Catégorie: BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON

15.10.18

Permalien 17:25:20, Catégories: GRAND MONSIEUR, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON  

Eloge de la voiture, Thomas Morales (Le Rocher), Grands Prix (Solar) et Les fous du volant (Puyal/ Arthaud)

Hallucinante publicité avec James Dean au temps de Géant, son ultime film. Le comédien nous demande d’être prudent alors qu’il se tuera en Porsche, le 30 septembre 1955, à 24 ans.

L’album Grands Prix rappelle tout ce que l’automobile doit à la France. Premiers producteurs de voitures à la fin du XIXe siècle, les Français ont en plus inventé la course auto. Tous ces pionniers sont bien mal récompensés de nos jours, avec toutes les campagnes officielles contre la voiture : tout est fait pour démoraliser les automobilistes sous prétexte de les protéger. Limiter les morts sur la route, très bien, mais pourquoi les harceler à coup de radars et de véhicules masqués ? C’est à nous dégouter de prendre le volant.
L’état est plein de paradoxe : il prend de l’argent sur les vins et le tabac sans cesser de nous dire de ne pas boire ni fumer. Idem pour les voitures : les voitures peuvent rouler à plus de 200 km/h mais on ne doit pas dépasser le 70 et parfois le 30 (!) , ainsi de suite. Instaurer la ceinture de sécurité, bravo ! Cependant pourquoi laisser sans permis les petites voitures et ne pas imposer le casque aux cyclistes qui ne sont pas obligés de connaître le code.
On a beau tout nous interdire, les chauffards restent les chauffards : ceux qui roulent n’importe comment sans assurance et sans permis ne cesseront pas leurs délits, pendant ce temps les automobilistes raisonnables – ces cochons de payants continueront à casquer ! Une poignée de timbrés embêtent la majorité de bons citoyens.
L’album Grands Prix rend hommage à tous les pilotes morts dans les années 50-70. Quelle hécatombe ! Jusqu’à Senna ce fut un jeu de massacres. Depuis à 90% la F1 est devenue hautement sécurisée. Au détriment de la compétition ? Non, seul le règlement est responsable concernant une certain désaffection du public de non initiés. Les photos des pilotes morts nous glacent le sang : tant de héros morts.
De son côté, Thomas Morales, dresse le catalogue des grandes dates de l’auto, tous azimuts : industrie, société, mode, cinéma, passion, que dis-je amour sans limite des voitures dont Apollinaire disait avant la Première Guerre mondiale qu’elle représentait un danger de mort permanent au point de les appeler des «obus» dans la rue. Cocteau, lui, voyait dans le piéton, un automobiliste qui avait réussi à se garer !
Thomas Morales nous rappelle tous les morts en auto. Camus ne conduisait pas. Roger Nimier, non plus ne conduisait. Alors que James Dean, oui *. Jadis, il n’y a pas si longtemps, on rêvait sur les voitures de Johnny qui a eu tout ce dont il rêvait enfant sous le nom de Jean-Philippe Smet. On se rappelle facilement que dans le film Les Choses de la vie, de Claude Sautet, on aperçoit sur l’écran Bobby Lapointe au moment de l’accident du personnage de Michel Piccoli.
Thomas Morales aime la voiture, la bagnole, la caisse, la tire ! Jadis, les enfants s’amusaient à dire les marques de voiture, sur la route. De nos jours, elles se ressemblent toutes. Où est l’équivalent de la Jaguar E ? Lire Morales c’est renouer avec l’odeur d’huile de ricin et autres crissement de pneus. Morales cela veut dire aussi Morale(s), au pluriel. La sienne est celle d’un épicurien : la voiture est un plaisir de la vie. Steve McQueen le savait au point d’inscrire «pilote» à la case profession, au détriment de comédien. Lire Morales cela revient à sentir le cuir d’une vieille guimbarde ou une accélération au ras du sol au volant d’une Ferrari. On croit aussi voir pendouiller sous le parebrise la queue du fameux tigre qu’il fallait mettre dans son moteur. On peut même voir sur la plage arrière, le faux chien qui remue sa tête. Morales a du style, une sorte de Jim Clark avec un zeste de Roger Nimier ou le contraire. Pour Morales, la voiture c’est un objet d’art dans la rue. Certaines voitures, pas toutes et sûrement pas celle qui s’appelle Picasso !

-Grands Prix. De la naissance de la course auto en France au retour du circuit Paul Ricard. Préfaces Alain Prost et Jean Todt. Henri Charpentier et Bernard Bakalian. Solar, 192 p., 29 €

-Eloge de la voiture, Thomas Morales. Le Rocher, 233 p., 18,90 €

-* Les fous du volant, Robert Puyal. Artaud Poche, 320 p., 6 ,90 €. Dans cet ouvrage vous retrouvez la galaxie des amoureux de la voiture. Une Bible.

02.09.18

Permalien 23:59:53, Catégories: GRAND MONSIEUR, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON  

Le virtuose Lewis Hamilton, maître absolu à Monza

Dès le départ de la course, Hamilton a fait l’étalage de sa grande classe, à la fois audacieux et précis. Magnifique !

Dimanche 2 septembre 2018
Grand Prix d’Italie, à Monza
1er Lewis Hamilton, Angleterre. Mercedes

A Monza, Ferrari a très mal géré le Grand Prix. La Scuderia ne devait pas laisser Kimi Räikkönen remporter la pool position devant son coéquipier Sebastian Vettel, son leader deuxième au classement mondial des pilotes de F1. Si Vettel avait été premier au départ, il n’aurait pas eu à subir d’emblée la pression du fabuleux Hamilton.
Le Finlandais fait ce qu’il veut et n’écoute plus personne car il sait que Ferrari songe à le remplacer par Charles Leclerc.
Hamilton est vraiment un as du volant. Il a gagné en Italie alors qu’il n’était pas en pool position sur la grille de départ.
Acrobate de la F1, il se faufile de partout comme une anguille.
Depuis Senna, aucun pilote n’était arrivé à faire vibrer les passionnés de sport mécanique.
Gagner en Italie c’est grandiose.
Vaincre Ferrari sur ses terres c’est merveilleux.
Hamilton, au départ, a glissé sa Mercedes entre les Ferrari de Räikkönen et Vettel.
Au cours de la course, Hamilton n’a jamais craqué.
Il a couru de manière époustouflante comme toujours.
Il a attendu le bon moment pour déposer Räikkönen qui a l’arrivée faisait une gueule d’enterrement.
Vettel, lui, a fait le minimum syndical. Il s’en tire bien, à la quatrième place.
A six Grands Prix de la fin de saison, Hamilton a trente points d’avance.

Classement du championnat du monde de F1
1er Lewis Hamilton 256 points
2 Sebastian Vettel 226 points

23.07.18

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King Lewis Hamilton est un Neymar qui gagne vraiment

Epoustouflant ! Fabuleux ! Historique ! On ne sait plus quoi utiliser pour saluer l’immense talent du pilote de F1. Lewis Hamilton est un vrai champion et non pas une vedette pour papier glacé comme toutes ces Kournikova qu’on nous vend après une petite victoire. On veut qu’il gagne et il gagne ! Neymar qui va souvent le voir devrait s’inspirer de lui. Hamilton fait tout ce que fait Neymar, à la différence qu’il assure au volant quand le Brésilien se contente d’être une icône. Alors qu’il venait de prolonger son contrat jusqu’en 2020 avec Mercedes, contre 45 M€ annuels soit près 4 M€ par mois sans le sponsoring, l’immense champion anglais a raté sa séance d’essais samedi 26 juillet 2018 sur le circuit d’Hockenheim au point de partir 14e sur le grille de départ, lui l’as de la pole ! Une fuite de l’hydraulique a causé une panne dans la direction de son bolide qui l’a contraint à aller dans la terre à très grande vitesse.
Quinze jours auparavant, l’Allemand Sebastien Vettel sur Ferrari avait battu Hamilton sur les terres de l’Anglais, à Silverstone. Un vrai camouflet ! Au départ du Grand Prix d’Allemagne, les positions au classement du championnat des pilotes de F1 était le suivant: 1er Vettel (Allemagne, Ferrari) 171 points. 2e Hamilton (Angleterre, Mercedes) 163 points. A la fin de la course qui se disputait à cinquante kilomètres du lieu de naissance de Vettel, le championnat avait changé de leader : 1er Hamilton, 188 points. 2e Vettel, 171 points ! Pourquoi ? Tout simplement parce que Hamilton a doublé tout le monde pour remporter le Grand Prix d’Allemagne ! Leader de la course, Vettel a abandonné au 51e tour, stressé par la situation. Hamilton le menaçait, sans parler du fait que Vettel n’a jamais gagné chez lui, à Hockenheim. Hamilton a pris la tête de la course au 53e tour pour franchir le drapeau à damier 14 tours plus tard.
Le pilote de la voiture 44 a gagné dimanche 22 juillet 2018 son 66e Grand Prix ! Je me souviens de lui avoir prédit un immense à venir en titrant dans Le Figaro : «Les roues artistiques d’Hamilton». (C’est rare qu’un rédacteur en chef conserve un titre). Il n’était pas encore champion du monde. J’avais fait le jeu de mot avec le photographe de sinistre mémoire. Depuis la mort de Senna, aucun pilote ne m’avait plus intéressé. Hamilton, j’ai vu tout de suite que je saisissais sa personnalité. Il partage avec les fans, lui. Il est de la trempe de Jim Clark et de Graham Hill – deux pilotes tant aimés. C’est l’anti Neymar. Tous les grands champions tissent un lien avec chaque fan qui sait vibrer, voir. Sur le podium en Allemagne, il s’est mis à pleuvoir, un orage comme pour les Français quand ils ont reçu la Coupe du Monde 2018 de football, à Moscou. Hamilton y a vu un signe. «Une tempête biblique» a-t-il dit. Oui, le champion fait des miracles.

21.12.17

Quelques albums pour les fêtes : Churchill (Tallandier), Mythologies en peinture (Larousse), Voitures de légendes (Larousse), BD Jack London (Le Lombard), Degas et Gauguin (Larousse), BD Vian (Grasset)

-Moi, Winston Churchill, Beatrix de L’Aulnoit. Tallandier, 190 p., 34 €
«L’un des problèmes de notre société, c’est que les gens ne veulent pas être utiles, mais importants.» Tout est dit et plus que très bien dit. Ce trait de plume de Winston Churchill fait encore plus aimer ce personnage considérable du XXe siècle. On lui prête le mot «No Sports» pour expliquer sa longévité alors qu’il fut un grand pratiquant : à 18 ans, champion d’escrime inter collèges. Chasseur, il pratiquait le fusil à deux coups. Marcheur, il fit de nombreuses randonnées. Il pêchait le saumon, pratiquait le golfe et la natation. L’équitation était l’une de ses passions. Il jouait aussi au polo ! Quand on lui a demandé de couper le budget des arts pour l’effort de guerre il a répondu : «Alors pourquoi nous battons-nous ?» C’est lui qui a ordonné le bombardement de Mers el-Kébir sur la marine française (1300 morts) : «La plus pénible et la plus odieuse décision que j’ai eue à prendre». L’humour du grand homme fait toujours mouche : «Les chiens vous regardent avec vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n’y a que les cochons qui vous considèrent comme leur égaux». Cet album a une iconographie haut de gamme. Churchill jaillit des pages. On en redemande. Des petits marquis de Paris osent le rabaisser au rang d’alcoolique.

-La Mythologie expliquée par la peinture, Gérard Denizeau. Larousse, 224 p., 25 €
Très belle idée d’album, très bien réalisé. On est content de retrouver Sisyphe (Le Titien), Prométhée (Gustave Moreau), Les Trois Grâces (Raphaël), L’Ile aux morts ( Arnold Böcklin). L’auteur déchiffre chaque chef d’œuvre pour nous éclairer complétement. Tous les grands thèmes sont abordés. C’est simple et grand. Une totale réussite.

-Voitures rétro de légende, Collectif. Larousse, 320 p., 34,90 €
Quatre rédacteurs (Martin Gordon, David Long, Andrew Noakes et Chris Quiller-Rees) et un responsable éditorial (Gilles Chapman), ont confectionné une anthologie des plus agréables. Il y a même un index qui permet de trouver instantanément les marques et les modèles qui nous intéressent plus précisément. Des années 1940 aux années 1980, il ne manque aucun bolide. En tout 250 voitures ! Berlines britanniques, Fiat, Mini Cooper, Chevrolet, Volvo, Jaguar, Cadillac, Lancia, Dodge, Mercedes, BMW, Ferrari, sans oublier Renault, ni Porsche et Corvette.

-Jack London. Arriver à bon port ou sombrer en essayant. Scénario et dessins de Koza. Le Lombar, 160 p., 19,99 €
Avec des couleurs de Maya Mihindou, la BD est d’une très grande classe. Nous voyons l’auteur de Croc-Blanc partir faire un tour du monde sur un sublime voilier, le Snark. Lors de ce voyage, l’écrivain écrit précisément Martin Eden. C’est mieux qu’un livre de photos ou un film. London avait un physique de cinéma. Il était socialiste quand cela voulait quelque chose.

-Edgar Degas, Gérard Denizeau. Larousse, 128 p., 12,90 €
Le peintre, impressionniste atypique, refusa le téléphone : «Si vous répondez quand on sonne c’est que vous êtes une boniche». Ses danseuses sont historiques. On s’y croit. Ses toiles ne nous écrasent mais nous invitent à la contemplation. Du caractère et une infinie douceur.

-Paul Gauguin, Laure-Caroline Semmer. Larousse, 128 p., 12,90 €
Précurseur de l’art moderne, Gauguin nous permet de retrouver van Gogh à Arles (1888), Tahiti (1891), la terrible syphilis (1895), les Marquise(1901) et la mort du peintre (1903). Il disait : «Il n’y a pas de femmes nues, il n’y a que des femmes déshabillées». Né le 7 juin 1848, Gauguin a décidé de se consacrer à la peinture en 1882. Grande décision, pour lui et pour nous.

-Valse de Noël, Boris Vian & Nathalie Choux. Grasset jeunesse, 32 p. ? 18, 90 €
Cette valse remonte à 1955. Elle était dans un tiroir où dormait une farandole avec des travailleurs, des clochards et des soldats. Tout l’album est un appel au pacifisme. L’auteur du Déserteur (1954) n’était pas près de se laisser dominer par des chefs militaires. Ses mots sont comme les notes de sa trompette qu’il appelait «trompinette".

23.10.17

Permalien 11:20:06, Catégories: GRAND MONSIEUR, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON  

Lewis Hamilton bientôt 4 fois champion du monde de F1

En compagnie de L. Hamilton

Voici le classement mondial des pilotes F1, trois courses avant la fin de saison:
Lewis Hamilton (Mercedes): 331 points
Sébastien Vettel (Ferrari): 265
V. Bottas (Mercedes): 244

Vainqueur pour la 5e fois du Grand Prix de F1 des Etats-Unis, le jeune anglais a encore fait le show avec Bill Clinton et Usain Bolt. Hamilton énerve alors que les médias encense Neymar qui ne gêne pas non plus pour vivre comme bon lui semble.
Hamilton, 32 ans, est l’un des plus grands pilotes de l’Histoire. Il va bientôt être le top 5 de tous les temps.
D’aucuns le disent arrogant, prétentieux.
Non, c’est un immense champion.
On sait que les Français aiment plus Poulidor que Jacques Anquetil et Bernard Hinault.

7 sacres
Michael Schumacher 1994, 1995, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004
5 sacres
Juan Manuel Fangio 1951, 1954, 1955, 1956, 1957
4 sacres
Sebastian Vettel 2010, 2011, 2012, 2013
Alain Prost 1985, 1986, 1989, 1993
3 sacres
Lewis Hamilton 2008, 2014, 2015
Ayrton Senna 1988, 1990, 1991
Nelson Piquet 1981, 1983, 1987
Niki Lauda 1975, 1977, 1984
Jackie Stewart 1969, 1971, 1973
Jack Brabham 1959, 1960, 1966

2 sacres:
Fernando Alonso 2005, 2006
Mika Häkkinen 1998, 1999
Emerson Fittipaldi 1972, 1974
Graham Hill 1962, 1968
Jim Clark 1963, 1965
Alberto Ascari 1952, 1953

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