Catégorie: HENDRIXEMENT

03.10.14

Permalink 05:28:10, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

La réédition de deux albums majeurs de Maître Jimi HENDRIX

Quand il est mort, Jimi H. a emporté nos vingt ans avec lui.

«La disparition de Jimi m’a bouleversé.
Il était si jeune et avait un tel avenir.»
(Miles Davis)

Les auditeurs passionnés de Jimi Hendrix peuvent réentendre deux albums du plus étonnant guitariste de l’Histoire (avec Django Reinhardt): The Cry of Love et Rainbow Bridge, premier et deuxième album posthume du natif de Seattle.
Plus de 40 ans après sa disparition, le son vrille toujours l’espace, le cœur et l’âme. Faut compter dans les 20 euros chaque album. Les grincheux diront que d’aucuns font aucun du profil sur le cadavre de l’icône. On ne peut plus hélas! aller voir et surtout entendre le maître en concert. On se contente de nouveaux… anciens albums (!), douce illusion qu’il est encore sur terre.
Des versions vinyles vont aussi être disponibles. Le remastering - mot atroce- de ces albums a été confié à Bernie Grundman (Purple Rain, Thriller) à partir des bandes masters originales. On peut ainsi en prendre plein les oreilles avec Hey Baby (New Rising Sun), Dolly Dagger, Belly Button Window et la version live d’Hear My Train A Comin, captée -beau mot!- au cours du légendaire concert de Berkeley, le 30 mai 1970. See you later, Jimi !

RAINBOW BRIDGE

1. Dolly Dagger
2. Earth Blues
3. Pali Gap
4. Room Full of Mirrors
5. Star Spangled Banner (version studio)
6. Look Over Yonder
7. Hear My Train A Comin’ (live)
8. Hey Baby (New Rising Sun)


THE CRY OF LOVE

1. Freedom
2. Drifting
3. Ezy Ryder
4. Night Bird Flying
5. My Friend
6. Straight Ahead
7. Astro Man
8. Angel
9. In From the Storm
10. Belly Button Window

22.09.14

Permalink 17:00:40, Catégories: GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

La rebelle Maria Callas en 69 CD remasterisés

Tout Maria Callas dans un coffret 69 CD entièrement remasterisés dans les mythiques studios d’Abbey Road, là où les Beatles ont travaillé pour la postérité.
Pendant un an et demi d’excellents ingénieurs du son ont travaillé sur la voix de la divine cantatrice qui a une vie si malheureuse. Pas par sa faute mais parce que ceux qui l’approchaient l’aimer pour son art et jamais pour elle.
Des imbéciles ont prétendu que la plus grande soprano de son temps avaient la voix trop grave ou trop aiguë.
Cela revient à critiquer Maradona ou Pessoa !
La voix de La Callas est claire comme de l’eau de roche. Elle faisait sortir l’âme de sa gorge.
Une femme oiseau, tantôt aigle qui fond sur sa proie tantôt pinson perdu dans la forêt sous la pluie.
Les ingénieurs ont eu accès aux bandes d’origine des 1949 à 69 des enregistrements studio et non pas aux anciens disques.
Autant dire que les nouveaux CD disponibles laissent entendre sa voix comme jamais nous ne l’avons entendue à part en prise directe.
On est suspendu au moindre frémissement. Et on perçoit les qualités de comédienne de la diva.
Maria Callas est l’une des plus grandes dames de l’Histoire du monde depuis sa création.
Le coffret est cher mais quand on aime on…
Dire que des abrutis l’ont sifflée à Paris parce qu’elle s’est cassée la voix sur scène !
Au lieu de la consoler, ils l’ont huée. De vrais sauvages.

Maria Callas remastered
The complete Studio Recording 1949-1969
69 CD et un livre de 132 pages
Warner Classics, 199 €

16.09.14

Permalink 08:53:21, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Popular problems: à 80 ans, Leonard Cohen publie son 13e album

Popular problèmes… Sacré beau titre. Simple, en plus. Tout est dit. Nous sommes logés à la même enseigne.
Avec Bob Dylan, Paul McCartney et Neil Young, Leonard Cohen reste un géant de la chanson moderne.
Son 13e album, Popular problems, est en vente pour ses 80 ans
Leonard Cohen a coécrit neuf chansons. 36 minutes en tout.
Comme toujours il se tient à la lisère du chant et de la récitation, ce qui fait tout son charme.
On ne sait pas s’il effectuera une tournée pour présenter Popular problems.
À 80 ans, Leonard Cohen se situe toujours dans la palette de blues, gospel, country, folk et jazz.
Son timbre éraillé nous vrille l’âme.
Il nous parle à l’oreille, nous chuchote sa mélancolie sans aucune bassesse.
Grande maîtrise des mots et de la musique, à l’inverse de ses imitateurs inaudibles. Sans parler des chanteurs qui ne sont que des machines à cash.
Leonard Cohen, lui, nous enveloppe de son amitié auditive.

[Post dédié à Saga]

14.09.14

Permalink 00:24:49, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

McCartney dévoile ses trois chansons préférées des Beatles

Paul McCartney et John Lennon sont les André Breton et Philippe Soupault de la chanson. Ils ont révolutionné leur temps. Dans les années 1960, on parlait musique. En 2014, on n’entend plus parler que de religion. Malraux l’avait annoncé. McCartney et Lennon furent sans doute les plus grands amis de la terre, à un moment donné.

On aurait pu croire Paul McCartney incapable de choisir ses chansons préférées parmi les innombrables titres des Beatles. Ce n’est pas le cas. Le musicien a un Top 3 et il l’a dévoilé sur la BBC. Sachez que la chanson favorite de Paul McCartney est Here, There and Everywhere. Le titre, figurant sur l’album Revolver, occupe la première place dans le cœur de l’artiste.

-«J’ai un souvenir très émouvant à propos de cette chanson. Nous étions en train de tourner le film Help ! et je partageais une chambre d’hôtel avec John. On écoutait les titres de l’album et en écoutant celui-ci, il s’est retourné vers moi et m’a dit : “C’est un super titre, vraiment.” Et, vous savez, il ne faisait pas beaucoup de compliments donc, pour moi, ça voulait plutôt dire : “waouh, génial” »,

La chanson que Paul McCartney place sur la seconde marche du podium est Let it Be.
-«Je choisis cette chanson simplement parce que ma mère est venue dans l’un de mes rêves pour m’inspirer cette chanson. »

La troisième chanson préférée de Paul McCartney n’est pas une chanson des Beatles mais l’une de ses chansons à lui. Il s’agit de Here Today. Le titre, paru sur l’album Tug of War (son quatrième album) est un hommage à John Lennon.
-«Ce titre est plein d’émotions pour moi.»

12.09.14

Hommage à François Truffaut, à Charles Denner, à Suzanne Schiffman, à Antoine Duhamel (Librio, Flammarion, Cinémathéque française)

Alors que je me préparais à célébrer une fois de plus François Truffaut, j’apprends la mort d’Antoine Duhamel (1925-2014), le grand compositeur associé à la Nouvelle Vague, expression trouvée par François Giroud.

« Nous avons écrit, Suzanne Schiffman, Michel Fermaud et moi, le scénario de L’homme qui aimait les femmes, à l’intention de Charles Denner et par admiration pour lui », dixit François Truffaut. Le regretté comédien a eu de la chance d’être servi de la sorte par cet excellent trio.
Le film de 1977 est un film culte. Le film d’une génération. Le cinéroman est de nouveau disponible. C’est l’histoire de l’écrivain Bertrand Morane, grand amoureux qui laisse libre cours à ses pulsions vers la gente féminine. C’est le moins que l’on puisse dire.
Au début du livre, je tombe sur : « Bertrand aurait apprécié le spectacle de son propre enterrement… »
J’étais présent à celui de Truffaut.
J’avais l’impression d’être dans l’un de ses films tant ses comédiens et comédiennes étaient présents. Il y avait beaucoup de monde sur le pont de Caulaincourt. A la fin, je suis resté seul à seul face à son tombeau.
Truffaut incarne la France dans toute sa splendeur. L’esprit français, à la fois grave, profond et primesautier. Il y a la mort partout dans son œuvre. La mort des sentiments.
« Ni avec, ni sans » fait-il dire à l’un de ses personnages. La série des Antoine Doinel reste un temps fort du cinéma mondial. Truffaut avait beaucoup souffert dans son enfance. On sent cette angoisse dans ses films, une angoisse du temps qui passe, de l’impossibilité de pouvoir choisir quand il est devant quatre sentiers. Pourquoi celui-là et pas les trois autres ? Il aurait voulu aller dans les quatre directions, poussé par l’appétit de vivre.
A force d’avoir peur de rater quelque chose, on peut rater l’essentiel. Parfois sa vie se joue comme à la roulette russe.
Quand Jean-Pierre Léaud dit « Monsieur » à Delphine Seyrig on atteint le sublime. Truffaut n’était pas un faiseur mais un artiste sincère. Il savait de quoi il parlait.
Truffaut était très intelligent. C’était un grand lecteur. Un autodidacte comme je les aime. Intelligent et sensible, l’un ne va pas sans l’autre. Il savait placer la caméra et diriger. La nuit américaine est du niveau de Lubitsch. Sa filmographie est grandiose. Capable de faire Le Dernier métro ,La chambre verte et La peau douce.
Il a vécu aussi vite qu’il parlait : un débit de mitraillette. J’ai sa voix dans l’oreille. Il a passé sa vie à travailler comme s’il était certain de mourir jeune. Il a tourné au moins 5 très grands films. C’est beaucoup.
Il connaissait le cinéma par cœur. On peut lire des articles, lire et relire. Par exemple, il salue La traversée de Paris de Claude Autant-Lara alors qu’il n’aimait pas ses anciens films tellement empesés. Relire Truffaut nous permet de retomber sur :
-«Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde, lui donnant son équilibre et son harmonie.» Je cite de mémoire. Ce Truffaut-là c’est mon préféré, celui qui enfant allait chaparder les photos de film à l’entrée des cinémas. Un peu de poussière d’étoiles pour supporter le réel.
Dans ses films, les adultes fabriquent souvent des jouets. Denner, Truffaut, deux amis qui restent avec nous. Duhamel aussi. Je suis une nécropole ambulante.

-Les films de ma vie, de François Truffaut. Préface d’Emmanuel Burdeau. Champs/ Flammarion
-Le plaisir des yeux, de F. Truffaut. Champs/ Flammarion
-L’homme qui aimait les femmes, de F. Truffaut. Librio, 90 p., 3 €
Exposition François Truffaut, Cinémathèque française, du 8 octobre 2014 au 25 janvier 2015.

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