Catégorie: GRANDE DAME

25.10.17

Permalien 10:30:18, Catégories: GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Grandiose témoignage de Klara Provisor par Matan Rochlitz

Une fille et son père ont évité Auschwitz. Regardez svp !

I have a message to you (2017)
par Matan Rochlitz
Avec Klara Provisor et Philippe Szyper

Dans le train qui les conduit à Auschwitz, une fille saute du train, laissant son père mourant.
Des décennies plus tard, dans la rue, une femme l’arrête et lui dit:
-"Vous êtes Clairette ?
- Oui…
-J’ai un message pour vous de votre père. J’étais dans le train…
-…
- Votre père m’a dit de vous dire qu’il était le plus heureux des pères parce que vous avez sauté du train".

Comment a-t-elle pu la reconnaître après tout ce temps ? Cela parait impossible.
Ce documentaire est un chef d’œuvre. Mieux qu’une fiction.
Réalisation parfaite.
Témoignage plus que parfait. Clairette est une femme exceptionnelle.
Tout ce qu’elle dit est grandiose.
C’est de la littérature à l’air libre.
Du début à la fin.
Elle a dû laisser son père dans le train, et elle dit que s’ils étaient tous restés dans le train, ils seraient tous morts.
Son père est mort dans le train et non pas à Auschwitz. On se console comme on peut.

[Post dédié à Michel Butel]

05.10.17

Permalien 10:27:55, Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

Barbara en trois livres (Bonnie, Kervéan et Vircondelet/ Lorin)

Julie Bonnie a titré son livre Barbara, roman pour bien se démarquer des biographies traditionnelles. Roman, dit-elle, pour dire qu’elle prend des libertés. Tout le début est consacré à l’inceste commis par le père, sur plusieurs années. Le livre tourne tout autour de ce drame de la vie de Barbara. C’est raconté, jamais expliqué. Cela n’est pas de tout repos : à vivre, à lire et à écrire. Au lecteur d’y voir clair.
Jean-François Kervéan a lui aussi écrit une livre qui oscille entre le roman et la biographie. Il connaît bien son sujet et nous fait partager sa vision de la grande dame, et même très grande Dame qui m’a appelé une fois mais ceci est une autre histoire. Kervéan nous fait tout revivre, les joies et les peines, et surtout l’âme de la musicienne est présente dans chaque page. C’est écrit tambour-battant. La richesse des informations inonde l’ensemble.
Alain Vircondelet a écrit le texte du nouvel bel album illustré par Philippe Lorin qui en a déjà consacré à Ferrat, Brassens, Dalida et Coluche. L’ensemble restitue la grande Dame, inoubliable et ce n’est pas un mot qu’on lance en l’air. C’est la stricte vérité. Elle est du niveau de Piaf dans un registre très différent, sauf concernant le réalisme qui vrille le cœur.
Barbara c’est une voix, un visage, une présence. Des textes et une musique. C’est la seule chanteuse du niveau des géants du music-hall avec Joan Baez et Véronique Samson. Je n’en vois pas d’autres. Je parle d’auteur-compositeur, pas uniquement d’interprète.

-Barbara, roman, Julie Bonnie, Grasset, 190 €, 17,50 €
-Barbara, la vraie vie 1930-1997-2017. Jean-François Kervéan. Robert Laffont, 340 p., 19,50 €
- Chez Barbara, Alain Vircondelet, Philippe Lorin. Le Rocher, 120 p., 20, 90 €

02.10.17

Permalien 13:05:39, Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME  

Madame Sullerot par Bernard Morlino et Claude Boulanger

Lundi 2 octobre 2017
Fréquence Protestante
Midi Magazine
Par Claude Boulanger
Avec Bernard Morlino
Sujet : Evelyne Sullerot, protestante engagée et insoumise
Livre : L’Insoumise (Ed. L’Archipel), livre entretien d’Evelyne Sullerot par Bernard Morlino

Pour écouter l’émission de Mme Claude Boulanger sur Fréquence Protestante, consacrée à Mme Evelyne Sullerot, avec Bernard Morlino:

https://frequenceprotestante.com/diffusion/midi-magazine-du-02102017/

28.09.17

Permalien 07:42:54, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Eloge des écrivains maudits, par Patrick Poivre d'Arvor ( Ed. Philippe Rey)

L’ami Serge Reggiani (face à Densie Glaser) & Baudelaire.

Les écrivains maudits ? Patrick Poivre d’Arvor livre les siens. Depuis qu’il lit, ils tiennent une place particulière dans son cœur. Dès la première phrase, il écrit : «Très jeune déjà, je ne pouvais m’empêcher d’être fasciné par le malheur». La vie hélas ! ne l’a pas épargné, comme s’il fallait payer le prix de la renommée. Mme de Staël n’a-t-elle pas écrit : «La gloire est le deuil éclatant du bonheur» ? PPDA ne vous inquiétez pas à une grande profondeur d’âme. Les disparus ne masquent pas les vivants. Par contre, en littérature, les vivants ne l’empêchent pas d’aimer les disparus. Il ne confond pas l’écume des vagues avec les montagnes littéraires, celles qu’on ne peut pas éviter dès lors que l’on vit dans le pays des lettres. Il faut se rappeler que PPDA est le petit-fils de Jean-Baptiste Jeuge, alias Jean d’Arvor, poète-relieur qui lui a donné le goût des livres. L’endroit où il aime écrire c’est sa cachette dans le haut d’un arbre de son jardin. Là, PPDA a installé sa cabane, comme celle de notre enfance ou celle de Thoreau. Le journaliste-écrivain ou le contraire aurait pu aussi présenter la météo tant il aime les nuages, comme Saint-Exupéry ou Baudelaire et non comme un doux rêveur inactif.
Patrick Poivre d’Arvor établit une connexion avec les grands hommes de la télévision de jadis : il est au bout de la lignée Max-Pol Fouchet, Pierre Dumayet, Pierre Desgraupes, Jacques Chancel, Bernard Pivot… Il a fait des émissions consacrées aux livres à une époque où les livres commençaient à disparaître des émissions spécifiques pour n’être plus présents que les émissions people. Il a toujours publié depuis son premier livre. Et le succès ne lui a pas vifs atteint presque la centaine de noms non compris Emmanuel Bove ou Germain Nouveau mais il faut bien savoir mettre un point final.
Parlons des présents : Alain-Fournier, Artaud, Chénier, Darien, Huguenin, Lautréamont, fait perdre de vue que Baudelaire traversa la vie en maudit des lettres. Sa liste d’écorchés Rutebœuf, Villon, pour donner une idée des rebelles. Certains maudits ne le sont pas vraiment ou alors maudits volontaires comme Beckett qui haïssait la gloire : l’Irlandais méprisait trop le commerce des hommes pour s’y attardaient. Jean Genet demandait ses droits d’auteur et n’assistait pas aux représentations de ses pièces sauf en cas d’amitié comme avec Patrice Chéreau : je les revois ensemble à Nanterre, le jour où j’ai eu rendez-vous avec Maria Casarès. Le livre de PPDA est plus un dictionnaire avec un zeste d’étude cas par cas. Un survol qui rafraîchit la mémoire. Les plus jeunes d’entre nous y trouveront la vie ramassée des écrivains, et cela leur donnera envie de les (re)lire. Nul imposteur ne vient ternir l’ouvrage où brillent aussi femmes - et non pas des auteures ou écrivaines, deux horribles mots- dont Marina Tsvetaïeva et Virginia Woolf. Avec ce livre, vous avez l’anti Lagarde & Michard par excellence. Le livre scolaire a fait office de bouclier anti littérature auprès de plusieurs générations de lycéens, hélas ! Charcuter les textes, vouloir toujours expliquer l’inexplicable et bannir des pages tant de brillants écrivains voilà les ravages du Lagarde & Michard. “LE” PPDA devrait envahir les lycées mais l’Etat ne tient pas à avoir des poètes pour seuls citoyens. Il préfère les électeurs, c’est plus facile à manœuvrer. Un lecteur du PPDA, lui, est trop libre pour suivre le troupeau.

-Eloge des écrivains maudits, Patrick Poivre d’Arvor. Editions Philippe Rey, 384 p., 22 €

20.09.17

Permalien 11:52:59, Catégories: ANTI-FOOTBALL, GRANDE DAME  

L'équipe de France n'était-elle plus le but des joueurs ?

J’ai connu des joueurs qui rêvaient de l’équipe nationale et qui n’ont pas eu l’honneur de porter le maillot international. Je pense à Steve Bruce: je le revois me dire, le soir du sacre de Man United, champion 1993: “Maintenant que je suis champion du pays, il me manque une sélection avec l’équipe d’Angleterre…” Il ne l’aura jamais.
En France, aussi, j’en connais et pas des moindres.
De nos jours, le maillot de l’équipe nationale est devenu moins important que celui du club.
Avant il fallait se faire remarquer en club. Plus besoin, tout le monde voit tout le monde à la télévision.
A présent, les joueurs sont sélectionnés car ils ont signé dans un grand club.
Les deux derniers cas de scandale chez les Bleus nous ramènent à 2010. On nous avait juré que plus jamais…
K. Coman vient d’être condamné pour coups sur son ex compagne. Mis en examen, il a été convoqué chez les Bleus.
Kurzawa a reconnu avoir insulté le sélectionneur dans une soirée privée filmée. Le sélectionneur mis au courant l’a sélectionné quand même pour un match où le joueur a été incapable de faire un bon centre.
Donc, Coman ne s’est pas dit: “Je suis international. Je dois avoir un comportement irréprochable".
Donc, Kurzawa ne pense pas grand bien du sélectionneur alors que ce dernier en fait un titulaire.
On entend dire que les affaires Coman et Kurzawa sont du domaine privée.
Qu’est-ce que cela change ?
La réalité c’est que D. Deschamps n’a pas instauré d’autorité chez les Bleus.
Les joueurs sont des hommes, rien que des hommes ?
Qu’est-ce que ça change ?
Lloris, Mbappé et les autres n’y sont pour rien. Deux pétages de plomb ne doivent pas tout remettre en question.
Le plus étrange c’est que les autorités du football, les plus hautes, ne prennent pas vraiment position. A propos de Kurzawa: “A première vue, la gravité ne me paraît pas exceptionnelle” a déclaré le président de la FFF.
Pendant ce temps, Benzema et Valbuena sont interdits des Bleus.
Et ne parlons pas de Ben Arfa qui a été viré des Bleus et mis en quarantaine au PSG pour rien. Faut-il faire un esclandre pour être apprécié ?

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