Catégorie: HENDRIXEMENT

20.11.17

Permalien 22:56:30, Catégories: GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

En hommage à Sharon TATE et à ses amis

A la mi-août 1969 se déroula le mythique Festival de Woodstock.
Je ne l’ai pas vécu comme j’aurais dû le vivre parce que le 9 août 1969 eut lieu un carnage dans une villa de L.A. qui saccagea aussi tous les rêves d’une génération qui souhaitait une meilleure société.
Le 19 novembre 2017 le commanditaire de l’assaut criminel est mort, apprend-t-on.
Hélas! on ne peut pas revenir au 8 août 1969, pour empêcher l’horreur.

31.10.17

Permalien 00:28:23, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT, LA REVUE DE STRESS  

Pour France 2 le football serait peut-être de l'art

Stupéfiant !
Magazine sur France 2(30-10-2017)
Rien que le titre en dit long. Un titre à double tranchant. Niveau court de création CM2. On les imagines autour d’une table en train de chercher le titre.
Les intervenants se demandaient si le football était de l’art.
Pour certains, oui. Pour d’autres, non.
A la fin, on a vu un “raté bien sympathique", comme dit Charlebois, venir nous dire que le football n’était pas de l’art.
France 2 a attendu 2017 pour se demander si le football était de l’art.
Dans cette émission, on n’a jamais prononcé le nom de Pasolini et encore moins celui de Cruyff.
Pas un mot sur Rinus Michels. Rien sur Socrates ou Eusebio.
Rien sur Peter Handke.
Ils s’intéressent au football parce que Neymar a coûté bonbon au PSG.
France 2 aimerait bien diffuser des matchs de C1 mais ils n’ont même pas de quoi s’offrir un match de L1.
Le football c’est de l’art quand il est pratiqué par des artistes.
Est-ce qu’un navet c’est du cinéma ?
Est-ce qu’un roman d’aéroport c’est de la littérature ?
Le football ne plait pas à “l’élite” parce qu’il est populaire. Pour cette “élite” le football c’est les tribunes.
L’art est plein d’œuvres minables qu’on s’arrache en salle des ventes. Ce n’est pas de l’art mais du simple commerce, pire même de la spéculation sur du vide spirituel.
Se demander si le football c’est de l’art revient à s’interroger encore sur la rondeur e la terre.
Une chose certaine Stupéfiant ! ce n’est pas de l’art. Simple commérage. Programme en sursis alors que le football est une valeur sûre et même refuge.

05.10.17

Permalien 10:27:55, Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

Barbara en trois livres (Bonnie, Kervéan et Vircondelet/ Lorin)

Julie Bonnie a titré son livre Barbara, roman pour bien se démarquer des biographies traditionnelles. Roman, dit-elle, pour dire qu’elle prend des libertés. Tout le début est consacré à l’inceste commis par le père, sur plusieurs années. Le livre tourne tout autour de ce drame de la vie de Barbara. C’est raconté, jamais expliqué. Cela n’est pas de tout repos : à vivre, à lire et à écrire. Au lecteur d’y voir clair.
Jean-François Kervéan a lui aussi écrit une livre qui oscille entre le roman et la biographie. Il connaît bien son sujet et nous fait partager sa vision de la grande dame, et même très grande Dame qui m’a appelé une fois mais ceci est une autre histoire. Kervéan nous fait tout revivre, les joies et les peines, et surtout l’âme de la musicienne est présente dans chaque page. C’est écrit tambour-battant. La richesse des informations inonde l’ensemble.
Alain Vircondelet a écrit le texte du nouvel bel album illustré par Philippe Lorin qui en a déjà consacré à Ferrat, Brassens, Dalida et Coluche. L’ensemble restitue la grande Dame, inoubliable et ce n’est pas un mot qu’on lance en l’air. C’est la stricte vérité. Elle est du niveau de Piaf dans un registre très différent, sauf concernant le réalisme qui vrille le cœur.
Barbara c’est une voix, un visage, une présence. Des textes et une musique. C’est la seule chanteuse du niveau des géants du music-hall avec Joan Baez et Véronique Samson. Je n’en vois pas d’autres. Je parle d’auteur-compositeur, pas uniquement d’interprète.

-Barbara, roman, Julie Bonnie, Grasset, 190 €, 17,50 €
-Barbara, la vraie vie 1930-1997-2017. Jean-François Kervéan. Robert Laffont, 340 p., 19,50 €
- Chez Barbara, Alain Vircondelet, Philippe Lorin. Le Rocher, 120 p., 20, 90 €

16.09.17

Historique: Visconti et La Callas au micro de Pierre Desgraupes

Attention, grands moments de télévision. Pierre Desgraupes avait invité La Callas et Luchino Visconti, deux maîtres dans leur discipline. Il les laissa parler. Aujourd’hui, les animateurs se prennent pour des stars et ne font que de la communication. Desgraupes était aussi un maître dans sa discipline.

Il y a 40 ans, jour pour jour, Maria Callas a cessé de vivre, hélas !
Je déteste les chanteuses d’opéra. Face à elles, je n’éprouve que de l’ennui.
J’ai envie qu’elles se taisent. Rien que des Castafiore !
L’exception c’est Maria Callas.
Sa voix me touche en plein coeur dès qu’elle ouvre la bouche.
Je parle sa langue.
Je comprends tout ce qu’elle chante. Elles transforment les notes, et les mots en émotion universelle.
Un seul son d’elle et je l’identifie immédiatement.
Elle a tant donné qu’elle est morte jeune, très jeune, trop jeune.
Sur scène, c’est une comédienne alors que les chanteuses d’opéra sont des santons.
Il est incroyable qu’un tel être humain soit mort dans l’indifférence.
Dire que j’aurais pu la connaître et sonner à sa porte.
J’aurais dû y aller. En 1977, j’étais à Paris.
J’ai sonné à d’autres portes, pas à la sienne. C’est une faute. Faute irréparable.
Plus elle chantait, plus elle s’épuisait.
En plus, elle parlait cash dans la presse. Un jour, elle a dit qu’elle avait eu tort de trop se confier aux journalistes.
A Paris, elle a été huée car elle s’est cassée la voix ! Honte à ce public immonde. C’est pour cela que je vais jamais à l’Opéra. Je hais ce public. Comme Camus, je préfère les stades. Au cours d’un match, on ne siffle jamais un blessé.
Sur la Callas, je n’ai pas dit mon dernier mot.
C’est une artiste que je comprends à 100 %.
Je vous conseille d’écouter ses interviews, surtout ceux avec Bernard Gavoty, très bon avec elle mais ignorant avec Miles Davis.
Dans l’émission de Pierre Desgraupes, elle est admirable, comme toujours: intelligente, généreuse, attentive, pleine d’humour, totalement naturelle.
Quand elle est morte, la planète a perdu son bel oiseau.

Vient de paraître:
-Maria Callas, l’Ultime tournée, Robert Sutherland, traduit de l’anglais par Pierre Brévignon. Préface de Tom Wolf. L’Archipel, 368 p, 22 €

06.09.17

Permalien 13:41:08, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Miles Davis, l’autobiographie, par Miles Davis/ Quincy Troupe.(La Table Ronde)

Miles Davis fait parler les instruments. Certain soir, il ne jouait presque par pour qu’on entende ses amis. La grande classe ! Des critiques ont osé dire qu’il volait les spectateurs, en se mettant de dos. Miles Davis est irremplaçable, il a laissé un vide atroce.

Publié en 1989 aux Etats-Unis, le livre raconte le jazz à travers Miles Davis qui lui dirait «la musique». Dire jazz pour lui c’était dire Noir, et il n’aimait pas ce distinguo. Miles Davis n’est pas né dans un ghetto mais dans la bourgeoisie de Saint-Louis. Hyper doué pour la musique, il voit d’emblée que ce moyen d’expression est une chasse gardée par les Blancs. Jamais il ne veut passer par la case de l’Oncle Tom. Il ne sera le Noir de personne. Lui c’est la musique qu’il fait passer en premier et non pas la couleur de peau. Dans les clubs il s’invente une famille artistique avec Charlie Paker et Dizzy Gillespie puis Thelonious Monk, Bud Powell. Gil Evans. En 1959, il enregistre avec John Coltrane, Cannonball Adderley, l’immense King of Blue. Le livre ne fait pas l’impasse sur la dope, l’alcool, la maladie … Sa vie est aussi jalonnée de femmes. Miles se remet toujours en questions : jazz, rock, pop, électrique, musique antillaise… Boris Vian l’a tout de suite célébré à sa juste place: celle d’un virtuose de premier plan. Il y a un son Miles Davis que l’on reconnaît d’emblée dès la premier note, le premier souffle.

-Miles Davis, l’autobiographie, par Miles Davis/ Quincy Troupe. Traduit de l’américain par Christian Gauffre. La petite vermillon/ La Table Ronde, 622 p. , 10, 20 €

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