Catégorie: HENDRIXEMENT

11.12.18

Permalien 17:30:52, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Léo Ferré commente les manifestations de la fin 2018

Seuls les démocrates ont le droit de critiquer la démocratie. Pas de tolérance avec les ennemis de la tolérance.

Le plus frappant dans l’intervention du chef de l’Etat, le 10 décembre 2018 c’est qu’elle n’était pas en direct.
Donner l’impression que l’on pense en play-back ce n’est formidable.
Il était important qu’il s’exprimât en prise directe avec/sur la population.
On peut l’imaginer refaire une prise, trouver qu’il n’était pas “bon” ici ou là.
Attention au peuple que l’on affame.
Quand on a rien à manger on devient très violent.
Les terroristes de la religion rêvaient d’une guerre civile.
Aujourd’hui, ils sont au chômage !!! (1°

Dernière minute, le 11 décembre 2018, à 22 h. Post prémonitoire, hélas ! J’apprends qu’il y a eu un attentat à Strasbourg. On est pris en sandwich entre les attentats et les casseurs. Situation intenable. Stop aux manifs qui sont le terrain idéal pour les semeurs de panique générale. Il faut le retour immédiat de la paix civile. La France est sous le coup de plusieurs menaces. Tous les Hommes de bonne volonté doivent le comprendre. D’abord la paix civile !

08.12.18

La France dans le chaos, acte IV

Un casseur ce n’est pas un rebelle. Un rebelle c’est Philippe Soupault qui devient Dada parce qu’il déteste qu’on envoie sa génération au casse-pipe de la Première Guerre Mondiale. Nos compatriotes qui réclament la dignité aux entrées de villes françaises n’ont absolument rien à voir avec les casseurs. Quand on casse des vitrines dans une dictature, la répression étatique tue aucun état d’âme.
En démocratie, l’Etat fait tout pour éviter le bain de sang, donc il est plus facile de casser dans les démocraties. On prend même très peu de risque, il suffit d’entendre ce qu’a dit un casseur à Paris, le 8 décembre 2018 quand un commerçant a riposté par un tir de balle en caoutchouc: “Mais il n’a pas le droit de tirer !”
Casser des vitrines en France pour voler les commerçants est-ce un acte politique ? Retourner des voitures pour les enflammer, est-ce un acte de rébellion ? Non, ce n’est que du vol et du vandalisme. Les manifestations, par l’ampleur des mouvements de foule, permettent les vols organisés. Ceux qui se disent contre la société de consommation voudraient en fait y appartenir. Quand Mandela se rebellait c’était héroïque mais attaquer une démocratie c’est du fait-divers. Rien à voir avec les revendications légitimes des gilets jaunes. Dans la majorité silencieuse il y a beaucoup de gilets jaunes. On ne pense pas du bien des gouvernants qui lancent sur les routes des voitures banalisées conduites par des sociétés privées réénumérées selon les résultats de leur traque aux automobilistes qui roulent à 40 km/h au lieu de 30 ou a 90 km/h au lieu de 70 ou 80. Les dirigeants du pays doivent comprendre qu’à force de puiser dans le portefeuille des citoyens ceux-ci sont ruinés. Le combat pour la survie est un combat louable.

Va-t-on encore voir ce spectacle pendant longtemps ?
Les casseurs profitent du désordre pour piler, vandaliser tout ça aux frais des commerçants, des contribuables. Quel gaspillage !
Quand un commerçant a essayé de défendre son magasin, un assaillant a dit:
-"Poussez-vous ! Vous êtes assuré…”
Quand un autre commerçant abrité dans son magasin attaqué par une horde d’une dizaines d’agresseurs ultra violents a riposté avec une arme défensive quasi inoffensive, un casseur, en flagrant délit d’attaque, s’est écrié:
-"Mais il n’a pas le droit de tirer !”
“Le président est dans son bunker et n’en sort pas” a dit un gilet jaune.
Ce président n’a reçu que 18 % des voix au premier tour des présidentielles 2017 au cours desquelles on a dénombré:

Abstentions 10 578 455
Blancs 659 997
Nuls 289 337

Donc tous les opposants sont en train de se révolter après seulement 18 mois de gouvernance.
Le net est passé par là. Le monde s’accélère à la vitesse d’un clic sur le clavier.
Le peuple se révolte, c’est bien normal après l’arnaque de l’euro qui a fait passer en une nuit la baguette de 0,80 cts à 6,50 francs.
Le fossé est trop grand entre les gros et les petits.
Jadis on pouvait être pauvre et vivre.
Aujourd’hui, c’est impossible. La vie est devenue trop chère.
Le pouvoir en place va-t-il laisser Paris ville morte chaque week-end ?
Il faut faire attention aux mots qu’on emploie.
Macron paie pour tous les autres: “Pauv’con” (Sarkozy), “les sans-dents” (Hollande)…
Paris le week-end ressemble à la pire ville de dictature. Des policiers de partout.
C’est ça le pays de la liberté, égalité, fraternité ?
Où sont les hommes responsables, ceux qui ont la vraie valeur de l’argent ?
A force de détruite droite et gauche, c’est l’anarchie.
Les énarques dirigent la France comme une entreprise mais c’est un pays !
Tout le monde a le droit d’y vivre le plus dignement possible. Les riches comme les pauvres.
Quelle tristesse de voir la France attaquée par les siens.
La parole présidentielle doit rétablir la paix civile.
Président de la République ce n’est pas un métier mais une vocation.

05.12.18

Le message d'outre-tombe de Léo Ferré aux gilets jaunes sur fond de disparition de paix civile

Léo Ferré est d’évidence le pionnier du rap.
Le plus grand rappeur du monde, y compris les Etats-Unis.
Il savait utiliser les mots comme un ébéniste. La bouche telle une arbalète.
Quand il parle, il n’a rien à voir avec les casseurs qui fracassent les vitrines de Chanel et autres marques de luxe. On a les révolutionnaires que l’on mérite.
Les politiciens depuis des lustres ne voient que Paris et la banlieue.
Ils agitent des épouvantails pour faire peur: ne craignez rien, on veille sur vous.
Tous ont oublié la France profonde qui se rebiffe.
La France profonde, tout est dit. Profonde, cela ne veut pas dire loin. Profonde, cela veut dire intelligente.
La France profonde a bien compris qu’on a tout fait pour massacrer les métiers afin de ne donner que des emplois. Faute gravissime.
On doit apprendre à pêcher au lieu de donner du poisson.
Le terrorisme actuel des casseurs d’où qu’ils viennent est la réponse au terrorisme des cols blancs qui a tué l’éthique. Voir un ministre socialiste mentir sur ses vols fiscaux est l’un des plus grands drames de la démocratie actuelle. Le peuple souverain a de quoi être en colère.
Si la police et l’armée basculaient dans le camp des gilets jaunes, la Ve République rendrait l’âme.
Cela fait plusieurs week-end que la paix civile a disparu de Paris.
Jusqu’à quand ?
Le temps où les politiciens déplument les Français est terminé.
Le dégagisme vire l’époque des mesurettes genre cautère sur jambe de bois.
Les chefs de partis politiques traditionnels n’ont pas lancé d’appel au calme.
A qui profite le chaos ?

Il n’est plus l’heure de parler pour ne rien dire.
Le maître mot c’est justice. Justice sociale, justice fiscale.
L’euro a ruiné les Français qui n’ont rien demandé d’autre que le droit de vivre.
Paris a mis sur le tapis des débats de société qui ne concernent à chaque fois qu’une partie infime de la population, au mépris de la majorité silencieuse qui se rebiffe enfin tant elle a été laissée sur le bas côté de la société.
Il faut arrêter de mépriser les métiers dits manuels.
Les technocrates ont réussi à virer la jeunesse des boucheries, des fruits et frimeurs, des plomberies, des épiceries, des garages, des menuiseries et j’en passe.
Dans la vie, il n’y a pas que l’informatique.
Des secteurs ruraux sont des déserts.
Pas la peine d’aller dans la lune si le monde devient un terrain vague, me disait Emmanuel Berl.
Des milliards sont gaspillés parce qu’ils sont dépensés par des incompétents.
Avant Macron, deux présidents ont sali la fonction.
Macron est désormais le président de la transition.
Ca passe ou casse.

20.11.18

Permalien 10:55:42, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Attention talent ! Rock’n’roll animals. Grandeur et décadence des rock stars 1955-1994, David Hepworth (Rivages Rouge)

Dans quelques siècles, les musicologues diront que Bowie fut le Mozart du XXe siècle.

Indispensable pour ceux qui ont vécu toute cette époque parce qu’ils vont la retrouver de A à Z. Indispensable pour ceux qui ne l’ont pas vécue car ils vont pouvoir la vivre grâce au superbe récit de David Hepworth impeccable mémorialiste de la musique capitale des années 1950-1970 avec une rallonge jusqu’en 1994. Les jeunes ne sont retrouvés dans les rock stars qui n’étaient ni plus ni moins que leurs porte-paroles. Les groupes de rock, de pop, ont pris le relais des dadaïstes et des surréalistes. Ils furent le prolongement de la Beat Generation de notre si cher Jack Kerouac. Au début du XXe siècle, la jeunesse s’est surtout exprimée par la littérature et la peinture, en dehors du jazz qui fut la vivifiante prise de parole des noirs américains. Dans les années 1950, la Beat Generation a symbolisé la bascule des mots vers les notes de musique bien sûr accompagnées aussi de paroles.
Sur 41 chapitres, David Hepworth remonte toute la galaxie musicale qui a démarré avec Eddie Cochran, Gene Vincent puis Elvis Presley. Il y a avant eux et après eux. Les jeunes du monde entier se sont identifiés à ces artistes à la grande peur des pays communistes qui ne voulaient pas perdre la main sur les jeunes qui s’émancipaient du joug du pouvoir. Bien sûr, il y a aussi un aspect commercial dans cette révolution mais quand la qualité est là qui peut s’en plaindre ? Il n’y a qu’un David Bowie et il n’y en aura plus jamais d’autres. Hepworth nous fait bien comprendre ce que l’on sait déjà : entre Bowie et Justin Bieber il y a autant de différence qu’entre le cuir et le skaï. On n’est pas dupe longtemps entre l’or et le plaqué or. Bowie est une voix, de la créativité unique, un look inoubliable. On peut dire la même chose de Jimi Hendrix : une seule note du guitariste suffit à l’identifier. Miles Davis le savait bien : le trompettiste n’est pas passé à côté des nouveaux talents et fit appel à eux. Jazz, rock ou pop, on prend le miel où on le trouve.
Dans les années 1950-1970, le disque en vinyle était l’achat primordial chez les jeunes. On n’était pas volé sur la marchandise. Les pochettes très travaillées nous faisaient rêver: inoubliable album Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles. Les rock stars dictaient la mode, y compris celle vestimentaire. Ils ont incarné la rébellion contre les parents qui voyaient tout ça d’un mauvais œil, en raison de la drogue qui commençait ses ravages. Les fans qui y sont tombés seraient devenus alcooliques. Les artistes qui sont morts d’une overdose n’ont pas compris qu’à force de rouler à 200 km/h comme James Dean ont fini par chercher un arbre. Les excès sont à fuir. McCartney et Mick Jagger sont toujours vivants. John Lennon nous a hélas ! été volé par un abruti. Les rock stars étaient nos vrais représentants, mieux que les députés et autres politiciens toujours en retard de plusieurs trains. Après les années 1970, l’authenticité a nettement baissé. Trop de produits commerciaux, trop d’imitations, pas assez de fortes personnalités, Bérézina chez les autodidactes qui ont quelque chose à dire, à écrire, à jouer. Où sont ceux qui ont pris le relais de Bob Dylan, de Bob Marley, de Phil Collins ?
Chaque chapitre du livre est ponctué par la playlist de l’année traitée. David Hepworth au fil des pages récapitule tous les concerts mythiques. Son livre a valeur d’album 33 tours. Il est vraiment indispensable dans toutes les discothèques dignes de ce nom. Voilà un ouvrage qui tient à la fois de dictionnaire et d’encyclopédie. Beaucoup s’y sont essayés mais personne n’avait atteint cette perfection. Il ne manque rien ni personne. Avec un vrai style tendu sans concession, l’auteur signe bien plus qu’une banale compilation. Avec son avis tranchant, il connaît son temps par cœur. Jadis les rock stars finissaient très mal. Aujourd’hui, ils sont grands-pères. C’est un progrès et non pas une régression. La came ne donne pas du talent à ceux qui en sont dépourvus à l’origine. La musique n’est pas une bouée de sauvetage. Un moyen de communication, à coup sûr. Il n’y a pas d’un côté Mozart et de l’autre les Doors. N’existe que la bonne ou la mauvaise musique. Il est temps de réécouter Dire Straits et Coldplay nouvelles fleurs sur l’arbre du rock.

-Rock’n’roll animals. Grandeur et décadence des rock stars 1955-1994. Traduit de l’anglais par Jean-François Caro. David Hepworth, Rivages Rouge, 380 p., 23 €

12.11.18

Permalien 17:53:21, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Brassens, mais où sont les mots d’antan ? (Jean-Louis Garitte. Atlande)

Ecrivains et non pas simples chanteurs comme on le dit trop souvent des excellents Brassens, Trenet, Brel, Aznavour et Ferré.

Ce dictionnaire consacré à l’œuvre d’un des plus grands amoureux de la langue française et donc de l’Histoire de la littérature de notre pays est un bonheur de lecture sans fin. Grand merci à Jean-Louis Garitte, fourmi chercheuse dans les chansons de Brassens, mille fois imité mais jamais égalé. Mort il est plus présent que de sinistres vivants qui font dans la chansonnette comme d’autres dans la savonnette. Il ne faut pas se tromper : Brassens est un écrivain majeur. Ses chansons nous parlent plus que les bouquins des académiciens illisibles.
Brassens avait tout : talent et sympathie. Il ressemblait à ses chansons. Il n’y a pas duperie sur la marchandise. L’homme et le créateur ne font qu’un, comme Lino Ventura ou Jacques Brel. Héritier de Villon, Brassens use de l’argot comme on met des enjoliveurs sur une Porsche. Les textes de Brassens nous touchent parce qu’ils s’adressent en nous de manière directe, sans tic d’écriture pour faire pleurer ou rire.
Il n’était pas un faiseur de vers idiots. Tout avait du sens, de la profondeur, de la fausse légèreté. Insolent oui, désinvolte jamais ! Georges Brassens est parti trop tôt. Quelle injustice ! Quel scandale !
Avec Charles Trenet, Brassens a illuminé la poésie du XXe siècle.
Deux phrases qui nous éclairent. Des soleils humains.

-Brassens, mais où sont les mots d’antan ?, Jean-Louis Garitte. Atlande, 760 p., 15 €

:: Page suivante >>

Décembre 2018
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software