Dans le RAYtroviseur (2): Yeso Amalfi en 17 matchs de D1 a donné à l'OGCNice son 1er titre de champion de France, en 1950-1951

23.08.12

Permalien 21:48:54, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

Dans le RAYtroviseur (2): Yeso Amalfi en 17 matchs de D1 a donné à l'OGCNice son 1er titre de champion de France, en 1950-1951

Cette vidéo hésite entre une interview de Spaggiari et un film de Cassavetes avec Ben Gazzara. Yeso Amalfi fut un joueur hyper doué sur le terrain et aussi pour se vendre. Un pionnier dans tous les domaines. Aujourd’hui, il a 87 ans. Nous lui transmettons toute notre amitié. (A partir de 5″17 sur la vidéo, Yeso Amalfi parle de Nice)

Dans le programme de l’OGCNice de Nice-Lille (25 août, 17 h, sur C+ avec des commentaires de Stéphane GUY), je rends hommage à Yeso Amalfi qui a marqué l’OGCNice en 17 matchs de D1. Pas un de plus en championnat. Grâce à son génie créatif il a donné caviar sur caviar à Courteaux et Bengtsson:

-"Yeso Amalfi est devenu mythique en une saison !
Pas besoin de jouer 10 ans dans un club pour marquer son Histoire. La preuve vivante en est Yeso Amalfi (86 ans). Le Brésilien est à l’origine du premier titre de champion de France de Nice en 1950-1951. Il y a avant et après Amalfi. L’inter droit est tellement légendaire que sa présence rôde encore aux quatre coins du Ray. Des dizaines d’anecdotes le concernent alors qu’il n’a joué qu’une saison avec notre maillot. A son arrivée, il prend sous son aile Antoine Bonifaci, 19 ans, qui devient le stratège de l’équipe avec Amalfi. Yeso distribue des transversales de 30 m, oriente le jeu dès que Bonifaci a récupéré le ballon dans le pied des adversaires. Quand l’entraîneur estime que le Sud-Américain sèche trop les entraînements, Yeso prend un morceau de sucre et jongle 3 minutes avec avant de le gober après une chandelle : « Quand vos joueurs seront faire ça je viendrai dès 7 heures du matin ! » On voit le dandy se recoiffer en plein match. Si le ballon ne lui parvient pas, il s’allonge sur la pelouse et fait mine de prendre le soleil à l’Opéra plage. Le beau gosse avec ses fines moustaches attirait au Ray des femmes qui étaient nues sous leur manteau comme au récital de Tino Rossi. «Il avait les plus belles jambes du monde », m’a dit «Toine» Bonifaci toujours sous le charme de son ami plus de 60 ans après leur exploits au Ray. En une poignée de matchs, Amalfi a lancé la dynamique du Gym qui ensuite a vécu une décennie historique devenant le plus grand club français et européen. Ce n’était pas la Socca danse mais la Samba nissarte ! Avant 1956, la Coupe d’Europe n’existait pas mais le monde entier voulait voir les Aiglons qui faisaient vivre le ballon. Au Ray, Amalfi participait au jeu de manière intermittente mais dès qu’il se concentrait à 100%, il était intenable et distribuait le jeu pour faire basculer le score à l’avantage du Gym. Il pouvait être quelconque pendant une mi-temps et puis tout à coup délivrer du caviar à la louche. « Il faut se faire oublier pour mieux faire mal à l’adversaire », tel était son crédo. Après avoir enchanté le Ray, notre Yeso est parti au Torino. Dans l’Allianz Arena, il serait bon de baptiser une tribune «Yeso Amalfi », une façon d’y apporter l’âme du Ray…”

Yeso Amalfi est né le 6 décembre 1925 à São Paulo. Le Brésilien était un intérieur extraordinaire. Un artiste dans tous les sens du terme. Il aimait la vie, et la vie l’aimait aussi. A Nice, c’est un Dieu vivant. En 2012, on parle encore de son passage sous le maillot rouge et noir. Tout le monde sait que c’est lui qui a lancé le club dans la spirale de la victoire des années 1950. Sur la pelouse, il était génial, et en dehors aussi. Quand on voit sa carrière, on s’aperçoit qu’il fut un pionnier dans le domaine des transferts. Il se moquait complétement d’être international. Ce qui l’intéressait c’est d’être bien payé pour son art éphémère. Aujourd’hui, Amalafi jouerait à Chelsea, à Man City ou à l’AC Milan.

Parcours
1946-1948/ SE Palmeiras, Brésil
1948-1949/ Boca Juniors, Argentine
1949-1950/ Peñarol, Uruguay
1950-1951/ OGC Nice
1951-1952/ Torino FC
1952-déc. 1952/ AS Monaco
déc. 1952-1955/ RC Paris
1955-déc. 1957/ Red Star
déc. 1957-oct. 1958/ Olympique de Marseille
oct. 1958-1959/ CA Paris France

Palmarès
Champion d’Uruguay 1949/ Peñarol
Coupe d’Uruguay 1949
Champion de France 1951/ OGC Nice

[Post dédié Guy Cauvin]

Commentaires, Pingbacks:

Commentaire de: Ciais Gaston [Visiteur] Email
Merci pour ce récit sur Yéso. A propos de ses retards à l'entainement, excédé, Numa Andoire, l'entaineur, le mattait à l'amende et yéso finit par devoir une somme rondelette. Un matin, sur le terrain en terre à côté du Stade, il peoposa à Numa, un marché. Il mit le ballon (en cuir, à larges bandes rectangulaires et à lassets)à l'angle des 16 mètres, et dit au "coach" comme on dit maintenant, "si je déquille le poteau de corner avec un shoot, on est quitte. Si je rate je paye cash". Il shoota et descendit le poteau.
PermalienPermalien 07.02.13 @ 19:22

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