Catégorie: BLONDINEMENT A XV

05.05.19

Permalink 23:23:28, Catégories: BLONDINEMENT A XV, GRAND MONSIEUR  

Michel Crauste (1934-2019), vainqueur de 5 Tournois des Nations

Dans le XV de France, il ne perdait quasiment jamais.
Le troisième ligne mythique fut un capitaine inoubliable.
Avec lui, la France a remporté son premier Tournoi des Nations (1959)
Fait Chevalier de la Légion d’honneur par le Général de Gaulle.
Michel Crauste reste un monument du rugby mondial.
Il a porté 22 fois le brassard du capitaine du XV de France.
Si les hommes politiques en vue avaient 5% de sa personnalité, ils seraient de grands hommes.
Droit, humble et talentueux.
Michel Crauste était un homme remarquable, à plus d’un titre.
Est-ce que les internationaux couverts d’euros connaissent leur immense devancier ?
Eux gagnent de l’argent. Lui gagna l’estime des Français. Cela n’a pas de prix.

Palmarès en club

Racing club de France
Champion de France 1959

Lourdes
Champion de France 1960.
Champion de France 1968.
2 Challenges Yves du Manoir 1966 et 1967.

En équipe nationale
Quatre Tournois des Cinq Nations 1959, 1960, 1961 et en 1962.
62 sélections entre 1957 et 1966.

03.02.19

Permalink 12:25:38, Catégories: LITS ET RATURES, BLONDINEMENT A XV, GRAND MONSIEUR  

Vintage Rugby Club (Morlino/ Maso) lu par Christian Laborde

André Boniface ou l’âme du rugby français que les dirigeants actuels sont incapables de transmettre aux joueurs français du 21e siècle.

Le poète Christian Laborde - l’unique fils spirituel de Claude Nougaro- a écrit dans sa chronique Percolateur, samedi 2 février 2019 (La Nouvelle République des Pyrénées) sur mon nouveau livre- et non pas dernier. Sa prose sent bon le choco-BM ! En rugby, nous sommes tous les deux aussi Maso l’un que l’autre. Le poète est l’un de mes amis de chevet. Son sens de l’amitié me convient à merveille. Nous habitons le même Royaume. Christian Laborde n’a jamais vendu son âme pour monter à Paris. Il vit dans son berceau des Pyrénées, n’appartenant pas à ces gens qui disent “comme se doit être merveilleux de vivre ici", avant de tourner les talons pour retourner dans leur enfer terrestre:

-"Bernard Morlino a une mémoire d’éléphant et autant de talent. De livre en livre, - Avez-vous lu «Manchester memories», avez-vous lu «Champion de sa rue» ? - , Bernard Morlino se souvient des champions, des héros qu’il a admirés, applaudis dans l’enceinte du stade de Nice ou sur le bord d’une route qu’empruntera toujours le peloton du Tour de France. Morlino se souvient et, à chaque page, retrouve l’enfant qu’il a été. Et cet enfant retrouvé le protège d’une époque où l’esprit de sérieux et la dérision disputent la vedette aux soupirs blasés. Dans «Vintage rugby Club», qui vient de paraître aux Editions Tana où il a ses habitudes, Bernard Morlino fait resurgir, dans une débauche de couleurs, de vignettes, de portraits savoureux et, sous l’œil de Roger Nimier ou de Julien Gracq, les gueules, tantôt en noir et blanc, tantôt en quadrichromie, d’Alfred Roques, de Jean Dauger, de Jean Prat, de Walter Spanghero and C°. Des gueules qui parlent. «Dans le rugby, il y a les déménageurs de piano, et ceux qui en jouent» rappelle ainsi Pierre Danos. Morlino nous apprend que François Mauriac surnommait Roger Couderc «le Marius du rugby». Pagnol était au micro et, sur le terrain, la poésie s’en donnait à cœur joie ! Jo Maso jouait col relevé. Comme Cantona. Les mots de Morlino sont beaux, son livre est beau. Faites comme moi : tournez, lisez ces belles pages en croquant du chocolat !”

-Vintage Rugby Club, Bernard Morlino. Préface de Jo Maso. Tana, 180 p., 24, 95 €

Le site de Christian Laborde: http://www.christianlaborde.com/

23.12.18

Permalink 09:58:50, Catégories: LITS ET RATURES, BLONDINEMENT A XV  

Vintage Rugby Club de Bernard Morlino. Préface Jo Maso (Ed.Tana)

Dans la vie, il n’y a pas que le football !
La preuve. Mon album sur le rugby.
Attention ! Pas le rugby qui tue à force d’oublier que ce sublime sport, quand il est bien pratiqué est une hymne à la possession et à l’évitement.
Le french flair vous connaissez ?
Mon rugby c’est celui de Jo Maso initié de mains de maestros par les frères Boniface que même la mort ne parvient pas à séparer.
J’ai remonté le temps non pas par goût de la nostalgie. Je ne suis pas nostalgique: on guérit plus du cancer en 2018 qu’en 1968. Ce qui m’anime c’est la mémoire.
Malheur au monde quand il n’y aura plus de survivants de 1939-1945.
Je ne suis pas un admirateur du rugby des joueurs YouTube qui amusent la galerie par des oppositions hyper violentes et mal maitrisées.
Ce qui est beau c’est la gestuelle, le ballet des cerveaux qui dansent dans un hymne à la joie de vivre qui s’exprime dans l’adversité.
Pierre Albaladejo ? Un torero de l’ovalie. Sa voix est aussi enchanteresse que son élégance. En short, il est plus beau que n’importe quel ministre déguisé en pingouin.
Tous les grands serviteurs du rugby sont dans l’album, à l’exclusion des Kournikova qui ne vivent que sur l’image, à l’inverse de Roger Couderc.
Les professionnels actuels gagnent beaucoup d’argent. Ils ont tort de penser qu’ils sont alors plus forts que leurs devanciers, à l’époque tous amateurs. Dans amateur, il y a le verbe aimer.
Ce n’était pas mieux avant. Toujours est-il qu’avant on jouait au rugby !

-Vintage Rugby Club , Bernard Morlino. Préface Jo Maso. Tana, 180 p., 24, 95 €

PS: par un heureux concours de circonstance, L’Equipe du 23 décembre 2018, page 37, m’a classé parmi les beaux livres de l’année, sous le titre: “Enfin du beau rugby". Merci, et merci aussi à Jo Maso, féérique préfacier.

[Post dédié à Jean Cormier]

20.02.18

Le temps des légendes, Olivier Margot. (JC Lattès)

Belle galerie de champions qui ont marqué leur époque.
Rien que des Français. L’auteur les a tous connus, sauf Marcel Cerdan.
Tous ces sportifs ont redonné espoir aux gens qui sortaient fracassés de la guerre.
On y trouve, avec une immense joie, des cracks dans leur discipline respective : Bobet et Anquetil, deux as du vélo. Mimoun, le gaulliste de la piste et du macadam. Killy, le skieur au physique de Clint Eastwood. Albaladejo, l’ami que l’on voudrait tous avoir. Kopa, le style fait homme.
Une seule femme, une dame : pianiste et athlète, Micheline Ostermeyer.
En bonne place, les frères Boniface, séparés par la mort.
Il y en a d’autres. Tous appartiennent à la voile lactée de Margot qui nous livre de sublimes exercices d’admiration.
De nos jours, les sportifs nous font moins rêver car la télévision les rend faussement populaires. Ce n’est pas parce qu’on les voit à l’écran qu’on les connaît.
Jadis la presse écrite et la radio entretenaient le mystère et développaient l’imaginaire.
On reste persuadé que celle magnifique brochette de sportifs est plus importance qu’une équivalence de politiciens. A part de Gaulle et quelques autres, on les a tous oubliés tandis que les champions de haut parage sont tous dans notre mémoire.
Merci à Olivier Margot de les faire revivre sur le papier rien qu’avec des mots.
Les yeux du journaliste-écrivain voient mieux qu’une caméra.

-Le temps des légendes, Olivier Margot. JC Lattès, 475 p., 23

22.03.17

Permalink 07:19:57, Catégories: BLONDINEMENT A XV  

La mascarade du rugby français en pleine décrépitude

Ce qu’ils appellent “les valeurs” du rugby sont bafouées sans cesse alors qu’elles ont été portées haut par la génération Spanghero.

Des affaires de cocaïne.
Un international mondialement connu pris plein d’alcool au volant.
Des affaires de dopage à répétitions qu’on essaye d’étouffer.
Un XV de France qui participe aux Tournois des VI nations comme si c’était le Luxembourg en football.
L’absence de grands leaders.
Deux clubs qui veulent fusionner- Racing et Stade Français- avant de faire machine arrière.
Un lamentable France 20-18 Pays de Galles, le 18 mars 2017, au SDF, qui a eu 20 minutes de temps additionnel pour permettre à la France de l’emporter pitoyablement.
Le rugby français est en crise majeure.
Quelques boucliers médiatiques qui cumulent diverses fonctions, à large ouverture de compas, s’activent pour faire écran.
On est passé à des vrais champions comme Rives à des Kournikova de l’ovalie.
Avant on ne savait pas tout ce qui se passait mais avant, il y avait des hommes qui ne se prostituaient pas sur des calendriers.
Le rugby avec son avant-match festif d’il n’y a pas si longtemps, très américain, a voulu péter plus haut que son cul.
Plus dure est sa chute.
PS: le 22 mars 2017, dans la matinée, les radios annoncèrent une affaire de viol avec six rugbymen d’un club français dans une ville olympique.

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