L'Aiglon historique Francis Isnard vient de mourir

27.06.10

Permalien 02:21:36, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

L'Aiglon historique Francis Isnard vient de mourir

La Camarde ne nous laissera jamais tranquille.
Il a fallu qu’elle vienne nous prendre Francis Isnard, le joueur qui a disputé le plus de matchs sous le maillot de l’OGCN (383)
La maladie a gagné son combat contre un sacré gaillard.
Isnard, on le croyait éternel tant il était en acier trempé.
Quel bel athlète !
Il portait toujours le numéro 5 dans le dos.
A cette époque pas besoin de mettre le nom d’ISNARD sur ses omoplates.
Tous les attaquants de D1 savaient qui était le natif de Manosque.
Il était dur sur l’homme, agressif mais pas violent.
Je me souviens de l’avoir vu museler Josip Skoblar, et puis tant de numéro 9.
Quand Nice encaissait un but, son visage devenait triste, si triste, et puis il se refaisait un moral aussitôt.
Ce fut un équipier modèle. Un joueur de club, à la vie à la mort.
Il donnait tout. Sa générosité était belle à voir.
Il comblait une absence de grande technique par un coeur gros comme ça.
Ce fut un pionnier dans le registre physique.
Savoir que ce champion a vu décliner sa force est un chagrin supplémentaire.
Francis Isnard appartient à la race de grands professionnels qui ont oeuvré pour que le football soit un grand sport auprès du public.
Il vient de mourir au moment où des internationaux millardaires ont sali le football français par un comportement inadmissible.
Qui dit Isnard, dit Maurice Serrus.
Plus âgé de quelques mois, le natif de Pierrefeu vient de perdre son frère spirituel.
Les deux amis étaient liés comme deux doigts d’une même main.
Les deux arrières centraux du Gym- Serrus était aussi demi- ont formé une charnière célébrissime dans les années 1960.
Les “jumeaux de la défense” étaient complémentaires et se trouvaient les yeux fermés. Isnard faisait le ménage et Serrus relançait, à la manière de Desailly-Blanc.
Quelle belle histoire d’amitié!
En ce temps, les journalistes ont écrit des tas d’articles sur les “inséparables".
En 2010, les joueurs ne sont amis: ils ne partagent que leur agent.
Tous les gens qui ont connu le Gym au temps de Marchetti, Cauvin, Rodzik, Segarra, Piantoni et Loubet ne peuvent pas parler d’Isnard dans citer Serrus et vice versa.
En fin de match, Isnard était rouge écarlate tandis que Serrus était aussi blême qu’au début.
Nous savons tous ce que doit penser Maurice Serrus, surtout à une époque où des footballeurs français aux faibles qualités humaines salissent le sport que son grand ami a toujours servi dans le meilleur esprit.

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