Catégorie: HENDRIXEMENT

18.05.16

Happy Birthday Jerry Lewis (90 ans)

Jerry Lewis, né le 16 mars 1926 à Newark dans l’État du New Jersey, vient d’avoir 90 ans.
J’ai une tendresse particulière pour lui car le premier film que j’ai vu au cinéma avec ma mère était un film avec lui.
Jusqu’à ce jour, je n’avais vu que Bambi où d’après ma mère: “j’ai tellement pleuré qu’elle a dû me sortir de la salle".
Jerry Lewis lui au contraire m’a fait rire. Et cela continue.
Il n’est absolument pas ringard. Ne l’a jamais été. C’est un comique de gestes, de situations. Moins de textes, à l’inverse des Marx Brothers dont l’humour parlé est intraduisible, hormis par les Oulipiens.
J’ai entendu Jerry Lewis dire : “Toute ma gestuelle correspond à celle des enfants de 3 à 6 ans".
Le comédien avait le chic pour faire des grimaces mais il était très beau. Il aurait pu être un premier rôle avec un physique aussi éclatant. Il a l’un de plus beaux sourires de l’Histoire du cinéma.
Jerry Lewis, Dean Martin et Frank Sinatra… Toute une époque. On peut y rajouter Peter Lawford. A cette époque là, les acteurs avaient de la classe. Et surtout, ils étaient faits pour être acteurs. Aujourd’hui, on déclare acteur X ou Y mais ils ont le charisme d’un quidam pris dans la foule du commun des mortels, parfois cela peut-être fabuleux mais la plupart du temps ce n’est pas grand chose. On ne va pas au cinéma pour voir ce qui se passe dans le station service du coin.
Un peu de mystère ! Un peu de magie ! Un peu de douce folie ! Un peu d’intelligence !
Jerry Lewis a tout cela et encore plus.
Cent fois imité mais inégale.
J’ai bouclé la boucle, en allant le voir à l’Olympia avec mon frère aîné. Ce soir là, Jerry Lewis a fait acclamer Louis de Funès présent dans la salle.
Il aime tant la vie que condamné plusieurs fois par la médecine, il résiste et résiste encore.
Happy Birthday Monsieur Lewis ! Grand Monsieur !

[Post dédié à Pierre Etaix]

10.05.16

Permalink 09:44:30, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT, LONDON CITY  

Claudio Ranieri fait entendre l'Italie au coeur de l'Angleterre

Claudio Ranieri parle anglais. C’est le contraire d’Ibrahimovic qui ne s’exprime jamais en français. La grande classe est du côté de l’Italie.

Samedi 7 mai 2016
Leicester, champion d’Angleterre 2016

De l’opéra au pays des Beatles et des Stones. Grandiose !
Pour fêter le titre, Claudio Ranieri a fait venir son compatriote Andrea Bocelli pour qu’il chante.
Très beau symbole européen: l’Italie qui fait gagner l’Angleterre.
C’est plus beau que le nouveau scandale politique qui salit une fois de plus la France. Reportez-vous à vous gazettes habituelles, pour connaître les derniers exploits d’un intouchable. Je vous conseille de (re) voir Enquête sur un citoyen au-dessous de tout soupçon. Tout y est dit et très bien dit.
Bravo à Ranieri. Digne jamais triomphaliste.
Des entraîneurs sont attachés à des images. La sienne ? Un fils qui va manger tous les dimanches avec sa mère (96 ans) quand il est en Italie.
Bravo aux joueurs de Leicester.
La marque de fabrique de Ranieri ? Tirer le maximum des joueurs.

[Post dédié à Luciano Pavarotti, grand supporter de la Juventus Turin]

01.05.16

Permalink 01:48:58, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Michel Polnareff de retour sur scène en France

La bal des laze. Je me souviens très bien du jour où j’ai entendu cette chanson pour la première. J’étais à Nice. C’était une émission de Gérard Klein? Sur France Inter. Il y a un avant et un après.

Je n’échange pas une note de Michel Polnareff contre tous les disques de Prince qu’on surévalue.
Hendrix, génie ? Oui. Prince, non ! Simple produit du show biz. Le génie c’est Hendrix. Mieux vaut toujours l’original à la copie. Il m’arrive de demander à des jeunes gens, vous connaissez Hendrix ? La réponse est non. C’est comme si on me parlait de Koscielny à la place de Beckenbauer.
Polnareff ? Génie, oui de la chanson française.
Regardez sa discographie. Ecoutez ses chansons, ses paroles, sa musique.
Inventif, subversif, poétique, intelligent, provocateur, sens des formules, il a tout.
“Je ne fais rien pour moi. Je fais tout pour les autres” a-t-il déclaré le 30 avril 2016 avant de rajouter: “C’est cela un artiste. Et je crois en être un…”
Et toujours de l’humour: “Il faut que je me dépêche de sortir mon nouvel album, sinon Pascal Obispo va le sortir avant moi !”
A l’inverse de Gainsbourg, je pense que la chanson est un art majeur. Cela n’est pas comparable à la peinture ou au théâtre. Cependant, la chanson procure des émotions considérables avec une poignée de mots. Brassens, Aznavour, Ferré, Brel, Trenet, tous des écrivains. Polnarêve en est un aussi.

Site officiel pour réserver:

http://polnaweb.com/intro/

25.04.16

Permalink 14:46:30, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Mort du soulman Billy Paul (1934-2016)

La mort Billy Paul n’aura pas 1% de la couverture médiatique de Prince.
81 ans. Il y a cinquante ans, c’était un bel âge pour mourir. Plus aujourd’hui.
Les artistes de son calibre meurent toujours jeunes.
Une voix, une présence, un regard, une profondeur.
Billy Paul n’était pas un produit du show biz.
Il n’y aura pas d’émissions reportées pour lui rendre hommage.
Personne, sorti d’un vieux placard oublié, ne va venir se faire de la publicité en parlant de lui sur les plateaux de la branchitude débranchée.

23.04.16

Permalink 19:14:06, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Rien n'est comparable entre le produit Prince et l'artiste Hendrix

Je préfère l’original à la copie. Hendrix faisait de la musique. Prince du spectacle. La voix, le son, la présence, ses fringues, tout chez Hendrix était du jamais vu, jamais entendu. Hendrix et Prince n’ont que leur mort étrange en commun.

J’aimerais bien retrouver la une du Monde le jour de la mort de Jimi Hendrix. La disparition du plus grand guitariste du XXe siècle avec Django Reinhardt n’a certainement pas fait la une du quotidien comme celle de Prince (Samedi 23 avril 2016): immense photo, presque comme Libération, journal qui a toujours la tradition d’être le croque-mort des icônes. A peine croyable: les fondateurs du Monde doivent se retourner dans leur tombe. Il faut vraiment que la presse dite sérieuse soit à l’agonie. Cela ne devrait faire qu’un entrefilet en page intérieure. On n’achète pas le Monde pour Prince.
“Prince a changé le monde” a déclaré Madonna.
Ah! bon, je ne m’en suis pas aperçu.
La mort de quelqu’un est toujours triste pour sa famille.
Celle de Prince permet à ceux des années 1980 de revenir sur nos écrans. On voit des zombies réapparaître à la télévision. Une vraie résurrection sur un catafalque! Grâce à Prince, ils font encore un tour de piste..
Quel coup de vieux !
Un journal qui a perdu son identité fondatrice fait sa une plein pot, sur le disparu, comme au temps de sa splendeur.
Chacun ses goûts.
Je n’ai jamais aimé les chanteurs qui cultivent surtout un look ou qui chantent avec le sexe sur le visage.
D’aucuns parlent de “génie". Il faut savoir raison garder comme disait l’autre. Et Louis Pasteur c’est quoi, un pauvre imbécile ?
Ceux qui pleurent ne voient même pas qu’ils enterrent leur jeunesse.
Et ceux qui hurlent au “génie” n’ont bien sûr rien de géniaux, dérisoires marionnettes médiatiques.
Comparer Prince à Hendrix c’est mettre au même niveau le football de Puskas et celui de Valbuena.
La musique de Prince me fait l’effet de données enregistrées dans un ordinateur pour en tirer un savant mélange. Ce n’est pas de l’inspiration mais de la copie déguisée. Du plagiat relooké. Une musique trop poudrée, un comme si Prince Oronte se mettait à chanter devant Alceste Hendrix. Entre les tableaux de Rembrandt et ceux de Bernard Buffet mon choix est vite fait.
Paix à son âme. Je vais réécouter Hendrix.
Voici les musiciens qui continuent de m’accompagner. Rien que des artistes qui touchent dès leur première note:

Jimi Hendrix, novateur
Miles Davis, le Picasso de la trompette
Ray Charles, une sensibilité haut de gamme
Jim Morrison, l’amour des mots
John Lennon, pionnier
David Bowie, inventif
Michael Jackson, commercial haut de gamme
Marvin Gaye, la douceur de l’existence
James Brown, la rage de vivre
Otis Redding, l’émotion à fleur de peau
Barry White, la sensualité musicale
George Harrison, mystique partageur
Richie Havens, roi de l’improvisation
Joe Cocker, l’écorché-vif fraternel
Django Reinhardt, la grâce faite homme
Louis Armstrong, notre papa jazzy
Duke Ellington, le King du jazz
Louis Prima, le fêtard inspiré

[Post dédié à Johan Cruyff, génial musicien du football]

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