Catégorie: LITS ET RATURES

12.11.17

Permalien 08:26:51, Catégories: FORZA ITALIA !, LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Vikash Dhorasoo: "Comme ses pieds" (Seuil)

Vikash Dhorasso a déjà 44 ans ! Comme le temps passe…
Ce joueur est un rebelle à sa façon, c’est-à-dire chouchou des médias de gauche qui en ont fait une emblème de l’intégration. C’est justifié car c’est un homme très attachant.
On se souvient que Bertrand Delanoë- qui connaît aussi bien le football que moi les tables de logarithme- lui avait demandé lors d’une présentation: “Vous parlez français ?” D’origine mauricienne, le joueur plein d’esprit n’en est pas moins 100 % français.
Sa carrière est plus que correcte- surtout à Lyon- sauf à l’étranger où il fit banquette à l’AC Milan. D’autres ont fait comme lui mais ils sont prétentieux et font croire qu’ils ont été de grands joueurs. Suivez mon regard vers cette station de radio de beaufoïdes (je parle des animateurs, pas des auditeurs, à leur image quand même!)
Dhorasso est totalement lucide sur son talent, et il est parfois trop sévère quand il parle de lui.
Ce fut un footballeur à la très bonne vision de jeu et à la technique bien supérieure aux fausses stars actuelles.
Dans les médias, c’est un bon client: il a de l’humour et son intelligence lui permet de tenir la dragée haute à n’importe quel interlocuteur.
Dhorasso est sous-employé. Il ferait un très bon consultant. Les télés le laissent de côté car il a un débit lent comme Doc Ginéco. Et à l’heure du net, on n’aime pas ça. Cependant, s’il a le débit hyper soft, sa réplique est cinglante.
Son livre vaut largement ceux des “écrivains-journalistes".
L’a-t-il écrit lui-même ou a-t-il été aidé ? Dans ce genre de production l’auteur enregistre et après on décrypte. On doit lui reconnaître un vrai goût pour l’écriture.
Dison qu’on le reconnaît partout dans ce livre qui sonne juste, vrai.
On y perçoit sa distance par rapport aux événements, sa joie d’être footballeur et sa méfiance envers ce milieu gavé d’incompétents et de requins.
Très important: Dhorasso aime ses parents, et cela fait chaud au cœur.
Il aime aussi la France, et il n’a pas tué l’enfant qu’il fut.

-Comme ses pieds, Vikash Dhorasoo. Seuil, 192 p., 17 €

03.11.17

Permalien 08:49:37, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Patrick Modiano, Ballon d'or de Littérature

Patrick Modiano
Cnews, jeudi 2 octobre 2017
Emission de Pascal Praud
Avec Denis Cosnard, Marie Lebey, Bernard Morlino

29.10.17

Monstre, signé Depardieu (Cherche-Midi)

Monstre ? Un jour, un potier dans le Berry lui a dit que parfois cela le gonfle de toujours faire des assiettes ou des vases. Il prend alors un bout de terre et fait un monstre, en terre cuite. Le potier : «Je fais ça parce qu’il faut que ça sorte ! J’en ai plein comme ça à l’intérieur de moi !» Et Depardieu de confirmer : «Il a raison. Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent».
La photo de couverture est floue, comme un Bacon. Il y a écrit, en gros : «DEPARDIEU MONSTRE». Ni titre, ni auteur, ou les deux confondus.
Tout le livre est un vaste fondu-enchainé sur sa vie. Des scènes qui se suivent et ne s’efface pas.
Depardieu était beau, et maintenant gros. Tout comme Welles et Brando.
Extrait sur Pasolini: «Je me souviens d’un match de foot entre l’équipe de 1900 et celle de Salo, qui se tournait au même moment. J’étais dans les buts, Pasolini, en face de moi, avant-centre. Là, il n’y avait plus de militant raffiné, mais un guerrier, une bête qui savait foncer en gueulant comme un malade ».
«Le passé, c’est un bagage qui nous scie l’épaule.» Dit-il à propos de Patrick Dewaere. «J’essayais bien de le pommader, mon grand brûlé, mais avec le passé qui ne passait pas, il était plus désespéré encore que le désespoir. Il luttait moins contre la drogue, comme on l’a dit, que contre une douleur d’enfance qu’il portait en lui et qui le détruisait.»
Barbara s’en est mieux sortie, pense-t-il, grâce à la chanson, cautère sur jambe de bois. «Heureusement, moi, écrit-ii, j’oublie vite, mes joies comme mes douleurs ».
D’autres phrases:
«Seul le présent me mobilise. Parce que plus on est dans le présent, plus on est proche de l’amour».
«Je préfère les chemins du cœur. Je ne cherche jamais à avoir raison ou à avoir tort. Je ne suis sûr de rien. Je n’aime pas être définitif.»
Comme l’écrit Peter Handke : «Je ne sais rien de moi à l’avance».
«Avec Bernardo Bertolucci, j’ai compris ce que c’était un tournage. Tout simplement un essai, entre quelques personnes, de vivre ensemble une aventure. Une tentative de Paix.»
«Marco Ferreri ne donnait aucune réponse, il posait juste des questions(…) Aucune psychologie, que de la poésie. Cette poésie dont seuls les vrais monstres sont capables ».
Sur son fils, il dit que les juges lui ont fait mal.
Il adore les Italiens: «Aussi monstrueux que talentueux (…) Avec eux, il y a une espèce de joie enfantine du rêve, une innocence, un charme, un appétit constant.»
Je ne sais pas si Depardieu a écrit ce livre tout seul ou si c’est un “nègre” qui a tout mis noir sur blanc.
En tout cas, ce qui est écrit, il le signe des deux mains. Et a bien fait de la signer.

-Monstre, Gérard Depardieu. Cherche-Midi, 218 p., 18 €

24.10.17

Permalien 10:35:12, Catégories: LITS ET RATURES  

Vintage Football Club (Morlino) dans France Football, L'Equipe et Le Figaro

Revue de presse écrite - en dehors de la filmée- sur l’album Vintage Football Club, Bernard Morlino. Préface Eric Cantona (Tana, 24,95 €)

France Football:
“Pourquoi il faut l’acheter: Prévert n’aurait pas renié cet inventaire qui permet de revisiter un siècle de football (…) Rien que pour cette richesse et cette originalité, cet ouvrage mérite le détour.”

L’Equipe:
Vintage Football Club, un livre de Bernard Morlino, enlumineur certifié de trajectoires célestes.”

Le Figaro:
Vintage Football Club. Un très bel album, agrémenté de superbes photos et préfacé par l’enfant terrible du football français, adulé à Manchester United, Eric Cantona.”

19.10.17

Permalien 14:39:55, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Histoire de moi-même, Henry David Thoreau. Traduit, présenté et annoté par Thierry Gillyboeuf. (Le Passeur)

En préambule, il faut saluer et remercier Thierry Gillyboeuf qui œuvre depuis des années pour remettre en librairie Henry David Thoreau, un indispensable dès que l’on se met à le lire. Sa dernière livraison est Histoire de moi-même, nouvel hymne à l’intelligence, à l’esprit d’indépendance, à la pensée autonome.
Quand on lit Histoire de moi-même, on n’a pas l’impression de lire des confidences mais plutôt notre propre pensée éclaircie.
Ce texte est la première mouture de Walden, cet appel au retour à la terre qui n’a rien à voir avec l’esprit vichysste que d’aucuns lui donnent parfois de manière grostesque.
Walden ou la vie dans les bois est le récit du séjour au sein de la nature de Thoreau qui se veut à l’écoute du monde, donc du vent, des chants des oiseaux, de la météo, du bruissement des arbres, ainsi de suite. C’est un appel à l’insoumission, à la désobéissance constructive.
Auteur de plusieurs écrits magistraux- tels Je suis simplement ce que je suis et De la désobéissance civile - Henry David Thoreau (1817-1862) est on ne peut plus moderne et d’actualité ce qui en fait un auteur universel, hors du temps. D’une exigence absolue, il a tout fait pour vivre en accord avec ses idées: il avait l’ambition de vivre au sein de la nature pour être en résonance avec l’univers, terre et cosmos. Un hippie avant l’heure.
Brillant étudiant, il combat l’esclavage et toutes les autres injustices avant de comprendre qu’il est trop seul pour changer la société. Autant changer de société ! Il remplace les hommes, par les arbres.
«Dans l’amitié nous adorons une beauté morale qui n’a pas le caractère formel de la religion (…) [C’est] un printemps éternel.» Il n’y allait pas avec le dos de la cuiller. Pour lui, un ami c’était «la chair de ma chair, l’os de mes os». Plus qu’un frère. Il plaçait les liens de l’esprit au-dessus de ceux du sang. L’apothéose, bien sûr, étant alors l’amitié avec un frère. Fait rarissime.

-Histoire de moi-même, Henry David Thoreau. Traduit, présenté et annoté par Thierry Gillyboeuf. Le Passeur. 215 p, 18 €. En numérique: 8,99 €

-Walden ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Louis Fabulet. Préface Frédéric Gros. Albin Michel, 431 p., 8,90 €. En vente dans cette très belle édition à partir du 1er septembre 2017.

-De la simplicité,Henry David Thoreau. Traduction Louis Fabulet. Folio, 105 p., 3,50 €

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