Catégorie: GRAND MONSIEUR

18.07.19

Permalink 06:37:00, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Connaissez-vous Yanny Hureaux ?

Une pincée de Vialatte, un trait de Nucéra, un autre de Pagnol, deux gouttes de Blondin, plus un zeste de Giono, et vous obtenez Hureaux.


Né le 4 décembre 1939, Yanny Hureaux est le Louis Nucéra des Ardennes. Le Niçois connaissait les Alpes Maritimes par cœur. Yanny Hureaux connait aussi bien les Ardennes. Au lieu de lire les inepties des livres sans aucun intérêt, mieux vaut puiser dans la malle aux trésors de Yanny. Loin de Paris souffle l’esprit.

Extraits de la bibliographie de Yanny Hureaux:

La haute chevauchée, La Manufacture, 1990
Bille de chêne, Une enfance forestière, Jean-Claude Lattès, 1996
Le Pain de suie, Jean-Claude Lattès, 1999; Le Livre de poche, 2002
La Prof, Julliard, 1972
La Petite, Julliard, 19744
Les Ardennes de Rimbaud, Didier Hatier, 1991
Un Ardennais nommé Rimbaud (Photographies de Gérard Rondeau, préface d’André Velter), La Nuée bleue/L’Ardennais, 2004

Ensemble de ses chroniques:

La Beuquette (2001-2010), Éditions des Falaises/L’Ardennais

Sur les Ardennnes:

Troublantes Ardennes , avec Alain Grillon, La Manufacture, 1989
Le guide des Ardennes , avec Nicolas Sachy, La Manufacture, coll. Guides de la manufacture, 1991, 1993
Ardennes vagabondes, Noires terres, 2007
L’Été de la Saint-Martin, Éditions de la Société des écrivains ardennais, 1969

En collaboration :

Marguerite Fontaine, résistante d’Ardenne : Journal de guerre : 1941-1945, avec Pierre Huardet et Eva Thomé, La Manufacture, 1989
Éloge de l’amante, avec Jean-Luc Pellaers, Cerises aux Loups, 2000.
Eva Thomé : écrivain et résistante d’Ardenne : 1903-1980, avec Jacques Vadon, Éditions de la Société des écrivains ardennais, 1982
Un coin de l’âtre : français et patois, avec Jean-Paul Cordier, Sopaic, 1979

Sur le football:

Sedan : une légende de football, 1948-2000, La Nuée bleue/L’Ardennais, 2000
Nicolas Sachy, prince de Sedan, La Nuée bleue/L’Ardennais, 2002

17.07.19

Ronaldinho, le meilleur brésilien du PSG. Loin devant Neymar.

Ronaldinho incarnait la joie de vivre, la joie de jouer. Neymar, lui, est associé au monde de l’argent. C’est l’artiste contre le boursicoteur. On nous fait un flanc avec la dernière blessure de Neymar mais parle-t-on de la chute d’Alessandro De Marchi resté au sol, pendant le Tour de France le 14 juillet 2019 ? L’Italien souffre d’une fracture de la clavicule et de côtes, d’une contusion à un poumon accompagné d’un pneumothorax, en plus de nombreuses coupures.

On nous gave avec Neymar au PSG depuis deux saisons mais ce joueur n’est qu’un maillon du football business.
Niveau football, il est très loin d’un Ronaldinho, qui avait du talent de la tête au pied.
Ronaldinho représentait le jeu à l’état libre, à l’état pur.
Neymar représente un poids économique- 100 000 euros par jour- acquis au bout de dix ans grâce à une construction médiatique élaborée sur les réseaux sociaux.
La profession de Neymar ? Le célébrité, le vedettariat.
Il est comme Paris Hilton, Kardashian, Nabilla…
Neymar n’a plus besoin de jouer au football.
C’est Beckham après son départ de Man United.
Neymar envoie tous les jours une carte postale. Cela suffit à maintenir sa notoriété. Ainsi va le monde en 2019.
Neymar se blesse. Neymar opéré. Neymar convalescent. Neymar aime son père. Neymar à l’hôtel. Neymar dans une vidéo. Nice se dispute avec une fille. Neymar va-t-il revenir au PSG ? Neymar est malheureux en France. Neymar et sa fondation. Neymar blessé contre le Qatar. Neymar se teint les cheveux en blond. Neymar joue avec sa fondation. Neymar ceci. Neymar cela. A suivre.

Permalink 09:20:35, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Johnny Clegg (1983-2019), indissociable de Nelson Mandela

Il était né le 7 juin 1953, prés de Manchester.
Son destin l’a rapproché des Zoulous d’Afsud pour en devenir un.
Le Zoulou blanc avait beaucoup de talent.
Un des plus grands combattants de l’apartheid qui a œuvré sans cesse pour la libération de Nelson Mandela.
Morte le 16 juillet 2019, Johnny Clegg est un mélange de Dylan et Sting.
Il a voulu se fondre dans la communauté noire, emblème de la fraternité.
Grand musicien, grand poète, grand humaniste.
La mort a trop bon goût.

15.07.19

Permalink 10:14:25, Catégories: GRAND MONSIEUR, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON  

GP de Grande-Bretagne 2019 : King Lewis Hamilton bat encore Leclerc

Dimanche 14 juillet 2019
Grand Prix de F1 de Grande Bretagne

Podium de la course
1er Lewis Hamilton, Mercedes
2e V. Bottas, Mercedes
3e C. Leclerc, Ferrari

Classement du meilleur pilote
1er Hamilton, 223 pts
2e Bottas, 184
3e Verstappen, 136

King Hamilton a encore gagné ! Son 7e GP en dix disputés.
Les plumitifs et autres aboyeurs qui n’ont de cesse de lui préférer Charles Leclerc, le natif de Monaco, cette favela pour milliardaires, doivent se faire une raison: Hamilton n’a pas abdiqué, il est là et encore pour longtemps.
Les médias ne cessent pas de dire qu’il est mal aimé en Angleterre.
C’est vrai mais une explication s’impose.
En France, si on n’a pas C+, impossible de voir la F1.
En Angleterre, c’est pareil: la F1 n’est plus sur la BBC généraliste donc il faut s’abonner sur le privé.
Les Anglais ne voient plus courir leur champion.
Ils ne sont plus informés que par les réseaux sociaux. Alors, ils se disent: “Hamilton ? Pouah! Il passe son temps dans les défilés de mode…”
Ils confondent Hamilton avec Neymar !
Tant pis eux ! Hamilton est un vrai champion comme Federer, Djokovic, Nadal, Messi et Ronaldo. Ils gagnent ou perdent mais ils assurent. Rien à voir avec les vedettes préfabriquées, comme Neymar ou le boxeur Yoka qui ne font vibrer que les portes du stade que se referment sur eux.

Permalink 08:52:31, Catégories: BALLES NEUVES, GRAND MONSIEUR  

Wimbledon 2019: Djokovic gagne devant Federer qui ne fut pas un perdant

Dimanche 15 juillet 2019
Finale de Wimbledon
Novak Djokovic - Roger Federer
(7-6, 1-6, 7-6, 4-6, 13-12)

Il y a autant de différence entre le match Federer-Djokovic et le combat de boxe Dimitrenko-Yoka qu’entre une rose éclatante et une fleur en plastoc. Le combat de boxe du 13 juillet 2019 fut la négation du sport. Le vrai combat de boxe ce fut Djokovic contre Federer alors que sur le ring ce fut du catch de très mauvaise qualité, encore un match de pacotille dont on connait la fin avant le début.
A Wimbledon, on a vu du vrai sport: Djokovic fut à l’image de sa mère qui pendant tout le monde a conservé le poing fermé à hauteur du visage pour montrer à son fils qu’il ne fallait rien lâcher. Cette rage maternelle crevait l’écran. Djokovic fut à belle école. Quand on a une mère de cette trempe, on file droit et on est un combattant né. Les Djokovic savent d’où ils viennent.
En face, Federer n’a rien du parvenu, ou du bien-né. C’est un compétiteur de la plus grande espèce. Un géant du sport avec Pelé et M. Ali. Trois phares éternels.
Federer et Djokovic ont été exemplaires, hormis une saute d’humeur du Serbe qui se manifesta contre la chaise de l’arbitre.
Le match a trouvé son issue dans le 1er tie-break décisif de l’Histoire en simple au cours du dernier set de la finale de Wimbledon.
Djokovic a conservé son titre de 2018 devant Federer vainqueur en 2017.
Djokovic a gagné son 5e Wimbledon devant Federer qui en a gagné 8. A eux d’eux, ils pèsent 13 Wimbledon.
Ce match a été héroïque, et donc historique comme le célébrissime Borg-McEnroe du XXe siècle.
Ce fut comme un match de football avec plusieurs prolongations en forme de tie-break. Les trois tie-break du match furent gagnés par Djokovic. C’est dire la rarissime conjonction entre forme, mental, précision et tout le reste à l’unisson.
Federer a eu des sursauts d’orgueil comme lors du 2e set, une vraie promenade de santé.
Federer a cédé à la fin mais il a eu deux balles de matchs ! Il n’a pas pu en concrétiser une seule.
On a assisté à un magnifique bras de fer.
Djokovic a eu parfois le bras qui tremblait tandis que Federer a donné des points car il a voulu abrégé des échanges par peur de les perdre inéluctablement.
Les deux champions ont eu tour à tour des passages en leur faveur et d’autres moins bien, selon l’intensité de l’un ou l’autre.
Ce fut du tennis de très haute volée. Un mach inoubliable, d’anthologie.
Deux êtres humains de haut calibre.
Federer et Djokovic ne jouent pas pour l’argent, à l’inverse de Neymar qui ne pense qu’à ça, guidé par son père victime de l’appât du gain. Neymar père vit à travers son fils.
Les pères (Federer et Djokovic) ont une autre mentalité: ils n’interviennent pas et surtout ne traitent pas leur fils comme une vache à lait.
Djokovic arrive à s’immiscer dans le trou de souris laissé par Nadal et Federer.
Au total, il y a trois monstres sacrés dans le tennis au même moment.
A la fin du match, Djokovic n’a pas sauté en l’air. Aucun triomphalisme. L’élève n’a pas battu le maître car il s’agit de deux maîtres.
Avec une belle dose d’humour, Djokovic s’est agenouillé pour manger de l’herbe, comme il aime le faire (genre le pt Borelli du PSG qui embrassait le gazon du Parc des Princes). Quel showman !
Oui, du grand art.
Merci messieurs, et honte aux tennismen français qui à part compter leur argent dans les coffres en Suisse ne sont bons à rien.

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