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-Petit traité d’intolérance, de Charb (Librio)
28.01.15 @ 11:19:19, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, 611 mots   French (FR)

Charb vivait dans la menace d’un attentat. Il n’était pas exempte de contradictions: pas contre tout puisque proche du PCF. Au plan privée, il pouvait voir quelqu’un du bord qu’il condamnait sans réserve. Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Au moment où le Traité de la tolérance de Voltaire s’arrache comme des petits, Librio remet en librairie le Petit traité d’intolérance de Charb (1967-2015). Au dos du livre, on lit que l’auteur « a été assassiné le 7 janvier 2015 pendant la conférence de rédaction ». Sans plus de précision. L’actualité brûlante nous dispense d’autres commentaires. Ce brûlot de Char est un jeu de massacre sur tout ce qui l’énerve. Un peu les Mythologies de Barthes écrit au bazooka. Presque rien ne résiste à sa moulinette, peut-être le communisme auquel il adhérait en utopiste. Lui c’était: il faut s’aimer les uns les autres au lieu d’écraser financièrement son semblable. Rien à voir avec le Stalinisme qui réduisait en cendres les opposants.
L’ouverture du livre fait désormais office de testament. « Je ris de ce que je veux quand je veux (…) » Dès que l’on commence à censurer on ne sait plus où est la limite. Bien sûr il est stupide et malsain de nuire à une partie de la population sous prétexte qu’on empêche une autre d’être mieux représentée. Char s’est trompé, il met plus bas que terre les météorologues du PAF, oubliant qu’il y a pire : les préposés aux signes du zodiaque qui amassent une fortune en ne racontant que des conneries interchangeables au fil des années. Il faudrait faire une étude de ces chroniques qui polluent les esprits. S’il n’y avait que ça !
«Un cul de Sarkozy râpé par la langue de Michel Drucker » note-t-il au sujet des médiocres devantures de Kebabs. Les animateurs TV et autres tchatcheurs du PAF étaient dans son collimateur: « Il faut pendre aux lustres de son émission de merde l’hypocrite qui emploi le mot «réclame » pour « publicité » écrit-il à propos des speakers de la TSF qui crachent dans la soupe. Voilà deux exemples des joyeusetés qui jalonnent l’ouvrage. On perçoit partout la saine colère de Charb qui ne supporte pas les imbécilités de la vie quotidienne que d’aucuns fabriquent pour gagner de l’argent sur le dos du public pris pour de la matière abonnable, pour des électeurs à capter. Charb pratique plus la colère, le coup de poing contre la société, que le trait d’humour facile pour faire rire la société. Dans sa ligne de mire, il dézingue les reporters sportifs qui se contentent de dire ce qu’ils voient dans le meilleur des cas, les fumeurs, les détergents, la liste est longue. Les slameurs héritent d’un beau taillage de costard : « Il faut cirer les cordes vocales de ces curés de la poésie avec une lime à ongles rouillé ». On referme le livre sur : « Mort à ceux qui ont peur de mourir ». Charb n’y va pas par quatre chemins : « Le néant, c’est, comment te dire ? Tu vois ton boulot à la poste ? Bon, bah, c’est pareil en moins chiant ». On a perdu un rebelle non institutionnel. Il est mort abattu par des tueurs masqués, comme si les commentaires sous pseudonyme avaient flingué le bloggeur à visage découvert.

-Petit traité d’intolérance, de Charb. Librio, 126 p., 3 €

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Le nouvel Aiglon Hatem Ben Arfa toujours pas fixé sur son avenir
27.01.15 @ 23:35:02, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR, 161 mots   French (FR)

La vidéo est un reportage sur Nice-Marseille (2-1).

La farce continue.
Alors que la FA a déclaré que le match de Ben Arfa sous le maillot de Newcastle n’était pas officiel, la FIFA n’a toujours pas déclaré que le joueur avait donc le droit de jouer avec Nice puisque l’OGCN ne serait alors que le deuxième club de la saison 2014-2015 du milieu de terrain offensif après son passage à Hull City.
Si la FA dit que le match avec les jeunes de Newcastle n’est pas officiel pourquoi tant de temps perdu ?
La LFP et la FIFA ne cessent pas de se renvoyer le dossier.
Cette comédie est sans fin.
Les derniers rebondissements ?
Un membre de la FIFA devrait donner son accord et ensuite la balle sera à nouveau dans le camp de la LNP.
Tout ça ressemble aux fameux comités Théodule qui rongent la France depuis un siècle.

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Sublime voyage dans l'atelier de Giacometti, raconté par son ami et modèle Isaku Yanaihara (Allia)
26.01.15 @ 16:22:27, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, VAN GOGH FOR EVER, 1181 mots   French (FR)

Extrait de l’admirable émission de Jean-Marie Drot, l’un des plus grands hommes de télévision au temps injustement oublié. Giacometti est un génie qui aimait ressembler à un mécanicien auto de Levallois-Perret. Giacometti est l’un des maîtres sculpteur de l’Histoire. Un antique chez les modernes. Eblouissant dans son travail, dans sa vie, dans ce qu’il fait, dans ce qu’il dit. L’intelligence à l’état brut. C’est mon antidote à tous les imposteurs. Il respire l’authenticité. Un cœur pur dans un monde de menteurs professionnels.

Le peintre et son modèle. Voici une nouvelle version de ce thème souvent abordé dans la littérature, sauf que dans ce cas précis, il s’agit d’un témoignage et non pas d’un roman. Cela dit c’est aussi beau qu’une fiction, tant la poésie est présente dans cette grande histoire d’amitié entre Alberto Giacometti et Isaku Yanaihara. Au détour d’une phrase, on tombe sur cette citation d’Alain, le philosophe qui a beaucoup influencé les lettres françaises : « On peut tromper un juge ; on ne trompe pas un peintre de portrait ». Alberto Giacometti est l’un des plus grands sculpteurs du XXe siècle, l’un des cinq meilleurs avec Brancusi. Giacometti ? Presque tout le monde l’imagine Italien alors qu’il était Susse. De comportement, il était plus Italien que n’importe quel Italien. Grande qualité de cœur et une parole merveilleuse. Il avait des mains d’or, et il voulait travailler dans le plus grand dépouillement afin de ne pas polluer son univers par la richesse. Quelle différence avec Picasso !
Quand il scrutait un modèle pour faire une sculpture, il ne connaissait plus personne. «Si mon frère pose ce n’est plus mon frère. » En effet, le modèle n’était plus qu’un squelette recouvert de peau. L’identité d’en face obsédait l’artiste qui se battait avec la matière. Son but capter l’âme de son prochain immédiat. Le livre d’Isaku Yanaihara est une merveille. Tous les amoureux de Giacometti doivent se le procurer fissa. C’est le meilleur moyen d’être avec lui. On ne peut hélas ! pas vivre avec un sculpture du maître. Dommage, elle nous mettrait la vérité à portée de main. Quand la nuit tombée et que sa femme Annette proposait d’allumer, Alberto marmonnait : «La lumière, pourquoi faire ? J’y vois clair… » Il piquait alors une colère : « Je vois que je n’y arrive pas. Ce n’est pas Yanaihara que je ne vois pas, mais le moyen de l’attraper, lui… » Merveilleux Giacometti ! Quelle chance d’être vu par lui au 46 rue Hippolyte-Maindron (14e arrondissement de Paris) dans « la caverne-atelier » qu’il ne quittera jamais sauf pour aller visiter sa mère qu’il aimait beaucoup. Cartier-Bresson a fait un superbe reportage sur Giacometti adulte chez sa maman.(à voir dans le rarissime petit ouvrage édité par Franco Sciardelli-Milano, 1991)
Le peintre demandait à son ami modèle de ne plus respirer afin de mieux percevoir sa personnalité. Il faisait des croquis, le résultat c’était la somme de ses échecs. Oui, merveilleux Giacometti. Sa concentration était telle que face au papier, il étaitt seul à seul même s’il y avait deux personnes dans la pièce, en plus du modèle. Giacometti se moquait complétement de tout ce qui était la vie de tous les jours, du quotidien des affaires courantes : il pouvait sortir avec un costume plein de taches. Etre bien habillé … pourquoi ? Manger dans un bon restaurant avec des amis cela était beaucoup plus important. Giacometti s’opposait à Prévert qui plaçait l’amour au-dessus de l’appétit. Pour le sculpteur, il y avait une évidence : les gens passent plus de temps à manger qu’à faire l’amour.
Le livre nous apprend que Giacometti détestait la mécanisation du monde moderne. Il n’échangeait pas le chauffage central contre un feu de cheminée ou le charbon dans un poêle. « Les machines ne servent qu’à tuer l’esprit ! » pestait-il certain que nous ne reviendrons plus jamais en arrière, à la douceur du temps de vivre, au rythme lent des saisons. Giacometti n’aimait pas l’eau chaude au robinet, il préférait la chauffer au feu pour voir l’eau frétiller. Il voulait joindre l’agréable à l’utile. Appuyer sur un bouton, non ! Il est donc naturel qu’il aimait mieux dessiner ses semblables plutôt que de les photographier. Isaku Yanaihara rapporte des nombreux fragments de ses discussions avec Giacometti. Tout est savoureux. Un enchantement perpétuel. Un jour, le peintre fait cette révélation : « Tout doit commencer par le nez …» Parfois, Jean Genet débarquait dans l’atelier à l’improviste. Giacometti n’osait rien lui dire. Genet était le seul à pouvoir s’inviter sans prévenir. (Genet a écrit un livre sur Giacometti en 1958, chez L’Arbalète) De Bernard Buffet, Giacometti dit : « Il s’arrête là exactement où je commence ». On ne peut pas faire une critique plus sévère. Il lui préférait Rouault, et Cézanne bien entendu. De manière incroyable, Isaku Yanaihara a regardé ses agendas et a noté qu’il avait posé 230 fois pour Giacometti, entre 1956 et 1961. Chaque fois, le dessinateur tentait de restituer le visage de son ami. Le modèle sacrifia sa carrière de professeur car au Japon sa hiérarchie n’appréciait pas du tout de le voir quitter si souvent son poste pour aller en France. Il finit par opter pour l’enseignement privé.
Giacometti a été obligé de préciser à Genet que son ami isaku Yanaihara n’a jamais posé dans l’espoir d’avoir un tableau en échange de ses temps de pose. Genet avait très mal jugé l’ami de Giacometti. En amitié, la jalousie existe aussi. Il existe une douzaine de portraits de Yanaihara par Giacometti. Mort en 1989, le modèle nous a laissé un splendide livre de souvenirs, sa façon à lui de faire le portrait de Giacometti encore plus sympathique qu’on ne l’imaginait. Ah ! il en a lancé des « Merde » lors de luttes avec le fusain ou l’huile. Des “Merde” avec son si bel accent. Et combien de cigarettes grillées et souvent même pas fumées, juste allumées par habitude ? Giacometti était tant attaché à son ami qu’il souhaitait une guerre ou une grève d’Air France pour que le professeur de philosophie ne retourne pas au Japon. Isaku Yanaihara est l’exception qui confirme la règle : avant lui, Giacometti ne croquait que ses proches immédiats. Au fil du temps, Yanaihara est devenu plus porche que les proches.
-Avec Giacometti, par Isaku Yanaihara. Allia, 220 p. , 20 €. L’ouvrage comporte plusieurs photos. La couverture est livrée sans retouche, avec tous les petits défauts du négatif. Un choix qui élimine les artifices et qui convient très bien à Giacometti.

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Les jeunes Niçois de Puel s'offrent l'OM
23.01.15 @ 15:34:44, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR, 653 mots   French (FR)

Vendredi 23 janvier 2015, 20 h 30
Nice 2-1 Marseille
Buts pour les Aiglons: Genevois (47e), Hult (73e)
But pour les visiteurs: Thauvin (77e)

Comme souvent contre des gros bras de L1, Nice a battu Marseille.
Cela arrive presque toujours.
Autant Nice peut perdre contre Vannes, autant Nice peut battre Paris. C’est dans l’ADN de l’OGCNice.
Les Aiglons ont cassé un peu plus le rêve de titre des voisins marseillais.
Les joueurs ont évolué avec un gros cœur, les couloirs bien occupés.
Ils n’ont pas volé les trois points, jouant à dix la seconde mi-temps.
Le second but du Gym fut très bien amené par Bauthéac et Pléa.
Nice vient d’enchaîner trois victoires d’affilée.
Ceux qui ne voulaient pas voir Ben Arfa contre Lorient et Marseille ont œuvré pour rien !

AVANT LE MATCH

“Les Aiglons toujours sans Ben Arfa reçoivent l’OM qui ne s’en plaint pas.”

LES 19 AIGLONS
Gardiens : Hassen, Pouplin
Défenseurs : Amavi, Diawara, Genevois, Gomis, Puel G.
Milieux : Albert, Carlos Eduardo, Eysseric, Hult, Mendy, Vercauteren
Attaquants : Bauthéac, Bosetti, Constant, Maupay, Plea, Thioub
Coach: Puel

LES 19 MARSEILLAIS
Gardiens : Mandanda, Samba
Défenseurs : Aloé, Dja Djédjé, Doria, Morel, Sparagna, Tuiloma
Milieux : Bangoura, Imbula, Lemina, Romao, Thauvin, Payet
Attaquants : Batshuayi, Boutobba, Gignac, Omrani, Porsan-Clemente
Coach: Bielsa

L’OM peut s’estimer heureux: Ben Arfa n’est toujours pas qualifié pour jouer avec Nice alors que l’Angleterre à de nouveau certifié que le match avec les jeunes de Newcastle n’était pas un match officiel. Pourquoi alors le serait-il pour la FFF et la FIFA ?
Tout traîne en longueur. Le règlement à bon dos. Pourquoi attendre si longtemps ?
Une évidence: la non qualification de Ben Arfa nuit plus à Nice que s’il jouait.
Attention, les Aiglons peuvent avoir trouvé une motivation supplémentaire pour combattre lors du derby qui est toujours très chaud et show. Je n’ai pas oublié ce gros match il y a quelques décades qui a vu Marseille perdre le titre au Ray car Nice avait gagné avec la manière ce qui avait fait dire aux dirigeants de l’OM: “On ne comprend pas pourquoi Nice a joué avec tant de rage. Pourquoi Nice préfère que Bordeaux gagne le championnat à notre place ?” Ce discours antisportif est inoubliable. C’était au temps où les Marseillais qui devaient passer le contrôle antidopage confondaient le 6 avec 9.
Marseille est en haut du tableau, groupe transcendé par son coach, M. Bielsa. De manière surprenante, il n’a pas encore confirmé sa présence pour la saison prochaine. Puel n’est pas dans la même situation: c’est lui qui a été chargé de redynamiser NICE. Il est là pour stabiliser le club dans la première partie du championnat.
Marseille est un donc un collectif. Nice aussi.
Nice se transcende toujours devant l’OM, Paris, Monaco, Bordeaux et St-Etienne.
Au coup d’envoi, Nice n’est pas battu d’avance.
Nice joue avec son 12e homme: 30 000 personnes dans l’Allianz.
30 000 plus les joueurs, plus le staff et plus la présence positive de Ben Arfa qui va planer sur la rencontre.
Les fans de Nice sont privés d’une grande joie: celle de voir débuter Ben Arfa sous le maillot Rouge et Noir, contre l’OM. Il faut s’appuyer là-dessus pour prouver sur le terrain que notre moral est galvanisé au lieu d’être abattu par une décision prise en coulisses.

PS: à lire aussi mon autre post sur:
http://www.mycoachfoot.com/blog-coach-pro#.VMIi96fLSM9

PS’: Manchester United a été incapable de se qualifier sur le terrain de Cambridge United (0-0) lors du 4e tour de la FA Cup. Cambridge est en 4e Division! Le charme de la Coupe ? Non! MU est devenu une petite équipe. Di Maria et Falcao jouaient. Van Persie est entré en cours de jeu. Rooney et Mata eux étaient restés à la maison. Je ne savais même pas que MU jouait. C’est dire…

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"Un jeune prêtre me donna des images pieuses avec le visage de Dieu entre deux montagnes."Extrait de l'Eloge du dégoût (B.M.)
23.01.15 @ 13:58:42, Catégories: LITS ET RATURES, 491 mots   French (FR)

Un ami m’a demandé de relire le début de l’un de mes livres. Le voici. Il est vrai que…

“Tout ce que mes parents m’ont appris est faux.
D’après eux, je ne devais pas mentir et encore moins voler.
Appliquer ses principes est le meilleur moyen de ne jamais s’insérer dans la société. Bien sûr, il ne s’agit pas d’aligner des bobards à tout bout de champ et de chaparder à l’étalage. La stratégie est beaucoup plus sournoise. Les mots franchise, bonté, gentillesse, serviable sont devenus péjoratifs. A l’opposé, le mot vice n’est plus jamais utilisé. Un camé connu est un héros. Un bon père de famille a le statut d’insignifiant. Rien n’est plus ringard qu’un honnête homme.
Au sommet de l’état, à la bourse, à la télévision, les menteurs sont en première ligne. Le matin, ils disent noir. Et le soir, blanc. Selon le principe des dominos, ils se protègent les uns des autres. Duper son prochain est un sport national et nous ne sommes pas loin d’être champions du monde. En démocratie on ment tout comme dans les dictatures avouées. Seul le dégoût permet d’y voir clair. Les autocrates ont même oubliés qu’ils ne sont que des locataires de l’Histoire. A-t-on vu un arbre atteindre le ciel ? Celui qui mange du caviar n’aura pas moins de problèmes intestinaux que le condamné aux œufs de lump.
On n’a plus le droit de ne pas être reconnu. Il n’y a que dans le métro à 6 heures du matin où le genre humain ne m’agace pas. Très tôt le matin dans les rames il n’y a que des ouvriers. Ils ne voient pas d’autre argent que la somme qu’ils touchent à la fin du mois. Beaucoup ont le corps en France mais la tête en Algérie, en Tunisie, au Mali, à Calcutta, à Gdansk ou à Belgrade. Ou à Cannes, Rouen et Bayonne.
Dans les années 1960, ma mère m’a envoyé au catéchisme. Un jeune prêtre me donna des images pieuses avec le visage de Dieu entre deux montagnes. Le soir j’essayais de l’apercevoir. Le jour aussi. Sans succès. Je ne peux pas croire qu’il se montre quand je ne scrute pas les cieux. Enfant, j’étais étanche à la poésie de l’invisible. Quand on s’éveille au monde, on a besoin de vérité, de réel absolu et non pas du bourrage de crâne. Le curé n’arrêtait pas de me dire que la vie sur terre ne valait rien. Si la vie éternelle existait quelqu’un en serait déjà revenu pour passer à la télé. “

Extrait de mon Eloge du dégoût (Le Rocher 2012)

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