Catégorie: HENDRIXEMENT

28.05.17

Festival de Cannes la braguette, par le Monégasque Léo Ferré

Rien a changé depuis l’immense Léo Ferré.
Le Festival de Cannes et la montée des marches… C’est ça le cinéma ?
Un défilé d’actrices qui se rabaissent au rang de mannequins. On ne sait plus qui est qui.
C’est de la vulgarité. Et rien que ça. Aucune classe.
Le cinéma c’est François Rosay, Marguerite Moreno ou Gena Rowlands.
Bette Davis et Anna Magnani.
Si on parle de poitrine, celles de Sophia Loren, de Bardot ou Marilyn.
La beauté de l’âme, pas la beauté de l’âne.
Pour une Grace Kelly combien de starlettes qui se la jouent Sarah Bernhardt.
Le préposé au micro: “Alors ça fait quoi de monter les marches ?”
L’ex présentatrice de météo ou top model recyclée au cinéma: “Je suis très émue. J’en rêvais tellement…”
On sait qu’il vaut mieux montrer son cul sur l’écran que jouer Célimène à la Comédie Française.
Rien que des chercheuses de metteur en seins.
C’est l’intérieur de soi qu’il faut mettre sur le tapis et non pas les apparences, même en montant les marches.
J’ai aperçu sur scène Jean-Pierre Léaud, égaré dans une brochette de “guest” (sic). Il n’applaudissait pas. Il était livide. Comme absent. Pourtant, lui, c’est vraiment le Festival de Cannes: Cocteau, Truffaut, Les 400 coups.
Le cinéma doit nous sortir du quotidien et non pas nous y ramener.
On voit des mines patibulaires. Rien que des gens de pouvoir.
De l’argent partout. Malraux a dit qu’il s’agissait aussi, et maintenant surtout, d’une industrie.
Ces gens-là dorment dans des chambres d’hôtel dont chaque nuit correspond à un an de loyer pour le public de base que nous sommes.
Et vous allez voir qu’une fois de plus, ils vont primer des rôles misérabilistes pour se donner bonne connaissance.
Dans ce genre de kermesse, ils haïssent les comédies parce qu’ils la jouent tellement !
Tout ce qui est populaire est banni du Festival de Cannes.
A 19 h, ils priment des chômeurs ou des malades en phase terminale. A 23 h, ils se gavent de champagne avec des “canapés” plein de caviar (bien sûr c’est pour la bonne cause).
Cinéma, tout ça !

Palmarès officiel

Palme d’or: “The Square” de Ruben Östlund
Prix du 70ème anniversaire: Nicole Kidman
Grand prix: “120 battements par minute” de Robin Campillo
Prix de la mise en scène: Sofia Coppola pour “Les proies”
Prix du scénario: “Mise à Mort du Cerf Sacré” de Yórgos Lánthimos, et “You Were Never Really Here” de Lynne Ramsay
Prix d’interprétation féminine: Diane Kruger dans “In the fade” de Fatih Akýn
Prix du jury: “Nelyubov” (Faute d’amour) de Kornél Zvyagintsev
Prix d’interprétation masculine: Joaquin Phoenix pour “You Were Never Really Here” de Lynne Ramsay
Caméra d’or: “Jeune Femme” de Léonor Séraille
Palme d’or du court métrage: “Xiao Cheng Er Yue” (Une nuit douce) de Qiu Yang
Mention spécial du court métrage: “Le plafond” de Teppo Airaksinen

[Post dédié à Keaton, Renoir, Carné, Grémillon, Duvivier, Tati, Bresson, Verneuil, Welles, Hitchcock, Fellini, Pasolini, Kusosawa, Ozu, S. Ray, Bunuel, Resnais, Cassavetes … ]

26.05.17

Permalien 09:35:40, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Les 50 ans de l'album des Beatles Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967-2017)

Sortie vendredi 26 mai 1967
Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
Coffret de l’album culte
Quoi de neuf ? Les Beatles !
La réédition du grand classique de la musique contient un ouvrage de 144 pages (avec une préface signée par Paul McCartney et par le producteur Giles Martin), ainsi que 15 autres nouveaux enregistrements du Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band sessions, dont la plupart sont inédits.
Le coffret comprend la version remasterisée de The Making of Sgt. Pepper, un documentaire inédit réalisé en 1992, ainsi que des films promotionnels restaurés.
Il y a un avant et un après Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band.
C’est une évidence de dire que les Beatles est le plus grande groupe du XXe. Il y a eux et les autres.
En dix ans d’existence et huit ans de carrière discographique (de 1962 à 1970), les quatre amis ont transformé la musique et du coup ont ouvert la tête à des millions de jeunes qui ignoraient à l’époque l’existence des surréalistes, des dadaïstes et de la Beat Generation, rien que des devanciers.
Le plus terrible c’est que John Lennon (assassiné) et George Harrison (maladie) sont déjà morts depuis longtemps alors que les Rolling Stones (moins Brian Jones, mort lui aussi) font encore des concerts en 2017. Complétement dingue comme destinée différente, au niveau groupe s’entend.
Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band est le 8e album des Beatles.
Il a été enregistré par les Beatles sur une période de 4 mois.
L’album est sorti début juin 1967
Toutes les chansons ont été écrites et composées par le très regretté John Lennon en compagnie de Paul McCartney, sauf Within You Without You, signée par le nom moins très regretté George Harrison.

Face A
1.Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
2.With a Little Help from My Friends
3.Lucy in the Sky with Diamonds
4.Getting Better
5.Fixing a Hole
6.She’s Leaving Home
7.Being for the Benefit of Mr. Kite!

Face B
8.Within You Without You
9.When I’m Sixty-Four
10.Lovely Rita
11.Good Morning Good Morning
12.Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (Reprise)
13.A Day in the Life

Musiciens et chanteurs: Les 4 Beatles
John Lennon – guitares acoustique et électrique, orgue, piano, percussions, chant, effets sonores
Paul McCartney – guitare basse, guitare acoustique, guitare électrique, piano, orgue, percussions, chant, effets sonores
George Harrison – guitares acoustique et électrique, sitar, tamboura, harmonica, percussions, chant
Ringo Starr – batterie, percussions, piano, harmonica, chant

Autres participants:
George Martin – clavecin, orgue, piano, harmonium
Mal Evans – piano, harmonica, harmonium, percussions, chant
Neil Aspinall – harmonica, tamboura
Les Asian Music Circle: Quatre musiciens jouant du tabla, du dilruba, du swordmandel et des percussions indiennes
Le London Symphony Orchestra

24.05.17

Permalien 08:54:18, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

La réponse des Beatles aux terroristes

Exceptionnel document avec très grande qualité technique. Les 4 immortels disent tout. Personne ne nous fera taire. Personne ne nous dira comment l’on doit vivre. Aucune tolérance avec les ennemis de la tolérance ! “Bougez et criez", disent les Beatles, comme le nouveau-né qui arrive.

-"Nous sommes plus populaires que Jésus-Christ", a déclaré John Lennon.

19.05.17

Permalien 18:34:19, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Quelques notes avec Brassens, préface de Maxime Le Forestier. Joël Favreau. (L’Archipel)

Joël Favreau ici en compagnie de Georges Brassens. Nous avons eu la chance de vivre à l’époque de Brassens, Brel, Trenet, Ferré, Ferrat, Nougaro et Barbara. Voir Brassens en couleurs et en si parfaite qualité visuelle est plus que troublant. Il est bel et bien plus vivant que le chanteur que j’ai vu et hélas ! entendu l’autre jour inaugurer le Festival de Cannes. Le ridicule ne tue plus depuis longtemps. Comment ose-t-on monter sur scène pour ânonner de cette façon ? Et comment osent-ils applaudir ?

La discrétion faite homme, Joël Favreau nous confie quelques souvenirs de toutes ses années passées en compagnie de Georges Brassens qu’il aime comme un père, un transfert que fait tout son public tant Brassens donne envie d’être son ami.
Depuis que le Sétois céleste est mort beaucoup se revendique ami de Brassens, à tort. Joël Favreau précise; “J’en ai tellement vu, des sans-gêne aucune, qui se bousculaient pour être sur la photo, qui fouaillaient même sa corbeille à papiers…” Toutes ses attitudes minables sont étrangères à Joël Favreau comme elles le furent à René Fallet, Louis Nucéra, Georges Moustaki ou Guy Béart. Sacré quatuor d’amis. J’en ai connu trois sur quatre.
Jamais, au grand jamais, Joël Favreau ne se pointait chez Brassens à l’improviste, ce que prétendent d’aucuns. Il appelait d’abord le fidèle Gilbratar qui indiquait le jour et l’heure pour venir rue Santos-Dumont.
Brassens ne répondait jamais au courrier, ni au téléphone. Satie lui non plus n’ouvrait pas son courrier. Brassens accueillait toujours ses amis par : “Comment vas-tu galopin ?”
Ce livre est celui d’un ami qui en raconte un autre.
Pas de voyeurisme, pas de scooop atroce, rien que moments de jadis qui remontent à la surface. On est comme à la terrasse d’un café avec un copain qui nous raconte sa vie tout en regardant les gens dans la rue.
Très bel ouvrage où vibre l’amitié sans forfanterie.
Brassens avait vu en Joël Favreau un fils. Et comme à son habitude, il ne s’est pas trompé.

-Quelques notes avec Brassens, préface de Maxime Le Forestier. Joël Favreau. L’Archipel, 200 p., 18 €

08.05.17

Marianne 1-0 Marine


[Post dédié à tous les Résistants]

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