Catégorie: HENDRIXEMENT

25.04.17

La gloire éternelle du génial Django Reinhardt (Noël Balen/Du Rocher et Alexis Salatko/Robert Laffont)

Je n’utilise quasi jamais le mot “génial” mais pour Django Reinhardt(1910-1953), oui.
Tout comme pour Hendrix. D’ailleurs, Hendrix aimait la musique du manouche céleste au point d’appeler Band of Gypsys son ultime groupe.
Stéphane Grappelli et Django Reinhardt forment l’un des plus grands duos de l’Histoire de la musique.
La vie de Reinhardt méritait un film. C’est fait, par Etienne Comar avec Reda Kateb et Cécile de France, deux très bons comédiens. Il est inspiré de Folles de Django, livre d’Alexis Salatko auteur du superbe Horowitz et mon père.
La mère de l’artiste fut très important dans la vie du musicien qui vivait à son rythme. Il faisait ce que bon lui semblait. On a peu d’images de lui, des photos oui, mais pas beaucoup de pellicule le montrant en action.
Il est légendaire a plus d’un titre. Comment ne pas voir le terrible signe du destin par le biais de l’incendie qui l’a privé de l’usage de deux doigts de sa main gauche ? De ce handicap, il va faire une force, un son rien qu’à lui. Il a été plus fort que ce maudit mauvais sort !
On reconnaît l’immense jazzman à l’écoute d’une seule note, comme Hendrix, comme Miles Davis, comme Coltrane.
Le génie vagabond, par Noël Balen -musicien lui-même- mérite tout autant d’être lu. Quand on aime, on ne compte pas. C’est le moment de le prouver. Un vous le gardez, l’autre vous l’offrez. Circulez, il y a à voir !
Les deux ouvrages se complètent et permettent de passer du temps avec l’un des cinq plus grands guitaristes du XXe siècle.
Les deux livres - et le film- font l’éloge d’un homme libre qui a vécu seulement 43 ans mais avec l’avantage d’avoir donné le meilleur de lui-même avec les cordes de sa guitare.
Dans 10 000 ans, on parlera encore de Reinhardt comme de Mozart et de Duke Ellington ou alors notre monde ne sera plus qu’une terre ravagée par l’imbécilité.

-Django Reinhardt, le Génie vagabond, Noël Balen, Editions du Rocher, 296 p., 19,90 €
-Folles de Django, Alexis Salatko, Robert Laffont, 276 p., 20 €

19.03.17

Permalien 17:19:53, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Mort de Monsieur Chuck Berry (1926-2017), pionnier du Rock‘n’Roll

Le monde a un besoin urgent de renouveler ses poètes. Beaucoup s’en vont, contre leur gré.

Le site officiel annonce la mort du musicien, le 18 mars 2017.
http://chuckberry.com/1420-2/
Chuck Berry ne fait qu’un avec le rock‘n’roll.
Ses chansons ont été reprises par les plus grands de la chanson du XXe siècle, à commencer par les Beatles.
Il faut être sourd pour ne pas connaître Roll Over Beethoven (1956) et Johnny B. Goode (1958.
Chuck Berry avait dans la peau le Rhythm & Blues et le Rock’n’Roll.
Sa gestuelle a influencé des milliers d’artistes qui sont devenus des clones. En France notamment.
Il était et reste l’un des dix meilleurs guitaristes de l’Histoire.
Sa longévité fut admirable.
Après des débuts dans la vie très mouvementée- il n’a pas été inventé par une maison de disques- il se sauve dans la musique, sa passion numéro 1. Outre ses dons, sa capacité de travail, son inventivité, il avait un humour hors du commun. 90 ans… Superbe parcours. Au bout du bout de lui-même.
Il a joué toute sa vie.
Une vraie star.

18.03.17

Permalien 15:43:05, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

Nice privé de Plea et de Cyprien, plus les absences de Baysse et de Walter

Cette chanson- ici interprétée par la chanteuse Devyn Rush- a servi, en version orchestrale, fut le générique d’une célèbre émission radio de feu Pierre Bouteiller. J’ai toujours vu Nice sous les traits d’une très belle brune. On dit Nissa la Bella et non Nice le beau.

Samedi 18 mars 2017, 17 h, C+ Sport
Nantes - OGCNice

Les Aiglons sont tristes: cette saison Plea et Cyprien ne joueront plus suite à l’opération qu’ils ont subie. Le buteur et le milieu de terrain étaient des éléments précieux.
Tristes aussi parce que le capitaine Baysse sera absent pendant plusieurs semaines. A ces trois blessés, il faut rajouter Walter.
Tristes mais pas abattus car Lucien Favre a un groupe restreint mais impliqué et performant.
Les médias annoncent que Nice va entrer dans le rang mais Nice est toujours là.
Le groupe arrive toujours à s’en sortir même avec de gros pépins.
Les quatre absents manquent mais leurs remplaçants seront de très bons titulaires, n’en doutez pas.
Nice se déplace à Nantes avec 26 points d’avance sur les Canaris. Cela en impose sans faire gagner le match avant de l’avoir joué.
Nice est une équipe attendue de partout. Nice est un “gros” de la L1 2016-2017.
Tout le monde veut battre Nice qui n’a cédé les trois points que deux fois: devant Caen et Monaco.

14.03.17

Permalien 18:29:17, Catégories: HENDRIXEMENT  

L’art difficile de Claude François. Philippe Chevallier. (PUF)

Frank Sinatra qui chante sa chanson fut sans doute l’un des plus grands bonheurs de Claude François.

Cet ouvrage est un très important travail sur la chanson populaire tant méprisée par l’élite qui la fredonne pourtant comme tout le monde. Souvenez-vous, au temps des Numéro 1 de Maritie et Gilbert Carpentier… A l’époque dans les années 1970, on passait un beau moment avec tous les chanteurs qui débarquaient dans notre salon, chez les grands patrons ou dans les HLM. L’auteur par le biais de Claude François a effectué des recherches sur la fabrication des chansons- en l’occurrence celles de Cloclo- qui laissent K.O. Un travail de titan pour nous révéler que Claude François – lui aussi un bourreau de travail-s’entourait des meilleurs pour enregistrer et faire des tournées. Il fut pionnier dans de nombreux domaines, de la scène à la direction de journaux.
Tatillon sur les infimes détails, maniaque à l’extrême - il est mort en ajustant une ampoule- il haïssait l’amateurisme. Pour atteindre l’excellence, il allait chercher les musiciens à l’étranger. Il faisait la différence entre le son d’un disque et le son de la radio et de la scène. Il écoutait la production du monde entier à la radio chez lui. Il se faisait envoyer des disques d’horizons lointains. Il était internet et Amazon avant l’heure ! Doté d’une énergie d’athlète de haut niveau, il contrôlait son image avec la rage d’un psychopathe qui veut paraître ce qu’il n’est pas naturellement. Impossible d’être plus professionnel que lui. Un précurseur dans son domaine. Pour toutes ses raisons, sa popularité continue au-delà de sa mort. Beaucoup de gens se souviennent de ce qu’ils faisaient le jour de la disparition de Claude François, c’est dire qu’il était déjà de son vivant dans la mémoire collective.
Philippe Chevalier a consacré beaucoup de temps et d’énergie que l’on réserve d’habitude à Ferré, Ferrat, Trenet, Brel, Brassens ou Barbara. La chanson a deux versants: l’un divin avec des auteurs-compositeurs-interprètes qui sont les Rimbaud et Apollinaire du microsillon; et l’autre, incarné par des artistes pas aussi légers qu’on le dit.
Bien sûr les interprètes tels Joe Dassin et Claude Français créaient à plusieurs, ils n’avaient pas le côté artisanal de Brassens ou Brel. Cependant leurs chansons nous accompagnent depuis des décennies. Des chansons qui vieillissent bien. Qui a remplacé Mike Brant, Dalida, Claude François ou Daniel Balavoine ? Personne. Une chanson facile à retenir, que l’on fredonne est aussi rare qu’une grande chanson à texte, comme l’on dit. Claude François fut un vedette qui s’est prise en charge pour devenir un homme d’affaires. Sa mort nous a privé d’un chanteur qui est sans doute le Tino Rossi de son époque. De surcroît, il a créé une chanson au succès interplanétaire, chantée par les plus chanteurs les plus connus de la planète, à commencer par Frank Sinatra. Comme d’habitude fut composée par Jacques Revaux à Megève en 1967 puis avec Claude François qui a réécrit le texte avec Gilles Thibaut. Sinatra, quant à lui, chanta la version proposée par Paul Anka, My Way, soit le texte d’un homme qui suit sa bonne étoile, rien à voir avec la version française sur le couple. Le livre de Philippe Chevallier est aux Clodettes ce que Maria Callas est à Charlotte Julian.
J’ai deux souvenirs de Claude François. Il est mort alors que j’habitais à 20 m à vol d’oiseau de sa salle de bains fatidique. Et je l’ai vu chanter en playback sur la place du Bateau-Lavoir à Montmartre, au cours de l’émission de Danielle Gilbert, Midi Première. Je suis resté un moment pour assister à l’hystérie collective. Je revois Claude François s’engouffrer dans l’hôtel sur la place. Cet hôtel s’appelait alors Le Paradis. J’ai observé ce cirque sans grande affection car les lieux étaient jadis fréquentés par Max Jacob, Apollinaire et Picasso, entre autres. La superficialité de ce que je voyais dérangeait trop ma perception illusoire des fantômes qui rodaient. Quarante ans plus tard, Claude François est l’objet d’une attention réservée aux géants du Music-Hall qu’il était à sa manière. J’attends une prochaine livraison sur Bobby Lapointe ou Francis Lemarque. Pas forcément Gérard Manset. Pas sur le répertoire de Frédérique François, svp. Les fans de Cloclo seront déçus: il n’y a rien à colorier dans L’art difficile de Claude François. A vrai dire, l’auteur du livre m’a plus intéressé que son sujet.

-La chanson exactement. L’art difficile de Claude François. Philippe Chevallier. PUF, 290 p., 19 €

12.03.17

Aurevoir Monsieur Pierre Bouteiller (1934-2017)

La grande faucheuse, rien qu’avec des minuscules, cette garce a encore fait son sale boulot, nous privant de Raymond Kopa, Jean-Christophe Averty et Pierre Bouteiller.
Je n’aime pas les gens qui font rêver le peuple, je n’aime que les gens qui peuplent les rêves. Les premiers sont des imposteurs; les seconds des bienfaiteurs.
Enfant, je suivais les exploits de Kopa sans jamais le voir: ni au stade, ni à la télévision. Je n’avais à ma disposition que des images arrêtées dans la presse écrite et des commentaires de matchs à la radio. N’empêche, je n’ai rien perdu de l’élégance de Kopa que j’ai rencontré deux fois. Il avait cette lumière et ce fluide majestueux. Il gagnait des matchs que je n’ai jamais vues, mais je m’en souviens.
Jean-Christophe Averty, lui, c’était un prince de l’image. Un inventeur. Il est le Georges Méliès de la télévision. Pas question de filmer bêtement. Il offrait des images, des trucages. Une sorte de dadaïste influencé par les Etats-Unis. Un Warhol de la télé française. Il aimait aussi le music-hall. Il présentait des émissions radio avec sa voix qui zozotait de manière ludique, forte et sans aucun complexe.
A cette époque, la télé était faite par des gens cultivés: Chancel, Desgraupes, Dumayet, Sallebert, Frédéric Rossif, Jean-Marie Drot, Claude Darget, Max-Pol Fouchet, Max Favalelli, Polac, Pivot étant le dernier de la liste.
Pierre Bouteiller était l’un d’eux. Une voix, un ton, une insolence, une fausse désinvolture. Une intelligence pétillante. Avec José Arthur, il nous a fait beaucoup de bien. Bouteiller n’était pas un clown pathétique comme ses abrutis actuels qui ne sont même pas Jacques Martin et encore moins Jean Yanne. Voici un trait d’esprit de Pierre Bouteiller: “Radio France c’est simple : si cela parle, c’est France Musique ; s’il y a de la musique, c’est France Info qui est en grève.” Il avait de l’humour à revendre.

PS: il y a deux ans, Pierre Bouteiller à l’antenne de TSF Jazz. Voir post 16.03.14, si vous écrivez Bouteiller dans la recherche à droite.

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