Catégorie: BALLES NEUVES

27.10.20

Lewis Hamilton, vrai champion dans un monde de sportifs frelatés

Le C 19 fait passer sous silence ses exploits répétés. En France, on le sous-médiatise. La presse est tant Mbappétisée, Neymardisée qu’elle confond un champion avec des vedettes du PAF. Les grandes stars ne jouent pas à Paris où il n’y a ni Messi ni Ronaldo. Le rugby c’est Maso, pas Chabal. Le tennis c’est Federer, pas Gasquet. Le football c’est Cantona, pas Griezmann. La F1 c’est Hamilton, pas Grosjean.

1/ C’est lui qui rend la voiture meilleure et non pas le contraire, tant il sait communiquer à son staff tout qu’il ce faut améliorer côté mécanique.

2/ Sa passion est devenue de la compétence.

3/ Mental d’acier. La pression et la concurrence le stimulent.

4/ Un sang froid exceptionnel.

5/ Conduit sa voiture avec grande fluidité. La traite comme si c’était un cheval, un être vivant. Il est agressif au bon moment. Le reste du temps, il adapte la voiture aux contours de la piste. Sa conduite découle d’une sensibilité de chaque instant.

6/ Une anti star. Le contraire de Neymar. Rien de surfait. Il aime ce qu’il aime. Ce n’est pas un homme-sandwich. Lui, prête son corps. Ne vends pas son âme.

7/ Sait rester neuf à chaque course malgré son immense expérience. Vit chaque GP comme si c’était le premier et donc le dernier.

8/ Travailleur acharné lors des essais privés avec son équipe qu’il traite à son égal.

9/ Très bien élevé par ses parents. Son père l’a programmé pour qu’il se réalise comme pilote car il a senti très tôt son potentiel: il s’est saigné aux quatre veines pour que son fils soit heureux.

10 / Il s’inscrit dans l’Histoire de son sport. C’est le seul pilote de sa génération qui a fréquenté les grands anciens avec un immense respect: de Moss à Lauda. Ils l’ont reconnu comme un des leurs. Il est en connexion avec le passé. Comme Soupault aimait Apollinaire.

10.11.19

Permalink 11:44:12, Catégories: BALLES NEUVES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Les Françaises remportent une très grande finale de Fed Cup 2019, guidée par une lumineuse Kristina Mladenovic

Lors du match A. Barty - K. Mladenovic pas une seule seconde, on ne s’est dit: “C’est du tennis féminin". Non, il s’agissait du tennis tout court. Du tennis de très haut niveau.

Finale de Fed Cup 2019
Week-end du 9 novembre
Lieu: Australie
France 3-2 Australie

Matchs
A. Tomljanovic (A)- K. Mladenovic (F): 1-6/ 1-6
A. Barty (A) - C. Garcia (A): 6-0/ 6-0

A. Barty - K. Mladenovic: 6-2/ 4-6/ 6-7
A. Tomljanovic - P. Parmentier (F): 6-4/ 7-5

A. Barty & S. Stosur - K. Mladenovic & C. Garcia: 4-6/ 3-6

Capitaine des Bleues: Julien Benneteau

Une éblouissante Kristina Mladenovic a contribué grandement à faire gagner la France en finale de la Fed Cup.
La championne française a remporté ses trois matchs haut la main: ses deux simples, plus le double.
Elle a d’abord donné l’avantage à la France.
Ensuite, elle a redonné l’avantage dans un match-clef. Malmenée par A. Barty, elle a su égaliser un set partout avant de s’imposer dans le tie-break de façon impériale, avec des gestes de classe devant l’actuelle numéro 1 mondial.
Et pour finir, elle a participé au match décisif, celui en double.
Sur le podium, au moment de la Marseillaise de toute beauté- chantée à l’unisson par des compatriotes transcendées par leur performance commune- la leader charismatique a éclaté en sanglots.
Magnifique de bout en bout. La grâce en mouvement.
Un très grand moment de sport français.

15.07.19

Permalink 08:52:31, Catégories: BALLES NEUVES, GRAND MONSIEUR  

Wimbledon 2019: Djokovic gagne devant Federer qui ne fut pas un perdant

Dimanche 15 juillet 2019
Finale de Wimbledon
Novak Djokovic - Roger Federer
(7-6, 1-6, 7-6, 4-6, 13-12)

Il y a autant de différence entre le match Federer-Djokovic et le combat de boxe Dimitrenko-Yoka qu’entre une rose éclatante et une fleur en plastoc. Le combat de boxe du 13 juillet 2019 fut la négation du sport. Le vrai combat de boxe ce fut Djokovic contre Federer alors que sur le ring ce fut du catch de très mauvaise qualité, encore un match de pacotille dont on connait la fin avant le début.
A Wimbledon, on a vu du vrai sport: Djokovic fut à l’image de sa mère qui pendant tout le monde a conservé le poing fermé à hauteur du visage pour montrer à son fils qu’il ne fallait rien lâcher. Cette rage maternelle crevait l’écran. Djokovic fut à belle école. Quand on a une mère de cette trempe, on file droit et on est un combattant né. Les Djokovic savent d’où ils viennent.
En face, Federer n’a rien du parvenu, ou du bien-né. C’est un compétiteur de la plus grande espèce. Un géant du sport avec Pelé et M. Ali. Trois phares éternels.
Federer et Djokovic ont été exemplaires, hormis une saute d’humeur du Serbe qui se manifesta contre la chaise de l’arbitre.
Le match a trouvé son issue dans le 1er tie-break décisif de l’Histoire en simple au cours du dernier set de la finale de Wimbledon.
Djokovic a conservé son titre de 2018 devant Federer vainqueur en 2017.
Djokovic a gagné son 5e Wimbledon devant Federer qui en a gagné 8. A eux d’eux, ils pèsent 13 Wimbledon.
Ce match a été héroïque, et donc historique comme le célébrissime Borg-McEnroe du XXe siècle.
Ce fut comme un match de football avec plusieurs prolongations en forme de tie-break. Les trois tie-break du match furent gagnés par Djokovic. C’est dire la rarissime conjonction entre forme, mental, précision et tout le reste à l’unisson.
Federer a eu des sursauts d’orgueil comme lors du 2e set, une vraie promenade de santé.
Federer a cédé à la fin mais il a eu deux balles de matchs ! Il n’a pas pu en concrétiser une seule.
On a assisté à un magnifique bras de fer.
Djokovic a eu parfois le bras qui tremblait tandis que Federer a donné des points car il a voulu abrégé des échanges par peur de les perdre inéluctablement.
Les deux champions ont eu tour à tour des passages en leur faveur et d’autres moins bien, selon l’intensité de l’un ou l’autre.
Ce fut du tennis de très haute volée. Un mach inoubliable, d’anthologie.
Deux êtres humains de haut calibre.
Federer et Djokovic ne jouent pas pour l’argent, à l’inverse de Neymar qui ne pense qu’à ça, guidé par son père victime de l’appât du gain. Neymar père vit à travers son fils.
Les pères (Federer et Djokovic) ont une autre mentalité: ils n’interviennent pas et surtout ne traitent pas leur fils comme une vache à lait.
Djokovic arrive à s’immiscer dans le trou de souris laissé par Nadal et Federer.
Au total, il y a trois monstres sacrés dans le tennis au même moment.
A la fin du match, Djokovic n’a pas sauté en l’air. Aucun triomphalisme. L’élève n’a pas battu le maître car il s’agit de deux maîtres.
Avec une belle dose d’humour, Djokovic s’est agenouillé pour manger de l’herbe, comme il aime le faire (genre le pt Borelli du PSG qui embrassait le gazon du Parc des Princes). Quel showman !
Oui, du grand art.
Merci messieurs, et honte aux tennismen français qui à part compter leur argent dans les coffres en Suisse ne sont bons à rien.

08.06.19

Permalink 12:14:51, Catégories: BALLES NEUVES, GRANDE DAME, GOOOOL DO BRASIL !  

Le Brésil retire le N°10 à Neymar pour le donner à Willian

Willian, le trentenaire de Chelsea remplace Neymar pour la Copa america.
Enfin ! une bonne nouvelle.
La Confédération brésilienne a retiré le n°10 à Neymar. Il salissait la légende de Pelé.
Pour un match ou pour toujours, on n’en sait rien. En tout ça, ils auraient pu donner un autre numéro à Willian. Lui donner le 10 c’est un signe hostile envers l’intermittent du spectacle.
L’ailier ou milieu de terrain est très bon, dynamise l’attaque.
Le Brésil a besoin qu’on revienne vite au football.
Neymar abime tout ce qu’il touche, depuis trop longtemps.
C’est un fiasco retentissant. Une invention des réseaux sociaux.
Le talent sportif ? Federer, Nadal, Messi, C.Ronaldo et Lewis Hamilton, pour citer les grands noms actuels. Tous d’authentiques champions.
Neymar n’est qu’une vedette, une starlette du PAF.

Willian, lui, est un très bon footballeur qui n’est pas surmédiatisé comme Mbappé ou Neymar.
Le football est désormais comme la politique, la littérature ou la chanson: on met en avant des produits. Le terrain passe en second.
Pogba, Griezmann, Varane ne sont pas des grands joueurs. Rien que des produits.
Les footballeuses françaises viennent de rafraîchir le football français: joie d’être ensemble, fraîcheur d’âme, simplicité, bonnes ondes, sérieuses et talentueuses.

25.01.19

Permalink 17:08:51, Catégories: BALLES NEUVES, GRAND MONSIEUR  

Lucas Pouille nous offre la finale rêvée Djokovic-Nadal à l'Open d'Australie 2019

Djokovic a déjà 6 fois en finale de l’Open d’Australie. Nadal, une fois.

Vendredi 25 janvier 2019
1/2 finale de l’Open d’Australie
Novak Djokovic: 6| 6| 6
Lucas Pouille : 0| 2| 2

Laminé ! Inexistant !
Dès qu’il est entré sur le cours, le Français avait la mine du perdant.
Quand il est sorti du tunnel, il s’est retourné pour voir si le Serbe le suivait bien.
Ce fut la seule fois où Lucas Pouille fut le premier.
Battu à tous les niveaux, le Français n’a même pas fait illusion.
En 1/2 finale c’était la fin du voyage. On l’avait senti très vite, à part les deux ou trois premières minutes du match.
La différence entre Djokovic et Pouille est énorme. Cela revient à voir Barcelone-Lille.
Les deux tennismen ne boxent pas dans la même catégorie. Le Serbe est un virtuose.
Les tennismen français réussissent un grand match avant la finale puis ils s’écroulent.
Cela fait des décennies que ça dure.
C’est incroyable de voir qu’un classé 30e mondial ne semble plus savoir jouer devant le n° 1.
On aurait un enfant face à un adulte.
Tout simplement un champion mondial face à une vedette française.
La veille du match, le seul quotidien sportif français a mis en une Pouille: “L’Etoffe d’un champion".
Le lendemain, on pourrait titrer: Un champion qui manque d’étoffe.
Ce qui est fantastique, c’est que Djokovic va rencontrer en finale Nadal, dimanche 27 janvier 2019, à 9 h 30.
On voulait la voir, on va la voir.
Nadal-Pouille c’était couru d’avance.
Pour voir un Français vainqueur en Australie, il faut remonter à Jean Borotra. En 1928 !
Depuis plus aucun français n’est parvenu à l’imiter.
Aucun Français ne me donne envie de les encourager.
La vieille rengaine: l’important c’est de participer. Très peu pour moi. Je suis Anquetilien pas Poulidoriste.
Djokovic, Federer et Nadal, sont trois champions d’exception.
Ils sont humbles dans la victoire quand les français restent arrogants dans la défaite.

:: Page suivante >>

Janvier 2021
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software