Carlo Ancelotti: "Cristiano Ronaldo a tout. Bon du pied droit, du gauche et de la tête. Et surtout, il utilise ses qualités pour l'équipe".

Samedi 25 octobre 2014, 18 h
Le clasico aller de la Liga
Real Madrid - Barcelone
Sur beIN SPORTS 2 (Rediffusion à 22 h sur BS 2 et le lendemain à 10 h 15)
Favori: Real Madrid

“Choc” titre L’Equipe du 25 octobre 2014.
Vous savez de quoi il s’agit ?
De PSG-Bordeaux, MDR.
Leur gros titre c’est sur le match de L1. C’est titrer sur Pauline Carton quand Penelope Cruz est dans le coin.
Puisque la télé nous montre de grands matchs, on ne peut plus aimer les petits matchs de tournoi de sixte. Autant aller voir un match de poussins ou jouer avec des copains.
La veille, par contre, j’ai acheté le journal, rien que pour lire l’interview de Carlo Ancelotti. Une merveille. Tout respire l’intelligence.
L’Italien c’est la grande classe. Man United a fait la grave erreur de ne pas le recruter.

EXTRAITS:

Obligé de gagner le clasico ?
-"La saison dernière, on a perdu les deux clasico et on a gagné la Champions league. Je veux bien refaire la même chose !”

Votre défense ?
-"Avec Varane, Pepe et Ramos, on a trois des meilleurs défenseurs du monde.”

C. Ronaldo ?
-"Une qualité individuelle fantastique. Un professionnalisme au top. Et tout ça au service de l’équipe. Il est très efficace. Bon du droit, du gauche et de la tête.” [Et sur coup de pied arrêté aussi!]

Benzema ?
-"Dos au but, il est meilleur que Falcao et Suarez. Il pourrait jouer organisateur au milieu de terrain.”

Le PSG ?
-"Je suis parti quand j’ai compris que les résultats à court terme comptaient plus que le projet à long terme.” [Quel tacle !]

Votre schéma fétiche ?
-"Le 4-4-2, mais quand on a le ballon, je demande que l’on change tout de suite en 4-3-3. Avec Cristiano [Ronaldo]à gauche, Gareth [Bale]à droite et Karim [Benzema] au centre.” [Sous eux se positionnent alors Modric, Kroos et James Rodriguez. Isco est aussi très important. Bref tout le monde !]

La possession de balle est-ce le secret avec le pressing ?
-"Mon premier coach me disait quand tu as le ballon tu ne peux pas prendre de but… mais une possession sans objectif cela devient vite dangereux.”

Pensez-vous que vos joueurs sont réceptifs à tout ce que vous demandez ?
-"S’ils font 30% de ce que je leur demande, je suis content!” (Rires

© L’Equipe. Merci à Damien Degorre et Frédéric Hermel, le plus grand fan français du Real Madrid, après moi! J’ai synthétisé la pensée du coach pour aller à l’essentiel. Quand L’Equipe propose une telle double page c’est un grand journal.

Le clasico, le vrai ! Le Real Madrid reçoit le Barça qui n'a encore encaissé aucun but !

24.10.14 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, BARCA ES MES QUE UN CLUB, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR

Samedi 25 octobre 2014, 18 h
Le clasico aller de la Liga
Real Madrid - Barcelone
Sur beIN SPORTS 2 (Rediffusion à 22 h sur BS 2 et le lendemain à 10 h 15)
Favori: Real Madrid

500 millions de téléspectateurs vont assister à ce match.
Sur la pelouse, il y a au moins sept des plus grands joueurs du monde: Ronaldo, Messi, Modric, Iniesta, Casillas, James Rodriguez, Varane…
Les ignares se moquaient du Français Mathieu mais le Barça n’a pas encore vu ses propres filets trembler !
Le 3e avec 18 points reçoit le leader avec 22 points, il y a de l’Urgo dans l’air madrilène.
La meilleure attaque (30 buts) accueille la meilleure défense (0 buts)… oui le Barça n’a pas encaissé un seul but en 8 matchs !
Ce n’est pas parce que Canal + n’a plus les droits de la Liga qu’il faut faire l’impasse sur le clasico.
Dire que les médias français osent appeler clasico PSG-OM. C’est comme si on disait d’une Clio qu’il s’agissait d’une Ferrari.
Au même moment que le clasico du 25 octobre a lieu PSG-Bordeaux, à 17 h (C+). Vous hésitez entre les deux matchs, vous ? Moi, non. Si vous m’offriez une loge au Parc des Princes je n’y mettrais jamais les pieds.
Le clasico ne concerne que les deux monstres sacrés ibériques.
Il n’y a que l’Italie (à Milan, Turin et Rome) et en Angleterre (Manchester, Londres, Liverpool/Everton) que l’on a droit à d’autres grosses affiches. Que pèsent un OL-ASSE face à Inter-AC Milan ? Rien: Lyon et Saint-Etienne sont deux villes distinctes.
Ce clasico aller devrait être un vrai sommet.
Ronaldo, Benzema et le milieu de la Maison Blanche sont sont en plein boum tandis que le Barça a une défense inviolée.
Benzema est meilleur en 10 quand 9. Il s’entend bien avec CR7. Du coup Chicharito est sur le banc. Benzema a haussé son niveau de jeu depuis la venue du Mexicain, comme quoi la concurrence à du bon.
J’attends plus du clasico que de Man United-Chelsea qui a lieu le 26 octobre. MU n’a plus aucun fond de jeu, c’est du hourra football. Van Gaal est très loin d’avoir la longueur de vue d’Ancelotti.
Paris a eu de la chance d’avoir un tel entraîneur mais à Paris, Ancelotti n’avait pas Ronaldo, le meilleur joueur du monde. Si Ibrahimovic était le meilleur joueur du monde, il jouerait au Real. Le PSG n’a que des miettes.

Dans la peau de Maria Callas, par Alain Duault (Le Passeur)

24.10.14 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT

Qui parle comme La Callas ? Personne. Les plus grands sont les plus simples.

Non, Alain Duault n’est pas un travesti.
Il joue simplement le jeu de se mettre dans la peau de quelqu’un, selon le principe de la collection du Passeur.
On connait le journaliste mélomane depuis des années, dans la mouvance de Bernard Gavoty, mais qui sait que Duault est aussi un poète à l’œuvre constante depuis 1967 ?
Il suffit de lire Dans la peau de Maria Callas pour saisir la portée de sa poésie présente dans chaque page.
Duault aime La Callas et cela se sent. Bienvenue au club !
Ne pas aimer Maria Callas c’est ne pas aimer le soleil, et la nuit aussi.
Sa vie oscille sans cesse entre la haute création et le drame intime.
Sa mère coupa le cordon dès la naissance de sa fille, ce n’est rien de la dire.
La petite Maria se réfugia vite dans la musique.
Elle avait un oiseau au fond de la gorge.
Sa vie sentimentale fut le point noir de sa vie. « La gloire est le deuil éclatant du bonheur » a signalé Mme de Staël.
Alain Duault nous fait revivre les 15 derniers jours de la vie de la Diva claquemurée dans son appartement parisien et dans sa vie passée.
Elle écoutait ses anciens enregistrements… Un écrivain qui lirait ses propres livres ? Il n’y a pas plus suicidaire.
La Callas n’avait absolument pas conscience qu’elle était la plus grande chanteuse du XXe siècle.
Tant de femmes croient être géniales alors qu’elles n’ont pas 10% du génie de la Callas.
Morte seule et abandonnée de tous, La Callas est l’un des plus grands êtres humains de l’Histoire de l’Humanité.
Je déteste l’Opéra, et surtout son public qui m’insupporte autant que les supporters dans les stades.
Sur les plateaux, on n’entend que des gens qui braillent et qui jouent de manière lamentable.
Ils massacrent même Mozart et Verdi.
Je déteste l’Opéra et son emphase. Je déteste l’Opéra, sauf Marie Callas qui parle la langue du cœur et de l’âme.
Quand j’entends une autre cantatrice que La Callas je me bouche les oreilles.
Des abrutis ont osé siffler La Callas quand elle s’est cassée la voix à Paris. En Italie aussi elle a été huée.
La Callas parlait un français impeccable. Je vous conseille d’aller sur You Tube pour la voir avec son ami Visconti.
Impossible d’être plus humble qu’elle.
A la fois chanteuse et comédienne, elle a réinventée tout ce qu’elle a chanté.
Droite sur le proscenium, sans dire un mot, elle avait une présence fracassante.
Sa beauté est indiscutable. Là encore d’aucuns ont osé dire qu’elle n’était pas belle. C’est sûre, elle avait la beauté de l’âme, pas la beauté de l’âne. Le côté j’ai de gros seins très peu pour elle.
La Callas est devenue célèbre grâce à son immense talent. Elle n’a pas fait la Une parce qu’elle se déshabillait devant les objectifs. Elle mettait à poil son âme pas son corps !
La Callas est un phare de ma vie. J’aperçois toujours sa lumière. Sa mort n’a rien effacé.
Ses ondes sont toujours là. Je suis simplement révolté du traitement qu’on lui a infligé.
Merci à Alain Duault pour son vibrant hommage

-Dans la peau de Maria Callas, d’Alain Duault. Le Passeur, 180 p, 16, 90 €

En attendant le clasico, un grandiose Real Madrid s'impose à Liverpool (0-3) avec Ronaldo (70 buts en C1) et Benzema (40 buts en C1)

23.10.14 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR

Mercredi 22 octobre 2014
Champions League 2015
Liverpool 0-3 Real Madrid

Buts pour le Real: Ronaldo (23e), Benzema (30e, 41e)

Loin du carton du Bayern Munich qui a dynamité la Roma 1-7, la Maison Blanche s’est néanmoins imposée 0-3 à Anfield proposant un football hyper collectif.
Carlo Ancelotti peut être heureux: son Real développe un jeu offensif gr?ce à un pressing incessant.
J’ai bien choisi mon match moi qui suis en période de désintoxication mancunienne, à cause de la déstructuration de Man United qui a jeté son fond de jeu à la poubelle.
Donc j’ai choisi de regarder le Real. Le jeu permute sans cesse par les ailes.
James Rodriguez, CR7 et Benzema m’ont regalé. Un football altruiste sauf en cas de bonne position pour frapper, et là cela devient aussi du collectif en une seul geste car un but c’est toujours pour l’équipe.
Tous les Madrilènes jouent l’un pour l’autre.
La première mi-temps fut paradisiaque.
En face ? Gerrard toujours aussi nullissime. Un surcoté. Une vedette édulcorée.
Balotelli ? Un accident industriel permanent. Il va d’un club à l’autre. Un joueur très prétentieux. Il joue moins bien qu’à ses débuts. Un footballeur borné, têtu dans le mauvais sens. Ce joueur ne tient pas ses promesses. Chaque saison, il baisse davantage.
Steven Gerrard lui est égal à lui-même: insignifiant. Un bas du plafond. Un football imbécile, sans aucun regard périphérique. A part faire une passe volontaire à Drogba (Chelsea) pour que MU ne gagne pas le championnat, c’est un bon à rien. Son football respire la bêtise. Tête baissée, yeux mornes. Dans la ville des Beatles, il joue faux. C’est un working-héros de l’imposture.
Je me régale d’avance: le week-end prochain, il y a le clasico ! Le vrai, Real-Bar?a, pas PSG-OM.
A Anfield, le Real Madrid a donné un récital, un opéra de l’?il.
Les Madrilènes ont réveillé ma passion. Merci.
En football, comme ailleurs, c’est l’intelligence qui m’intéresse.
Tout le reste n’est que littérature. Très mauvaise littérature.

Hommage à François Truffaut dans Le Point, hors série

22.10.14 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE

Patrick Modiano, en littérature, et François Truffaut, au cinéma, sont les deux créateurs français contemporains que j’estime le plus dans leur domaine.
Leurs œuvres me parlent. Ils regardent plus qu’ils ne montrent.
Modiano quand il s’exprime laisse apparaître toutes ses angoisses. On est loin des auteurs qui pérorent, tout leur moi dehors comme on dégrafe sa braguette.
Truffaut parle vite, une vrai mitrailleuse pour cacher ses angoisses, mais sa mort si jeune laisse penser qu’il était étreint pas l’angoisse. On connaît son enfance, encore plus atroce que celle de Modiano.
On n’oublie pas les films de Truffaut. Avec Doinel, il a parle de l’enfance de tous les Français.
La peau douce est mon film préféré avec La chambre verte.
Bien sûr, il y a aussi L’homme qui aimait les femmes et La nuit américaine.
Truffaut était un écrivain qui faisait du cinéma, et Modiano est peut-être un cinéaste qui écrit.
Les yeux de Truffaut, le débit de sa voix, sa vitesse d’exécution, sa pudeur, son intelligence, sa sensibilité, tout reste si présent.
La France était coupée en deux, il fallait aimer Truffaut ou Godard. Moi c’était Truffaut, comme j’aimais Anquetil et non Poulidor (quoique…), les Beatles et pas les Rolling Stones. On opposait même Bardot et Moreau.
A bout de souffle c’est vieillot. Pierrot le fou, reste mon Godard fétiche. J’aime écouter parler Godard mais son cinéma m’ennui, m’endort. Les films de Truffaut n’ont rien universitaires, tous sont très vivants. La sirène du Mississippi m’a copieusement énervée, comme s’il s’agissait d’un faux Truffaut. Il faudrait que je le revois. Les deux Anglaises et le continent aussi. Dans La femme d’à côté, il cite Raymond Guérin sans le signaler.
Il achetait ses livres rue Durantin chez un ancien élève de Charles Dullin: André Bugnard. J’y allais aussi. Ce libraire me fascinait. J’estimais que c’était le plus grand libraire-bouquiniste de France. Il lisait presque toujours. Je le plaçais plus haut que n’importe quelle personne parlant de livres.
On le dérangeait presque. Il toisait le client pour savoir qui il avait en face de lui. Il détestait qu’on touche ses livres. Je le comprenais car un maladroit pouvait déchirer la tranche.
Ses yeux derrière ses puissants verts des lunettes m’effrayaient souvent. Heureusement, il pouvait rire.
Je n’arrivais pas à l’imaginais vivre une vie de couple, tant il était imbibé de littérature.
Un jour sombre, mal luné, il pouvait dire: “Ne touchez pas les livres, ils ne sont pas à vendre!” Il avait mis un écriteau dans ce sens. Il m’aimait bien car je recherchais les Berl, Soupault, Bove, Calet, Guérin… Il a pris sa retraite, je l’aperçois parfois dans le coin, à Montmartre, marchant comme Dullin. Dans la rue Durantin, il y a beaucoup de magasins de fringues. La librairie a disparu, comme Truffaut.
Le Point publie un hors-série très bien fait.
François-Guillaume Lorrain parle parfaitement de l’enfant François Truffaut.
Ecoutez le témoignage de son ami François Lachenay: “Notre merveilleuse entente juvénile fut quelques fois traversée d’orages. Je commis une action que j’ai toujours regrettée. Un jour d’engueulade, j’ai jeté tous ses livres dans l’escalier. Je le revois encore, en larmes, les ramassant".
Ce témoignage qui était enfoui dans un vieux Cahiers du Cinéma de 1984 méritait une nouvelle exposition.
Voilà qui est fait.
Il y a une interview de Madeleine Morgenstern, la mère de ses deux filles aînées.
Leur fille aînée Laura se confie aussi.
Il y a d’autres témoignages de collaborateurs et divers proches. Ses grands modèles, ses influences.
Manque un entretien avec Jean-Pierre Léaud. Cependant procurez-vous ce spécial Truffaut. Il y a lire et relire. On rend hommage. On se rappelle. On apprend. On découvre. Tout est parfait. Un vrai bel hommage.

-TRUFFAUT, l’homme qui aimait le cinéma. Le Point, hors série. 82 p., 7,50 €

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