Laurent Terzieff (1935-2010), entre Belmondo et Artaud

04.07.10

Permalien 10:31:31, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Laurent Terzieff (1935-2010), entre Belmondo et Artaud

La jeunesse éclatante de Brigitte Bardot et de Laurent Terzieff captées dans À cœur joie, film franco-britannique réalisé par Serge Bourguignon (1967), réalisateur, scénariste et acteur français, né le 3 septembre 1928 à Maignelay (Oise).

Laurent Terzieff a quitté le monde des vivants, lui qui a passé son temps dans les limbes de la création théâtrale, pure et dure.
Ce n’est pas lui qui allait se vautrer dans des émissions débiles pour essayer de remplir des salles.
Il fallait aller vers lui. Ce n’était pas une catin comme ceux qui lui rendent hommage.
De manière un peu poussive, il disait que le public et le privé étaient les deux revers d’une même médaille.
Pourtant, il a repoussé le vedettariat imbécile de la pipolisation pour se consacrer uniquement au théâtre avec un grand T.
Au lieu de céder à la facilité que lui procurait son physique, il a préféré le cerveau à l’enveloppe.
Non, le théâtre public et le théâtre privé ne sont pas la même chose même si c’est le privé qui a imposé Beckett et Ionesco.
Terzieff fit ses débuts sur scène en 1953 au Théâtre de Babylone de Jean-Marie Serreau dans Tous contre tous d’Adamov. Dans le même théâtre où fut créé, le 3 janvier 1953, En attendant Godot (Beckett) par Roger Blin, avec Lucien Raimbourg, Pierre Latour, Jean Martin et Serge Lecointe et Blin, lui-même, dans le rôle de Pozzo.
On ne peut pas mettre sur le même plan, le théâtre facile des gens qui cherchent à faire du fric avec des intrigues idiotes, et l’exigence d’un Serreau.
Terzieff a refusé le monde de la connerie du show biz pour la grande aventure de l’esprit, la seule qui compte.
Il est de la famille des Pitoeff, Copeau, Dasté, Baty, André Antoine, Jouvet, Artaud, Dullin, Blin, Vilar, Vitez, Cuny, Chéreau, Clévenot, Françon,…
D’abord le texte, d’abord l’intelligence, d’abord le danger de la création sans concession.
Tout le reste n’est que mauvaise littérature.

PS:Attention, je respecte autant Molière, Feydeau, Labiche, Pagnol que Tchekhov.
Tous les talents authentiques me touchent.

Commentaires, Pingbacks:

Cet article n'a pas de Commentaires/Pingbacks pour le moment...

Laisser un commentaire:

Votre adresse email ne sera pas affichée sur ce site.
Votre URL sera affichée.

Balises XHTML autorisées: <p, ul, ol, li, dl, dt, dd, address, blockquote, ins, del, span, bdo, br, em, strong, dfn, code, samp, kdb, var, cite, abbr, acronym, q, sub, sup, tt, i, b, big, small>
(Les retours à la ligne deviennent des <br />)
(Sauver le nom, l'email et l'url dans des cookies.)
(Autoriser les utilisateurs à vous contacter par un formulaire de message (votre adresse email ne sera PAS révellée.))

Octobre 2017
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software