Catégorie: BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON

23.03.17

Permalien 10:14:55, Catégories: GRAND MONSIEUR, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON  

John Surtees (1934-2017), As/tre de la moto et de la F1

Le 10 mars 2017 est mort, le grand pilote John Surtees que j’admirais depuis mon enfance.
Un vrai grand champion. Pas un produit médiatique.
Face à des hommes de ce calibre, on est admiratif. Rien à voir avec ces politiciens qui mentent comme ils respirent. Qui passe leur vie à faire semblant. Quels petits destins !
Surtees portait sa rigueur, son authenticité, son humilité, sur son visage.
A l’époque tout était mécanique, rien d’électronique. Un vrai voltigeur. Il mettait les mains dans le cambouis. Les moteurs n’avaient aucun secret pour lui.
Enfant, on s’identifie à son père, à des pères qu’on s’inventent.
On cherche des modèles. Ceux qui ne font pas ça finissent souvent mal, et même très mal. On ne peut pas se prendre pour Marcel Proust ou Rodin, à moins peut-être d’être né dans un milieu qui ne parle que d’art, de culture.
Chez moi, on avait le culte du travail. C’est énorme comme référence. Mes frères et moi savons d’où nous venons: nos prédécesseurs ont travaillé jusqu’à leur disparition. Le travail c’est sans doute l’une des deux valeurs capitales avec l’honnêteté. Avec en plus l’amour, qui est la base de tout.
John Surtees était porteur des mêmes valeurs que mon père.
Moi mes Dieux, je les choisis sur terre et si possible je les approche pour qu’ils ne donnent un peu de leur fluide magique. Quand on lève les yeux au ciel, on ne voit que la météo. “Le ciel est la réclame de Dieu", a dit André Breton. Le hic, c’est qu’il est aux abonnés absents. L’homme invisible, c’est un bon feuilleton, mais rien qu’à la télé.

Lui, Fangio, Graham Hill, Clark, Senna, la Camarde me les a tous pris. Quelle vieille catin ! Même toute édentée, elle en croque encore. Ouf! Stirling Moss, 87 ans, est toujours là. Jackie Stewart aussi, heureusement.
Surtess était aussi bon en moto qu’en F1.
Une vie admirable. Un parcours admirable.
Un grand drame: déjà père de deux filles, il devient papa à 57 ans d’un fils, Henry, qui est mort en course le 19 juillet 2009 à 18 ans, en championnat de Formule 2, tué par une roue qui percuta son casque en pleine ligne droite à Brands Hatch.

Palmarès

Moto
Champion du monde 500 cm³(MV Agusta) 1956, 1958, 1959 et 1960.
Champion du monde 350 cm³ 1958, 1959 et 1960.

Formule 1
Champion du monde (Ferrari) 1964
6 victoires en Grand Prix, sur Ferrari et Honda

CanAm
Vainqueur du championnat CanAm 1966

02.12.16

Permalien 23:01:09, Catégories: GRAND MONSIEUR, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON  

La bouleversante retraite de Nico Rosberg qui dit adieu à la F1

Très ému, Nico Rosberg prend sa retraite parce qu’il a réalisé son rêve: devenir champion du monde de F1.

Plus bouleversante que la retraite de François Hollande (qui mesure la solitude du pouvoir), celle de Nico Rosberg laisse K.O. les amateurs de sport mécanique, dont je suis. Né non loin du GP de Monaco j’ai la F1 dans les veines, même si je ne la traite plus sur mon blog en raison de son nouveau règlement auquel je m’oppose.
Six jours après la conquête de son titre mondial, le 2 décembre 2016, Nico Rosberg a annoncé sa retraite de la Formule 1. Il était pourtant reconduit chez Mercedes Grand Prix aux cotés de Lewis Hamilton pour la saison 2017.
Le champion du monde en titre, 31 ans, a publié sur Facebook et Twitter :
En 25 ans de sport automobile, mon seul rêve a été de devenir champion du monde de Formule 1. À travers un dur travail, la douleur, les sacrifices, cela est resté mon seul objectif. Maintenant, je l’ai fait, j’ai grimpé ma montagne, c’est donc le bon moment. Cette saison a été incroyablement dure, j’ai poussé comme un dingue dans tous les domaines après mes déceptions des deux saisons précédentes, elles ont fait monter ma motivation à un niveau que je ne connaissais pas. Et cela a, bien sûr, eu un impact sur les gens que j’aime. Ça a été très très difficile et je ne veux pas revivre cela.»
La pression mis par Lewis Hamilton fut énorme. L’Anglais est revenu sur lui, a remporté course sur course pour finir deuxième à 5 points de Rosberg qui a pris sa décision le lendemain de son sacre. Il a bien sûr alors averti sa femme Vivian, Georg son manager et Toto Wolff, son directeur:
-«Ma plus grande réussite en sport automobile sera toujours d’avoir gagné le championnat avec cette incroyable équipe, celle des Flèches d’Argent».
Son coéquiper, Lewis Hamilton a commenté, avec son statut de champion, l’annonce surprise de la retraite de son coéquipier chez Mercedes:
-«Je suis certainement l’un des seuls à ne pas être surpris parce que je le connais depuis très longtemps. C’est la première fois qu’il a gagné en 18 ans contre moi, ce n’est pas une surprise qu’il ait décidé d’arrêter. Il a une famille sur laquelle veiller, et la F1 prend tellement de votre temps… Cela va être triste de ne pas l’avoir dans l’équipe l’année prochaine. Nico va manquer à la F1, je lui souhaite le meilleur.»
Nico Rosberg est devenu champion du monde de Formule 1 en battant Hamilton de cinq points, trente quatre ans après son père Keke Rosberg. Le champion du monde de F1 2016 est seulement le troisième sur Mercedes après Juan Manuel Fangio en 1954 et 1955 et Lewis Hamilton (2014 et 2015); également le troisième allemand après Michael Schumacher et Sebastian Vettel. Rosberg est le second fils de champion du monde à rejoindre son père au palmarès. Avant lui, seul Damon Hill avait fait comme son père, le très regretté Graham Hill que j’ai si souvent vu à Monaco.
Nico Rosberg choisi la vie, mettant un terme à son combat contre la mort.
Quitter la F1, il faut le faire. Chapeau l’artiste !
Il préfère rester désormais avec sa famille, vivre tout simplement. Bonne décision.
On ne vit qu’une fois. Il n’avait plus rien à démontrer.
La haute compétition est une drogue dure, il est désintoxiqué.

08.06.16

Les favoris de l'Euro: Espagne, Allemagne, Italie, Angleterre, Portugal et Belgique

Iniesta, C. Ronaldo, Rooney, Buffon… sont en France. Non pas en L1 mais à l’Euro.

La France n’est pas favorite. C’est sa chance.
Vous avez vu la défense française ? De quoi prendre des courants d’air. De quoi s’enrhumer.
Il faudra des Français vraiment très chanceux pour remporter cet Euro car l’équipe n’a aucun leader de la dimension de Kopa, Platini et Zidane.
D’après la presse Griezmann est le héros de l’Euro.
Pour l’instant je ne vois que les Euros de cet Euro.
Qui en sera le héros ?
On nous vend aussi Coman, nouvelle idole programmée.
Soyons cool, souhaitons le bonheur à cette jeunesse.
Les responsables des Bleus regardent Ben Arfa comme s’il avait 9 ans mais il en a 20 de plus !
Le prochain club de Ben Arfa va faire l’acquisition de l’un des plus grands joueurs du monde actuel. S’il reste à Nice, encore un peu, Nissa la Bella sera heureuse.
Un grand joueur doit être recruté quand il n’a pas encore tout donné.
Faire un gros chèque rien n’est plus facile.
En 2016, la bonne affaire c’est Ben Arfa et pas Ibrahimovic.
Détecter l’or sous la terre rien n’est plus beau.
Vous l’aurez compris je suis frustré par l’absence de Ben Arfa qui méritait mille fois de faire l’Euro.
C’est peut-être un bienfait qu’il ne le fasse pas.
Si les Bleus sont autant insipides sur le terrain que dans les publicités, la France ne va pas aller bien loin.
Je ne parle pas des trois jubilés contre la Roumanie, l’Albanie et la Suisse.

21.03.16

Magistral éloge de l'attention par Crawford (La Découverte)

Philosophe et réparateur de motos. Tout pour me plaire. Poète aussi. Après L’Eloge du carburateur(2010) où il faisait l’apologie du travail manuel, Crawford consacre un livre à notre capacité à nous perdre dans l’inutile. A force de nous laisser intoxiquer par les images et le reste nous ne savons plus voir ni regarder. Un motard est à l’école du regard périphérique. Tous mes auteurs fétiches aiment le sport: Kerouac, Camus, Nimier, Blondin, Perret (Jacques) et Bove aussi puisqu’il jouait au golf.
On est sans cesse agressé par les signes: affiches, pubs, panneaux indicateurs, écrans portables, télés, presse et j’en passe. Personne ne nous oblige à prendre un livre, et tant mieux car là on réorganise le chaos, avec les bons livres s’entend.
Crawford aime sentir sa machine, le macadam, le bruit du moteur, une galaxie de sensations. On peut bien sûr évoquait le vélo.
Tous les philosophes ne sont que des cerveaux. Lui c’est aussi un corps. Si vous dites “sport” à un dit intellectuel il va vous juger comme un débile profond qui hurle dans les stades.
Cela fait longtemps que je ne réponds plus aux analphabètes bardés de diplômes.
L’université est souvent une fabrique d’imbéciles. Des terroristes du savoir.
Les diplômés cherchent toujours à nous écraser par leur connaissance. Pas étonnant que les laissés pour compte se rebiffent avec violence.
Moi, j’essaye d’éviter les bombes, surtout à pied.
Si l’état chasse les motards c’est parce qu’il sent qu’on leur échappe.
Il y a motard et motard. Faire le zouave conduit au cimetière.
On doit conduire sa moto comme un chevalier son cheval.
On comprend avec Crawford que la technique est une respiration qui nous rend libre.
Plus on sait, moins on est esclave. Faire passer.

-Contact. Pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver, de Matthew B. Crawford. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marc Saint-Upéry et Christophe Jaquet. La Découverte, 348 p., 21 €

24.12.15

Des albums (Morlino, Laget, Ribouillault, Silvester, Picasso, Marois/Pilon, Lacotte, Kiko, Kitamura, Ray Charles/ Ollivier& Courgeon, L'ArtFold, Quetel, Denizeau...)

-Les Rebelles du football, Bernard Morlino. Préface Eric Cantona. Editions Tana, (155 p., 24,95 €)
Une galerie de portraits qui convoque les fortes personnalités au service d’une cause : Diagne, Socrates, Kopa, Mekhloufi, Romario… La maquette est novatrice par l’illustration mis en rapport avec le joueur ce qui nous change de la traditionnelle iconographie. Le livre a été classé par L’Equipe Magazine dans les 4 meilleurs livres sur le football publiés en 2015. Et le JDD l’a élu meilleur album de sport à offrir.

-La famille Rugby, Serge Laget et John Victor. Préfaces de Denis Lalanne, Bernard Lapasset et Lucien Mias (De Borée, 192 p., 29,90 €)
Une nouvelle fois, l’ami Serge Laget ouvre sa malle au trésor pour nous faire partager sa passion du rugby. C’est une machine à remonter le temps qui nous remonte les mécanismes du cœur. Plus on lit, plus on entend le tic-tac de sa propre sensibilité. Serge Laget est un collectionneur non égoïste car il a l’art du partage. 400 documents se réveillent sous nos yeux.

-Pétanque et jeu provençal, photographies de Hans Silvester. Textes de Hans Silvester et Yvan Audouard (Le Rouergue, 144 p., 26 €)
Très bel ensemble de photos sur le jeu de boules qui évoque à la fois Tati et Dubout. Tati par la construction, Dubout par la fantaisie. Des mouvements, des attitudes, ombre et lumière, de l’apesanteur, du noir et blanc. Nous sommes dans les années 1970-1980. De superbes figures qui ont disparu du Vaucluse, du Gard et des Bouches du Rhône.

-Musique d’à bord, Claude Ribouillault (Rouergue, 192 p., 35 €)
Un album sur les marins qui jouent à bord des navires. Des marins mais aussi les mousses, les matelots, les corsaires, les pirates, les vieux loups de mer et les forçats. L’iconographie est impressionnante. Le livre est signé par un très réputé ethnomusicologue, musicien et collectionneur, grand acteur du patrimoine populaire qu’il alimente sans cesse par ses recherches.

-Au bonheur des expressions françaises, Catherine Mory. Illustrations de Tiphaine Desmoulière (Larousse, 384 p. , 16,99 €)
Pour savoir l’origine de «l’amour quand tu nous tiens», ou «c’est de la roupie de Sansonnet», entre autres expressions désuètes ou pas. Il y a aussi la provenance de : «Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise», «L’aigle ne chasse pas les mouches» ou encore «Tous les méchants sont buveurs d’eau». Livre pour amoureux de notre langue.

-Dictionnaire insolite du français truculent, Daniel Lacotte (Larousse, 512 p, 16,99 €)
Le lexicographe infatigable qui publie livre sur livre ce qui représente une somme considérable de travail nous présente cette fois le catalogue des expressions qu’il estime le plus pittoresque possible : «Fier comme pou ; Il a mangé un clown ; Avoir les abeilles ; Avoir les abattis canailles ». La marque de fabrique de Lacotte ? Ses définitions sont toujours pleines d’humour.

-Le petit musée de Picasso, Béatrice Fontanel (Gallimard, 32 p. , 19,90 €)
Beau coffret très ludique qui va à merveille au peintre. Il y a une pochette de facsimilés avec carnet de dessins, et une quarantaine d’autocollants, plus une affiche, la reproduction de Guernica. Un livre pour enfants ? Hum, hum, plutôt un sacré collector pour les amoureux de Picasso.

-Le garage à construire, Kiko (Gallimard, 12,90 €)
Un joyeux kit avec un livre de 10 pages avec rabat, 8 places d’autocollants, une planche cartonnée et deux papertoys. Il s’agit d’un garage à construire sous la forme de quatre scènes : la station-service, l’atelier mécanique, l’atelier de carrosserie et pneumatique, et la boutique. Un vintage pour les petits avec leur père pas loin !
-Le Noël blanc de Chloé, André Marois et Alain Pilon (Grasset, 56 p., 14,50 €)
On y voit une petite fille pas effarouchée qui attend la neige comme le Messie. Comme la neige ne vient pas, elle part à sa recherche. Le trait de Pilon fait partie de l’école de la ligne claire si chère à Hergé.

-Ma Main, Satoshi Kitamura (Grasset, 33 p., 13 € )
L’illustrateur japonais livre un album de toute beauté par sa simplicité. Quoi de plus beau qu’une main ? Le dessinateur a voulu montrer aux enfants les multiples usages de la main. Simple, beau et intelligent.

-Ray Charles, Stéphane Ollivier avec des illustrations de Remi Courgeon (Gallimard, 24 p., 16,50 € )
Avec un CD en prime, nous retrouvons le jazzman dans une série de dessins très enlevés. On peut lire et regarder en écoutant Georgia on my mind (1960), I got a woman (1954), et What I’D say (1959) et aussi Hit the road Jack (1962). Pour les 6-10 ans, voire plus.

-Zen, 365 méditations à plier (Larousse, 19,95 €)
Connaissez-vous l’ArtFolds ? Il s’agit d’un livre à couverture rigide dont les pages comportent des lignes de pliage pour créer une œuvre originale. Une fois les pages pliées, on obtient une sculpture. Les citations sont toutes à retenir tant elles visent justes. Avec cet ouvrage, à la fin, entre les deux pans de la couverture on obtient ZEN.

-39-45. Histoire d’un monde en guerre, sous la direction de Claude Quetel avec la collaboration de Philippe Masson et Christophe Prime (Larousse, 528 p., 29, 95 €)
600 documents souvent inédits forment un ensemble complet sur le Seconde Guerre mondiale. Il y a beaucoup de photos en double page comme si nous feuilletons Paris Match. Rien ne nous est caché depuis 1933. Un grand travail d’édition.

-Paris d’un siècle à l’autre, Gérard Denizeau (Larousse, 208 p., 29,95 €)
C’est bon de pouvoir tenir Paris dans ses mains, après les attentats terroristes. Dans le bel ouvrage, on voit des coins de la capitale, ce qu’ils étaient et ce qu’ils sont devenus. Les guichets du Louvre sont à l’identique. On reste suspendu à la place Saint-André des Arts. Paris restera toujours Paris et c’est tant mieux.

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