Catégorie: ANQUETILLEMENT

23.12.18

Permalien 09:32:13, Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

100 ans de maillot jaune, par Serge Laget (Hugo Sport)

En un clin d’œil - plusieurs en fait- tout ce que vous voulez savoir sur le maillot jaune en osant le demander !
On ne présente plus Serge Laget. La plus grande fourmi des collectionneurs qui se transforment en cigale dès qu’il faut célébrer le cyclisme en général et le Tour de France en particulier.
Tous ses classeurs, tous ses tiroirs, toutes ses armoires sont des cavernes d’Ali Baba.
Il faudrait louer tous les Drouot du monde pour épuiser sa collection.
Archiviste de haut parage, documentaliste sans rival, Serge Laget n’est pas un névrosé compulsif mais tout grandement un amoureux au grand cœur.
Si l’on critiquait encore plus fortement les champions cyclistes, plus ou moins tous suspectés d’avaler des produits illicites, quand bien sûr les skieurs sont blanc comme neige, et que par ces incessantes accusations, le public ne serait plus au rendez-vous sur les cols de la Grande Boucle, il ne resterait plus qu’un seul spectateur sur le pas “de porte de la France"- selon la si jolie formule d’Antoine Blondin- pour applaudir les as du macadam: Serge Laget.
Sa nouvelle Bible sur le vélo passe en revue l’Histoire du maillot jaune:
Quand a-t-il été inventé ?
Qui l’a porté pour la première fois ?
Quel immense champion - le chouchou de Serge Laget- ne l’a jamais porté ?
Qui l’a plus revêtu ? (Tous les porteurs sont rassemblés dans un index)
Réponses dans l’album, superbe mariage entre texte et iconographie.
Ici, les photos ne servent pas à masquer la faiblesse d’un tartinier.
Serge Laget accompagne les images comme la musique de Georges Delerue sublime les films de François Truffaut.

-100 ans de maillot jaune, Serge Laget. Préface de Jacques Marinelli. Entretien exclusif avec Bernard Hinault. Hugo Sport, 256 p., 29,95 €.

30.11.18

Paris, Dortmund, Man City, Liverpool et le Juve sont invancus en championnat

Cinq clubs des plus grands championnats européens sont invaincus depuis le début de leur compétition respective.
En Allemagne, Lucien Favre a mis le Bayern Munich (5e) à 9 pts.
En Angleterre, Guardiola (City) et Klopp (Reds) tiennent le haut du pavé devant trois clubs de Londres: Tottenham, Chelsea et Arsenal. A noter que les Gunners se portent bien avec Emery. Le départ d’Arsène Wenger n’a pas perturbé le club, à l’inverse de Man United à l’agonie sans Sir Ferguson (7e, 22 pts). Mourinho a cassé le travail de “Fergie".
En Italie, Ronaldo dynamise la Juve. Il est déjà meilleur buteur du championnat (10 buts)
En Espagne, le Barça a déjà perdu 2 fois. Le Real Madrid sans Ronaldo n’existe plus (5e avec 5 défaites en 14 matchs). Pitoyable !

Ligue 1
1 Paris, 43 pts 15 matchs/ 14 1 0/ 48 9 + 39

Bundesliga
1 Borussia Dortmund, 33 pts 13 m/ 10 3 0/ 37 13 + 24

Premier League
1 Manchester City, 38 pts 14 m/ 12 2 0/ 43 6 + 37
2 Liverpool, 36 pts 14 m/ 11 3 0/ 27 5 + 22

Serie A
1 Juventus Turin, 40 pts 14 m/ 13 1 0/ 31 8 + 23

16.08.18

Permalien 22:14:07, Catégories: ANQUETILLEMENT, CERDANEMENT, LA REVUE DE STRESS  

Yoka exclu des rings jusqu'en juin 2019. Tour d'horizon sur le dopage (Anquetil, Coppi, Armstrong, Pantani, Ullrich...)

Quand reverra-t-on de vrais grands boxeurs ?

Le boxeur Tony Yoka a été suspendu un an, jusqu’en juin 2019. Le feuilleton vient de connaître son épilogue. Cela n’a que trop duré. Les médias sont très cléments avec lui. L’athlète est devenu une icône à protéger, lui et sa femme après leurs deux succès aux derniers J.O. Ils sont beaux, jeunes et gagnants. Magnifique success-story. La presse ne pouvait rêver mieux. Si sa compagne fait le sans faute, du ring aux ors de l’Elysée, lui a brouillé son image, exclu temporairement par l’Agence française de lutte contre le dopage. Sanction confirmée par le conseil d‘état.
Que lui reproche-t-on ? D’avoir passé à l’as trois rendez-vous avec le contrôle antidopage. Explication ? Des oublis, du laisser-aller, de la négligence, un emploi du temps surchargé, une vie trépidante, de la désorganisation et tutti-quanti. Si une très faible proportion de gens peut avaler des justificatifs vaseux, une plus grande partie tombe dans la suspicion du dopage. Un sportif de haut niveau ne peut pas oublier trois contrôles. Alors on se dit : se dope-t-il ? Se dopait-il ? Etait-il dopé ? Pour mémoire, en football, un champion du monde 1998- de très faible importance dans le jeu- a été blanchi d’un contrôle antidopage positif parce que le préposé aux éprouvettes n’avait pas les diplômes requis. A mourir de rire. Vice de forme, ont-ils dit. Plutôt forme de vice ! L’affaire Festina a débuté juste avant la fin de la fin de la Coupe du Monde de football 1998 disputée en France qui remportera le trophée. D’aucuns y voient un paravent. Le Tour de France a plus été abîmé par la volonté de chasser le dopage que par le dopage lui-même. Pourquoi le football, le rugby, la F1, le tennis, le basket et la natation ne sont pas des sports traqués par les procureurs de la seringue ?
En cyclisme, les contrôles inopinés imposent aux cyclistes de toujours dire où ils se trouvent dans le monde entier. Ce qui provoque un grand empiétement sur la vie privée. On a vu où la chasse à l’Armstrong a mené l’Américain. On a vu ce qu’a enduré C. Froome sur le Tour de France 2018. En France, les autorités ne pipent mot sur Coppi et Anquetil- qui ont dit prendre des stimulants- et dans le même temps on salit des champions, surtout étrangers. Et l’on passe l’éponge sur R. Virenque, en disant «chut !» sur d’autres français qui ont chargé la mule. D’autres Français font la Une un jour puis sont passés sous silence.
Il y a gros décalage entre ce que l’on fait endurer aux cyclistes et ce que l’on fait subir aux autres sportifs. En football, tout ce qui se passait à la Juventus est tombé dans l’oubli. Circulez ! Il n’y a rien à voir. Au mieux, on parle de médicalisation. Zidane et Deschamps n’ont été entendus qu’à titre de témoins. En vélo, on laisse Armstrong s’exprimer tout en le suspectant puis en fin de carrière on l’achève. Et ceux que l’on n’achève pas s’achèvent tout seul. Pantani retrouvé mort dans une chambre d’hôtel. Quant à Jan Ullrich, il a été envoyé en psychiatrie après une nuit où il malmena une fille de tristesse.
Désormais suspendu par l’Agence Française de lutte contre le dopage, pour trois «now-shows» entre juillet 2016 et juillet 2017, Tony Yoka ne peut plus combattre officiellement jusqu’en juin 2019. Le champion olympique des poids lourds 2016 a dix mois difficiles devant lui. Il peut s’estimer heureux d’avoir été épargné par la presse : pas de gros titre en une du genre : «La chute d’un champion : de la gloire au dopage ?». Bien sûr le dopage n’est pas avéré mais comment empêcher de penser que le boxeur a évité les contrôles pour ne pas être pris en flagrant délit ? Le mal est fait. Le célèbre «pas de fumée dans feu» arrive vite sur le tapis de la vox populi.
Si le boxeur entretient une image lisse dans les journaux, cela ne cache pas les tensions avec sa Fédération depuis qu’il a été écarté de l’Insep en 2013 car on ne croyait pas en lui. Des aspects de sa communication irritent : on a l’impression que l’on vend toujours le couple des boxeurs à la manière de BHL-Dombasle. Le côté biscoteaux bling-bling du pugiliste est irritant car il n’a pas le rendement sportif de C. Ronaldo. Et que dire de tous les derniers matchs en bois contre de piètres adversaires. Le grand champion Jean-Marc Mormeck ne se laisse pas prendre au jeu de l’esbroufe : «Pour l’instant, Yoka, c’est juste du marketing. J’espère qu’il réussira, mais il n’est encore personne». Pan sur le bec ! Son image média est si forte que Tony Yoka n’a pas été lâché par les décideurs (TV et équipementier). Il est protégé par ce cordon sanitaire. Histoire de recueillir du positif sur investissement. Le hic c’est qu’en boxe, on n’est pas en littérature ou en chanson. A un moment donné, il faut mettre les gants face à de vrais combattants.
La suspension doit permettre à Yoka de bien digérer sa notoriété car il a été pris dans une tourmente. D’ici juin 2019, il lui faut s’entraîner durement. Ensuite, soit il prouve que c’est un champion, soit on dira qu’il a connu son apogée aux J.O. Il a beaucoup de pression sur ses épaules. En boxe, l’image ne suffit pas. En littérature, en chanson on peut faire illusion. Sur un ring, impossible.

09.08.18

Zidane (Real, C1 2018) et Deschamps (France, World Cup 2018). La France a-t-elle le meilleur football du monde ?

A la vue des deux compétitions majeures de 2018, il saute aux yeux que la France domine la planète football. Sous la conduite de Zinedine Zidane, le Real Madrid a remporté la C1 et l’équipe de France a remporté la Coupe du Monde en Russie.
Une fois que l’on a dit ça, on doit préciser qu’il n’y avait que deux Français chez les Madrilènes (Varane et Benzema).
Quant à l’équipe de France, beaucoup de ses joueurs évoluent à l’étranger: Lloris (Tottenham), Varane (Real Madrid), Umtiti (Barcelone), Pavard (Stuttgart), Griezmann (Atletico Madrid), Matuidi (Juventus Turin), Pogba (Man United), Ngolo (Chelsea) et Giroud(Chelsea). Sur les titulaires, seul Mbappé joue en France, au PSG.
Il faut donc saluer la formation française. La fierté d’être français affichait en Russie cela voulait surtout dire: merci à la France de nous avoir permis de jouer à l’étranger.
La Nation a félicité c’est aussi l’Italie car Zizou et la Dèche ont joué à la Juventus Turin, club où la médicalisation a fait tant couler d’encre.
A côté des deux succès, européen et mondial, il faut aussi saluer la Ligue 1 qui a des compétiteurs que beaucoup de championnats nous envient: Mbappé, Cavani et Neymar jouent au PSG alors que leur pedigree peut les envoyer dans des clubs de plus grande envergure.
Un fait certain: le football français est en progression.

27.07.18

Permalien 17:42:39, Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT, LA REVUE DE STRESS  

L’organisation du Tour de France 2018 vire au fiasco alors que des héros comme Philippe Gilbert donne leur sang pour la grandeur de cette épreuve phare

Le Belge Philippe Gilbert qui est tombé dans la descente du col du Portet-d’Aspect s’est fracturé la rotule gauche, mardi 24 juillet 2018. Il est remonté seul du ravin, puis il est reparti sur le même vélo. Quel courage ! Exploit hélas ! banalisé. Les footballeurs, tennismen et autres douillets de devraient avoir honte par rapport aux cyclistes. L’accident de Gilbert renvoie à ceux du passé. Mortels.

Le Tour de France est un spectacle gratuit qui ne se dispute pas dans un stade sous contrôle, vous connaissez le blabla. On a même eu droit au : «Faut pas ajouter du danger au danger», et puis la direction tourna les talons et salua la compagnie ! Débrouillez-vous avec ça ! Il ne faut pas plus en dire. Cela sous-entend que les coureurs- je n’aime pas le mot coursiers- sont habitués à souffrir, à tomber. Je ne suis pas d’accord avec la banalisation du danger. Depuis la mort de Senna, la F1 a tout fait pour réduire le nombre d’accident mortel en course, avec succès. Le vélo est à la traîne. On court sur le Tour de France en 2018 comme si nous étions en 1930. Le progrès est technique et le macadam s’il est bien entretenu ne reste pas moins la pire piste d’atterrissage. Rien à voir avec les chutes de judokas ou celles des sauteurs en hauteur ou à la perche qui se réceptionnent sans risquer leur peau. Le cyclisme est le sport le plus dangereux du monde, avec la boxe et de l’alpinisme. Et la tauromachie.
Même si le grand Coppi recevait des canettes de bière dans les rayons de ses roues – mon père en a été témoin- et qu’on a vu autrefois des jets de clous, au temps des équipes nationales. Même si Chris Froome avait déjà reçu des jets d’urine, ce que l’on a vu cette année est inacceptable. Lors du Tour 2018 on vient de voir l’Anglais frappé à l’épaule pour un adulte sans cervelle présent dans la montée de l’Alpe d’Huez. Quand les coureurs gravissent un col, ils sont à la portée du moindre abruti. Dans cette même 12e étape, Vincenzo Nibali a chuté à cause d’un décérébré qui débordait trop sur la route. Alors qu’il souffrait d’une fracture de vertèbre, l’Italien a passé la ligne d’arrivée pour finir 7e de l’étape, avec à peine 13 ’’ de retard sur le vainqueur Geraint Thomas. Le matin du lamentable laxisme de l’organisation, Nibali a dû abandonner le Tour de France alors qu’il était 4e au classement général à 2’ 37’’ du leader Thomas.
Il est temps que la direction organise mieux la Grande Bouche pour sécuriser les champions du premier au classement à la lanterne rouge, car tous absolument sont des cracks. Des barrières tout le long des derniers kilomètres ? Impossible. Des agents de sécurité de partout, impossible. Je verrai plutôt des motards qui ouvrent la route en frôlant les viandes avinées car s’il faut choisir je préfère que l’on blesse un Duchsmol sans respect qu’un crack en plein effort. Un peu de respect ! Tout ça pour se montrer à la télé.
Sans pouvoir dresser la liste de toutes les chutes, en voici quelques-unes survenues lors du Tour de France 2018. Léon Luis Sanchez est tombé dans la deuxième étape : coude fracturé, 12 agrafes. Peter Sagan, quant à lui, est tombé à plus de 70 km/h. Avec plein de contusions, il est reparti, souffrant d’aucune fracture. Le Belge Philippe Gilbert qui est tombé dans la descente du col du Portet-d’Aspect s’est fracturé la rotule gauche. Son genou a presque triplé de volume. Avant de savoir ce qu’il avait, le champion est remonté sur son vélo et a roulé 60 kilomètres ! Gilbert a fait un tout droit dans un virage puis est tombé dans un ravin… Une chute de 5 m dans la rocaille. Il a atterri dans les pierres, sur le dos. Le champion croyait être brisé de partout et puis il est remonté pour faire signe à la caméra que tout allait bien. Geste destiné à sa famille. Ensuite, il se mit à pleurer, réalisant le miracle. Et puis, il est reparti sur sa monture. Quel chevalier sans armure ! On lui a attribué le prix de la combativité. On devrait lui donner la légion d’honneur. Le lendemain, il a dit : «Mon Tour est fini… » Triste en a mourir. Je n’échange pas le courage de Gilbert contre un dribble de Neymar. C’est le Belge qui devrait être couvert de millions de dollars.
Il faut aussi savoir que Chris Froome a été agressé par un gendarme qui s’est pris pour le tonton Macoute du Président Macron- qui s’avère être un dissimulateur encore plus performant que Sarkozy et Hollande réunis. De fait, Froome a été stoppé manu militari parce qu’il redescendait le col du Portet après avoir franchi la ligne d’arrivée. Une habitude courante. Le champion allait retrouver le bus de la Sky, six kilomètres plus bas. Froome a été plaqué au sol comme s’il était un fuyard en cavale. La star anglaise a eu le tort de se vêtir d’un K-way tout noir sans aucune inscription. Ni Froome, ni Sky. Rien de rien. Il a voulu se protéger des idiots qui risquaient de lui jeter des pierres, mais à la place il a été alpagué par un gendarme qui a fini par reconnaitre sa bévue. Triste spectacle ! C’est comme si l’on prenait pas le col Antoine Griezmann à la fin de la Coupe du Monde 2018.
L’organisation du Tour de France est à revoir de A à Z. Il est logique que L’Equipe n’aborde pas ce sujet car elle est partie prenante de la course mythique. Pauvres coureurs à la merci des irresponsables. J’utilise pauvres à bon escient. Savez-vous combien empoche chaque jour le porteur du maillot à pois, meilleur grimpeur de l’épreuve ? 300 euros… Des tarifs honteux. De quoi aller aux Prud’hommes !

PS: carton rouge à tous les commentateurs sportifs qui se délectent dès que Froome est en difficulté sur le Tour. Lamentable.

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