Catégorie: BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON

24.12.15

Des albums (Morlino, Laget, Ribouillault, Silvester, Picasso, Marois/Pilon, Lacotte, Kiko, Kitamura, Ray Charles/ Ollivier& Courgeon, L'ArtFold, Quetel, Denizeau...)

-Les Rebelles du football, Bernard Morlino. Préface Eric Cantona. Editions Tana, (155 p., 24,95 €)
Une galerie de portraits qui convoque les fortes personnalités au service d’une cause : Diagne, Socrates, Kopa, Mekhloufi, Romario… La maquette est novatrice par l’illustration mis en rapport avec le joueur ce qui nous change de la traditionnelle iconographie. Le livre a été classé par L’Equipe Magazine dans les 4 meilleurs livres sur le football publiés en 2015. Et le JDD l’a élu meilleur album de sport à offrir.

-La famille Rugby, Serge Laget et John Victor. Préfaces de Denis Lalanne, Bernard Lapasset et Lucien Mias (De Borée, 192 p., 29,90 €)
Une nouvelle fois, l’ami Serge Laget ouvre sa malle au trésor pour nous faire partager sa passion du rugby. C’est une machine à remonter le temps qui nous remonte les mécanismes du cœur. Plus on lit, plus on entend le tic-tac de sa propre sensibilité. Serge Laget est un collectionneur non égoïste car il a l’art du partage. 400 documents se réveillent sous nos yeux.

-Pétanque et jeu provençal, photographies de Hans Silvester. Textes de Hans Silvester et Yvan Audouard (Le Rouergue, 144 p., 26 €)
Très bel ensemble de photos sur le jeu de boules qui évoque à la fois Tati et Dubout. Tati par la construction, Dubout par la fantaisie. Des mouvements, des attitudes, ombre et lumière, de l’apesanteur, du noir et blanc. Nous sommes dans les années 1970-1980. De superbes figures qui ont disparu du Vaucluse, du Gard et des Bouches du Rhône.

-Musique d’à bord, Claude Ribouillault (Rouergue, 192 p., 35 €)
Un album sur les marins qui jouent à bord des navires. Des marins mais aussi les mousses, les matelots, les corsaires, les pirates, les vieux loups de mer et les forçats. L’iconographie est impressionnante. Le livre est signé par un très réputé ethnomusicologue, musicien et collectionneur, grand acteur du patrimoine populaire qu’il alimente sans cesse par ses recherches.

-Au bonheur des expressions françaises, Catherine Mory. Illustrations de Tiphaine Desmoulière (Larousse, 384 p. , 16,99 €)
Pour savoir l’origine de «l’amour quand tu nous tiens», ou «c’est de la roupie de Sansonnet», entre autres expressions désuètes ou pas. Il y a aussi la provenance de : «Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise», «L’aigle ne chasse pas les mouches» ou encore «Tous les méchants sont buveurs d’eau». Livre pour amoureux de notre langue.

-Dictionnaire insolite du français truculent, Daniel Lacotte (Larousse, 512 p, 16,99 €)
Le lexicographe infatigable qui publie livre sur livre ce qui représente une somme considérable de travail nous présente cette fois le catalogue des expressions qu’il estime le plus pittoresque possible : «Fier comme pou ; Il a mangé un clown ; Avoir les abeilles ; Avoir les abattis canailles ». La marque de fabrique de Lacotte ? Ses définitions sont toujours pleines d’humour.

-Le petit musée de Picasso, Béatrice Fontanel (Gallimard, 32 p. , 19,90 €)
Beau coffret très ludique qui va à merveille au peintre. Il y a une pochette de facsimilés avec carnet de dessins, et une quarantaine d’autocollants, plus une affiche, la reproduction de Guernica. Un livre pour enfants ? Hum, hum, plutôt un sacré collector pour les amoureux de Picasso.

-Le garage à construire, Kiko (Gallimard, 12,90 €)
Un joyeux kit avec un livre de 10 pages avec rabat, 8 places d’autocollants, une planche cartonnée et deux papertoys. Il s’agit d’un garage à construire sous la forme de quatre scènes : la station-service, l’atelier mécanique, l’atelier de carrosserie et pneumatique, et la boutique. Un vintage pour les petits avec leur père pas loin !
-Le Noël blanc de Chloé, André Marois et Alain Pilon (Grasset, 56 p., 14,50 €)
On y voit une petite fille pas effarouchée qui attend la neige comme le Messie. Comme la neige ne vient pas, elle part à sa recherche. Le trait de Pilon fait partie de l’école de la ligne claire si chère à Hergé.

-Ma Main, Satoshi Kitamura (Grasset, 33 p., 13 € )
L’illustrateur japonais livre un album de toute beauté par sa simplicité. Quoi de plus beau qu’une main ? Le dessinateur a voulu montrer aux enfants les multiples usages de la main. Simple, beau et intelligent.

-Ray Charles, Stéphane Ollivier avec des illustrations de Remi Courgeon (Gallimard, 24 p., 16,50 € )
Avec un CD en prime, nous retrouvons le jazzman dans une série de dessins très enlevés. On peut lire et regarder en écoutant Georgia on my mind (1960), I got a woman (1954), et What I’D say (1959) et aussi Hit the road Jack (1962). Pour les 6-10 ans, voire plus.

-Zen, 365 méditations à plier (Larousse, 19,95 €)
Connaissez-vous l’ArtFolds ? Il s’agit d’un livre à couverture rigide dont les pages comportent des lignes de pliage pour créer une œuvre originale. Une fois les pages pliées, on obtient une sculpture. Les citations sont toutes à retenir tant elles visent justes. Avec cet ouvrage, à la fin, entre les deux pans de la couverture on obtient ZEN.

-39-45. Histoire d’un monde en guerre, sous la direction de Claude Quetel avec la collaboration de Philippe Masson et Christophe Prime (Larousse, 528 p., 29, 95 €)
600 documents souvent inédits forment un ensemble complet sur le Seconde Guerre mondiale. Il y a beaucoup de photos en double page comme si nous feuilletons Paris Match. Rien ne nous est caché depuis 1933. Un grand travail d’édition.

-Paris d’un siècle à l’autre, Gérard Denizeau (Larousse, 208 p., 29,95 €)
C’est bon de pouvoir tenir Paris dans ses mains, après les attentats terroristes. Dans le bel ouvrage, on voit des coins de la capitale, ce qu’ils étaient et ce qu’ils sont devenus. Les guichets du Louvre sont à l’identique. On reste suspendu à la place Saint-André des Arts. Paris restera toujours Paris et c’est tant mieux.

04.10.15

Le retour du duel Red Devils contre Gunners

Dimanche 4 octobre 2015, 17 h (heure française)
Arsenal - Manchester United

Ce match va sans doute être électrique.
Arsenal doit se refaire une santé, because les fans grondent une nouvelle fois après la déconvenue en C1 à domicile où le choix de David Ospina dans la cage des Gunners fait débat. Il faut bien un bouc-émissaire.
Van Gaal lui espère asseoir son statut de coach à MU.
Les deux clubs veulent profiter de la débâcle de Chelsea qui est hors course. Seul Man City est un candidat sérieux au titre de 2016.

Classement de la Premier League

1er Manchester City 18 points/ 8 matchs
2 Manchester United 16 pts/ 7 matchs
3 Crystal Palace 15 pts/ 8 matchs

18.07.15

Mort du pilote niçois Jules Bianchi (1989-2015)

Le sport niçois perd Jules Bianchi après Camille Muffat. Dur, triste, injuste. Toute mon affection niçoise aux familles et aux amis.

Jules Bianchi, petit-fils de Mauro, pilote de F3, et petit-neveu de Lucien, pilote de F1 mort aux 24 Heures du Mans en 1969, n’a pas survécu à l’accident dont il a été victime le 5 octobre 2014, au 42e tour du Grand Prix du Japon. Sous la pluie, il avait perdu le contrôle de son véhicule dans le virage 7, la courbe “Dunlop", pour venir s’encastrer sous l’engin d’élevage présent au même endroit pour évacuer la Sauber de l’Allemand Adrian Sutil sortie au tour précédent.
Accident inadmissible. La course aurait dû être interrompu. Sans l’engin d’élevage, Jules Bianchi n’aurait pas connu un accident aussi grave.
Pourquoi la course n’a-t-elle pas été neutralisée par le commissaire de course ?
Le spectacle doit continuer ! La retransmission télé, les sponsors sont passés avant la vie d’un homme.
Jules Bianchi n’est pas mort dès suite d’une erreur de pilotage ou d’une défaillance mécanique.
Il a été victime d’un manque de véritable professionnalisme des commissaires de la course au Japon.
La voiture de sécurité n’est entrée qu’au 44e tour, après l’accident de Bianchi.
Alain Prost, le quadruple champion du monde de Formule 1, déclara dès le lendemain du drame:
“L’entrée de cette grue sans le régime de la voiture de sécurité est totalement inacceptable. C’est une vraie faute à ne pas renouveler".
Depuis l’accident, Jules Bianchi se battait contre la mort.
Un pilote de F1 est un être passionné qui sait qu’il peut mourir à chaque fois qu’il est en piste. Cependant il est intolérable de perdre la vie parce qu’une dépanneuse était là où elle n’aurait jamais dû être.
Jules Bianchi a perpétué une tradition familiale. Il respectait ses racines qu’il a honorées avec tout son talent.
Avec Jean Behra (1921-1959), Jules Bianchi est l’un des rares niçois à parvenir en F1.
Le sport mécanique niçois a aussi dans son Histoire les pilotes motos Jacky Onda et Christian Estrosi.

13.06.15

Les 24 heures du Mans par de Cortanze

Le président Hollande se bling-blinguise. Le voilà aux 24 h du Mans. Bonne occasion pour lire l’album de Gérard de Cortanze, c’est autre chose que d’aller frimer sur un circuit.

Les 24 heures du Mans, les 500 miles d’Indianapolis et le Grand Prix de F1 à Monaco sont les plus grands rendez-vous du sport automobile.
La Coupe du Monde 2014 fait de l’ombre aux 24 heures du Mans mais cela ne doit pas nous empêcher de lire le magnifique album de Gérard de Cortanze sur la mythique course. L’écrivain célèbre l’épreuve qui est étroitement liée à sa famille. En effet, son grand-oncle, Charles de Cortanze, le fils de celui-ci, André, et sa belle-fille Martine, ont participé aux 24 heures du Mans. Tous ces héros du petit Gérard ont été immortalisés sur la pellicule par Christian, le frangin d’André. Le père d’Erik Orsenna, pilote de course (Thierry Arnoult) a aussi actionné la machine à remonter le temps. Chaque personne doit avoir un portefeuille d’images a expliqué Diderot. Soyez en sûr, Gérard de Cortanze en a des milliers dans sa tête et il nous en fait profiter avec son album remarquablement maquetté. On y perçoit la marche du temps.
Le livre a quasi 200 têtes de chapitres qui sont des invitations, à la nostalgie, au courage, à la volonté, à l’amitié, à l’audace, à l’inconscience calculée, à la maîtrise de soi… On perçoit l’évolution automobile et le look différents des pilotes au fur et à mesure des années qui (dé)filent aussi vite que des voitures. Les illustrations sont des arrêts sur images qui nous laissent K.O tant nous émeuvent. Elles sont en couleurs ou en noir et blanc.
L’épreuve automobile a été créée en 1923, soit trois ans avant le premier tournoi mondial de ballon rond et de surcroît, elle se déroule chaque année et non pas tous les quatre ans, comme quoi elle a une plusieurs longueurs d’avance. En temps de crise, l’automobile si elle se vend moins n’en finit pas pour autant de fasciner surtout quand nous sommes dans les bolides inaccessibles à Monsieur Tout le Monde que nous sommes tous face à des hommes qui ont le courage de rouler à plus de 300 km/h, ce qui revient à faire un bras de fer avec la Camarde. Le véritable attend amateur de sport mécanique n’attend pas l’accident, il le redoute, le tient à distance, ne veut pas en attendre parler. Cependant, il faut savoir qu’un grand pilote entretient un dialogue secret et constant avec la mort. A la vérité, nous sommes tous orphelins des pilotes disparus en course car nous savons qu’ils ont risqué leur peau.
Les 24 heures du Mans ont vu rivaliser les plus grandes marques automobiles et les plus prestigieux pilotes depuis sa création par Georges Durand (1864-1941) un passionné d’automobile qui eut l’idée de cette épreuve, à l’origine non pas pour organiser un combat entre des pilotes mais plutôt pour tester le comportement des voitures. Georges Durand, président de l’A.C. de l’Ouest faisait partie d’un trio d’amis qu’il formait avec le journaliste Charles Faroux et Emile Coquille, directeur de la filiale française de la firme de roues Rudge Whitworth. Faroux écrivit le règlement, Durant fit le tracé du circuit de la Sarthe et Coquille rechercha les fonds d’organisation et de primes. Le succès fut immédiat. Sur les 33 voitures au départ, 30 passèrent la ligne d’arrivée, 24 heures après le lancement de la course.
Depuis ses débuts sensationnels, la ferveur pour le sport automobile gagne la ville entière le temps d’une semaine. Deux temps forts font vibrer Le Mans durant l’épreuve, le pesage, qui permet au public d’approcher les voitures engagées pendant leur contrôle technique au pied de la cathédrale, et la parade des pilotes, qui se déroule la veille de l’épreuve, permettant au public de rencontrer l’ensemble des participants. Là on voit des adultes qui ont tous des regards d’enfants au moment de l’ouverture des cadeaux de Noël.
Le circuit de 13,629km emprunte une partie du circuit Bugatti et comporte une grande section de route nationale. Les passages les plus célèbres sont les virages du Tertre Rouge, Muslanne, Arnage et la ligne droite des Hunaudieres longue de presque 6 km où les prototypes maintiennent une vitesse de près de 400 km/h. Avec les vitesses élevées qui sont associés au Mans, le circuit a vu bon nombre d’accidents, certains d’entre aux mortels. Le pire moment fut l’accident survenu durant l’édition 1955, le 11 juin, le pilote Pierre Levegh s’envola avec sa Mercedes-Benz et tua 82 spectateurs, trouvant lui aussi la mort au terme de son embardée. La firme allemande se retira de la compétition. On a vu en 1999 d’autres prototypes s’envoler sans tuer personne, telle la voiture de Mark Webber lors des essais. Au registre moins casse-cou, il faut citer le cador de l’épreuve : Tom Kristensen et ses neufs succès dont six consécutifs.
En 1970 l’édition a servi de sujet et de cadre au tournage du film Le Mans avec Steve McQueen et en 1979 l’acteur Paul Newman se classe deuxième avec une Porche 935. Beaucoup croient que les acteurs étaient plus connus que les 24 heures du Mans alors que les acteurs savaient que la course était plus célèbre qu’eux. Avec le temps, il a fallu abandonner le départ avec les voitures en épis. A partir de 1970, on n’a plus revu les pilotes traverser la piste en courant pour aller grimper dans bolide. Narguant la mythologie, l’année précédente, Jackie Ichx marcha exprès au moment du départ, pour démontrer que l’important était d’arriver à point et non pas de courir comme un sprinter. Au volant d’une Ford GT40 Mk.I, il gagna l’édition 1969 ! Le lièvre joua à la tortue. Le livre de Gérard de Cortanze est une recherche du temps perdu au cours d’innombrables voyages au bout de la nuit.

-La légende des 24 heures du Mans
De Gérard de Cortanze. Préface de Jean Todt
Albin Michel, 291 p., 39 €

01.04.15

Comment ça marche une voiture de course, par Chris Oxlade (Gallimard Jeunesse)

L’auteur a un nom à jouer à Arsenal, comme Oxlade-Chamberlain, mais non c’est juste un homonyme dans le pays de l’ex premier ministre Chamberlain.
Son livre est bien rétro comme je les aime.
Cela compense un peu cette folie du tout numérique.
Bien sûr, il s’agit d’un livre pour enfant, vous savez ceux de 7 à 77 ans.
A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle saison de F1 - sport très abîmé par ses dirigeants- il est sympathique d’offrir ce coffret à un garçon ou à une fille. Il est toujours intéressant de savoir comment sont faites les choses, cela aide à mieux les comprendre.
Un livret nous familiarise avec tous les termes automobiles.
Et dans le coffret, il y a de quoi construire une maquette en carton de dragster de 40 cm et pouvant rouler.
Cela offre la possibilité de construire un très bel objet que l’on a pas envie de mal mener.
J’ai toujours aimé les maquettes. Les fameuses Heller, encore un homonyme, cette fois de Gerhard Heller l’officier nazi qui contrôlait la censure sous l’occupation et qui appelait Gallimard par son prénom, “Gaston!". C’est lui-même qui l’a confié à Bernard Pivot lors d’un mémorable Apostrophes au temps où la TV de service publique était intelligente à 22 h.
Les maquettes font accélérer la pensée car il faut des gestes calmes. C’est le beau paradoxe des puzzles. Et j’aimais savoir que le très regretté Georges Perec était un grand amateur de puzzles et de mots croisés. Son absence manque terriblement dans le monde des lettres. Sa voix était sublime. Le tabac nous l’a volé. Le tabac, l’alcool, la voiture, les pires ennemis de la littérature.
Voilà pourquoi, il est vital de savoir comment est faite une voiture.
Le département Gallimard-Jeunesse est vraiment très attractif.
La maison Gallimard propose, à la fois, numérique et livre-objet, voilà le bon choix. Il ne faut rien exclure, rien ostraciser.

-Voitures de course, de Chris Oxlade
Un livret de 24 pages + un coffret avec une maquette de dragster à construire + 50 autocollants métallisés et repositionnables. Gallimard Jeunesse, 14,90 €

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