’héroïne “Katia” de Gourvennec est troublant. Hasard objectif, dirait André Breton. J’adresse un salut amical à Patrick Gourvennec.

[Post dédié à Stéphane Vallet]

04.11.12

Rooney et van Persie forment le plus beau du duo du monde

3 novembre 2012, dans les vestiaires d’Old Trafford après Man United 2-2 Arsenal. Rooney et van Persie sont compatibles. En se mettant au service de van Persie, Rooney prouve qu’il est encore plus grandiose qu’on ne le pensait. Sir Ferguson a formé le plus grand duo d’attaquants en activité.

Si van Persie et Rooney jouaient au Real Madrid ou à Barcelone, les journalistes institutionnels en feraient des tonnes. Il a fallu que Cristiano Ronaldo quitte MU pour Madrid contre presque 100 M€ pour que le joueur portugais soit mille fois plus médiatisé. La presse ne parle pas beaucoup des joueurs de MU dès lors qu’ils ne quittent pas le club: Scholes et Giggs n’ont pas eu de traitement de faveur de la presse internationale. Et dès que Beckham est parti à Madrid ce fut la Beckhamania ! La presse n’aime pas les joueurs paisibles. Elle préfère les turbulents et les turbulences, c’est plus vendeur. Pourtant Ronaldo est devenu Ballon d’or(2008) à Man United. Et pourtant, MU est le club qui vaut le plus cher au monde, devant le Real Madrid et devant Barcelone. Donc van Persie et Rooney sont au moins aussi importants que Ronaldo et Messi. La ligne d’attaque de MU s’est considérablement amélioré avec l’arrivée de van Persie: Young-Rooney-van Persie-Valencia. Voilà un sacré quatuor. Nani n’est qu’un remplaçant car il est plus doué qu’intelligent, capable d’action géniale mais trop pauvre collectivement. Nani a le tort de toujours vouloir prouvé qu’il est un grand joueur. Cela fait de la peine de voir une Lamborghini tourner au ralenti. Il est sans doute fait pour un club moins important, un club où on lui demanderait simplement d’être une vedette qui attire le public et les médias, sans forcément une obligation de résultat. Nani devrait tirer des leçons de la façon de jouer de van Persie. Le Néerlandais gaspille peu de ballon. Est-il plus beau de servir un partenaire bien placé ou de tenter sa chance alors qu’on n’est pas idéalement placé ? La réponse est évidente. Eric Cantona a dit que sa plus belle action de jeu avait été un louche en direction de Denis Irwin. Voir l’entente entre Rooney et van Persie est un opéra de l’oeil supplémentaire que Sir Ferguson apprécie beaucoup depuis les tribunes. Il suffit de le voir: il se délecte de ce nouvel esthétisme mancunien.

** Wayne Rooney (27 ans)
né le 24 octobre 1985, à Liverpool (Angleterre)
1996-2004/ Everton FC
2004/ Manchester United
2003/ Angleterre (78 sélections, 32 buts)
Palmarès
Manchester United
Ligue des champions 2008
Coupe du monde des clubs 2008
4 Championnats d’Angleterre 2007, 2008, 2009 et 2011
4 Community Shield 2007, 2008, 2010 et 2011
3 League Cup 2006, 2009 et 2010

** Robin van Persie (29 ans)
né le 6 août 1983, à Rotterdam (Pays-Bas)
1996-2001/ Excelsior Rotterdam
2001-2004/ Feyenoord
2004-2012/ Arsenal
2012/ Manchester United
2005/ Pays-Bas (71 sélections, 31 buts)
Palmarès
Feyenoord Rotterdam
Coupe UEFA 2002
Arsenal
Community Shield 2004
FA Cup 2005

On se demandait si Sir Ferguson avait bien fait de faire venir à MU un joueur emblématique à Arsenal puisqu’il en était le capitaine. La réponse est oui.
Alors qu’il avait promis de ne jamais faire signer un joueur qui a marqué l’Histoire d’un autre club, Sir Ferguson a changé d’avis et a fait venir van Persie à MU, soit un joueur resté huit saisons sous le maillot des Gunners. Auparavant, l’Ecossais avait dit qu’il pensait parfois à S. Gerrard mais il précisait aussitôt que par respect pour Liverpool, il ne le venir jamais venir à Carrington.
Pourquoi a-t-il changé d’avis ?
1/ van Persie voulait venir à Man United.
2/ si Sir Ferguson ne faisait pas venir à MU, il serait sans doute allé à Man City, donc MU a voulu démontrer que le pouvoir financier des Citizens n’était pas plus fort que l’Histoire de MU.
Aujourd’hui, on se réjouit de la venue de van Persie. A tous les points de vue c’est un apport considérable.
Temps d’adaptation: immédiat
Intelligence: 10
Technique: 9
Lecture du jeu: 10
Jeu sans ballon: 10
Esprit collectif: 8

Son entente avec Rooney est belle à voir. “Wazza” le sert souvent. Dès qu’il voit RVP demarqué, Rooney lui donne immédiatement le ballon. Valencia est aussi souvent dans le coup. Tous les grands joueurs ont un ego hors norme mais plus ils sont intelligents mieux ils jouent. Rooney sait que tout le monde à Man United a conscience qu’il est l’un des plus grands attaquants de l’Histoire du football. Aussi, fort de cette certitude, il n’est pas hostile à faire briller son nouveau partenaire. Le football est un sport collectif. Un imbécile aurait considéré van Persie comme un rival et non comme un partenaire. Et bien sûr, bravo et merci à Sir Alex Ferguson qui accompagne ces deux joyaux du ballon rond. Etre fan de MU c’est vivre le paradis sur terre depuis 1993.

Premier League, 10e journée
West Ham 0-0 Manchester City
Swansea City 1-1 Chelsea
Tottenham 0-1 Wigan
Sunderland 0-1 Aston Villa
Fulham 2-2 Everton
Norwich City 1-0 Stoke City

Classement
1 Manchester United 24 pts 10 m/ 8 0 2/ 26 14/ + 12
2 Chelsea 23 10/ 7 2 1/ 22 10/ + 12
3 Manchester City 22 10/ 6 4 0/ 18 9/ + 9

L'ancien capitaine des Gunners a tué d'emblée le match

Sir Ferguson a bien remonté le moral de ses joueurs après l’énorme désillusion d’avoir abandonné le titre de Permier League à Man City, au goal average. Cette saison, MU joue encore la gagne pour le sacre national. Cela dure depuis l’arrivée de Cantona en 1992-1993. Un grand merci à Monsieur Ferguson.

Manchester United 2–1 Arsenal
Buts pour Man U: van Persie (3e), Evra (66e)
But pour Arsenal: Cazorla (90e + 4)

On n’a pas eu le temps de gamberger sur le fait que Robin van Persie ait changé de camp. De fait l’ancien capitaine d’Arsenal qui a passé 8 saisons à Londres a tué le match dès la 3e minute sur un centre de Rafael mal défendu par Vermaelen qui l’a renvoyé sur le Néerlandais qui s’est fait le devoir de marquer d’un tir plein d’adresse. Par respect pour son ancien club, il n’a pas fêté son but. Grande classe ! J’avoue que j’ai eu du mal à le voir revêtir le maillot de MU à son arrivée. Il n’est pas facile d’aimer un ancien adversaire. A partir de ce premier choc Man United-Arsenal, j’ai totalement intégré son transfert.
Un fait m’a profondément marqué juste avant le coup d’envoi. En effet, van Persie est allé embrassé tous les Red Devils, un à un. Jamais je ne l’avais vu agir de la sorte. Cela voulait dire: “Je suis avec vous les gars… Je suis des votres.” Ces étreintes successives ont paralysé les joueurs d’Arsenal. Eux aussi ils ont vu RVP étreindre ses nouveaux partenaires. Cela les a paralysés.
Le match aurait pu se terminer 4-1 si Rooney, Valencia et Anderson avaient marqué chacun le but qu’ils ont eu au bout du pied. Et le match aurait pu aussi se terminer 2-2 si Arsenal avait un peu plus cru en ses chances vu que MU a mis longtemps a marqué le second but qui est venu grâce à Evra, un latéral vraiment hors du commun. Dire que d’aucuns en France osent dire qu’il est quelconque. Hélas! Arsenal est trop affaibli par rapport à jadis. Non seulement, les Gunners n’ont pas remplacé Vieira et Henry mais ils ont perdu Song, Nasri, Fabregas et van Persie. Que serait devenu MU si Carrick, Giggs, Scholes et Rooney étaient partis voir ailleurs. Si de plus Rooney jouait à Arsenal, je serais vert de rage, bon pour la maison de repos car en pleine dépression.
Arsenal diminué a donc livré un match de qualité mais on doit dire que Rooney a raté un penalty très mal tiré (van Persie est venu le consoler), Valencia a raté le K.O. car il a voulu reprendre du droit un ballon qu’il aurait dû frapper du plat du pied gauche, et Anderson s’est compliqué la tâche au lieu de frapper tranquillement dans le cadre. N’est pas Scholes qui veut.

Les RED DEVILS
De Gea/ (8) Sur sa ligne, il est très sûr
Evra © (10) Il a marqué le but décisif. Ce warrior est indestructible. Le plus grand latéral de MU depuis Denis Irwin
Evans (8) Sécurisant malgrè son jeune âge
Ferdinand (7) Un match propre. Présence paternelle
Rafael/ (8) Un latéral du top 10 mondial qui poursuit sa route vers les sommets du poste
Valencia (8) Il fat tout ce que n’arrive pas à faire Nani. Puis (81e) Nani à force de vouloir remplacer C. Ronaldo, il n’est même plus Nani
Carrick (8) Un élément clef de la maison Rouge. Un exceptionnel joueur de club
Young (7) Le véloce à un jeu cristallin qui demande une virtuosité technique qu’il possède.
Cleverley/ (7) Le nouveau Stiles de MU. Une vraie teigne du milieu de terrain. Puis (61e) Anderson (6) Doit encore perdre 5 kg pour enfin devenir indispensable. Néanmoins, il a un coeur gros comme ça
Rooney (8) Se dépense sans compter. Au four et au moulin. Ne s’est pas assez concentré avant le penalty qu’il a raté
van Persie (9) Un monstre de lucidité. Beau à voir se déplacer. Supérieurement intelligent. S’est encore plus vite adapté à MU que Chicharito et Valencia qui avaient pourtant battu un record de rapidité dans ce domaine
Sur le banc: Lindegaard, Wootton, Scholes, Powell, Chicharito
Coach: Sir Ferguson. (8) Du fond du coeur, MERCI de toujours entraîner Manchester United

03.11.12

13 h 45: les compositions de MANCHESTER UNITED-ARSENAL

Seule la mort peut m’empêcher de voir un MU-Arsenal

3 novembre 2012, 13 h 45
Old Trafford, Premier League
Manchester United–Arsenal
Pronostic? 4-1 si MU est dans un grand jour. Sinon 2-2, c’est possible. La grosse cote: 1-3 pour Arsenal.

Les RED DEVILS
De Gea/
Evra ©
Evans
Ferdinand
Rafael/
Valencia
Carrick
Young
Cleverley/
Rooney
van Persie
Sur le banc: Lindegaard, Wootton, Anderson, Nani, Scholes, Powell, Chicharito
Coach: Sir Ferguson a redonné sa chance à Wootton mais sur le banc. C’est un signe pour le sauver mentalement de son match catastrophique à Chelsea en Coupe de la Ligue. MU joue en 4-4-2 évolutif avec “Wazza” un cran sous RVP.

Les Gunners:
Arsenal
Mannone/ Sagna, Mertesacker, Vermaelen, Santos/ Arteta, Wilshere, Ramsey/ Cazorla, Giroud, Podolski
Sur le banc: Martinez, Koscielny, Jenkinson, Walcott, Coquelin, Arshavin, Chamakh
Coach: A. Wenger a mis Koscielny sur le banc. Son équipe est très bien composée. Le retour de Wilshere est une très grande nouvelle pour les Gunners. Walcott est dans le rôle de speedy Gonzalez à venir. Arsènal a opté me semble-t-il pour un 4-3-3, évolutif aussi

Les dernières déclarations.

Sir Alex Ferguson dit Fergie, the Boss:
-"Quand on a réalisé que Van Persie ne prolongerait pas à Arsenal, on a tout fait pour le recruter et il a eu un impact immédiat ici. Les performances de Robin sont meilleures match après match. Il fait la différence. Et c’est d’ailleurs pour ça qu’on avait décidé de le recruter : pour faire la différence. Peu importe si Rooney et van Persie combinent ensemble, ce qui m’intéresse, c’est leur capacité à finir les actions.”

Arsène Wenger dit L’élégantisseme Arsènal Wenger:
-"Le match du 3 novembre n’est pas seulement ce rendez-vous avec van Persie, ni pour nous, ni pour lui je pense. On ne parle pas de lui. Et commencer à penser à quel point il nous manque ne nous aidera pas à bien faire. J’espère qu’il aura un accueil plein de respect, parce qu’il a joué pour nous pendant huit ans et il a fait beaucoup de bonnes choses pour nous, il doit être respecté.”

Arsenal détient le record de longétivité dans l’élite anglaise, Manchester United celui du nombre de Premier League remportés. Même si Arsenal semble moins fort qu’avant- cela reste à prouver car si ses dirigeants transfèrent les meilleurs Gunners, Arsène Wenger en trouve toujours d’autres- un Man United-Arsenal demeure un must du championnat d’Angleterre. La presse se charge de faire monter la mayonnaise.
Manchester United et Arsenal se sont rencontrés pour la première fois en 1894, à Clayton dans la banlieue de la Maison Rouge. Le score de ce match ? 3-3. Ce match est le premier d’une liste de près de 180 confrontations. Manchester en a remporté une petite poignée de plus.
Le record d’affluence en Premier League, qui tient toujours aujourd’hui, appartient à Manchester United- Arsenal de 1948. À la fin de la seconde guerre mondiale, Arsenal était au top du foot anglais et quand les Gunners débarquent à Manchester 83.000 spectateurs sont présents. Comme Old Trafford fut très touché par la guerre, le match se déroula à Main Road, l’enceinte de Manchester City qui jadis accueillait les matchs de la sélection nationale.
La rivalité entre les deux clubs est montée d’un cran à l’après-guerre et elle a connu son pinacle lors des années 1980/1990. Arsenal a fait de gros progrès au niveau du jeu grâce à Arsène Wenger. Avant son arrivée, Arsenal avait un football stéréotypé. Sir Ferguson a cru à un moment donné que Wenger allait être son principal rival mais non, si Man U reste au sommet depuis les années Cantona (1990), Arsenal est un peu rentré dans les rangs. Désormais, Chelsea et Man City ont pris la place de Liverpool et d’Arsenal. Cependant sur un match tout peut arriver. Au niveau de la dimension des coachs, Sir Alex est intouchable. Sa liste de records est si longue que je ne peux pas la citer en plusieurs lignes. Le plus grand exploit de Wenger est d’avoir été le premier entraîneur invaincu sur une saison entière, en 2003-2004.
En octobre 2004, à Old Trafford, Man United l’emporta 2-0 et brisa la série de 49 matches sans défaite en Premier League signée les Gunners. Les disputes entre Gunners et Red Devils ne se comptent plus, à commencer par celles entre Vieira et Keane. Les deux coachs se sont aussi pas mal déchaînés l’un contre l’autre dans les médias avec cependant de belles séquences amicales. La dernière ? Sir Ferguson a pris la défense de Wenger quand des journalistes réclamaient sa démission.
Cette saison, les Gunners viennent de nous rappeler en Coupe de la League que leur surmon est “CANONNIER". Ils se sont qualifiés à l’extérieur 5-7, contre Reading. Dans le même temps, MU a perdu à Chelsea 5-4. Oui, les deux matchs ont vu 21 buts inscrits. Le MU-Arsenal du 3 novembre 2012 est le premier choc entre les deux équipes où l’on verra l’ancien capitaine des Gunners (Robin van Persie) jouer avec MU. Les fans d’Arsenal n’en sont pas enchantés. Un fait incontestable: le Néerlandais est le Red Devil qui s’est acclimaté le plus vite à MU, encore plus vite que Chicharito et Valencia qui avaient déjà battu un record de vitesse au niveau de l’adaptation. A l’inverse de Dimitar Berbatov, génial soliste solitaire.

[Post dédié à Patrick Vieira et à Roy Keane]

Permalien 09:23:06, Catégories: LITS ET RATURES, GOOOOL DO BRASIL !  

Le goût du Brésil (Mercure de France)

Exceptionnelles images de Garrincha, le mythique ailier brésilien. On le voit dans l’ancien Maracana, et dans d’autres scènes de son quotidien (entraînement, vestiaire, douche, chez lui). Son médecin s’exprime avec la radiographie de la jambe malade du joueur historique). Dépassez le générique et regardez svp. Grand documentaire. Il faut se rappeler que la Coupe du monde 1962 a été remportée par le Brésil, grâce surtout à Garrincha, car Pelé fut blessé dès le début de la compétition.

La jolie collection du Mercure de France- nom à jamais associé à Paul Léautaud- ne pouvait pas faire l’impasse sur le Brésil, le pays, du football, de la samba, du soleil, de la plage, des belles filles et aussi des favelas, des rapts, des travestis… Tout ce que je viens de dire n’est qu’une suite de clichés même si on ne peut pas les renier. Le Brésil est aujourd’hui une grande puissance économique. Le pays a passé la vitesse supérieure. La préposée aux choix des textes, Fabienne Gambrelle, dédie son livre à ses «deux maris». Cela commence bien. Beau coup d’envoi ! 2-0, balle au centre. On imagine qu’il s’agit de deux rencontres successives… Bien sûr c’est un clin d’oeil à Dona Flor et ses deux maris (Dona Flor e Seus Dois Maridos, le roman de Jorge Amado, qui est devenu un film grâce à Bruno Barreto (1976).
Parmi les heureux auteurs de textes élus, on remarque un absent de marque : Chico Buarque, pourtant un auteur Gallimard. Il y a des noms dont on se demande ce qu’ils font dans le sommaire tant ils n’ont aucun style et surtout pas de swing. Ne citons pas de noms. Restons aimables. Ils peuvent se reconnaître tant leur prose fait tâche dans le générique. Par contre, personne ne se plaindra- loin de là- des présences conjuguées du grand Blaise Cendrars, d’Eduardo Galeano et de Jorge Amado. On découvre des signatures qu’on ne connaissait pas. Cela nous permet de combler quelques lacunes. On lit un texte signé Pelé qu’il n’a pas bien sûr écrit. Paul Léautaud ne serait pas content de ce laisser-aller. Ce petit livre sera néanmoins à offrir à ses amis pendant la Coupe du monde de football 2014. Ils auront le temps de lire car l’équipe de France n’a pas beaucoup de chance d’y participer et si elle y va ses joueurs auront juste le temps de visiter le Corcovado avant de reprendre l’avion pour le retour.

Le goût du Brésil
Collectif
Mercure de France, 134 p., 6, 80 €

02.11.12

Petite leçon d’astrologie avec Marilyn, Proust et les autres, de Marco Pesatori (Albin-Michel)

Hendrix était Sagittaire… Comme vous ?

L’auteur italien passe en revue tous les signes astrologiques en les éclairant par différences personnalités. Cela donne à l’ensemble un attrait évident qui rebondit de page en page tant le récit est très bien servi par un style alerte, sympathique. On salue aussi la performance de la traduction signée Cécile Chartres. J’ai commencé égoïstement par mon signe. Tout le monde fera la même chose. Je n’ai pas été déçu. Pour se refaire un moral, il n’y a pas de problèmes. «Le Sagittaire se suffit à lui-même. La preuve de son identité, il la trouve en lui-même. » Suis-je donc parfait ? «Le corps n’est plus bloqué par l’esprit» et vice versa. « Le Sagittaire représente la vitesse, la puissance, le dynamisme. Il est une vitalité qui franchit n’importe quel obstacle. Il est totalement extraverti, ne s’arrête jamais (…) De par sa grande confiance en lui et en son dynamisme, le Sagittaire est irrésistible. » Quelques Sagittaires célèbres : Spinoza, Blake, Hendrix, Zappa, Flaubert, Austen, Swift, Rilke… L’auteur aurait pu rajouter : van Beethoven, Churchill, Gide, Heine, Horace, Ionesco, Lope de Vega, Twain, Toulouse-Lautrec, Berlioz, Carlyle…
Comme le Sagittaire est tellement mis en valeur, j’ai vite regardé les autres signes pour voir s’ils sont tous traités avec autant de bienveillance. Le Bélier ? « Il est une force qui ne peut demeurer sur place (…) C’est une émanation ardente. » Des Béliers à retenir : Lautréamont, Baudelaire, Verlaine… Incroyable trilogie ! Est-ce un signe ? Le Bélier, c’est sûr et certain un sacré signe. « Le Taureau ne se contente pas d’illusions faciles » Des Taureaux historiques ? Marx (Karl), Freud (Sigmund), Machiavel, Kant, Satie, Mingus… et Shakespeare. Quel signe bien serv… Les Gémeaux ne sont pas en reste: Dylan, Whitman, Yourcenar, Dante, Carver, Céline, Mann (Thomas). « Le cancer ne supporte pas les compromis. » (Pétrarque, Rousseau et Hemingway). « Le lion ne reçoit pas d’ordre. »(Jung, Duchamp, Jagger, Madona et Warhol. Je rajoute mes amis Berl et Soupault.) « La vierge ne trompe personne. » (Borges, Hegel et Goethe) « La balance assiste au tourbillon de la vie mais n’y participe pas. » (Diderot, Nietzsche, Bardot, Lennon, Wilde, Rimbaud, Antonioni, Monk…) « Le scorpion s’attaque directement aux normes.» (Dostoïevski, Voltaire, Pound, Camus) « Le capricorne est intelligent, logique, utile. » (Newton, Deleuze, Debord) « Le verseau s’occupe seul de ses propres affaires. » (Carroll, Woolf, Joyce Mozart, Lou Andres Salomé, Kerouac, Nin…)
Le livre est essentiellement axé sur les écrivains, de là à dire que les écrivains ont souvent une personnalité hyper riche en facettes différentes. Penser comme cela ne mène pas loin : je connais un plombier mille fois plus passionnant que bon nombre d’écrivains, ou plutôt d’auteurs. Ne confondons pas. N’empêche ce livre est très original par rapport aux livres habituels sur le sujet qui tournent en rond: on peut prendre l’année 1995 et la republier en 2013 sans problème. Marco Pesatori, lui, fournit un vrai travail: recherche plus compétence. C’est un très beau cadeau à faire. A tout le monde puisque tous les signes y sont traités à valeur égale.

-Petite leçon d’astrologie avec Marilyn, Proust et les autres
De Marco Pesatori
Traduit de l’italien par Cécile Chartres
Flammarion, 312 p., 312 p., 19,90 €

01.11.12

Permalien 01:50:16, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, LONDON CITY  

Les "Coiffeurs" de Man United se font tondre à Chelsea

4e Tour de la Coupe de Ligue anglaise
Chelsea 5-4 Manchester United, après prolongations
Buts pour les Blues: David Luiz (31e pen), Cahill (52e), Hazard (90e+ 4 pen), Sturridge (98e), Ramires (116e)
Buts pour les Red Devils: Giggs (22e, 120e pen), Chicharito (43e), Nani (59e)

Manchester United
Lindegaard/ (5) Trop mal défendu
Rafael/ (5) Seul à écoper le navire rouge
Keane (4) A fait de son mieux
Wooton (0) Un fantôme égaré sur une autoroute
Buttner (2) N’a dégagé aucune sécurité/ Puis (45e) Powell (5) En rodage dans le registre de Scholes
Nani (6) Dommage que le résultat soit négatif car on a vu Nani sous son meilleur jour
Fletcher (5) Trop seul pour faire le ménage
Anderson. (7) Quand il est sorti, MU menait 2-3 depuis la 59e mn. Ayant perdu du poids, il joue bien mieux. Puis (81e) Tunnicliffe (3) Aucun apport positif
Giggs/ (7) Bon match
Chicharito (7) Conserve sa bonne forme
Welbeck. (6) A bien travaillé de manière sacrificielle comme toujours. Puis (99e) Macheda (2) Une ombre
Coach: Sir Ferguson (5) A fait reposer les cadres et les tauliers avec le risque que cela supposait…

Chelsea
Cech - Azpilicueta, Cahill, Luiz, Bertrand - Romeu (puis 72e, Oscar), Mikel (puis 45e, Ramires)- Moses, Mata, Piazon (puis 55e, Hasard) - Sturrridge
Coach: Di Matteo

Comme l’on dit: il y a une justice par rapport à la victoire aux forceps de MU en championnat, le week-end dernier à Londres (2-3). En Coupe de la Ligue, Chelsea s’est vengé en battant les mêmes visiteurs 5-4. C’est logique d’autant que les Blues auraient dû bénéficier en plus d’un penalty non sifflé. Les “coiffeurs” de MU ont été trop lamentables en défense. Wootton le jeune Red Devil s’est comporté comme un Bleu face aux Blues. Un vrai pantin: il s’en souviendra le gamin ! Quand on marque 4 buts à l’extérieur on n’en prend pas 5… MU n’a que ce qu’il mérite. Et bravo aux Blues qui sont revenus trois fois au score avant de l’emporter.

Evolution du score:

22e/ le gaucher éternel Giggs récupère un ballon et marque face à la cage. 0-1

31e/ Büttner, qui remplace Evra, fauche Moses. David Luiz transforme le penalty. 1-1

43e/ Servi en profondeur dans l’axe par Anderson, Chicharito marque un superbe but d’équilibriste. 1-2

52e/ Cahill, connu pour son jeu de tête, égalise d’une puissante tête smashée. 2-2

59e/ Suite à un magnifique une-deux avec Anderson, Nani marque un joli but d’une balle piquée. 2-3

90e+ 4. Alors que l’arbitre s’apprête à siffler la fin du match remporté par Man U, Wootton bouscule Ramires et provoque donc un penalty que transforme notre ami belge Hazard maître de ses nerfs: 3-3.

98e/ Pour la première fois, Chelsea mène au score grâce à Sturridge qui marque sur un caviar imprévu de la tête de Wootton (!). 4-3

116e/ Chelsea prend le large par le biais de Ramires suite à un belle percée de Hazard. 5-3

120e/ Azpilicueta bouscule Chicharito… Penalty pour MU que transforme Giggs. 5-4

Novembre 2012
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