Catégorie: HENDRIXEMENT

16.03.14

Permalink 00:37:03, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Hommage à Pierre Bouteiller qui dans sa 80e année reste la voix du Jazz à la radio

Tous les dimanches, sur TSF Jazz: Paris et sa banlieue (89,9 MHz), et la Côte d’Azur (98,1 MHz)
Si Bémol et Fadaises
par Pierre Bouteiller

A réécouter sur Podcast:
http://www.tsfjazz.com/pop-pcast.php?id=9920

Dans sa 80e année, Pierre Bouteiller est toujours à l’antenne, s’évertuant à nous empêcher de vieillir.
L’écouter c’est revenir en arrière au temps du France Inter des années 1960-1970, celles où il réinventait la radio avec José Arthur et Jacques Chancel.
Né le 22 décembre 1934 à Angers (Maine-et-Loire), Pierre Bouteiller a débuté en 1959, sur Europe 1 avant de faire les grandes heures du service public.
Si le dimanche vous êtes en voiture écoutez svp Pierre Bouteiller et si vous êtes chez vous aussi.
Elégance et humour sont toujours au rendez-vous.
Miracle du temps, sa voix n’a pas changé.
J’ai toujours associé Bouteiller à Jean-Louis Trintignant, question classe et détachement.
Faut pas confondre insolence avec désinvolture.
Pierre Bouteiller reste le plus grand serviteur du jazz sur les ondes françaises.

[Post dédié à Boris Vian et Miles Davis]

09.03.14

Permalink 00:26:05, Catégories: GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

Connaissez-vous London Grammar ?

London Grammar est un groupe britannique formé par Hannah Reid, Dot Major et Dan Rothman.
Le trio est originaire de Nottingham.
Le premier EP de London Grammar Metal & Dust est sorti en février 2013 et le premier album If You Wait est sorti le 9 septembre 2013.
Ils se connaissent depuis 2009, via Facebook.
Wasting My Young Years est sorti en juin 2013.
La voix d’Hannah Reid semble surgir de nulle part, de l’au-delà.
L’une des plus grandes chansons de 2013.
Beaucoup de gens en France viennent de la découvrir grâce à Mika qui en a fait la promotion amicale.
Les Anglais nous ont donné le football mais aussi la musique moderne.
Pendant que les Anglais nous donnaient les Beatles et les Rolling Stones, les Français se contentaient de les copier en moins bien. Nos chanteurs s’inventaient même des noms anglo-saxons pour faire croire que…

06.03.14

Claude Nougaro par Christian Laborde (Hors-Collection)

Christian Laborde témoigne de ce que lui a dit Catherine Deneuve: “Claude Nougaro a fait entrer le cinéma dans la chanson". C’est très vrai. Il était un clip avant l’heure à la différence que Nougaro joue tout à lui tout seul. Le poète avait une générosité inépuisable. Un être fort et fragile. Un véritable artiste pas un vulgaire commerçant de mots bon qu’à manigancer des chansons stupides.

Des photos, des témoignages, des dessins, des parents, le Lapin Agile, des enfants, des amis, des mots, des notes, des souvenirs, des rires, de l’angoisse, de la tendresse, de la mélancolie, de la solitude, de la création, de l’inspiration, de la sueur, des chansons, de l’amour de partout, des affiches, des modèles, des maîtres, des cigarettes, de l’alcool, des lunettes de soleil, des voitures américaines, des regards, des bébés qu’il soulève en l’air, des allumettes, un ballon sur la plage à Nice, des valises, des instruments de musique, des chemises rayées, de t-shirts unis, du blues, du jazz, des mimiques, des fringues avec des franges, l’Occitanie, des manuscrits, des livres, du swing, des gants de boxe… C’est Claude Nougaro par Christian Laborde son «frère de race mentale». Nougaro est un géant du music-hall. On les compte sur les dix doigts : Trenet, Brassens, Berl, Ferré, Ferrat, Barbara, Gainsbourg, Aznavour, Lapointe et… Nougaro. Les autres se battent au portillon. Guy Béart et Georges Moustaki sont rattrapés par le col de la chemise. Mouloudji et Souchon ne sont pas loin. Boris Vian, le pionnier, est hors concours. Les autres ? Quels autres ? Après eux nous sommes dans la variétoche. Nougaro ? «Une planète sonore, une eau fraîche et cuivrée », dixit Laborde. Dans les yeux du poète-musicien dès qu’il regarde un enfant, ses enfants, on devine sa pensée : « Ah ! si tu savais tout ce qui t’attend mon bon pitchoun … » Cet album, c’est lui, c’est eux, c’est vous, c’est moi, c’est nous. Je te salue vieil ami !

-Claude Nougaro. Le parcours d’un cœur battant, par Christian Laborde. Hors Collection, 192 p.,29,90 €

28.02.14

Permalink 08:26:40, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Mémoire d’outre-tombe de Jimi Hendrix (J.-C. Lattès)

A Woodstock, l’immense Hendrix a fait jaillir de sa guitare le cri strident des bombes. Le météore de la pop music n’a jamais connu un jour de purgatoire.

Le mythique Jimi Hendrix (1942-1970) écrivait aussi bien qu’il jouait de la guitare. Une somptueuse édition restitue toute sa vie brûlée. Le petit cachotier était aussi écrivain. Cet ouvrage est un patchwork de tout ce qu’a noté le plus grand guitariste de tous les temps. Un seul son suffit à le reconnaître. Quand il joua l’hymne américain à Woodstock, en été 1969, il a fait jaillir des cordes le bruit strident des bombes de la guerre du Vietnam. Son obsession de noter ce qu’il ressentait nous rappelle Georges Perros, l’auteur majeur des « Papiers-Collés ». La drogue n’a pas apporté une once de créativité à Hendrix. La musique le faisait assez planer. Cependant, les producteurs l’essoraient tellement qu’il avait besoin «d’un stimulant par moments» comme Coppi et Anquetil, les as de cœur du vélo.
Jim Morrison des Doors n’avait pas le monopole de la culture. Le poète Hendrix n’aimait pas qu’on le cantonne dans le psychédélique parce qu’il adorait Bach, Beethoven et Malher autant que Bob Dylan et B.B. King. Plus de quarante ans après sa mort, on découvre sa face littéraire cachée dans un superbe ouvrage avec un jeu d’écriture noire et violette. La farandole des caractères rappellent les notes échappées des partitions du génial guitariste. Hendrix avait dans les veines du sang Cherokee. On pouvait le deviner grâce à son art vestimentaire où il excellait aussi. Il portait les couleurs, tissus, franges et chapeaux avec grande classe. «Je ne cherche pas à amuser les petites minettes ou les mamies. J’essaie d’être honnête, d’être moi-même.» Son père l’éduqua sévèrement. Le fiston n’avait pas le droit de parler devant des adultes, sauf si on lui adressait la parole. A dix-huit ans, il vola une voiture puis s’engagea dans l’armée de l’air, en guise de punition.
Début 1966, il monte son premier groupe alors qu’il se fait appeler Jimmy James. «Je suis en Angleterre. Des gens vont faire de moi une star. » Au début, sans permis de travail, il ne peut pas jouer dans les clubs. En octobre 1966, il fait une tournée avec Johnny Hallyday. Hendrix en première partie de Johnny c’est Mozart avant Aimable. En novembre 1966, il annonce à son père qu’il s’appelle désormais Jimi Hendrix, soit son vrai patronyme. C’est l’époque du succès planétaire « Hey Joe ».
Le livre est vivant d’un bout à l’autre. Hendrix y démontre une rage d’expression teintée d’humour omniprésent. L’usage du présent de l’indicatif le ressuscite à chaque phrase. On y lit des interviews, en regard des illustrations de Bill Sienkiewicz. Le Sagittaire confie : « Ce que j’ai à dire, je le dis avec ma guitare ». Le reste du temps, il est timide. « On doit écrire ses propres chansons, si on veut produire un son à soi. J’en ai écrit des centaines mais la plupart sont restées dans les chambres d’hôtel d’où je me suis fait virer …» Dans « Manic depression », il dit vouloir faire l’amour à la musique et non pas à une « nana ordinaire ». Obsédé par la spontanéité, il recherchait l’or du temps. Hostile à la discrimination, il ne voulait pas être un rebelle institutionnel. « Le succès n’est pas bon. Il nuit à mon travail ». Improviser sur des émotions passagères lui plaisait le plus. Ses chansons sont une collision entre réalité et fantastique. En fin de volume, on tombe sur la coupure de presse d’un journal de Londres: «18 septembre 1970. Jimi Hendrix, la rock star américaine qui a touché des millions de gens avec son jeu de guitare ardent et passionné, est décédé aujourd’hui de causes inconnues. Il avait 27 ans ». L’a-t-on poussé à s’autodétruire pour mieux exploiter ses enregistrements ?

-Mémoire d’outre-tombe de Jimi Hendrix. Traduit de l’anglais par Claire Breton. Introduction de Peter Neal. Jean-Claude Lattès, 255 p., 22, 90 €

26.02.14

Permalink 14:23:54, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Mort de Paco de Lucia (1947-2014), le virtuose du flamenco

Il a passé sa vie à jouer de la guitare. A Cuba, les anciens disent que pour réussir sa vie, il faut jouer de la guitare, avoir des enfants et avoir planté au moins un arbre.

“Le guitariste flamenco Paco de Lucía a été pris d’un malaise, mardi 25 février 2014, alors qu’il jouait avec ses enfants sur une plage de Cancún (Mexique), où il possédait une maison.”
Voilà ce que je viens d’apprendre.
Il est mort en jouant. De la guitare ou au football ? De la guitare ou aux cartes ?
On n’est jamais trop précis. Je me persuade qu’il est mort, la guitare à la main.
Son cœur a lâché sur le chemin de l’hôpital.
Né le 21 décembre 1947 à Algésiras (province de Cadix), le virtuose du flamenco vivait le plus souvent à Palma de Majorque.
On sait qu’il avait formé un trio historique avec Al Di Meola et John McLaughlin.
Paco de Lucía a commencé sa carrière à 12 ans. A 14 ans, il jouait en public.
D’une très grande beauté- intérieure et extérieure- il fascinait l’auditoire autant par son visage que par sa musique.
Quand il entrait sur scène, on ressentait très bien sa présence hyper forte.
Son très grand charisme n’avait pas besoin de discours. Il parlait avec sa musique.
Il y a un grand contraste avec le folie de ses mains et la sérénité de son visage.
Paco de Lucía a extirpé le flamenco du folklore pour lui redonner de l’âme.

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