Catégorie: HENDRIXEMENT

02.06.14

Un mort de trop, d'Alexandra Appers (Ring)

Ce thriller convient bien aux éditions Ring tant sa prose tente souvent de nous mettre K.O. par des assauts d’images brûlantes. Les titres de chapitres en anglais sonnent comme des coups de gong sous forme de standards de la chanson rock. On se croirait à Chicago ou à L.A. mais sous sommes à Saint-Amand-La-Givray, tout un programme. Dans le nom c’est Givray qui est important… Des givrés, il y a plein le roman. On est plus chez Mocky que chez Jean-Pierre Melville.
Le personnage central se prénomme Otis parce que ses parents l’ont conçu en écoutant un disque d’Otis Redding. On ne sait pas s’ils écoutaient Respect ou Satisfaction ! Otis n’a qu’un but : devenir tatoueur. Pour se faire la main, il se teste sur des animaux. Ses vieux tiennent le bar l’Indiana- quand je vous disais qu’on est dans le mythe américain à Trifouillis-les-Oies- mais dès la naissance du mioche, le paternel se tire avec une jeunette laissant en plan sa femme et leur bambin pour ne plus jamais revenir. La rescapée du couple tient donc le bar seule pendant que le fiston ouvre à côté un atelier de tatouages.
La vie d’une banalité abyssale suit son cours parmi les poivrots du coin qui parfois se bastonnent comme ce soir de match de football où un pugilat éclata parmi des bas du plafond biturés jusqu’à l’overdose. Au cours de la baston, la petite amie d’Otis est projetée au sol et fait une mauvaise chute alors qu’elle n’y était pour rien. Ella ne se réveillera plus, et pour éviter le débarquement des flics, la mère et le fils planquent le cadavre au sous-sol. Le catafalque de la défunte n’est ni plus ni moins qu’une cantine.
Alexandra Appers sait très bien manier l’atroce et l’humour noir. Son style n’a rien à voir avec la langue branchée des simples auteurs en vogue. Qui est cette romancière qui nous tombe du ciel ? Née en 1974, A. A. vit dans sa ville natale, Orléans. «Elle s’y nourrit de littérature anglo-saxonne, de rock et de cinéma. Un mort de trop est son premier roman», nous apprend son éditeur. On se demande si elle ne s’appelle pas Ginette Dupont tant son univers semble surgir d’une toile d’Edward Hopper vue par Dennis Hopper. (L’analogie des patronymes est un pur hasard, si je puis dire.) La romancière a très bien digéré toutes ses influences pour nous donner un roman qui ferait un sacré film dès lors qu’une médiocre caméra ne massacre pas le scénario. Un mort de trop a pour arrière-plan constant l’étude de la liaison mère-fils digne de Psychose. Dans le roman d’Alexandra Appers, la mère a tout simplement remplacé le mari par le fils. Le duo forme un couple infernal. C’est Stephen King chez les Bidochon. Même le titre est troublant: Un mort de trop pour désigner le cadavre d’une femme.

-Un mort de trop
d’Alexandra Appers
Ring, 263 p., 19, 95 €

13.05.14

Permalink 00:12:11, Catégories: GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

Ecoutons London Grammar pour oublier les casseroles

L’autre jour, lors de la finale de la Coupe de France, ils avaient invité Assurancetourix.
Et à l’Eurovision, la France a gagné mais il faut prendre le classement à l’envers.
On écoute quoi en France lors des célébrations de titres? We are the champions ! C’est tout dire…
Avec la traduction des paroles:

London Grammar est un groupe britannique formé par Hannah Reid, Dot Major et Dan Rothman.
Il s’agit de trois étudiants réunis par l’amour de la musique, de la chanson, des textes.
Leur chanson phare a été écrite par la chanteuse à la voix envoutante.

La date de leur tournée, entre autres en France:
http://www.londongrammar.com/live/

30.04.14

"70 ans de Café-Concert (1848-1918)" de Pierre-Robert Leclercq (Les Belles Lettres)

Avant le music hall où débuta l’immense Gabin, il y avait Caf’Conc’. Gabin est l’honneur du spectacle français, à la fois chanteur, acteur, résistant et paysan.

« Pour venger la France
Qu’il f’rait bon, f’rait bon, f’rait bon
Pour venger la France,
Qu’il f’rait bon mourir. »
Jadis on chantait ce genre de chanson sur l’air d’Auprès de ma blonde. Cela me fait penser à Antoine Pinay qui disait : « Mon père aurait été fier que je meure pour la France mais moi je ne voudrais pas que mon fils aille se faire tuer à la guerre… » Vous saisissez la différence. Et cette confidence est de la bouche de Pinay qui n’est pas n’importe quel quidam.
Le livre de Pierre-Robert Leclercq est une mine pour tous ceux qui aiment la chanson. Bien avant la commercialisation du disque, il y a eu la mode du Caf’Conc’. Il y en avait aussi bien dans les quartiers ouvriers que dans les zones chics. L’essayiste a remonté le temps pour bien nous faire comprendre la bascule entre le Caf’Conc’ vers le music-hall. Sous sa plume défilent Aristide Bruand, Yvette Guilbert, Félix Mayol et bien d’autres dont l’oubliée Théresa qui révolutionna la chanson avant Trenet, Brassens, Berl et Ferré. Jules Vallès et Edgar Degas étaient admirateurs de la chanteuse qui ouvre la voie à Fréhel et à tant d’autres jusqu’à la Môme Piaf.
Quelques anciennes grandes adresses ? Le Casino Cadet (1859), les Folies Bergères (1859), le restaurant-café l’Horloge (1840), le café-concert l’Alcazar (1856)… Les directeurs de salle étaient hyper importants. Ils donnaient le «la» dans leur établissement qui pouvait être le lieu du comique, de la rébellion, de la sensualité et le plus souvent des trois réunis. A la fin de la guerre 1914-1918, la mode du Caf’Conc’ est passée. Voici venue le temps du music-hall à l’image du Moulin Rouge au pied de la Butte Montmartre qui se recycle très bien. Le temps a passé depuis les pionniers du Caveau de 1750.
Parmi tous les faits historiques recensés dans cet ouvrage on séjourne un moment au Procope du nom d’un italien qui racheta le café qui porte son nom au Persan Grégoire, en 1670. Cet établissement devient le lieu préféré des écrivains qui découvraient la nouvelle boisson à la mode : le café. De ce mot découla l’invention du Caf’Conc’.

-70 ans de Café-Concert (1848-1918)
de Pierre-Robert Leclercq
préface de Benoît Duteurtre
Les Belles Lettres, 189 p., 19, 50 €

27.04.14

Permalink 12:14:29, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Les Beatles de Man United redonnent la joie de vivre au peuple rouge

Avec Giggs aux commandes de MU c’est la connexion réussie avec l’Histoire de MU. L’esprit des Flowers of Manchester est de retour !
J’aime quand les grands joueurs prennent le pouvoir. Je voulais voir Giggs et Scholes à la tête de MU, nous y sommes. Ils nous ont déjà tant donné sur la pelouse. Plus tard, j’espère voir aussi Eric Cantona coach de MU. La seule ombre au tableau: le départ de Vidic.

J’en rêvais, Ryan GIGGS l’a fait !
Et dire que des écrivassiers le salissaient encore, la semaine de sa nomination à la tête du staff technique de MU, sans dire qu’un policier ripoux avait intercepté les SMS du Gallois pour les vendre à la presse.
Ryan Giggs est le joueur le plus titré du monde. Pourquoi personne ne le dit alors que des plumitifs se mettent à genoux devant Ribéry ?
Giggs est une légende vivante, un ailier de génie qui a fait les grandes heures de l’ère Ferguson.
Sir Ferguson a longtemps interdit à Giggs de répondre aux journalistes.
Sir Ferguson a protégé Giggs en ne le faisant pas jouer les matchs violents à l’extérieur.
Sir Ferguson considère Giggs comme son fils car le Gallois a été surtout élevé par sa mère.
Sir Ferguson a empêché Giggs de jouer dans le Calcio ou la Liga.
Sir Fergsuon n’a jamais transféré Giggs et Scholes alors qu’il a mis Beckham à la porte. Il a programmé les deux artistes pour qu’ils deviennent coachs.
Sir Ferguson n’a pas voulu que Giggs devienne le sélectionneur du Pays de Galles, poste qu’on lui a proposé à la mort de Gary Speed.
Ryan GIGGS c’est l’homme de tous les records.
Record mondial de titres.
Record de matchs joués à MU.
Encore joueur à 40 ans.
Série en cours.
Ryan perdra des matchs mais il en gagnera beaucoup et avec la manière.
strong>Man United n’a pas besoin de Louis van Gaal qui n’est pas de la dimension de Rinus Michels.
Ryan Giggs c’est Paul McCartney
Paul Scholes c’est John Lennon
Nicky Butt c’est George Harrison
Phil Neville c’est Ringo Star
Sir Ferguson c’est Brian Epstein, me souffle mon ami Richard Kurt.
Le football est très proche de la musique.
Avec Moyes, MU n’avait pas de partition.
Ryan Giggs, lui, sait donner le bon tempo.

[Post dédié à Eric Cantona qui a formé tous les Ferguson Babes]

Permalink 01:53:01, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

26-4-2014: les grands débuts du coach Ryan Giggs, le joueur le plus titré de l'Histoire du football

Coach Giggs dégage de l’élégance, de la confiance, de la concentration, du métier, de la compétence. L’angoisse moyesienne a disparu. Ouf ! Place au right man in the right place.

Ce fut une journée grandiose !
Voir Giggs dans la peau d’un coach. Voilà une belle Histoire.
Giggs est du niveau de C. Ronaldo et de Messi.
Il n’a pas eu de Ballon d’Or ce qui est démentielle injustice car c’est le plus grand gagnant de l’Histoire du football.
Il a plus gagné que Pelé et Maradona. Etre Gallois est un handicap au plan des compétitions internationales.
Le voir coach à MU, le club de sa vie, est un événement qui devrait faire la une de tous les journaux.
Giggs représente tous les joueurs de MU: Duncan comme Best, Charlton et Cantona.
En plus, il est accompagné de Scholes et Butt qui mâchent du chewing-gum comme Sir Ferguson.
Quand on a vu Giggs coacher son premier match, on a eu l’impression qu’il a fait ça toute sa vie.
La famille Glazer doit laisser aux commandes sportives les 4 Beatles de Man United.

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