02 Décembre 2020

La majestueuse Joséphine Baker par Marie Canet (François Bourin)

Written by morlino
Published on Décembre 2nd, 2020 @ 11:37:30, using 699 mots

Avant de combattre le racisme avec Martin Luther King, Joséphine Baker a révolutionné le music-hall. Le livre de Marie Canet remonte tout le fleuve de sa vie. A lire, à s’attarder dessus pour réfléchir.

Cette nouvelle collection permet de rendre hommage, de célébrer. En ce qui concerne Joséphine Baker (1906-1975), c’est facile. La grande dame est un monument mondial. Parfois dans le livre, l’auteur chipote sur l’engagement de l’artiste dans le combat racial. Il faut préciser que dans sa jeunesse, elle cherchait surtout à travailler sans se faire valoir par des prises de position comme le font actuellement les marionnettes du PAF, entre deux spots de pub cela leur donne bonne conscience. Tous les moyens sont bons pour payer moins d’impôts. Pour un Markus Rashford (Attaquant de Man United) et un Lewis Hamilton (King en F1)combien d’imposteurs qui prêtent leur nom sans même savoir pour quelle cause.
L’important dans le livre sur Joséphine Baker qui débuta dans le spectacle, qu’elle illuminait de sa beauté foudroyante non sans faire intervenir son humour, avec des mimiques clownesques qui ne sont pas habituelles chez les femmes aussi belles qu’elle, ce n’est pas de savoir si sa ceinture de bananes représentait une galerie de pénis mais plutôt de mettre en avant sa générosité sans faille. A Paris, elle fit sensation dans la Revue Nègre sans s’offusquer du mot nègre. A ce propos, il faut signaler que Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire adoraient ce mot puisqu’ils l’ont inventé ! Senghor disait que ceux qui méprisent ce mot sont racistes. Le mot en lui-même ne lui posait aucun problème.
Tous les grands personnages du XXe siècle ont connu Joséphine Baker, de Martin Luther King à Charles de Gaulle. Sa vie inspire le respect : artiste de music-hall- comme le fut Colette- elle devient une star mondiale. Américaine de naissance, elle devient française parce qu’elle se sent très bien en France qui en fait sa coqueluche. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle se sert de sa notoriété pour aider la Résistance et combattre le nazisme pour devenir une héroïne très appréciée par de Gaulle, le chef de la France Libre. La Paix revenue, elle décide de montrer que le monde idéal existe : elle adopte plusieurs enfants de pays du monde entier pour vivre dans une tour de Babel. Tantôt riche, tantôt endettée, elle met sa gloire au service des enfants. La grande humaniste a besoin de beaucoup d’argent pour faire vivre sa famille nombreuse. Brigitte Bardot lui vient en aide pour des appels aux dons. Rien ne fut épargner à Joséphine Baker qui comme Coluche ou l’Abbé Pierre avait le cœur sur la main.
Je peux témoigner sur Joséphine Baker que j’ai vue à Bobino lors des répétions en 1975. J’accompagnais le parolier Pascal Sevran et le musicien Pascal Auriat qui venaient lui présentaient des chansons, grâce à Jean-Claude Brialy qui obtint le rendez-vous. Je travaillais avec Sevran qui connaissait un grand succès avec la chanson Il venait d’avoir dix-huit ans chantée par Dalida qui me louait un studio chez elle. Je revois Joséphine Baker, lunettes épaisses et portant un turban, avec majesté. Elle était dans un superbe tailleur, toujours aussi belle. Elle portait des chaussures à talon haut. Une présence intense. Sa voix inoubliable, son corps d’une légèreté aérienne. Elle semblait survoler sur le plancher. Ils devaient se revoir autour d’un piano. Hélas ! la star s’est éteinte le 12 avril 1975 alors que son nom était écrit sur la façade de Bobino. Je suis le seul rescapé de cette réunion, au sommet du music-hall. Joséphine Baker reste l’une des plus merveilles ambassadrices de la France. Une très grande dame dans toute sa splendeur. La beauté de l’âme.

-Baker, Marie Canet. François Bourin/ Icônes, 102 p., 14 €.

30 Novembre 2020

Grosjean a eu la peur de sa vie, et Hamilton a signé sa 95e victoire en GP

Written by morlino
Published on Novembre 30th, 2020 @ 23:51:59, using 384 mots

Le calme olympien de King Lewis lors de sa 95e victoire en GP.

Dimanche 29 novembre 2020
Grand Prix de F1 de Bahrein
1er L. Hamilton/ Mercedes
2e M. Verstappen/ Honda
3e A. Albon/ Honda

Record de victoires en Grand Prix de Formule 1
1 Lewis Hamilton 95 en 265 courses
2 Michael Schumacher 91 en 307 courses

Classement championnat du monde 20
20
1 Lewis Hamilton 332 points
3 Valtteri Bottas 201
2 Max Verstappen 189

Nombre de sacres de champion du monde
1er Michael Schumacher 7 (1994-1995-2000-2001-2002-2003-2004)
2 Lewis Hamilton 7 (2008-2014-2015-2017-2018-2019-2020)
3 Juan Manuel Fangio 5 (1951-1954-1955-1956-1957)

Lewis Hamilton a remporté son onzième Grand Prix de la saison. Onze sur quinze disputés.
Le 5e consécutif depuis le 11 octobre 2020.
Il est déjà champion du monde 2020. Il n’y a plus que deux GP à disputer.
King Lewis a gardé le cap, ce qui n’est jamais facile quand on a déjà le sacre dans sa vitrine, le 7e !
D’autant moins facile que la course a été marquée par la terrible sortie de route de Romain Grosjean.
Grâce aux oreillettes, Hamilton a été averti que Grosjean s’en était sorti avec seulement quelques blessures dont des brûlures aux mains et aux doigts.
Hamilton a donc été submergé par une grande émotion mais pas par une tragédie.
Romain Grosjean fait l’admiration de tous. Il a prouvé qu’il était un athlète en très grande forme.
Prisonnier de sa ceinture de sécurité et des flammes, il s’est extirpé de l’incendie après de très très longues secondes. Le miraculé a quitté l’enfer avec une maîtrise hallucinante.
Sa voiture a été coupée en deux par les rails de la glissière de sécurité.
Sa combinaison et son casque ont résisté à la chaleur épouvantable.
On a vu Grosjean réapparaître puis marcher soutenu par des bras charitables.
Grosjean a eu la vie sauve grâce aux progrès considérables des conditions de sécurité qui empêchent les F1 d’être automatiquement des cercueils comme dans les années 1950-1970.
Ses progrès sont intervenus après la mort de Senna, en course.
Grosjean a laissé un message dans la soirée de dimanche 29 novembre pour rassurer tout le monde.

[Post dédié à Bandini et Lauda]

29 Novembre 2020

Ben ARFA éclipse Neymar et Mbappé au Parc des Princes vide

Written by morlino
Published on Novembre 29th, 2020 @ 08:33:39, using 256 mots
Catégories: GRAND MONSIEUR

Le but de Ben Arfa contre Rennes. But décisif.

Samedi 28 novembre 2020
Ligue 1
PSG 2-2 Bordeaux
Buts pour le Qatar: Neymar (27e pen.), Kean (28e)
Buts pour Bordeaux: Timothee Pembele (10e csc), Yacine Adli (60e)

Hatem Ben Arfa a fait un beau retour au Parc des Princes.
Il a éclairé le jeu de son équipe.
Bordeaux a ouvert le score sur l’un de ses corners qui a semé la panique au point qu’un joueur du PSG a marqué
contre son camp.
Ensuite, il a perdu un ballon chaud qui a permis à Neymar d’obtenir un penalty. Transformé avec ses petits pas classiques. D’ici peu un gardien sera lire sa trajectoire. Il a tendance a toujours tirer sur la gauche du gardien.
L’égalisation a été suivi d’un autre but du PSG.
En deuxième mi-temps, Bordeaux est revenu au score pour faire 2-2 sur une passe décisive de Ben Arfa. Une passe de grande classe suivi d’un superbe but.
Bordeaux a raté le 2-3 quand Ben ARFA a lancé dans le trou son partenaire qui hélas! n’a pas su marquer.
Le nul des Girondins est une bonne performance.
On a vu Ben Arfa, cela nous a permis de voir du football.
Neymar: quelconque. 3 M€ par mois pour voir une chevelure peroxydée se rouler par terre. L’arnaque du siècle !
MBappé: se perd dans des initiatives personnelles jamais bien réalisées techniquement. Un football bâclé. Il joue pour les photographes. Le style du PSG: ne pas en avoir.

28 Novembre 2020

L'hommage des All Blacks à Diego Armando Maradona

Written by morlino
Published on Novembre 28th, 2020 @ 18:55:44, using 12 mots

Samedi 28 novembre 2020
Australie
New Zelande 38-0 Argentine

25 Novembre 2020

Christophe Dominici a rejoint "Les Tragiques" de Christian Montaignac

Written by morlino
Published on Novembre 25th, 2020 @ 16:48:19, using 673 mots

Parmi d’autres météores de la galaxie sportive, Christian Montaignac rend hommage au sauteur en hauteur Yuriy Stepanov (1932-1963). Un suicidé de la société soviétique.

A part l’étincelant Maso (1974), Christian Montaignac est aimanté, on peut même écrire hanté, par les destins broyés avant l’heure : Etoiles fuyantes, la noblesse de maudits du sport (2004), Cœurs de loser (2008). Il est évident que Maso appartient aux sportifs qui ont la dimension de James Dean tout en restant vivant : il en va ainsi pour Eric Cantona, Jean-Pierre Rives ou Serge Blanco. Bien sûr aussi Bernard Hinault et Eddy Merckx. Et comment ne pas être touché par l’accident de Roger Rivière: tous nos rêves de le voir survoler le cyclisme sont restés au fond du ravin qui l’a brisé au sens propre et au sens figuré. Aujourd’hui Rivière coule encore dans nos veines même s’il est mort.
Cette fois, Montaignac qui est plus un enchanteur qu’un fossoyeur, ressuscite des sportifs oubliés, à l’écart de Cerdan et Coppi qui sont au Panthéon mondial. Ni le perchiste Pierre Quinon qui s’est rayé de la surface de la terre à force d’y tomber dessus, ni John Fashanu traité en pestiféré parce qu’il était “pédé"- comme disaient ceux qui lui ont rendu la vie impossible- alors qu’il serait de nos jours une icône publicitaire.
Le bel ouvrage - à tous les sens du terme- de Montaignac est le sarcophage de quarante sportifs tous partis en cours de route, et certains dans un accident d’auto, tel Steve Prefontaine, coureur sur macadam, pionnier des marathons dans les grandes cités qui font courir tout le gotha des sponsors pour caser leurs marques à virgule, trois bandes ou félin, grâce à lui et à quelques autres. En peu de mots, le narrateur sait faire apparaître les traits de caractère des défunts avec ce qu’il faut de journalisme éclairé par la grande différence qui fait l’écrivain. On retrouve Robert Enke (1977-2009) qui trouvait la vie insupportable devant la mort de son enfant. On apprend à connaître postmortem le sauteur en hauteur Yuriy Stepanov (1932-1963) et le marathonien Kokichi Tsuburaya (1940-1968) eux aussi n’ont pas laissé la mort les surprendre : ils ont devancé l’appel, volontairement. Tout comme Christophe Dominici (1972-2020) qui s’est envoyé en l’air, une mauvaise fois pour toutes. “L’ailier cet enfant perdu”, a écrit Henry de Montherlant. A la radio, on à la télévision, ils ont dit : «Retrouvé mort après une chute» ou «disparition brutale». La mort prématurée de sa sœur lui était insupportable, dit-on. Les samouraïs disent: «Si tu n’es pas digne devant la vie, sois-le devant la mort ».
Christian Montaignac est un précieux mémorialiste. Un réceptacle de la souffrance des autres. Rien n’est triste. La mémoire n’est pas une maladie honteuse. L’écrivain est un dinosaure qui n’a pas baissé la garde devant la suprématie des consultants, mode stupide. Pour un Albaladejo combien de sans vrai talent ? Qu’il est loin le temps où Platini disait : «Les joueurs passent mais les journalistes restent». Désormais c’est le contraire mais dites-moi que nous apporte le blablabla de Chabal, Domenech et autres Lizarazu. Rien de rien. Le plus grand critique littéraire fut Pascal Pia et il n’a jamais écrit un roman de sa vie. “Seul les anciens pros ont le droit de parler de football” vient de confier un champion du monde de football 2018 qui n’a pas joué une seconde de la compétition. Vous l’aurez compris lisez Montaignac et n’écoutez pas la radio. Détournez-vous aussi des livres et chroniques des histrions du sport qui signent des livres sans en avoir écrit une seule ligne.

-Les Tragiques. Ils ne sont morts qu’une fois, Christian Montaignac. Superbes illustrations de Bertrand Vivès. En exergue éditions, 290 p., 21, 50 €

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