Catégorie: HENDRIXEMENT

16.09.17

Historique: Visconti et La Callas au micro de Pierre Desgraupes

Attention, grands moments de télévision. Pierre Desgraupes avait invité La Callas et Luchino Visconti, deux maîtres dans leur discipline. Il les laissa parler. Aujourd’hui, les animateurs se prennent pour des stars et ne font que de la communication. Desgraupes était aussi un maître dans sa discipline.

Il y a 40 ans, jour pour jour, Maria Callas a cessé de vivre, hélas !
Je déteste les chanteuses d’opéra. Face à elles, je n’éprouve que de l’ennui.
J’ai envie qu’elles se taisent. Rien que des Castafiore !
L’exception c’est Maria Callas.
Sa voix me touche en plein coeur dès qu’elle ouvre la bouche.
Je parle sa langue.
Je comprends tout ce qu’elle chante. Elles transforment les notes, et les mots en émotion universelle.
Un seul son d’elle et je l’identifie immédiatement.
Elle a tant donné qu’elle est morte jeune, très jeune, trop jeune.
Sur scène, c’est une comédienne alors que les chanteuses d’opéra sont des santons.
Il est incroyable qu’un tel être humain soit mort dans l’indifférence.
Dire que j’aurais pu la connaître et sonner à sa porte.
J’aurais dû y aller. En 1977, j’étais à Paris.
J’ai sonné à d’autres portes, pas à la sienne. C’est une faute. Faute irréparable.
Plus elle chantait, plus elle s’épuisait.
En plus, elle parlait cash dans la presse. Un jour, elle a dit qu’elle avait eu tort de trop se confier aux journalistes.
A Paris, elle a été huée car elle s’est cassée la voix ! Honte à ce public immonde. C’est pour cela que je vais jamais à l’Opéra. Je hais ce public. Comme Camus, je préfère les stades. Au cours d’un match, on ne siffle jamais un blessé.
Sur la Callas, je n’ai pas dit mon dernier mot.
C’est une artiste que je comprends à 100 %.
Je vous conseille d’écouter ses interviews, surtout ceux avec Bernard Gavoty, très bon avec elle mais ignorant avec Miles Davis.
Dans l’émission de Pierre Desgraupes, elle est admirable, comme toujours: intelligente, généreuse, attentive, pleine d’humour, totalement naturelle.
Quand elle est morte, la planète a perdu son bel oiseau.

Vient de paraître:
-Maria Callas, l’Ultime tournée, Robert Sutherland, traduit de l’anglais par Pierre Brévignon. Préface de Tom Wolf. L’Archipel, 368 p, 22 €

06.09.17

Permalien 13:41:08, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Miles Davis, l’autobiographie, par Miles Davis/ Quincy Troupe.(La Table Ronde)

Miles Davis fait parler les instruments. Certain soir, il ne jouait presque par pour qu’on entende ses amis. La grande classe ! Des critiques ont osé dire qu’il volait les spectateurs, en se mettant de dos. Miles Davis est irremplaçable, il a laissé un vide atroce.

Publié en 1989 aux Etats-Unis, le livre raconte le jazz à travers Miles Davis qui lui dirait «la musique». Dire jazz pour lui c’était dire Noir, et il n’aimait pas ce distinguo. Miles Davis n’est pas né dans un ghetto mais dans la bourgeoisie de Saint-Louis. Hyper doué pour la musique, il voit d’emblée que ce moyen d’expression est une chasse gardée par les Blancs. Jamais il ne veut passer par la case de l’Oncle Tom. Il ne sera le Noir de personne. Lui c’est la musique qu’il fait passer en premier et non pas la couleur de peau. Dans les clubs il s’invente une famille artistique avec Charlie Paker et Dizzy Gillespie puis Thelonious Monk, Bud Powell. Gil Evans. En 1959, il enregistre avec John Coltrane, Cannonball Adderley, l’immense King of Blue. Le livre ne fait pas l’impasse sur la dope, l’alcool, la maladie … Sa vie est aussi jalonnée de femmes. Miles se remet toujours en questions : jazz, rock, pop, électrique, musique antillaise… Boris Vian l’a tout de suite célébré à sa juste place: celle d’un virtuose de premier plan. Il y a un son Miles Davis que l’on reconnaît d’emblée dès la premier note, le premier souffle.

-Miles Davis, l’autobiographie, par Miles Davis/ Quincy Troupe. Traduit de l’américain par Christian Gauffre. La petite vermillon/ La Table Ronde, 622 p. , 10, 20 €

27.08.17

Permalien 09:34:19, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Bob Dylan Electrique, Newport 1965. Du folk au rock. Histoire d’un coup d’état, par Elijah Wald. (Rivages Rouges)

Le 25 juillet 1965 ne fut pas un jour comme les autres dans la vie de Bob Dylan.
Jusqu’alors, le chanteur était le jeune maître de folk songs.
A partir de ce concert du festival de Newport, il se situe aussi dans le rock avec sa guitare Fender Startocaster.
Il joue avec des superbes musiciens qui font vibrer Maggie Farm et Like a Rolling Stone.
Le concert du 25 juillet 1965 marque donc la fin d’un cycle pour une renaissance.
Elijah Wald remonte le fleuve Dylan, pour nous dire ses influences et ses successives évolutions.
L’auteur de Blowing’ in the Wind nous avez prédit que le temps allait changer.

-Bob Dylan Electrique, Newport 1965. Du folk au rock. Histoire d’un coup d’état. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Emilien Bernard. Elijah Wald. Rivages Rouges. 384 p. , 23,80 €

25.07.17

Permalien 05:38:15, Catégories: GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

La grandiose pianiste Martha Argerich fera son retour le 18 novembre 2017

Hier, comme aujourd’hui, toujours aussi divine.

Ces derniers mois, la grande pianiste argentine, naturalisée suisse, Martha Argerich, a annulé des représentations pour “sérieux problèmes de santé". Ainsi, elle n’a pas joué le 15 juillet 2017 avec l’Orchestre national d’Athènes, à l’Odéon d’Hérode Atticus, au pied de l’Acropole. En février dernier, Martha Argerich a renoncé à une tournée en Italie: Turin, Gènes et Florence. Elle a aussi été remplacée par Yuja Wang en Australie, les 29,30 juin et 1er juillet auprès de l’Orchestre symphonique de Sydney.
La virtusose a tenu à s’excuser: «Je ne peux pas voyager et jouer en ce moment, je me sens très faible, épuisée et je souffre de douleurs physiques qui m’inquiètent ».
Accompagnée de Stephen Kovacevich, Martha Argerich a joué cependant au Festival de Pâques d’Aix en Provence, Debussy / Rachmaninov, le 19 avril 2017.
Elle est attendue le 18 novembre prochain, au Festival de Lucerne.
Depuis des décennies, elle court le monde pour jouer.
Elle parle français mieux que nous tous.
Si vous aimez Anna Magnani, Bette Davis, Gena Rowlands, Miles Davis, Hendrix, Garrincha, Maradona, Borges vous aimerez Martha Argerich, une Callas du Piano.
Prompt rétablissement, chère Madame.
On a besoin de votre soleil.

19.07.17

Permalien 06:08:32, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

"Pauvres petits c...", une rareté de Jean Ferrat

Je n’avais pas souvenir de cette chanson.
Elle figure sur un disque de Jean Ferrat,Barclay 1967.
Sur ce 45 tours quatre titres enregistré en décembre 67, Jean Ferrat chante la “vraie” révolution aux Amériques (Les Guerilleros) et la “fausse” à Paris, dans “Pauvres petits c…”
Jean Ferrat se moque des petits bourgeois, des fils à papa.
D’après les paroles: jeunes riches = branchés = cons.

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