Catégorie: LA REVUE DE STRESS

16.08.18

Permalien 22:14:07, Catégories: ANQUETILLEMENT, CERDANEMENT, LA REVUE DE STRESS  

Yoka exclu des rings jusqu'en juin 2019. Tour d'horizon sur le dopage (Anquetil, Coppi, Armstrong, Pantani, Ullrich...)

Quand reverra-t-on de vrais grands boxeurs ?

Le boxeur Tony Yoka a été suspendu un an, jusqu’en juin 2019. Le feuilleton vient de connaître son épilogue. Cela n’a que trop duré. Les médias sont très cléments avec lui. L’athlète est devenu une icône à protéger, lui et sa femme après leurs deux succès aux derniers J.O. Ils sont beaux, jeunes et gagnants. Magnifique success-story. La presse ne pouvait rêver mieux. Si sa compagne fait le sans faute, du ring aux ors de l’Elysée, lui a brouillé son image, exclu temporairement par l’Agence française de lutte contre le dopage. Sanction confirmée par le conseil d‘état.
Que lui reproche-t-on ? D’avoir passé à l’as trois rendez-vous avec le contrôle antidopage. Explication ? Des oublis, du laisser-aller, de la négligence, un emploi du temps surchargé, une vie trépidante, de la désorganisation et tutti-quanti. Si une très faible proportion de gens peut avaler des justificatifs vaseux, une plus grande partie tombe dans la suspicion du dopage. Un sportif de haut niveau ne peut pas oublier trois contrôles. Alors on se dit : se dope-t-il ? Se dopait-il ? Etait-il dopé ? Pour mémoire, en football, un champion du monde 1998- de très faible importance dans le jeu- a été blanchi d’un contrôle antidopage positif parce que le préposé aux éprouvettes n’avait pas les diplômes requis. A mourir de rire. Vice de forme, ont-ils dit. Plutôt forme de vice ! L’affaire Festina a débuté juste avant la fin de la fin de la Coupe du Monde de football 1998 disputée en France qui remportera le trophée. D’aucuns y voient un paravent. Le Tour de France a plus été abîmé par la volonté de chasser le dopage que par le dopage lui-même. Pourquoi le football, le rugby, la F1, le tennis, le basket et la natation ne sont pas des sports traqués par les procureurs de la seringue ?
En cyclisme, les contrôles inopinés imposent aux cyclistes de toujours dire où ils se trouvent dans le monde entier. Ce qui provoque un grand empiétement sur la vie privée. On a vu où la chasse à l’Armstrong a mené l’Américain. On a vu ce qu’a enduré C. Froome sur le Tour de France 2018. En France, les autorités ne pipent mot sur Coppi et Anquetil- qui ont dit prendre des stimulants- et dans le même temps on salit des champions, surtout étrangers. Et l’on passe l’éponge sur R. Virenque, en disant «chut !» sur d’autres français qui ont chargé la mule. D’autres Français font la Une un jour puis sont passés sous silence.
Il y a gros décalage entre ce que l’on fait endurer aux cyclistes et ce que l’on fait subir aux autres sportifs. En football, tout ce qui se passait à la Juventus est tombé dans l’oubli. Circulez ! Il n’y a rien à voir. Au mieux, on parle de médicalisation. Zidane et Deschamps n’ont été entendus qu’à titre de témoins. En vélo, on laisse Armstrong s’exprimer tout en le suspectant puis en fin de carrière on l’achève. Et ceux que l’on n’achève pas s’achèvent tout seul. Pantani retrouvé mort dans une chambre d’hôtel. Quant à Jan Ullrich, il a été envoyé en psychiatrie après une nuit où il malmena une fille de tristesse.
Désormais suspendu par l’Agence Française de lutte contre le dopage, pour trois «now-shows» entre juillet 2016 et juillet 2017, Tony Yoka ne peut plus combattre officiellement jusqu’en juin 2019. Le champion olympique des poids lourds 2016 a dix mois difficiles devant lui. Il peut s’estimer heureux d’avoir été épargné par la presse : pas de gros titre en une du genre : «La chute d’un champion : de la gloire au dopage ?». Bien sûr le dopage n’est pas avéré mais comment empêcher de penser que le boxeur a évité les contrôles pour ne pas être pris en flagrant délit ? Le mal est fait. Le célèbre «pas de fumée dans feu» arrive vite sur le tapis de la vox populi.
Si le boxeur entretient une image lisse dans les journaux, cela ne cache pas les tensions avec sa Fédération depuis qu’il a été écarté de l’Insep en 2013 car on ne croyait pas en lui. Des aspects de sa communication irritent : on a l’impression que l’on vend toujours le couple des boxeurs à la manière de BHL-Dombasle. Le côté biscoteaux bling-bling du pugiliste est irritant car il n’a pas le rendement sportif de C. Ronaldo. Et que dire de tous les derniers matchs en bois contre de piètres adversaires. Le grand champion Jean-Marc Mormeck ne se laisse pas prendre au jeu de l’esbroufe : «Pour l’instant, Yoka, c’est juste du marketing. J’espère qu’il réussira, mais il n’est encore personne». Pan sur le bec ! Son image média est si forte que Tony Yoka n’a pas été lâché par les décideurs (TV et équipementier). Il est protégé par ce cordon sanitaire. Histoire de recueillir du positif sur investissement. Le hic c’est qu’en boxe, on n’est pas en littérature ou en chanson. A un moment donné, il faut mettre les gants face à de vrais combattants.
La suspension doit permettre à Yoka de bien digérer sa notoriété car il a été pris dans une tourmente. D’ici juin 2019, il lui faut s’entraîner durement. Ensuite, soit il prouve que c’est un champion, soit on dira qu’il a connu son apogée aux J.O. Il a beaucoup de pression sur ses épaules. En boxe, l’image ne suffit pas. En littérature, en chanson on peut faire illusion. Sur un ring, impossible.

02.08.18

Permalien 09:53:27, Catégories: ANTI-FOOTBALL, LA REVUE DE STRESS  

Le service de com. de Neymar fait dire à sa mère que le fiston est un "guerrier"

Neymar c’est comme Martine à la plage, Martine au théâtre ou Martine à la cuisine. Les matchs de Neymar - quand il joue !- ont tous des séquences pour vidéo-gag. Même pas besoin de montage spécial. Neymar voudrait qu’on le regarde jouer sans le toucher. Il croit que le football se joue sans adversaire quand il n’insulte pas ses partenaires comme son capitaine au PSG (T. Silva) qu’il a couvert de jurons en Russie parce qu’il avait rendu un ballon volontairement à l’équipe adverse. Ce geste de fairplay n’existe pas dans le bagage médiatique du Footix brésilien. Je n’échange pas un dribble de Garrincha contre toute la carrière de Neymar.

Comme Neymar est la risée du monde depuis ses roulades comiques en Russie, son service de com. est sans dessus-dessous pour sauver la machine à cash. Nos contemporains sont si débiles qui pensent comme on leur dit de penser. Ils renvoient aux chiens qui reniflent la pisse des ses frères à quatre pattes pour pisser au même endroit qu’eux. D’ailleurs chien et l’anagramme de Chine, le terrain économique favori de la brigade financière de la poule aux œufs d’or brésilienne.
Dans un premier temps, le service de com. nous a conté fleurette en nous disant que l’équivalent d’un frère Kardhasian est digne d’Antoine de Saint-Exupéry. A savoir qu’il est dans la vibration éternelle de l’enfance et qu’il n’a pas encore appris à perdre. Beau comme un roman de Musso et M. Lévy.
A présent, on nous balance une logorrhée parait-il maternelle. Ils font tous pour sauver le produit marketing car Neymar réussit l’exploit à gagner des millions sans quasi jamais jouer, sauf contre Dijon !
Voyer un peu ce que le service com. fait dire à la Mama:
-"Plusieurs fois dans notre vie, les choses ne vont pas comme nous le voudrions, surtout nos rêves et nos désirs. En tant que mère et je pense que la plupart des autres parents deviennent également tristes quand on parle de ses enfants, surtout quand on ne les connaît pas. Les gens connaissent le nom Neymar Jr, mais la personne que tu es, peu de gens savent. Nous sommes humains et avons des défauts. Il est mon fils… Je suis ta plus grande admiratrice et avec tout mon respect, ne te bat pas avec des mots et des accusations de ceux qui n’aiment pas leur prochain. Sache qu’il y a une minorité de gens qui t’aiment et qui connaissent ton cœur. Je t’aime et je serai toujours avec toi mon fils… Mon guerrier".
Tout ça est très amusant. On n’a pas fait dire ça à la mère de Cristiano Ronaldo. Il est vrai que le Portugais, lui, est un vrai champion, et non pas seulement une vedette pour Footix. Dire que Neymar est un guerrier c’est vraiment dire ce qu’il n’est pas.
Un guerrier, c’est Ronaldo, Ramos. Faut pas confondre, l’acier avec le contreplaqué.

01.08.18

Permalien 14:46:11, Catégories: FORZA ITALIA !, ANTI-FOOTBALL, LA REVUE DE STRESS  

L’Arlésienne Neymar n’a plus besoin de jouer avec le PSG. Sa marque suffit. Neymar annonce le cataclysme du e-football

Aujourd’hui, il est plus important d’exister sur le Net que de jouer porte d’Auteuil.Même quand on le critique, on parle encore de Neymar, c’est tout bénef ! Demain les écrivains seront stars sans écrire, remarquez, ils le sont déjà vu les torchons aux premières places de meilleures ventes. Il y avait les romans de gares. Neymar lui est un joueur d’aéroports. Un homme-sandwich qui se sert du football plus qu’il ne le sert. Et les médias institutionnels sont à plat ventre devant lui alors qu’ils fracassent Rabiot, pour finalement une peccadille. En fait, Neymar annonce l’avalanche de l’e-sport qui en est encore à son balbutiement. Les prochaines stars du football seront des vedettes virtuelles. Neymar en est le signe avant-coureur. Heureusement quand le e-football sera au sommet, je serai mort. Je ne veux pas voir ça. Le e-football est l’avenir car dans ce football-là il n’y a pas de blessés. Neymar y a donc sa place, lui qui se lamente toujours d’être agressé. Neymar est un héros de football comme une star de Téléréalité. Etre connu, ça suffit. Plus besoin de prouver.

Je ne fais pas une fixette sur Neymar mais c’est le cœur de l’actualité du football, avec le transfert de Ronaldo à la Juve et la victoire de la France à la Coupe du Monde 2018. Chaque jour, on en apprend un peu plus sur Neymar et cela n’étonne plus personne. Il est le produit de notre époque qui fait la part belle au voyeurisme entretenu par la famille Kardashian, cette apologie du vide rémunéré à prix d’or, et l’ère des réseaux sociaux qui ont érigé en loi le virtuel et ses déclinaisons.
Le fait qu’il ait signé à Paris suffit à faire l’événement. Il n’a même plus besoin d’y jouer. C’est comme si en 1960, Brigitte Bardot se contentait de s’afficher dans la presse sans avoir le besoin de tourner des films. Blessé lors du championnat de L1 2017-2018, il a zappé une très grande partie de la saison. En plus, il s’est fait soigner au Brésil pour fuir l’hiver français. Il habite à Bougival, pour lui le trou du cul du monde. Vous imaginez, passer de Rio, de Barcelone à la cité où jadis vivait Tourgueniev. Ah ! ce n’est pas Neymar qui irait visiter la superbe résidence de l’écrivain à deux pas du bunker de luxe loué par le PSG pour le Brésilien.
Les réseaux sociaux ont pris tant d’importance pour les sponsors que les matchs sont annexes car un match on peut le perdre et donc cela fait mauvais effet. Pour éviter ce genre de déconvenue, Neymar ne joue même plus. Il est en permanente représentation. Depuis sa ridicule Coupe du Monde 2018, où il a été balayé par la Belgique – vous imaginez le Brésil 1970 éliminé par un pays qu’aucun brésilien ne sait situer sur une carte- il se contente de jouer au football à 5.De le promotion, encore de la promotion à tout berzingue.
En Chine, il est partout sur les murs avec un téléphone dans les mains. Dans plein de capitales c’est comme ça. Les réseaux sociaux forment une toile d’araignée pour alpaguer des gens qui ne savent pas qui est Cruyff sans parler de Garrincha ou de Piantoni. Neymar pratique un football fait pour passer au Lido en attraction entre un ballet de seins nus et un phoque qui jongle avec un ballon.
En Chine, Neymar est sur les pubs d’Oppo, une entreprise d’électroniques. Je n’en veux pas. J’aurais trop peur de me faire arnaquer sur le produit.
Il y vante aussi les télés TCL. Jamais j’en achèterai une, ayant la frayeur qu’elle me claque entre les mains juste avant un match de la Juve avec CR7.
Il est aussi l’ambassadeur en Chine de Honda. Il est vrai qu’ils ne peuvent pas prendre Lewis Hamilton, lui, la vraie star de Mercedes. Des Honda je n’en veux pas non plus. Avec Neymar, Honda = faux départs, esbroufe, clinquant mais n’avance pas. Avec Neymar, Honda va droit dans le ravin.
Grâce à Neymar qui ne joue jamais, la L1 a été acheté par CCTV, la chaine publique chinoise. On voit le cercle vicieux. Le PSG accepte toutes les crasses de Neymar du moment que ça casque derrière.
Le programme d’intoxication du PSG auprès des Chinois comporte une invitation de 30 fans qui pourront voir trois joueurs du PSG. Trois autres joueurs du PSG apprendront à d’autres fans à faire un gâteau, oui vous avez bien lu ! Et cerise sur le gâteau, 21 autres intoxiqués du PSG pourront suivre un petit entraînement avec Maxwell et un coach annexe du pays. Maxwell, qualité prix !
Dans tout ça, le football n’est nulle part. Heureusement que j’ai vu des Nice-Reims, des matchs avec Dogliani, Susic, Dahleb, Rai, d’autres au Stade du Ray, avec Loubet et Serrus. Heureusement que j’ai rêvé sur le nom de Vignal que je n’ai jamais vu jouer. Sinon, je détesterais le football. Car le football business fait vomir. Si au moins, Neymar avait la politesse d’être humble comme Zidane. Qu’il ait au moins la décence de jouer.

28.07.18

Permalien 20:42:46, Catégories: ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE, LA REVUE DE STRESS  

Arsenal/ Emery pulvérise le PSG/Touchel dans un match bidon de chez bidon où Paris a encaissé 4 buts en 13 minutes

Comme on se retrouve. Unai Emery qui a atterri à Arsenal a croisé le fer avec son ancien club le PSG désormais entraîné par Touchel. Bien sûr Neymar n’était pas là, comme ses partenaires qui sont allés loin à la Coupe du Monde en Russie. Neymar a mieux à faire: il joue des matchs de football à cinq. A la fin du tournoi de Singapour, il devrait venir pour faire des selfies.

International Champions Cup
Samedi 28 juillet 2018
Arsenal 5-1 Paris Saint Germain
Buts pour Arsenal: Ozil (13e), Lacazette (67e, 70e), Holding (87e), Nketiah (90e)
Buts pour le PSG: Nkunku (59e pen)

Après le match:
Ce genre de tournoi pour faire du fric, pour appâter un public avide de selfies, est lamentable et ne sert à rien sportivement. Les équipes sont des équipes en bois et les titulaires ont tout à perdre.
Paris a pris 4 buts en 13 minutes, une honte pour son image, en plus devant son ancien coach qui doit être en lévitation. En plus, la veille, Emery a dit qu’il n’avait que des amis au PSG. Bien joué ! Cela dit, il est surtout très fort pour en mettre 5 dans des matchs qui comptent pour du beurre.
Pauvre Buffon ! Le quarantenaire de la Juve qui est venu à Paris pour gagner enfin la C1 a plus senti l’odeur du jubilé que de la Champions League. Il a encaissé un wagon de buts avant de laisser la place à Cibois qui a bu le calice jusqu’à la lie.
Et Rabiot, capitaine d’une équipe de puceaux de la gloire… Il est où celui qui ne veut pas être un suppléant des Bleus ? Dans L’Equipe, un superbe dessin de Faro l’a montré devant un fan asiatique qui le prend pour Pavard !
J’ai hâte que la L1 reprenne. PSG-Arsenal, oui un atroce match même si on est fans des Gunners car il s’agit d’un match en trompe l’oeil.
Touchel commence au PSG par trois défaites consécutives puisqu’il a déjà perdu entre autres contre le Bayern Munich.
Toute la préparation du PSG est massacrée avec l’absence des mondialistes. Ils auront en plus un programme de retour spécifique. Les jeunes du PSG se plaignent de ne pas avoir de temps de jeu est quand on leur en donne, ils ne prouvent rien.
Touchel va découvrir la L1 dans de mauvaises conditions.
En plus, il va devoir gérer Neymar la vedette des réseaux sociaux qui va cohabiter avec Mbappé champion du monde 2018 à 19 ans.
Neymar n’aura pas le Ballon d’or 2018 alors qu’il est venu à Paris pour ça.
Vivement le début du championnat. On va se régaler !

Avant le match:
Guedes et Coman refusent d’aller jouer à Arsenal entraîné par Unai Emery devenu mondialement célèbre après la raclée à Barcelone alors que le match aller fut une promenade de santé. Depuis la création de la C1 au début des années 1950, pareille débâcle c’était du jamais vu. Laurent Blanc a dû bien rigoler. Lui au moins, il arrivait aux portes de la 1/2 finale et ne se faisait pas jeter en 1/8.
Guedes veut rester en Espagne (Valence) et a fait comprendre au PSG auquel il appartient toujours qu’il n’est pas un paquet de barbaque.
Coman lui reste en Bundesliga (Bayern Munich) et ne veut pas en partir pour rejoindre un entraîneur qui priait quand Barcelone menait 5-1 contre lui.
Arsène Wenger a joué fin en défendant Emery, disant que l’ex entraîneur du Paris-Qatar Saint Germain avait été dézingué par la presse. Non ! C’est le terrain qui l’a pulvérisé. Le PSG d’Emery avec Neymar, Cavani et Mbappé n’a pas été capable de remporter la C1. C’est comme si on vous donne la F1 de Lewis Hamilton et qu’au volant du bolide vous êtes incapable de gravir la butte Montmartre au milieu d’une armada de Solex.
Wenger a été prié de quitter Arsenal mais comme par hasard celui qui l’a défendu le remplace. Bien joué ! Arsène Wenger peut dormir tranquille. Arsenal avec Emery n’est pas favori de la C1 2019, ni de la C1 2020 ni de toutes celles qui suivront.
Il est où le jeu vertical d’Emery ? Et dire qu’il avait Mbappé sous la main. Deschamps, en Russie, lui a su utiliser la verticalité en 7 matchs !
Arsenal vient d’essuyer un double échec de recrutement. Pour avoir suivi de très près le passage d’Unai Emery à Paris, les refus se comprennent. Les joueurs se parlent entre eux. On fait du football pour fêter la vie et non pas pour vivre dans le stress 24 h sur 24. Le football c’est la créativité pas l’ennui mortel.

27.07.18

Permalien 17:42:39, Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT, LA REVUE DE STRESS  

L’organisation du Tour de France 2018 vire au fiasco alors que des héros comme Philippe Gilbert donne leur sang pour la grandeur de cette épreuve phare

Le Belge Philippe Gilbert qui est tombé dans la descente du col du Portet-d’Aspect s’est fracturé la rotule gauche, mardi 24 juillet 2018. Il est remonté seul du ravin, puis il est reparti sur le même vélo. Quel courage ! Exploit hélas ! banalisé. Les footballeurs, tennismen et autres douillets de devraient avoir honte par rapport aux cyclistes. L’accident de Gilbert renvoie à ceux du passé. Mortels.

Le Tour de France est un spectacle gratuit qui ne se dispute pas dans un stade sous contrôle, vous connaissez le blabla. On a même eu droit au : «Faut pas ajouter du danger au danger», et puis la direction tourna les talons et salua la compagnie ! Débrouillez-vous avec ça ! Il ne faut pas plus en dire. Cela sous-entend que les coureurs- je n’aime pas le mot coursiers- sont habitués à souffrir, à tomber. Je ne suis pas d’accord avec la banalisation du danger. Depuis la mort de Senna, la F1 a tout fait pour réduire le nombre d’accident mortel en course, avec succès. Le vélo est à la traîne. On court sur le Tour de France en 2018 comme si nous étions en 1930. Le progrès est technique et le macadam s’il est bien entretenu ne reste pas moins la pire piste d’atterrissage. Rien à voir avec les chutes de judokas ou celles des sauteurs en hauteur ou à la perche qui se réceptionnent sans risquer leur peau. Le cyclisme est le sport le plus dangereux du monde, avec la boxe et de l’alpinisme. Et la tauromachie.
Même si le grand Coppi recevait des canettes de bière dans les rayons de ses roues – mon père en a été témoin- et qu’on a vu autrefois des jets de clous, au temps des équipes nationales. Même si Chris Froome avait déjà reçu des jets d’urine, ce que l’on a vu cette année est inacceptable. Lors du Tour 2018 on vient de voir l’Anglais frappé à l’épaule pour un adulte sans cervelle présent dans la montée de l’Alpe d’Huez. Quand les coureurs gravissent un col, ils sont à la portée du moindre abruti. Dans cette même 12e étape, Vincenzo Nibali a chuté à cause d’un décérébré qui débordait trop sur la route. Alors qu’il souffrait d’une fracture de vertèbre, l’Italien a passé la ligne d’arrivée pour finir 7e de l’étape, avec à peine 13 ’’ de retard sur le vainqueur Geraint Thomas. Le matin du lamentable laxisme de l’organisation, Nibali a dû abandonner le Tour de France alors qu’il était 4e au classement général à 2’ 37’’ du leader Thomas.
Il est temps que la direction organise mieux la Grande Bouche pour sécuriser les champions du premier au classement à la lanterne rouge, car tous absolument sont des cracks. Des barrières tout le long des derniers kilomètres ? Impossible. Des agents de sécurité de partout, impossible. Je verrai plutôt des motards qui ouvrent la route en frôlant les viandes avinées car s’il faut choisir je préfère que l’on blesse un Duchsmol sans respect qu’un crack en plein effort. Un peu de respect ! Tout ça pour se montrer à la télé.
Sans pouvoir dresser la liste de toutes les chutes, en voici quelques-unes survenues lors du Tour de France 2018. Léon Luis Sanchez est tombé dans la deuxième étape : coude fracturé, 12 agrafes. Peter Sagan, quant à lui, est tombé à plus de 70 km/h. Avec plein de contusions, il est reparti, souffrant d’aucune fracture. Le Belge Philippe Gilbert qui est tombé dans la descente du col du Portet-d’Aspect s’est fracturé la rotule gauche. Son genou a presque triplé de volume. Avant de savoir ce qu’il avait, le champion est remonté sur son vélo et a roulé 60 kilomètres ! Gilbert a fait un tout droit dans un virage puis est tombé dans un ravin… Une chute de 5 m dans la rocaille. Il a atterri dans les pierres, sur le dos. Le champion croyait être brisé de partout et puis il est remonté pour faire signe à la caméra que tout allait bien. Geste destiné à sa famille. Ensuite, il se mit à pleurer, réalisant le miracle. Et puis, il est reparti sur sa monture. Quel chevalier sans armure ! On lui a attribué le prix de la combativité. On devrait lui donner la légion d’honneur. Le lendemain, il a dit : «Mon Tour est fini… » Triste en a mourir. Je n’échange pas le courage de Gilbert contre un dribble de Neymar. C’est le Belge qui devrait être couvert de millions de dollars.
Il faut aussi savoir que Chris Froome a été agressé par un gendarme qui s’est pris pour le tonton Macoute du Président Macron- qui s’avère être un dissimulateur encore plus performant que Sarkozy et Hollande réunis. De fait, Froome a été stoppé manu militari parce qu’il redescendait le col du Portet après avoir franchi la ligne d’arrivée. Une habitude courante. Le champion allait retrouver le bus de la Sky, six kilomètres plus bas. Froome a été plaqué au sol comme s’il était un fuyard en cavale. La star anglaise a eu le tort de se vêtir d’un K-way tout noir sans aucune inscription. Ni Froome, ni Sky. Rien de rien. Il a voulu se protéger des idiots qui risquaient de lui jeter des pierres, mais à la place il a été alpagué par un gendarme qui a fini par reconnaitre sa bévue. Triste spectacle ! C’est comme si l’on prenait pas le col Antoine Griezmann à la fin de la Coupe du Monde 2018.
L’organisation du Tour de France est à revoir de A à Z. Il est logique que L’Equipe n’aborde pas ce sujet car elle est partie prenante de la course mythique. Pauvres coureurs à la merci des irresponsables. J’utilise pauvres à bon escient. Savez-vous combien empoche chaque jour le porteur du maillot à pois, meilleur grimpeur de l’épreuve ? 300 euros… Des tarifs honteux. De quoi aller aux Prud’hommes !

PS: carton rouge à tous les commentateurs sportifs qui se délectent dès que Froome est en difficulté sur le Tour. Lamentable.

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