Catégorie: GRANDE DAME

20.02.18

Le temps des légendes, Olivier Margot. (JC Lattès)

Belle galerie de champions qui ont marqué leur époque.
Rien que des Français. L’auteur les a tous connus, sauf Marcel Cerdan.
Tous ces sportifs ont redonné espoir aux gens qui sortaient fracassés de la guerre.
On y trouve, avec une immense joie, des cracks dans leur discipline respective : Bobet et Anquetil, deux as du vélo. Mimoun, le gaulliste de la piste et du macadam. Killy, le skieur au physique de Clint Eastwood. Albaladejo, l’ami que l’on voudrait tous avoir. Kopa, le style fait homme.
Une seule femme, une dame : pianiste et athlète, Micheline Ostermeyer.
En bonne place, les frères Boniface, séparés par la mort.
Il y en a d’autres. Tous appartiennent à la voile lactée de Margot qui nous livre de sublimes exercices d’admiration.
De nos jours, les sportifs nous font moins rêver car la télévision les rend faussement populaires. Ce n’est pas parce qu’on les voit à l’écran qu’on les connaît.
Jadis la presse écrite et la radio entretenaient le mystère et développaient l’imaginaire.
On reste persuadé que celle magnifique brochette de sportifs est plus importance qu’une équivalence de politiciens. A part de Gaulle et quelques autres, on les a tous oubliés tandis que les champions de haut parage sont tous dans notre mémoire.
Merci à Olivier Margot de les faire revivre sur le papier rien qu’avec des mots.
Les yeux du journaliste-écrivain voient mieux qu’une caméra.

-Le temps des légendes, Olivier Margot. JC Lattès, 475 p., 23

04.02.18

D'ici le 14 février 2018, en attendant Real Madrid-PSG

Luz Casal chante Il venait d’avoir 18 ans… Chanson créée par Dalida et écrite par Pascal Sevran, Serge Lebrail (pseudonyme de Simone Lavigne) sur une musique de Pascal Auriat.

Samedi 3 février 2018
Levante 2-2 Real Madrid (Liga)
Buts pour Levante: E. Boateng (42e), Pazzini (89e)
Buts le Real: Ramos (11e), Isco (81e)

Lille 0-3 PSG (L1)
Buts pour Paris: Berchiche (45e + 3°), Neymar(77e) sur coup franc puis Lo Celso (87e), sur un beau ballon piqué.

ECRIT APRES LE 3 FEVRIER 2018
Dans le bras de fer au-delà des Pyrénées, le PSG reprend la main. Devant un stade archi comble à Lille - merci Neymar! - le PSG a remporté le match alors que la première mi-temps avait vu des Lillois tenir de manière courageuse jusqu’au but parisien dans le temps additionnel au plus grand mécontentement d’un dirigeant lillois surexcité qui cria au scandale pour un hors de position de deux Lillois. A la vérité, le PSG a gagné le match car ses joueurs sont plus techniques que les maladroits lillois pas assez précis dans leurs gestes.
En Espagne, les Madrilènes n’ont pas fait mieux que nul. CR7 a quitté la pelouse quand le Real menait 1-2. Deux possibilités: soit le Real est cuit, soit ils en gardent sous le pied pour la C1.
Le 4 février 2018, Paris redevient favori.

D’ici le 14 février 2018, le Real disputera:
Samedi 10 février 2018, 20 h 45
Real Madrid - Real Sociedad (Liga)

… en attendant:
Mercredi 14 février 2018, 20 h45
Real Madrid - PSG (8e aller C1)

… tandis que Paris en jouera encore deux matchs:

Mardi 6 février 2018, 21 h 05
Sochaux - PSG (Coupe de France, 8e)

Samedi 10 février 2018, 17 h
Toulouse - PSG (L1)

ECRIT AVANT LE 3 FEVRIER 2018
Les deux clubs sont en veillée d’armes.
Le Real transforme le négatif en positif: comme les Madrilènes sont éliminés de toutes les Coupes et trop loin pour gagner la Liga, ils ne leur reste plus que la C1.
Double détenteur du titre européen, le Real va essayer la passe de trois.
Donc, soit le Real passe, au besoin en se qualifiant à Paris car ce match n’est qu’un 8e, soit le Real est cuit et il va vivre une crise de résultats et Zidane sera critiqué par son refus de recruter.

Concernant Paris, c’est très simple.
Soit les joueurs, et je ne parle que d’eux, sont capables de battre le Real en deux matchs.
Soit tout le négatif du PSG va éclater au grand jour: coach inexistant, Neymar enfant gâté, débandade collectif, mauvaise gestion de la pression à cause du manque de guerriers du type de Matuidi parti à la Juventus Turin.

Pour le football français, une qualification du PSG est impérative, et il ne s’agira que d’aller en 1/4. La route est encore longue. La France n’a gagné qu’une C1 depuis 1956. Quelle misère ! C’est pour cela qu’il faut souhaiter une qualification parisienne.
D’un autre côté, c’est le football qui doit l’emporter. Plus que 11 jours.

29.01.18

Permalien 17:44:01, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Ceci n’est pas une critique : Assouline, Cérésa, Aragon, Man Ray, Molny, de Cortanze, Rhys, Apollinaire (Gallimard, Rocher, Allia, Martinière, Albin Michel, Denoël, Phébus...)

Ce que l’on doit lire :

-Retour à Séfarad, Pierre Assouline. Gallimard, 426 p., 22 €. De la littérature haut de gamme avec une érudition à couper le souffle. Plus tendance distorsion d’André Kertész que portrait craché de Nadar.

-L’une et l’autre, François Cérésa. Editions du Rocher, 219 p., €. Le narrateur tourne la tête et découvre sa femme avec trente ans de moins. Une grande histoire d’humour avec des coups de cravache au langage.

-1929, Louis Aragon, Benjamin Péret et Man Ray. Allia, 45 p., 6,20 €. Ce texte érotico-sexuel presque centenaire fait vieillir toute la bimbeloterie sur les parties de jambes en l’air post soixante-huitarde.

-Quelque part entre le bien et le mal, Christophe Molny. Editions de la Martinière, 347 p., 19 €. L’ouverture nous propulse dans une attaque au bélier d’un distributeur de banque. Un polar sur les chapeaux de roues, avec des dérapages contrôlés.

-Laisse tomber les filles, Gérard de Cortanze. Albin Michel, 440 p., 22, 50 €. Le romancier dit adieu à sa jeunesse. Celle des années 1950-1960. Les regrettés Johnny Hallyday et France Gall viennent de le confirmer: la fête est finie. The froid doit continuer.

-Une vie meilleure, Rachel Rhys. Traduit de l’anglais par Mélanie Trapateau. Denoël, 415 p., 22 €. Alors que la Seconde Guerre mondiale approche à pas de loups, une jeune femme embarque pour l’Australie, sur un bateau qui devient une ville avec ses hauts et ses bas. Le mal de mère ?

-L’enchanteur pourrissant, Guillaume Apollinaire. Libretto/ Phébus, 112 p., 6, 70 €. Exploration du thème de «l’enfant sans père» sous le prisme du roman médiéval par un amoureux de la vie, mort à 38 ans. Le héros de 14-18 reste un héraut de la Poésie avec un grand P(aix) même si l’apatride aimait la guerre qui le rendit français.

Ce dont on peut se dispenser de lire :

-Play boy, Constance Debré. Stock, 160 p., 18 €. Une fille nous raconte qu’elle était hétéro pour faire comme tout le monde jusqu’au jour où… Encore une histoire de plumards à dormir debout.

-La tribu, Jean-Michel Mension. Allia, 240 p., 18 €. La genèse indigeste de l’Internationale lettriste par un précurseur du situationnisme, proche de Guy Debord, unique écrivain de ce mouvement qui compte après les Dadaïstes et les Hussards.

-La communauté, Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin. Albin Michel, 336p p., 20 €. Enième version de la banlieue déshéritée sur fond de religion. Bouquin attrape-nigaud sur Trappes, genre Martine derrière le périph.

-Le feu et la fureur. Michael Wof. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Michel Faure, Nikki Copper, Valérie Le Plouhinec et Isabelle Chelley. Robert Laffont, 418 p., 20 €. La thématique délirante du ploutocrate Donald Trump.

-Les rêveurs, Isabelle Carré. Grasset, 304 p., 20 €. Jean Paulhan nous avait prévenus : «Avant de publier, mieux vaut être connu». L’important ce n’est plus ce qui est écrit mais qui l’a écrit.

22.12.17

Montaigne (Gallimard), Constant (Folio), Tchekhov (Les Belles Lettres), Aymé (Folio), Bove (Petite Vermillon), Guérin (Finitude), Calet (L'Imaginaire), Pascal (Rivages)...

La traversée de Paris, d’après la nouvelle de Marcel Aymé

-Montaigne, Arlette Jouanna. Gallimard, 464 p., 17, 99 €
Dans la prestigieuse collection NRF vient d’arriver la biographie de l’ancien maire de Bordeaux. On oublie trop souvent que Montaigne fut homme politique. Que les magouilleurs d’aujourd’hui en prennent de la graine. Il n’y en a pas un pour sauver l’autre. Que pensez-vous d’un premier ministre qui dépense 350 000 euros pour prendre un avion privé alors que le sien, celui de l’Etat rentre à vide pour un prix de 130 000 euros ? Au bas mot 480 000 euros ! Alors lisez la vie de Montaigne pour côtoyer un bel esprit. Là, il n’y a pas duperie sur la marchandise

-Journaux intimes, Benjamin Constant. Edition de Jean-Marie Roulin. Folio, 1140 p., 11,90 €
Une suite de réflexions, de souvenirs, de joies et de peines, signée par une superbe plume du XIXe siècle. Le 19 février 1812, il note: “Mon père est mort. Ma tête est troublée et mon sang glacé”. Le 27 du même mot, il précise: “Mon cœur est brisé".. En avril, mai et juin 1812, il confie: “Travail. J’ai travaillé. Mal travaillé. “Malade de la bêtise". Rien fait. Je m’ennuie. Presque rien fait. Un peu travaillé. Pas mal travaillé. Bien travaillé. Moins travaillé". Un beau livre diapason.

-Bagatelles quotidiennes est autres nouvelles, Anton Tchekhov. Traduction du russe et préface par Boris de Schloezer. Les Belles Lettres, 315 p., 13,90 €
L’auteur dramatique est un grandiose nouvelliste, tout comme Maupassant en France. Tchekhov sait camper une séquence anodine avec une sens inné de la formule, l’air de ne pas toucher. Ouvrage à déguster comme un Armagnac millésimé. Une littérature d’observation universelle. Pas une seule fois il ne dit le fond de sa pensée. Un témoin, sans rival.

-Les contes du chat perché, Marcel Aymé. Folio, 404 p., 7, 70 €
A l’école, ils nous bassinaient avec Troyat, Maurois mais pas un mot sur Aymé ou Gary. On s’est rattrapé depuis. Du Troyat je n’en veux même pas pour caler un meuble: il resterait bancal. Lire Marcel Aymé c’est côtoyer de près l’intelligence et l’ultra sensibilité. La littérature haut de gamme comme le 100% cacao. A lire d’urgence, et à relire tout autant.

-L’homme qui savait, Emmanuel Bove. Préface de François Ouellet. La Petite Vermillon, 224 p., 7 ,10 €
Ce grand talent que l’on ressort du placard de temps à autre mérite d’être dans toutes les bibliothèques et à portée de main. Un écrivain par excellence, toujours du côté des déshérités, de ceux qui subissent la loi des plus forts. Rien de misérabiliste. Il regarde et ne juge pas. Bove a un regard de lynx et un style en lame de couteau qui dépèce le quotidien en faisant attention de ne jamais faire du mal à une mouche.

-La peau dure, Raymond Guérin. Finitude, 128 p., 14, 50 €
Raymond Guérin, vous connaissez ? Vous allez découvrir un des écrivains de chevet de François Truffaut qui a tiré un film La peau douce, en guise de clin d’œil. Guérin est l’un de ceux qui écrit le mieux sur le monde ouvrier, ça vrille le cœur tant cela sonne juste. C’est un verre de Pyrex sur la toile cirée d’une cuisine de Sarcelles. Il vivait en Gironde, supporter des Girondins. Tout pour me plaire ! Il a toujours refusé de faire le mondain dans la capitale, fuyant les sans talent qui veulent des postes pour croire qu’ils en ont…

-Fièvre des Polders, Henri Calet. L’Imaginaire, 196 p., 7, 50 €
Encore un superbe lire, à petit prix. Calet est l’un des plus grands prosateurs de la seconde partie du XXe siècle. Une langue admirable sans bravoure superflue. Il écrivait simple, ennemi des phrases alambiquées. Tant que l’on n’a pas lu Calet on est vierge de la pureté stylistique, une sorte d’eau littéraire qui coule de source.

-Vie de Monsieur Pascal, suivi de Vie de Jacqueline Pascal, Gilberte Périer. Préface de Sylvie Robic. Rivages Poche, 128 p.,5, 80 €
“Cet amour qu’il avait de la pauvreté le portait à aimer les pauvres.” Bel hommage à Blaise Pascal dont le portrait est tracé par sa sœur aînée, Gilberte Périer (1620-1687). Voir les humbles n’empêchait pas Pascal de fréquenter les hauts personnages de la société qui se pressaient autour de lui pour percevoir quelques lumières de sa fulgurante intelligence.

20.11.17

Permalien 22:56:30, Catégories: GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

En hommage à Sharon TATE et à ses amis

A la mi-août 1969 se déroula le mythique Festival de Woodstock.
Je ne l’ai pas vécu comme j’aurais dû le vivre parce que le 9 août 1969 eut lieu un carnage dans une villa de L.A. qui saccagea aussi tous les rêves d’une génération qui souhaitait une meilleure société.
Le 19 novembre 2017 le commanditaire de l’assaut criminel est mort, apprend-t-on.
Hélas! on ne peut pas revenir au 8 août 1969, pour empêcher l’horreur.

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