Catégorie: PAAVO NURMI & ALAIN MIMOUN

01.08.16

Permalien 05:40:03, Catégories: LITS ET RATURES, PAAVO NURMI & ALAIN MIMOUN  

Sous l'Antiquité les combats devaient cesser pendant les Jeux Olympiques

Comme la planète football est calme et que je peux pas m’épuiser à écrire sur France = Terrorisme + FN parce que nos présidents de le République courent les jupons au lieu de s’occuper de la France 24 h sur 24, j’amorce ici une séquence sur les livres. Le Blog ne s’arrête jamais.

-Histoire des Jeux Olympiques (Gallimard Jeunesse, 72 p. , 12,90 €)
En attendant les J.O. de Rio de Janeiro du 5 au 21 août 2016 voici un beau panorama des J.O d’été dans ce classique pour les jeunes dirons-nous. On voit l’essentiel des événements passés, de la (re)naissance des J.O. sous la houlette du Baron de Coubertin qui soit dit en passant n’a jamais dit l’important était de participer et non de gagner. L’ensemble de l’album bien maquetté est plein de photographies des champions d’hier et d’aujourd’hui. L’iconographie est la base de ce travail. On a droit aux faits les plus importants. Un survol plein d’enseignements.

-Mémoires olympiques, Pierre de Coubertin (Bartillat, 240 p., 20 €)
Le Baron (1863-1937) fut le rénovateur des J O pour favoriser la paix dans le monde. Il faut savoir qu’à l’origine les J.O. sous l’antiquité permettaient la trêve olympique. Le temps des Jeux, il fallait cesser les combats, pour ne plus se battre que de manière sportive. Aujourd’hui on est incapable de faire la même chose. La guerre est de partout, même sous nos fenêtres en France. Le Baron ne fut pas exempt de quelques graves fautes. A Saint-Louis, les JO 1904 ont organisé les « Anthropological days » pour y parquer ce que les Américains considéraient comme des bêtes curieuses : « Pygmées d’Afrique, Aïnous japonais, Sioux, Patagons, Moros et Igorots des Philippines, Cocopos du Mexique, Turcs et Syriens » (Un siècle d’olympisme, Bernard Morlino, La Manufacture, 1988) Le Baron de Coubertin se moquait de cette pantalonnade raciste, son but était de libérer les Jeux de l’emprise d’une Exposition universelle. Il voulait des Jeux autonomes. Le racisme de 1904 ? Il se pinça le nez avec une pince à linge. Selon lui, il s’agissait d’une « originalité […] plutôt gênante ». Voilà ce qu’on lit page 79. Pour le bon côté : Coubertin voulait instaurer le sport à l’école pour le bienfait de la jeunesse. Les JO devaient donner une ampleur mondiale à son projet. Il voulait que les sportifs concourent plus pour eux que pour un pays. Douce utopie. Au versant négatif, Coubertin était un profond misogyne. «Pas de Jeux femelles » (sic) Cependant les femmes firent peu à peu leur apparition, contre sa volonté. Il disait du « sexe faible » comme on disait à l’époque qu’elles incarnaient une « imparfaite doublure ».
Il y a plus grave : il se s’opposa à l’accaparement des Jeux 1936 par la propagande nazie qu’il ne condamna jamais. Quant à la phrase : « L’important n’est pas de gagner mais de participer », il ne l’a vraiment jamais dite ! Et il convient d’insister là-dessus. Dans toutes mes recherches je n’ai trouvé que : « L’important n’est pas le triomphe mais le combat », ce qui n’a rien à voir. On peut très bien comprendre que le combat précède le triomphe et donc que la finalité est de vaincre en sport. Le grand mérite de Coubertin est d’avoir réalisé son rêve : organiser des Jeux Olympiques modernes. Au début, ses détracteurs croyaient qu’il voulait faire des reconstitutions historiques des épreuves antiques… Aujourd’hui, l’argent a tué l’esprit amateur. Les médias et les sponsors ont tout confisqué. Il faut avoir conservé beaucoup de fraîcheur d’âme pour oublier la médicalisation des sports. On peut se consoler en se référant à la Grèce de Platon : on y transférait déjà les athlètes qui parfois se… dopaient.

-Puzzles 3 D, David A. Carter (Gallimard jeunesse, 14 pages, 14,90 €)
Cela n’a rien à voir avec les JO mais c’est très sportif de réaliser ces puzzles en 3 D très bien présentés. Ils sont sous forme désincastrable. On les retire de la page et l’on monte une sphère, un cône, un cylindre, un cube, une pyramide ou un pavé avec des cercles, triangles, rectangles ou carrés. C’est très bien fait et l’on peut ensuite tout redémonter et replacer dans les pages de l’album. Tout cet ensemble développe la concentration, l’habilité et la rapidité, trois qualités requises en sport.

01.04.16

Un site consacré aux J.O. par Pierre Lagrue

Le Finlandais volant, Paavo Nurmi, l’un de mes héros, courait souvent avec un chronomètre pour mieux graduer ses efforts.

Pierre Lagrue, aussi passionné que compétent, tient et alimente régulièrement un site entièrement consacré à l’Olympisme:
http://www.pierrelagrue-jo.com/
Vous pouvez vous y rendre et surfer à votre guise pour remonter le temps.
Tous les J.O. y sont répertoriés avec les résultats.
Un travail de Titan effectué par un fervent amateur de sport.
Pierre Lagrue prolonge la diffusion de sa connaissance sur les J.O, après la publication des deux tomes sur les Jeux publiés chez Universalis:
http://www.blogmorlino.com/index.php/2012/07/24/jo

11.05.15

Permalien 17:08:37, Catégories: GRAND MONSIEUR, PAAVO NURMI & ALAIN MIMOUN  

Le roi éthiopien de la course de fond, Haile Gebreselassie, prend sa retraite

Double champion olympique du 10.000 m en 1996 à Atlanta et en 2000 à Sydney, quadruple champion du monde sur la distance entre 1993 et 1999, l’Ethiopien Haile Gebreselassie, 42 ans, arrête la compétition.
- «Courir, c’est ma vie, je n’arrête pas la course, j’arrête la compétition», a déclaré l’Ethiopien à Manchester. Le champion a établi 27 records du monde, dont ceux des 5000 m et 10.000 m, avant de passer au marathon. C’est le premier homme de l’Histoire à passer sous les 2 heures 4 minutes (2:03:59).
En 2015, il reste le recordman mondial du 20000 m et de l’heure.
Son palmarès est tellement long que je ne peux pas le reproduire. Je vous conseille de vous rendre sur les sites qui lui sont consacrés.
Cet homme a la bonté inscrite sur son visage.
Il reste le champion le plus humble, tous sports confondus.
Une gentillesse de chaque instant. Un sourire qui fait fondre.

21.12.14

Top Ten des meilleurs sportifs français de l'Histoire: Mimoun, Cerdan, Anquetil, Killy, Prost, Zidane...

Alain Mimoun est l’un des plus grands sportifs de l’Histoire. Beaucoup de champions actuels devraient avoir honte de gagner autant d’argent tout en se comportant comme des voyous de bas étages. Ils salissent le sport alors que lui l’a servi de tout son être, sans jamais être payé à la hauteur de son immense talent. Mimoun était de plus un conteur exceptionnel.

Mon Top Ten des meilleurs sportifs français de l’Histoire.
En fin d’année, c’est l’époque des classements, j’élargis donc.

Mon Panthéon des champions français de tous les temps (par ordre alphabétique):

Jacques Anquetil, vélo. Charisme extraordinaire
Marcel Cerdan, boxe. Grand rayonnement
Jean-Claude Killy, ski. Le style fait homme
Renaud Lavillenie, athlétisme. L’homme le plus haut du monde
Sébastien Loeb, auto rallye. Le professionnalisme dans toute sa splendeur
Alain Mimoun, athlétisme. Un humaniste qui courait pour l’amour de la France et non pas pour l’argent
Christian d’Oriola, escrime. Un immense compétiteur
Marie-José Perec, athlétisme. L’une des plus grandes championnes olympiques, tous pays confondus
Alain Prost, F1. La constance au plus haut niveau
Zinedine Zidane, football. Il a réussi là où ont échoué Kopa et Platini

Champion sortant: Laure Manaudou, natation. Inutile de dire pourquoi. Jules Ladoumègue a été radié de la Fédération internationale d’athlétisme parce qu’il avait perçu une poignée de figues. Quand on voit le comportement de certains champions actuels on se dit que les sportifs n’ont rien à envier aux politiques !

Le classement tient compte du talent et du palmarès.
3 athlètes, deux pilotes auto, et un seul pratiquant des autres sports.

PS: j’ai écarté la voile (Tabarly), l’alpinisme et la tauromachie.

20.10.14

Petite bibliothèque du coureur, de Bernard Chambaz. (Champs classiques/ Flammarion)

Le mythique finlandais Paavo Nurmi. L’athlète n’a rien à voir avec les joggers qui courent pour prolonger leur vie.

“Je crois que la course à pied est le plus sûr moyen de produire une génération de crétins malfaisants” a écrit Léon Bloy qui serait bien surpris de voir tant de survêtementr dans les rues contemporaines. Cela lui donne-t-il raison ? Boire ou courir, il faut choisir, pourrait-on dire. Courir c’est la vie même. Courir ne signifie que nous sommes bas du plafond. Tant que l’on court nous sommes en bonne santé. Bloy devait opposer la tête et les jambes.
Bernard Chambaz propose un livre qui est à la fois un essai et une anthologie sur la littérature et la course à pied. Avant la fin du XIXe siècle, on courait peu. Depuis les années 1970, on court plus, il suffit de voir les adeptes du jogging gambader dans les rues.
Voici la découpe du livre de Bernard Chambaz:
1/ Aux commencements
Pindare voyait dans le sport une valeur morale, une sorte de Sisyphe. Virgile, Ovide
2/Des coureurs très classiques
Cervantès, Corneille, Stendhal, Alexandre Dumas
3/ Des coureurs olympiques
Pietri, Prévost, Echenoz, Blondin, Montaignac
4/ Des courses plus ou moins éperdues
Woolf, Perec, Mailler, Himes
5/Des coureurs du dimanche mais aussi du lundi
Hemingway, Delerm, Delbourg
6/ Courir pour de rire
Giono, Gamblin, Delavault, Garcia

-Petite bibliothèque du coureur, de Bernard Chambaz. Champs classiques/ Flammarion, 286 p., 8 €

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