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Sharon Tate ne verra pas Altamont, de Marc Villard. (Cohen & Cohen)
18.11.14 @ 12:03:48, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE, GRANDE DAME, 542 mots   French (FR)

Après le concert cool de Woodstock eut lieu le violent festival d’Altamont. C’est là que, Marc Villard, situe la fin de notre rêve d’un monde meilleur. Aujourd’hui, le mariage annoncé de Charles Manson réveille notre douleur incicatrisable.

Sept dates clefs qui marquent la fin du rêve hippie :
-9 juin 1969 : démission de Brian Jones des Rolling Stones.
-3 juillet 1969 : Noyade de Bran Jones.
-5 juillet 1969 : concert des Rolling Stones à Hyde Park devant 250 000 personnes.
-9 août 1969 : l’actrice Sharon Tate et quatre personnes sont tuées par les membres de la secte Masson.
-6 décembre 1969 : concert des Rolling Stones à Altamont au cours duquel meurt l’Afro-Américain de 18 ans, Meredith Hunter. Il a été poignardé par un Hells Angels quand il a sorti un révolver. Le festival fut organisé n’importe comment. Aucune sécurité. Came de partout. http://fr.wikipedia.org/wiki/Altamont
-8 décembre 1969 : procès de la bande à Manson.
-18 février 1970 : abolition de la peine de mort en Californie. C’est ainsi que ceux qui ont donné la mort ont sauvé leur vie.

Marc Villard dans la peau du biographe fossoyeur nous raconte à sa manière- comme un morceau d’Hendrix- la fin de nos illusions, nous les enfants de l’après-guerre.
Moi aussi j’y ai cru au peace and love jusqu’aux crimes commis par la bande à Manson qui a fait le pont avec les nazis. D’ailleurs, il s’est tatoué depuis une croix gammée entre les deux yeux. Aujourd’hui, il veut se marier- annonce faite le 18 novembre 2014- lui qui commandita le crime de Sharon Tate, enceinte.
Ce massacre m’a traumatisé. Ce fut l’anéantissement de ma jeunesse. Je n’ai pas pu apprécier Woodstock (15-18 août 1969) et l’Ile de Wight (28-30 août 1970). Ces concerts sont venus après les meurtres de la comédienne et de ses amis. A Woodstock je n’y croyais plus au monde idyllique, à cause de la mort de Sharon Tate.
Le 8 mai 1969 était sorti le film Easy Rider, ruban de rêves culte pour ma génération. Hélas ! l’euphorie s’est éclipsée le 9 août suivant. La bande de sauvages, qui a tué Sharon Tate et l’enfant qu’elle portait, m’a atteint aussi. J’ai vu les photos du massacre. Les bourreaux ont laissé en plus une inscription avec le sang de leurs victimes.
A l’époque, j’étais idiot mais pas au point d’ignorer que la défonce ne fabriquait pas que des gens cool. J’étais victime des médias. Je pensais que les Beatles avaient tout inventé. Je ne connaissais pas Lautréamont, Apollinaire, Dada, les surréalistes, la Beat Generation. Je pensais que Dylan était plus puissant que Brassens ou Brel ou Ferré.
Après l’assassinat de Martin King, le 4 avril 1968, je savais que le monde serait toujours une boule feu mais j’espérais voir vaincre les pacifistes, à l’image de Cassius Clay, qui en 1966 refusa de faire la guerre au Vietnam. Le champion opta pour l’islam sans appeler à la violence. Quand on voit ce qui se passe en 2014…

-Sharon Tate ne verra pas Altamont, de Marc Villard. Cohen & Cohen, 100 p., 13 €

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L’International des francs-tireurs, de Bruno de Cessole. (L’Editeur)
18.11.14 @ 08:53:09, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, 799 mots   French (FR)

L’irremplaçable Thomas Bernhard est en bonne place dans le Panthéon de Bruno de Cessole consacré aux francs-tireurs.

Adolescent, je marchais boulevard de Cessole, à Nice.
A présent, je lis de Cessole. Bruno, le descendant direct. Après son Panthéon sur les réfractaires voici celui sur L’Internationale des francs-tireurs. Comme son titre l’indique, il n’y a pas de Français dans cette sublime confrérie de rebelles.
Les francs-tireurs haïssent les sectes des puissants qui se réunissent parce qu’ils n’ont aucun talent, hormis celui de vouloir passer la tête de son semblable sous le robinet. La haine est un ciment comme un autre pour les minables du PAF qui s’entraident parce qu’ils savent que leur prose ne vaudra pas cher face au jugement de l’intraitable postérité. De nous jours les écrivaillons ont pignon sur rue comme les conseillers des présidents. Il faut du monde pour actionner le tourniquet du m’as-tu-vu.
Bruno de Cessole, lui, est un serviteur de la langue française. A l’ancienne, tendance Pascal Pia et Kléber Haedens. Dans son prélude, Bruno de Cessole propose une idée de rangement d’une bibliothèque en fonction de la couleur des reliures : « Noir pour la philosophie, marron pour l’Histoire, bleu-roi pour le roman, vert d’eau pour la poésie, jonquille pour les essais… »
Ses notules oscillent entre la biographie de l’auteur choisi sous son rayon X et la substantifique moelle de l’œuvre traitée. Thomas Bernhard est en bonne place dans son anthologie. Un jour où il devait recevoir un prix, l’écrivain autrichien prit place dans l’assistance pendant que tout le monde l’attendait et s’impatientait. Magnifique acte de contestation mais Thomas Bernhard a fini par aller chercher son trophée. La caractère bien trempé était aussi furieux d’entendre dire qu’il vivait dans un micro climat paradisiaque alors que les gens qui disaient cela passaient en coup de vent au moins d’août dans la région au plus fort taux de suicide du pays !
Le Panthéon des francs-tireurs étrangers de Bruno de Cessole est une confrérie des fréquentables admirables. Ici on est sûr de ne pas croiser d’imposteurs qui se la racontent. Voici quelques joyaux de la galaxie de Bruno de Cessole : Jane Austen, Borges, Connolly, Hamsun, Hemingway, Kafka, London, Nabokov, Nietzsche, Pessoa, Pound, Schopenhauer, Svevo, Thoreau, Walser, Wilde, Virginia Woolf et Zweig. Qui manque-t-il ? Bierce, Plath et Dickinson, Chacun les siens. Il n’y en a pas beaucoup d’autres. Aucune faute de goût. Si l’on fuit la compagnie des hommes, l’on pourrait partir avec les deux livres de Bruno de Cessole consacrés aux écrivains majeurs. On ne sait jamais : en cas de perte de mémoire, il suffira de lire ces deux grandes nécropoles de géants de la littérature pour retrouver de véritables amis : des gens qui ne marchent pas dans la combine, des gens qui cherchent la vérité ou leur vérité, des gens qui veulent vraiment vivre et ne pas faire semblant, des gens qui ne trichent pas, des gens qui fuient la bêtise et le mensonge, des gens qui veulent vivre dans la grandeur d’âme, des gens qui sont morts en refusant le monde minable qu’on leur proposait. Des gens qui aimaient la littérature comme s’il s’agissait d’une personne. Des gens qui passaient leur temps à vivre dans le pays des écrivains. Un pays sans carte d’identité. Sans monnaie. Sans dirigeant. Sans frontière.
Il y a tout ça dans le nouveau livre de Bruno de Cessole. Ses deux livres sont déjà des références. La littérature est pour happy few. Je ne touche même pas avec des gants les deux torchons de l’année 2014 qui se sont arrachés par des gens qui pensent que Georges Perros était le goal de Rennes dans les années 1950. En revanche, les deux livres de Bruno de Cessole sont dans ma bibliothèque. Deux serre-livres divins. Il faut lire un portrait par jour. Pas plus. Un livre à déguster à petite dose. Il ne faut jamais boire d’une traite une bouteille de vieil Armagnac.

-L’International des francs-tireurs, de Bruno de Cessole. L’Editeur, 610 p., 22 €

Interview de Bruno de Cessole par Emmanuelle de Boysson :
http://www.bscnews.fr/201105021536/franc-tireur/bruno-de-cessole.html?sms_ss=twitter&at_xt=4dc26fedcc42b0b7

Mon post sur son livre consacré aux réfractaires :
http://www.blogmorlino.com/index.php/2011/06/14/le_defile_des_refractaires_de_bruno_de_c

[Post dédié à Louis Nucéra & Alphonse Boudard]

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Le duel Vierra-Keane (Arsenal Wenger-Man United Ferguson) par Vieira et Keane
18.11.14 @ 07:41:44, Catégories: THE RED DEVILS, ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE, GRAND MONSIEUR, 265 mots   French (FR)

Magnifique document sur la rivalité Arsenal-Manchester United. Intelligence, humour, talent, force, il y a tout dans ce film. Pendant 20 ans j’ai attendu ce match certain que MU allait battre Arsenal. Je n’en dormais pas de la nuit. A présent tout a changé: je n’y pense plus tant le MU de van Gaal est insipide. Sans magie, sans grâce, le football comme le reste n’a aucun intérêt.

Lundi 17 novembre 2014, 20 h 50
L’Equipe 21
Keane et Vieira, les meilleurs ennemis
De Tim Mackenzie-Smith

Qu’il est loin le temps où MU inscrivait huit buts face aux Londoniens !
Qu’il est loin le temps où Keane et Patrick Vieira se frittaient dans le tunnel !
A la retraite du terrain, ils se retrouvent face-à-face pour discuter de leur rivalité explosive, au cours de l’une des périodes le plus importante de la Premier League.
Le 22 novembre 2014 à 18 h30 se déroule Arsenal-Manchester United.
Sous l’ère Sir Ferguson c’était l’un des matchs de l’année tant la rivalité était grande entre les deux clubs.
Les Gunners de Wenger ont privé les Red Devils de quelques titres importants.
MU a empêché Arsenal d’être champion ? Vous voulez rire, MU devait battre Arsenal selon la logique de la supériorité.
Jadis cette affiche était cochée dès que l’on recevait le calendrier.
A présent c’est devenu un match banal car MU n’est plus MU. MU de surcroît n’est plus qu’une infirmerie.


En savoir plus sur http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/keane-et-vieira-les-meilleurs-ennemis,85281729.php#mV8XX1gQAUhK8CdY.99

[Post dédié à Richard Kurt]

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Philippe Caubère joue ou plutôt vit son historique Danse du Diable
17.11.14 @ 23:53:28, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, LA MOUETTE DE TCHEKHOV, 916 mots   French (FR)

Je remets en ligne mon plus récent article sur Philippe Caubère que j’ai juste un peu retouché. L’écrivain-comédien est un héritier direct de Molière et de Proust. Il transcende sa vie dans la création, le plus grand défi face à la mort. Caubère a un univers si fort qu’il ne peut quasiment pas s’insérer dans le spectacle d’un autre.

Je viens de voir une photo en scène de Philippe Caubère. J’y ai vu aussi le regard de Marie Casarès. Ce regard de foudre spirituelle.
Quand Caubère joue, la marche du monde est moins lourde.
Caubère sur scène c’est voir la forge d’un créateur juste au moment où il frappe le fer pour lui donner la forme désirée dans des faisceaux d’étincelles.
Louis Jouvet n’est plus à l’Athénée mais heureusement Caubère y joue.
Caubère ça n’a rien à voir avec un empileur de sketches, comme il y en a tant. Caubère ce n’est pas un promoteur de spectacles, c’est un poète qui crée à l’air libre. Il a révolutionné le théâtre en écrivant puis en jouant ce qu’il venait d’écrire ou le contraire, tout ça dans la plus haute des solitudes.
Qui est Caubère ? Prenez une photo de sa mère, la fameuse Claudine. Le fils se situe entre le sourire et les yeux de sa maman. Sa mère pétillait de vie. Le fils aussi. Juste avant l’effondrement en coulisses. Quand on donne autant, à la fin on est jacquesbrelisé, fracassé, hagard, paranoïaque si on le laisse dans le courant air. C’est un coureur de fonds qui a les qualités d’un sprinter. Lorsqu’il écrit, sa main va moins vite que son cerveau. Il y a un Doinel au cinéma, il y a Ferdinand au théâtre. Truffaut, Caubère, même combat. La descente dans la mine de l’enfance pour remonter des pépites à redistribuer au public.

Philippe Caubère a réalisé un Abécédaire, dans l’esprit de celui de Gilles Deleuze.
Les deux abécédaires n’ont rien à voir. Caubère est un homme de scène, ce n’est pas qu’un auteur.
Caubère c’est quelqu’un qui a pris le pouvoir. Au lieu d’attendre que le téléphone sonne, il a mis sa peau sur la scène et d’abord sur la page blanche.
C’est quelqu’un de très physique, comme un sportif.
Sur scène, il dépense une énergie hallucinante.
Il est beau à entendre et à voir.
Beaucoup de gens disent que c’était mieux avant. Certes, on est triste de ne plus voir Devos ou Zouc. Garrincha est mort. Pessoa n’est plus là, mais non ! ce n’était pas mieux avant, car nous avons Patrick Modiano et Philippe Caubère, pour citer deux artistes que j’aime et que j’aimerais jusqu’à ma mort. Ils n’ont rien à voir mais ils ont des points en commun:
Authenticité. Haine de la connerie. Ennemi de la compromission et de la reptation. Amoureux du français. Hyper intelligent, hyper sensible. Deux enfants démesurés. Un humour hors normes.
Quand Philippe Caubère joue, il faut aller le voir, sans hésiter une seule seconde.
Caubère porte en lui, la magie théâtre, celle de Molière.
Vous allez le voir, et puis vous voyez en même temps votre mère, ou plus exactement “maman", sur scène.
Lui seul à ce pouvoir de réincarnation. C’est un sorcier de la scène.
A la fois Arlequin et Cagliostro.

L’ABÉCÉDAIRE A COMMENCE EN OCTOBRE

Un mot par jour à compter depuis le 8 octobre :
Avignon, Benedetto, Claudine, Danse, Energie, Femme, Galabru, Humour, Impros, Jouer, Koltès, Littérature, Marseille, Non, Œuvre, Père, Qu’en-dira-t-on, Rémunération, Spectateur, Théâtre, Utilité ?, Véronique, Wallonie, X bis, Yves (Robert), Zouc

Philippe Caubère aime Zouc et Devos. Trois phares de la scène. Une lumière qui éclaire et n’aveugle jamais.

DATES DE TOURNÉES de Philippe Caubère

LA DANSE DU DIABLE

4 novembre au 7 décembre - Paris, Théâtre de L’Athénée.
Réservation de places en ligne | www.forumsirius.fr/orion/athenee.phtml?spec=436.

18 décembre - Miramas (13), Théâtre La Colonne.
Réservation de places en ligne | www.scenesetcines.fr.

5 janvier 2015- Chateauroux (36), L’Equinox.
Réservation de places en ligne | www.equinoxe-lagrandescene.com.

10 janvier - Lèves (28), Espace Soutine.
Réservation de places en ligne | www.ville-leves.fr/espace-soutine.php.

14 janvier - Boulogne-sur-Mer (62), Théâtre Monsigny.
Réservation de places en ligne | www.ville-boulogne-sur-mer.fr/le-theatre-monsigny.

17 janvier - Cébazat (63), Le Sémaphore.
Réservation de places en ligne | www.cebazat.fr/Accueil-billetterie-tarifs.html.

23, 24 janvier - Marseille, Théâtre Toursky.
Réservation de places en ligne | www.toursky.org.

28 janvier au 1er février - Boulogne-Billancourt (92), Théâtre de l’Ouest Parisien,
Réservation de places en ligne | www.top-bb.fr.

4, 5 fevrier - Amiens (27), Maison de la Culture.
Réservation de places en ligne | www.maisondelaculture-amiens.com.

8 fevrier - Salon-de-Provence (13), Théâtre Armand.
Réservation de places en ligne | www.salondeprovence.fr/index.php/theatre-armand.

28 fevrier, 1er Mars - Marciac (32), L’Astrada.
Réservation de places en ligne | www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Seul-en-scene-LA-DANSE-DU-DIABLE-MA419.htm

RENCONTRES PUBLIQUES

18 novembre - Au bar du Théâtre de L’Athénée, après le spectacle.

16 décembre - À la Médiathèque de Miramas (13), à 18h.

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Journal et autres carnets inédits, de Georges Brassens. (Cherche Midi)
17.11.14 @ 08:23:49, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT, 508 mots   French (FR)

Le talent de Georges Brassens est immortel. Ses 33 tours sont plus vivants que le dernier CD des casses-oreilles.

Sur ces cahiers à petits carreaux , entre 1963 et 1981, Georges Brassens notait tout ce qui lui paraissait intéressant et non pas tout ce qui lui passait par la tête. Parfois, à plusieurs mois parfois années d’intervalle, il écrit la même phrase ou presque, ce qui est très bon signe: cela veut dire que ce vers - qui a la force d’un aphorisme- correspond à un sentiment qui est très fort en lui et donc qui mérite qu’il s’y penche de plus près.
Ces cahiers forment donc son journal, vaste brouillon de son œuvre, de sa vie.
On retrouve, la guerre, la mort - omniprésente, et donc la vie!- le temps qui passe et celui qui revient.
Nous sommes dans le voisinage de Cioran, Lichtenberg et Perros.
Ce vaste pense-bête est une mine pour les chercheurs et surtout pour les fins esprits qui aiment Brassens.
Brassens a le public le plus intelligent de France.
Il n’y a qu’un Brassens. Il est toujours bon de le retrouver. C’est notre ami indéfectible. Sa mort nous attriste chaque jour parce qu’il ne vit plus, mais pour nous, qui ne partagions pas son quotidien, Brassens n’est pas mort et ne mourra jamais, sauf le jour de notre propre mort, sale mort plutôt. Et plus tard, cela le mieux.
(On a pu revoir ces-jours l’émission hommage a l’unique G3 de la chanson, à savoir la rencontre au sommet Brel-Brassens-Ferré. La bonté des yeux de Brassens reste foudroyante. La malice aussi. Les deux autres n’en sont pas non plus dépourvus.)
Dans ce qui est désormais le Journal de Brassens, il y a des phrases, des flashs qui sont devenus des chansons.
Certains vers ont donné naissance à une succession de vers.
Il note ce qui l’obsède tel jour à telle heure. Cela pouvait lui resservir.
Les détracteurs de Brassens- ça existe ?- diront qu’ils s’agit de fond de tiroir. Les autres- en plus grand nombre- sont heureux de retrouver le créateur dans toute la splendeur de sa créativité. Une chose est certaine: les fonds de tiroir de Brassens valent mille fois la vitrine des prétentieux inaudibles.
Le cerveau de Georges Brassens carburait à l’émotion autant que son cœur.
Il s’est pressé le citron pour en tirer le meilleur élixir spirituel possible.
Jean-Paul Liégeois a bien recueilli les pépites qui dormaient dans les cahiers à petits carreaux. Il les présente avec encore un peu de terre dessus.
Dans le magma proposé est né un bouquet de chansons: Mourir pour des idées, Cupidon s’en fout, Le pluriel, Les deux oncles, entre autres merveilles auditives.
A consommer à petite dose pour faire durer le plaisir.
Georges Brassens était un troubadour, un chanteur, un parolier, un musicien mais surtout un grand écrivain.

-Journal et autres carnets inédits, de Georges Brassens. Edition établie par Jean-Paul Liégeois. Cherche Midi, 330 p., 18,50 €

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