Catégorie: ANQUETILLEMENT

08.02.17

Permalien 16:10:32, Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

Roger Walkowiak s'est échappé pour toujours

Roger Walkowiak, d’origine polonaise, avait un caractère en acier trempé, un vrai champion.
Il en voulait aux langues de vipères qui disaient qu’il avait “eu de la chance".
Non ! son Tour, il l’a gagné et bien gagné.
Personne ne gagne un Tour facilement, cela n’existe pas.
Après avoir remporté la Grande Boucle, le champion est retourné travailler en usine !
Depuis 1903, seuls 21 Français ont gagné le Tour de France.
Sur terre, il ne reste plus que quatre champions français vainqueurs du Tour.
C’est dire que tout le monde ne peut pas remporter cette épreuve phare.

Les Français vainqueurs du Tour de France:
1985 Bernard Hinault
1984 Laurent Fignon
1983 Laurent Fignon

1982 Bernard Hinault
1981 Bernard Hinault
1979 Bernard Hinault
1978 Bernard Hinault
1977 Bernard Thévenet
1977 Bernard Thévenet
1967 Roger Pingeon
1966 Lucien Aimar
1964 Jacques Anquetil
1963 Jacques Anquetil
1962 Jacques Anquetil
1961 Jacques Anquetil
1957 Jacques Anquetil
1956 Roger Walkowiak
1955 Louison Bobet
1954 Louison Bobet
1953 Louison Bobet
1947 Jean Robic
1937 Roger Lapebie
1934 Antonin Magne
1933 Georges Speicher
1932 André Leducq
1931 Antonin Magne
1930 André Leducq
1923 Henri Pélissier
1911 Gustave Garrigou
1910 Octave Lapize
1908 Lucien Petit-Breton
1907 Lucien Petit-Breton
1906 René Pottier
1905 Louis Trousselier
1904 Henri Cornet
1903 Maurice Garin
*

* En gras, les champions disparus

Classement général final du Tour de France 1956

1 Roger Walkowiak/ France Nord-Est - Centre 124 h 01 min 16 s
2 Gilbert Bauvin/ France + 1 min 25 s
3 Jan Adriaensens/ Belgique 3 min 44 s
4 Federico Bahamontes/ Espagne 10 min 14 s
5 Nino Defilippis/ Italie 10 min 25 s
6 Wout Wagtmans/ Pays-Bas 10 min 59 s
7 Nello Lauredi/ France Sud-Est 14 min 01 s
8 Stan Ockers/ Belgique 16 min 52 s
9 René Privat/ France 22 min 59 s
10 Alves Barbosa/ Portugal Luxembourg-Mixte 36 min 31 s

[Post dédié à Marcel Morlino et Louis Nucéra]

31.12.16

Permalien 01:32:57, Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

Mort du mythique Ferdi Kübler, vainqueur du Tour de France 1950

Rideau, clap de fin pour le champion cycliste Ferdinand Kübler, dit Ferdi Kübler (1919-2016) qui a remporté le Tour de France 1950, premier Suisse vainqueur de la grande boucle. Son palmarès est tellement long que je vous recommande de vous reporter aux rubriques habituelles. On s’y perd tant il y a de titres et de places d’honneur. Toujours émouvant de penser à un cycliste qui ne se propulse que par la force de son corps. Et bien sûr de son mental.

Podium du Tour de France 1950
1 Ferdi Kübler/ Suisse en 145 h 36 min 56 s
2 Stan Ockers/ Belgique à 9 min 30 s
3 Louison Bobet/ France 22 min 19 s

Le Tour à l’époque se disputait par équipes nationales.
J’aimerais un retour à ce système au lieu des marques.
Boris Vian était le beau-frère de Ferdinand puisque l’écrivain épousa sa sœur, la danseuse Ursula Kübler.
Kübler est mort à 97 ans, une longue vie par rapport à Fausto Coppi (1919-1960).
Au cours de sa carrière, il a connu un grand rival helvète, Hugo Koblet (1925-1964).
La presse n’a jamais cessé de les opposer:
Kübler était présenté comme la face noire et Koblet comme la lumière.
D’un côté, la force; de l’autre, la grâce.
Kübler, l’aigle.
Koblet, la colombe.
Selon le jour, on pouvait aussi dire:
Kübler, la fourmi.
Koblet, la cigale.
Le sport n’est jamais aussi grand que lorsqu’il met en présence de grands duels.
Après le boxeur Ali, le footballeur Cruyff voici le cycliste Kübler qui s’en va.
Le géant de la route referme la porte de 2016.

19.04.16

Antoine Blondin, le champion du jeu de mots (Edition Pierre Guillaume de Roux)

Blondin, Audiard, Verneuil, Gabin, Belmondo, l’amitié… C’est plus un programme qu’une distribution.

Il a écrit aussi peu de livres que Jacques Tati a tourné de films.
La qualité prime la quantité. Il ne faut pas confondre écrivain et auteur.
Blondin c’est l’enfance dont on se remet pas- pour reprendre un lot de Pascal Jardin- mais c’est surtout le culte de l’amitié, la passion du sport, l’amour du français et de la littérature. L’écrivain n’écrivait pas n’importe comment. Il jouait des mots comme on joue de la musique et c’est ce qui compte. Ecrire ce que l’on pense ne suffit pas. On a du style ou pas. Blondin en avait. C’est pour cela qu’il aimait tant les champions sportifs. Il aimait aussi boire, trop. «On boit ensemble mais on est saoul tout seul » a-t-il dit avec lucidité.
A la mort de Roger Nimier, il est devenu triste comme les pierres. La perte de son meilleur ami, mort en voiture, l’a mis K.O. La mort de l’un des frères rugbymen Boniface a encore souligné sa solitude. A l’origine, il a bu parce qu’il bégayait. Boire le décomplexait. On ne va pas réduire l’écrivain au rang d’alcoolique. Tous ses livres sont excellents. Un style, une voix, un son, un certain ordre des mots, du rythme.
Alain Cresciucci passe au peigne fin l’œuvre de Blondin, citant des extraits ici et là pour démontrer ce qu’il analyse et analyser ce qu’il démontre. «Les personnages blondiniens et Blondin comme personnage vivent dans un monde chimérique que, finalement, le réel rattrape ». Si vous n’avez jamais lu Blondin, ce livre est une bonne acclimatation à son univers. Ensuite, lisez Blondin, n’importe quel livre. Tout est bon chez lui. Romans comme articles. C’est l’un de nos meilleurs écrivains d’après guerre. Provocateur, insolent mais jamais désinvolte, il aimait dire: “Je n’ai jamais osé être de gauche quand j’étais jeune, de peur de devenir de droite en vieillissant". Un jour invité lors d’un meeting de Mitterrand à parler au micro de la tribune politique, il a dit à Vichy: “Cher Vichyssois… Chers Vichystes !". On lui a coupé aussitôt le sifflet! C’est ainsi que se termina sa très brève carrière politique.

-Le Monde (imaginaire) d’Antoine Blondin, d’Alain Cresciucci, Pierre Guillaume de Roux, 207 p., 21 €
-Blondin, 25 ans après. Jean Cormier et Symbad de Lassus. Editions du Rocher, 240 p., 18,90 €
-Sur le Tour de France, Antoine Blondin. La petite vermillon, 153 p., 7,10 €
-Louison Bobet, Jean Bobet. Preface Antoine Blondin. La petite vermillon, 228 p., 8,70 €

07.02.16

Permalien 01:38:33, Catégories: ANQUETILLEMENT  

L'admiration déclarée de Zidane pour C.Ronaldo

Zinedine Zidane ne cesse pas de fêter Ronaldo a sa juste place, celle de l’un des plus grands joueurs de l’Histoire. Le Portugais est au sommet avec Messi depuis presque une décennie quand des joueurs comme Gourcuff ou Ribéry ne sont que des intermittents du spectacle.

-"Je suis en admiration devant Ronaldo. Pour le nombre de buts qu’il met, ses statistiques, mais surtout pour son ambition. Vous pouvez le remarquer à chaque séance d’entraînement. J’espère qu’il va garder le même état d’esprit. C’est un joueur très important pour moi, mais aussi pour tous les fans du Real. J’ai de très bonnes relations avec tous mes joueurs. Et c’est la chose la plus importante. Ronaldo pourrait probablement jouer plus longtemps que moi. Et je prenais soin de moi, mais j’ai l’impression qu’il prend encore plus soin de lui-même. Il a 31 ans, mais c’est un monstre physiquement parlant. Il peut jouer encore plusieurs années. Et j’espère que ça puisse être au Real Madrid” a déclaré Zidane, le nouveau manager du Real Madrid, lors de sa récente conférence en ce début février 2016.
Il a parlé aussi des dribbles de Neymar, considérés comme des provocations outre-Pyrénées : “Neymar, irrespectueux à cause de ses dribbles ? Il est comme ça. Il y a des gens qui l’aiment, et d’autres qui ne l’aiment pas. Mais je suis sûr que lorsque vous faites trop de «grigris», il est normal que les adversaires n’aiment pas ça. Mais c’est toujours bien pour le spectacle et le public de voir un joueur comme ça".
Eh! oui, seuls les imbéciles condamnent les dribbles qui sont pourtant l’arme fatale des vrais footballeurs. Hier, Garrincha dribblait sans cesse pour effacer ses adversaires, au plus grand bonheur de ses fans et de ses coéquipiers.
En 2016 des incompétents parlent des dribbles de Ben Arfa comme s’ils étaient des gestes inutiles !
Certains plumitifs passent leur temps à dire que Benzema est plus important que CR7 au Real Madrid… C’est archi faux. Benzema est un joueur de complément. Lui ou un autre c’est la même chose. CR7 est non seulement un des plus grands footballeur de l’Histoire mais c’est actuellement le meilleur produit commercial de football au monde.
CR7 est jalousé par des millions d’impuissants qui envient son physique, son argent, sa réussite.
On le traîne régulièrement dans la boue. Et ceux qui le font savent très bien qu’ils sont incapables d’obtenir un entretien avec lui. Ils salissent le triple Ballon d’or qui ne lit même pas leurs médisances répétitives.
CR7 restera au Real et ne viendra jamais à Paris qui cherche à acheter l’Histoire car le PSG est un club sans C1.
Né le 5 février 1985, C. Ronaldo vient d’avoir 31 ans. Bon anniversaire champion !

23.09.15

Permalien 14:13:09, Catégories: LITS ET RATURES, ANQUETILLEMENT  

Des livres sur le vélo: Ducoin, Hinault, Vespini, l'Aubisque et Anquetil

-Bernard, François, Paul et les autres par Jean-Emmanuel Ducoin (Anne-Marie Carrière, 206 p., 18 €)
Depuis 1985 et la victoire de Bernard Hinault, aucun Français n’est parvenu à gagner le Tour de France. Chaque année, ils hurlent des noms sur France 2 ou dans L’Equipe mais rien n’y fait: des Jacques Anquetil et des Laurent Fignon cela ne tombent pas du ciel médiatique. Ils veulent des noms pour faire tourner la boutique. Si Armstrong était né à Sarcelles, il n’y aurait jamais la moindre trace de dopage dans ses prélévements. Jean-Emmanuel Ducoin nous raconte sa passion pour le vélo né en 1985 avec son grand-père au volant de sa Simca 1000. Douce France, le pays de mon enfance versioon Ducoin. Il écrit juste.

-Tour de France, les prodigieuses histoires, par Jean-Paul Vespini (Mareuil, 190 p., 16 €)
20 chapitres comme 20 étapes, avec des vallons, des montagnes, des contre-la montre, des sprints au coude à coude, des descentes, des montées, des glissades, des chutes, des colères, de la joie… Le Tour dans toute sa splendeur. On y croise Coppi, Bartali, Anquetil, Poulidor, des noms inoubliables, des champions considérables à une époque où les journalistes ne se considéraient pas comme des procureurs.

-Coup de foudre dans l’Aubisque, par Bertrand Lucq (Atlantica, 128 p.n 12 €)
Hymne à Eddy Merckx, champion incomparable, comme tous les grands stylistes du vélo. L’ouvrage célèbre les as du goudron mais aussi les as de la plume: Blondin, Chany, Haedens…

-Anquetil, le mal-aimé, par Yves Jean (Arthaud, 310 p., 19,90 €)
Le mal-aimé ? Pas dans sa famille où il a fait le carton plein comme le héros de Théroreme de Pasolini. Sur la route c’était une fusée, une “caravelle” comme l’a dit Antonin Magne à Poulidor, déposé sur la route. Quand je dis Anquetil c’est comme si je dis Cerdan, Coppi, La Callas, James Dean ou Miles Davis. Rien que des mythes de leur vivant. Le public n’aimait pas Anquetil ? Une partie du public. Si je préférais les Beatles aux Stones, j’ai toujours aimé Anquetil et Poulidor, comme j’aime la jour et la nuit. Anquetil serait la nuit avec la pleine lune. Une nuit lumineuse

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