Catégorie: LITS ET RATURES

18.05.19

Yvonne & Charles, dans l’intimité du général. Jocelyn Sauvard, (Grasset) & De Gaulle, 1969, Arnaud Teyssier. (Perrin )

Guy Debord nous a bien expliqué que la politique était aussi un spectacle. D’accord, mais alors De Gaulle est un premier rôle quand les autres ne sont que des doublures lumière.

Quand le général est mort, foudroyé par une attaque, alors qu’il faisait sa traditionnelle «réussite» aux cartes, à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre 1970, Madame Yvonne de Gaulle a pris la décision de brûler toutes les affaires intimes du général, de ses vêtements en passant par ses ustensiles de rasage jusqu’au lit taillé sur mesure, à sa grande taille. Elle a fait un autodafé avec leur correspondance amoureuse. Elle n’a gardé que les manuscrits des livres publiés. Les stylos à plume ? Offerts aux petits-enfants. Sinon, tout le reste, tout ce qui fut témoin du quotidien d’un des plus grands couples du XXe siècle- quand on songe aux associations médiatiques Aragon-Triolet et Sartre-Beauvoir quelle double déception tant elles masquèrent l’imposture !- oui, tout ce qui témoignait de leur quotidien a été brûlé, détruit, jusqu’aux tasses de leur petit-déjeuner. Catharsis ? Non, action délibérée pour éviter la salle aux enchères. Même l’alliance du général a été liquidée on ne sait où.
On sait que les de Gaulle avait fait poser un double compteur à l’Elysée afin de distinguer l’usage pour la nation et l’usage privé. Lumineux ! Le moule il est cassé : depuis Pompidou, la classe politique s’est dégradée et à tout dégradé. Sous VGE, un très bon président qui a fait de grandes réformes, la gauche a tout a fait pour le dézinguer car elle n’avait jamais été au pouvoir et qu’elle en rêvait. Les bijoux de Bokassa, une poignée de pierres dérisoires ne pèsent rien face à tous les scandales qui ont suivi jusqu’à François Hollande, le passager casqué d’un scooter qui le conduit auprès de sa maitresse. (Image décodée = misère sexuelle) Vous me direz avec raison que F. Mitterrand a fait plus fort avec un double foyer. Tout cela tranche avec la vie des De Gaulle. Durant toute son enfance, leur fils, Philippe, n’avait jamais vu le lit conjugal de ses parents. Macron, lui, paie les pots cassés depuis 1981. Niveau familial, Macron c’est l’Affaire Russier tolérée. Heureusement.
Le livre de Jocelyne Sauvard, Yvonne & Charles, dans l’intimité du général, nous remet dans le contexte d’une époque de reconstruction : de l’après-guerre à la fin des années 1960. De Gaulle c’était une éthique avec bien sûr, un sens aigu de la stratégie politique. De Gaulle n’avait pas d’attaché(e) de presse ! Ou alors ils s’appelaient André Malraux et Romain Gary. Il a lancé l’Appel 1940 pour sauver la France, même ses détracteurs sont obligés d’admettre qu’il a agi à Londres pour redonner son honneur au peuple français en souffrance, hormis les collabos. Il n’a pas écrit ce discours pour accéder à l’Elysée, même si cela ensuite fut son meilleur des atouts. Ceux qui ignorent la vie familiale des de Gaulle apprendront que le couple présidentiel avait une fille handicapée. Quand elle est morte, le général a dit : «Maintenant elle est comme les autres ». De Gaulle était le plus intelligent et le plus sensible des présidents de la Ve République. Il y a lui, et les autres. Il avait aussi un humour au-dessus du lot. Au rayon culture, songeons à André Malraux et à tous ses successeurs qui ne jouent pas dans la même division. 1968 était nécessaire mais pas besoin de le chasser. Il a eu en plus l’élégance de faire un référendum qui s’est transformé en sanction défavorable. La classe jusqu’au bout.
Arnaud Teyssier dans De Gaulle, 1969, passe au peigne fin, le retrait du général lorsqu’il a perdu le référendum sur la régionalisation qui en fait était un oui ou non sur sa personne. Ce fut non. C’est ainsi que les Français ont été reconnaissant avec celui qui s’est dressé contre le duo Pétain-Hitler plus un bon paquet de raclures made in France, et du plus bel acabit. Après moi le déluge, pensait-il, non sans raison. Lui, gouvernait le pays, quasiment seul, comme un super commerçant tient son magasin, faisant l’étalage, le réassort, la vente, l’après-vente, la comptabilité. Il n’avait pas cinquante conseillers pour lui dire de faire ceci et de ne pas faire ça. En 1969, il savait qu’il avait fait son temps et que la France avait besoin de changements, de réformes, mais sans tomber dans le chaos, la fameuse chienlit. Passer de De Gaulle à Macron, c’est une secousse tellurique mais il y a eu pire (Sarkozy et Hollande). Les seuls qui ont su être à la hauteur du rôle sont : Pompidou, VGE, Mitterrand et Chirac par intermittence. Sarkozy et Hollande, jamais. Le pire est à venir : les clans des extrémistes, de droite ou de gauche.

-Yvonne & Charles, dans l’intimité du général. Jocelyn Sauvard, Grasset, 393 p., 22 €

-De Gaulle, 1969, Arnaud Teyssier. Perrin, 304 p., 22 €

A lire aussi : Ma République-Apocryphe de Charles de Gaulle, Yves de Gaulle, l’Observatoire, 480 p., 21 €. Le petit-fils donne sa vision de son grand-père qui fut aussi celui de tous les Français, ceux qui pensaient la Patrie reconnaissante envers vous.

17.05.19

Mémoires d’un enfant du cinéma, Marc Esposito (Robert Laffont)

Voilà un livre qui tranche avec les autres sur le même sujet qui sont souvent de la brosse à reluire, mielleux, bref illisibles, et en plus écrit par un autre que le signataire. Marc Esposito dresse le bilan sur sa vie de journaliste, du pigiste à Onze au fondateur de Première puis son passage à Studio, deux fleurons de la presse cinéma. Ensuite, il est passé derrière la caméra, avec sa suite Le cœur des hommes, sa série des Gendarmes. Son livre est si agréable à lire qu’on a bien fait de ne pas y mettre un cahier photos avec Marc et Dewaere, Marc et Romy, Marc et Delon, soit la galerie autant people qu’insipide. Marc Esposito remonte le fleuve de sa vie, surtout les années 1970-1980 avec son cortège de junkeries. Il n’y va pas de main morte : quand des gens lui font mauvaise impression, il leur met leur paquet : «prétentieux, menteur, méchant, misogyne». Un vrai jeu de massacre, ça donne du peps à son style, du nerf à la prose. Le portrait de Jean-Pierre Mocky vaut le détour. Quand il aime, il le dit aussi : voir sa passion pour Catherine Deneuve. Il en parle parfaitement. Il y a du Truffaut dans l’air, question amour du cinéma. Quand il met le pied à l’étrier du journalisme, il commence dans un journal sur les bateaux. Bonne occasion d’y créer une page cinéma. Cela s’appelle être intelligent.
C’est Bertrand Blier qui lui fait aimer Gérard Depardieu alors que c’est Deneuve qui lui fait aimer Luis Bunuel. Belle explication. Esposito est un cinéphile de haut parage : il voit derrière les images, derrière les apparences. Il a pesé dans le cinéma puisque Première vendait 450 000 exemplaires par mois. Son livre n’a rien de people, pas de détail croustillant. Nous sommes dans le livre d’un passionné qui raconte sa vision du cinéma qu’il a vu de prés, les gens de cinéma s’entend. Esposito est un travailleur sans relâche, pas du genre pique-assiette aux…premières ! Engouffrez-vous dans le livre de Marc Esposito vous passerez du bon temps. Il sait tenir en haleine le lecteur qu’il évite d’ennuyer dans de longs tunnels sans intérêt. Il y a de la lumière, comme le soleil d’Alger, sa ville natale. Il illumine les salles obscures avec son regard perçant. La couverture présente un feu d’artifices mais à l’intérieur, il n’y a rien d’artificiel.

Mémoires d’un enfant du cinéma, Marc Esposito. Robert Laffont, 530 p., 22

16.05.19

Permalink 08:09:07, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Quoi de neuf ? Marcel Proust (Péchenard, de Fallois, Klossowski...)

L’émission culte de Roger Stéphane avec Mauriac, Morand, Berl, Soupault, Mme Albaret…

Réédition d’un ouvrage que tous les lecteurs pointus de Proust doivent lire. Christian Péchenard (1930-1996) a écrit tout ce qui nous éclaire sur Proust à Cabourg, Proust et son père & Proust et Céleste. Très importante trilogie qui nous permet d’évoluer dans l’univers d’un phare français comme Apollinaire et Céline, n’en déplaise aux anti-Alain Delon (il s’agit de la même milice cul-tue-elle qui croit que nous sommes des chiens qui pissent là où d’autres sont déjà passés). L’auteur aurait pu s’attarder un peu plus sur l’amitié Proust-Emmanuel Berl car le jeune lecteur n’est pas reparti bredouille des visites auprès de l’auteur de La Recherche du temps perdu. Les deux amis n’arrêtaient pas de chamailler sur l’amour. Chacun sa vision. Dans le livre, pas une seule allusion à ces rencontres. C’est un manque. Rien non plus sur Proust et Philippe Soupault. Juste une citation sur leurs rencontres. Soupault était très jeune et cela est d’autant plus intéressant parce qu’il n’avait une vision stéréotypé de son interlocuteur. Tout cela n’est pas grave pour l’Histoire littéraire car Berl et Soupault ont tout raconté de leur côté respectif. Je me suis attaché à ces deux entrées à peine survolées car je suis attentif à la postérité de mes deux amis qui ont illuminé ma jeunesse. Devenir proche de Michel Drucker et Jacques Martin aurait pu m’ouvrir des portes mais j’ai préféré celle de l’esprit lourdes à soulever quand on est né dans un bar-tabac (le plus beau des berceaux, en fait). Berl et Soupault m’ont déclaré écrivain, ce qui me dispense de toutes les abjectes contorsions. Le livre de Péchenard est une mine d’or pour qui veut en savoir plus sur Marcel Proust, le mémorialiste par excellence. Disons du Voici écrit par Sainte-Beuve Procurez-vous cet ouvrage et glissez-le ensuite entre les volumes de la Recherche. Péchenard est un mode d’emploi, tout comme les livres de l’ami Bernard de Fallois. Depuis qu’il est mort, l’éditeur n’arrête plus de publier ! Cela lui ressemble. Il a sans doute laisser des consignes. De son vivant, le jeune de Fallois a édité deux livres posthumes de Proust: Contre Sainte-Beuve et les trois Jean Santeuil. C’est lui qui les a mis en ordre. Il savait qu’il resterait dans l’Histoire avec ce travail colossal. Moi, j’ai bouclé la boucle, quand j’ai rencontré Bernard de Fallois qui a publié Essais un recueil des articles de Berl que j’avais récoltés à la BN pendant des années. De Fallois a mentionné mon nom avant le sien. Il a voulu dire que sans moi, pas de livre possible. J’avais fait pour Berl ce qu’il avait fait pour Proust.
Par ailleurs, la vision de Proust par Pierre Klossowski (1905-2001) est autant éclairante sur l’auteur du livre que sur l’analysé dans l’ouvrage. Il ne faut pas réduire le peintre et dessinateur au rang de «frère de Balthus». C’est comme si l’on disait que Cioran n’était que l’ami de Ionesco. Au détour d’une émission de radio sur La Recherche du temps perdu, Klossowski nous dit tout le temps que lui a fait gagner Proust. Le romancier parle de nous à travers lui. Exactement comme l’Antoine Doinel de François Truffaut a incarné tous les gamins de l’après-guerre. La littérature est aussi la radioscopie des gens qui ne lisent pas.

-Proust et les autres, Christian Péchenard. La petite Vermillon (La Table Ronde), 629 p.,10, 50 €

-Sur Proust, Pierre Klossowski. Edition Luc Lagarde. Serge Safran éditeur, 130 p., 27,90 €

-Proust avant Proust, Bernard de Fallois. Les Belles Lettres, 192 p, 21, 50 €

-Sept conférences sur Marcel Proust, Bernard de Fallois. Editions Bernard de Fallois, 312 p., 20 €

-Proust contre Cocteau, Claude Arnaud. Arléa Poche, 264 p., 9 €

-Le bréviaire de “La Recherche du temps perdu” , François de Combret. Droz, 892 p., 25 €

03.05.19

Permalink 07:32:48, Catégories: LITS ET RATURES, HENDRIXEMENT  

My heart belongs to Oscar, Romain Villet. (Le dilettante)

Voilà un grand livre dont Le dilettante a le chic pour les débusquer. Son patron est la plus intéressante tête chercheuse de l’édition depuis belle lurette pour reprendre une expression désuète de son cher Henri Calet. Désuète quand on parle de Calet ce n’est pas ringard mais plutôt très attachant. Notre mère n’est plus là -si c’est le cas- mais est-elle pour autant désuète ?
Dans le livre de Romain Villet on retrouve ce zigzag entre présent et désuétude. Le jazz est un perpétuel dialogue entre le passé, le présent et le futur. Toute la vraie musique comprend cette trilogie, c’est pourquoi je suis hermétique à 99 % du rap qui n’est qu’une revendication, une musique syndicaliste qui nous casse les oreilles pour rester poli. (Au mieux c’est du Brassens raté).
Romain Villet aime jouer avec les mots qui sont aussi des notes de musique, ou de la couleur, si l’on se souvient de Rimbaud. Dans le prénom Romain, il y a roman et main. On pourrait résumer son hymne au jazz par : jeu de mains, jeu de Villet. Sa plume court sur la page comme les mains sur le clavier d’un piano, et encore plus s’il écrit avec un ordinateur.
En 77 pages, Romain Villet nous restitue Oscar Peterson mieux qu’une fastidieuse biographie. L’âme du jazzman est entre nos mains réduite telle une tête de Jivaros. Son exercice d’admiration est sensible, et même ultrasensible, intelligent, savant et surtout humble, simple, vrai, donc poétique en diable. La vie sans poésie n’existe pas. La vie sans musique serait une erreur a dit Nietzsche.
Le printemps sans le livre de Romain Villet serait moins beau. Le miracle de la littérature y est bien présent. Il s’élève des pages aussi bien que la musique de Peterson s’échappe du piano. A la fin de son ouvrage, Romain Villet nous donne une suite de réponses à «Pourquoi le jazz ?» toutes plus éclairantes les unes que les autres. Blaise Cendrars aurait rajouté : «Parce que …»

-My heart belongs to Oscar, Romain Villet. Le dilettante, 77 p., 10 €.

22.04.19

Permalink 07:52:55, Catégories: LITS ET RATURES  

Livres : bons d’entrée (Bienne, Hanson, Roubaud, Baldwin, Henriette Valet, De Jarcy, Levet, Balasko, Wolfe et Quella-Villéger) et aussi les bons de sortie !

Les bons d’entrée :

-La malchimie, Gisèle Bienne. Actes Sud, 259 p., 22 €. Déchirant plaidoyer d’une sœur pour un frère ouvrier agricole malade à force d’avoir utilisé des produits toxiques.

-Abeilles. La dernière danse ?, Thor Hanson. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cécile Leclère. Buchet-Chastel, 294 p., 21 €. Il y a urgence à sauver les abeilles qui ont un rôle capital. Sans elles on risque une catastrophe planétaire. Touche pas à nos abeilles !

-Un homme nu dans une malle, Louis Roubaud. L’Eveilleur, 200 p., 16 €. Très bon polar par un ancien grand reporter dans la lignée d’Albert Londres et Joseph Kessel. Un crime des quatre jeudis ? Pas évident à résoudre ni même à expliquer.

-Un autre pays, James Baldwin. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Autret. Folio/ Galllimard, 578 p., 9 €. Porte-parole des Noirs face au racisme à haute dose, le narrateur se fait défenseur de toutes les minorités bafouées ouvertement dans les années 1950. Le mode d’emploi pour affronter l’intolérance.

-Madame 60 bis, Henriette Valet. L’Arbre vengeur, 232 p., 16 €. Un pamphlet sous forme de roman qui fustige tous ceux qui mettent des bâtons dans les roues des laissées-pour-compte qui se battent contre des moulins à vent.

-Les abandonnées. Histoire des cités de banlieues, Xavier De Jarcy. Albin Michel, 460 p., 22 €. Les grands ensembles devaient anéantir les taudis. Echec cuisant. En fait, une population aux multiples origines a été placée derrière le périphérique comme on cache la poussière sous le tapis.

-Cartes postales, Henry Jean-Marie Levet. Préface de Michel Bulteau. La petite vermillon / La Table Ronde, 105 p., 6, 10 €. Le poète J.-M. Levet (1874-1906) est un météore qui éclaire l’âme. Valery Larbaud et Léon-Paul Fargue étaient ses lecteurs et aussi éditeurs.

-Jamaiplu, Josiane Balasko. Pygmalion, 260 p., 18 €. La comédienne est l’une des plus grandes de sa génération. Stylo en main, elle s’amuse à faire grincer les mots entre eux.

-Le Bûcher des vanités. Un homme, un vrai, Tom Wolfe. Sous la direction de Nicolas Idier. Bouquins/ Robert Laffont, 1215 p., 32 €. Ouvrage culte sur le déclin d’un arriviste avec une cervelle de moineau, spécimen (très 1980) pas en voie de disparition.

-France Bloch-Sérazin, une femme en résistance (1913-1943), Alain Quella-Villéger. Préface de Marie-José Chambart de Lauwe. Des Femmes/ Antoinette Fouque, 296 p., 18 €. La chimiste communiste arrêtée par la milice vichyste a été guillotinée par les nazis.

Les bons de sortie :

-Cinquante nuances de bleu, Camille Lacourt. Michel Lafon, 19, 95€. Bouquin écrit par Jean-François Kervéan sur l’ex d’une people. Pensum alimentaire.

-De la race des seigneurs, Alain-Fabien Delon. Stock, 252 p., 17, 50 €. Pourquoi dès que l’on a un semblant de notoriété faut-il mettre son nom sur la couverture d’un bouquin ? Pour passer à la téloche.

-Le dictionnaire de ma vie, Gérard Darmon. Kéro, 270 p. , 17 €. Encore un bouquin pour lecteurs de Voici.

- Une & Indivisible, Marlène Schiappa L’Aube, 192 p., 15 €. «Tout ce qui vise à diviser la République, vise à la détruire.» Tissu de lapalissades.

-Réflexions II-VI. Cahiers noirs (1931-1938). Martin Heidegger. Traduit de l’allemand par François Fédier. Gallimard, 544 p., 45 €. Aucun intérêt de savoir ce qui se tramait dans le ciboulot d’un nazi.

-Théorème vivant, Cédric Villani. Grasset, 288 p. , 19 €. La logorrhée du matheux est aussi ringarde que ses fringues

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