Catégorie: HENDRIXEMENT

23.06.15

Disparition de Magali Noël (1931-2015)

A la fin de l’interview Magali Noël chante une chanson inédite de Boris Vian, la dernière de sa vie. Une merveille, comme les autres. Superbe interview car le journaliste aime son invité qu’il laisse parler. On est loin de ces atroces présentateurs-vedettes du PAF français qui parlent sans cesse pour voler la vedette aux invités !

Disparition… Je ne peux même pas écrire mort.
C’est un monument du spectacle qui s’en va.
Venue de Turquie elle était d’une beauté foudroyante.
Enfant, je la confondais avec Sophia Loren.
Elle fut l’une des plus belles actrices, beauté de l’âme aussi pas qu’un corps.
Il ne suffit pas de montrer ses seins pour devenir comédienne comme tant d’imbéciles le croient.
Elle a joué pour les plus grands cinéastes: de Renoir à Fellini en passant par Guitry.
Cela impose le respect.
Pour l’éternité, elle restera l’inoubliable créatrice de Fais-moi mal Johnny, la chanson de Boris Vian et Alain Goraguer.
Boris Vian est plus proche de nous que 95% des brailleurs du show biz qui se prennent tous au sérieux.
“Les prétentieux déclenchent ma colère” me disait toujours Philippe Soupault.

20.06.15

Mort de l'humble grand baryton niçois Franck Ferrari (1963-2015)

France 3 a dédié son exceptionnelle soirée dans la cadre fantastique d’Orange à Franck Ferrari. Sur nos écrans, dans le vent du Sud, ont défilé des artistes grandioses. Rien que des athlètes de la voix. Des oiseaux humains. Le PAF devrait avoir honte de nous infliger à longueur d’année les habituels médiocres histrions du PAF, rien que des produits formatés à l’aune débile de la mode imposée par l’économie du show biz. Pour atteindre le niveau des chanteurs que l’on a vus que de privation, que d’effort, que de grâce. Bravo à tous! Musiciens, chefs d’orchestre, présentateur (A. Duault) et techniciens de la télévision.

La mort a encore frappé là où elle ne devait pas.
Elle vient de nous prendre Franck Ferrari.
Le Premier prix de Chant et d’Art Lyrique, au conservatoire de Nice,travaillait beaucoup sur toutes les grandes scènes, de La Scala de Milan ou du Metropolitan Opera de New York en passant par Paris – au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille.
C’était un colosse avec des variations scéniques de haut parage. Il incarnait les rôles de diables avec une très grande maestria, jouant le mieux possible de son timbre noir reconnaissable entre tous, le signe des grands maîtres de l’Opéra.
Grand supporter de l’OGCNice, il n’hésitait pas à venir chanter Nissa la Bella au stade du Ray qu’il aimait tant comme à l’Allianz Riviera.
Le très sympathique baryton disparaît dans la force de l’âge.
Franck Ferrari avait encore beaucoup à donner à sa famille et à la musique. A nous.
Comment peut-on mourir alors qu’on incarnait la force physique ?
Je n’accepterai jamais la mort, surtout quand elle frappe un homme, un artiste si plein de vitalité.
Je veux bien l’inclure en fin de parcours, au bout du rouleau mais pas avant.
Une fois de plus la mort nous enlève un grand monsieur quand tant d’ordures passent leur temps à nuire à l’humanité en toute quiétude, à l’abri de toutes les maladies.
La saloperie a valeur de formol chez beaucoup de nos semblables, hélas !
Si Dieu existe je ne le félicite pas.

Né à Nice, le 12 janvier 1963, le chanteur niçois y est mort le 18 juin, auprès de sa femme et de leurs trois enfants.
Après le Conservatoire, Franck Ferrari s’engagea dans les parachutistes jusqu’au Liban avant de revenir à la musique.
Il était d’un naturel sidérant, et s’exprimait avec tout son charme méridional. On n’oubliait pas sa présence. Tous ses partenaires adoraient travailler avec lui. Il laisse un grand vide auprès d’eux.

Quelques créations:
Scarpia dans La Tosca, de Puccini sur la scène de l’Opéra Bastille (2007 et 2011)
Escamillo dans Carmen, de Bizet, sous la direction de Jean-Claude Casadesus et Michel Plasson, mais aussi au Hollywood Bowl de Los Angeles et au Teatro Regio de Turin.
Hercule dans Alceste, de Gluck.
Golaud dans Pelléas et Mélisande, de Debussy (2004).
Marcello dans La Bohème, de Puccini (2005).
Paolo dans Simon Boccanegra, de Verdi (2006).
Dans les quatre rôles de basse des Contes d’Hoffmann, d’Offenbach (2007).
Œdipe, monté au Théâtre du Capitole de Toulouse(2010) alors sous la direction artistique de Nicolas Joel.
Franck Ferrari devait rejouer Hercule, mardi 16 juin, dans l’Alceste, de Gluck mis en scène par Olivier Py sous la direction de Marc Minkowski.
L’Opéra de Paris lui a dédié, jeudi 18 juin 2015, la première représentation après avoir observé une minute de silence.
Le public présent s’est levé pour partager un intense recueillement en hommage à Franck Ferrari.

[Post dédié à Maurice Serrus]

15.06.15

Permalink 10:42:48, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Imagine: John Lennon et les migrants

Il a tout dit. On l’a tué pour le faire taire.

On ne peut qu’imaginer… Est-ce que le Pape ouvre le soir les portes du Vatican qui avec ses immenses couloirs ferait un vaste dortoir ? Est que le Palais de l’Elysée et Matignon accueillent des migrants la nuit venue ?
Les responsables des migrations sont les pays qui sont incapables de prendre soin de leur population. C’est comme si nous laissions nos enfants à la porte de chez nous. La démocratie qui n’est pas parfaite est bien le meilleur programme politique qui existe: la cohabitation générale de toutes les composantes.

PS: effet boomerang, le 16 juin on a appris que la chanson Imagine qui devait être chantée en plusieurs langues dans une école en Corse a déclenché une vive polémique. La musique n’adoucit toujours pas les mœurs.

12.06.15

Permalink 13:59:45, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

La décadente FIFA favorable à des tests pour voir si les footballeuses sont vraiment des femmes au Canada pendant la Coupe du Monde

La superbe chanson de l’irremplaçable John Lennon

La Fifa se prononce pour effectuer des tests de féminité sur les joueuses qui participent à la Coupe du monde au Canada en juin 2015.
La Fifa a transmis un document officiel aux équipes du tournoi se déroulant au Canada.
La Fifa se réserve le droit de pratiquer des tests de féminité pendant toute la durée de la compétition.
Pour quel but ? Vérifier le sexe des filles !
Des médecins chargés doivent prendre des mensurations.
Si une joueuse est jugée trop masculine, un médecin peut relever de la salive pour mesurer son taux de testostérone.
Tout ça est lamentable même si on a déjà vu aux J.O. des épreuves faussées par le présence d’homme devenu femme.
Un joueur efféminé doit-il aussi passer des tests ?
Et S. Blatter qu’est-ce qui nous prouve que nous sommes en face d’un homme ?
La FIFA vient de toucher le fond. Elle ne peut plus que remonter.

Quelques grandes sportives oubliées:
Hélène Boucher, aviatrice
Odette Casteur, nageuse 100 et 200 m
Virginie Heriot, navigatrice
Simone Mathieu, tenniswoman
Paulette Matthews de Croze, hockeyeuse
Marguerite Nicolas, sauteuse en hauteur
Antoinette Rocheux, aviron
Les sœurs Georgette et Suzanne Thiolière, skieuses
Yolande Vannoni, tennis de table
Francine Voisin, athlète sur 800 m

(Post dédié à Ornette Coleman )

19.05.15

Permalink 00:26:06, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

"Jeunesse de France" écoute B.B. King , l'homme qui parlait avec son vibrato

Maître B.B. King avait un grand ami formateur qui lui a dit: Ni tabac ni alcool, on n’a qu’une maison, notre corps. C’est la philosophie du Laos qui dit: notre corps ne nous appartient pas, c’est un legs de nos ancêtres. Ci-dessus B.B. King joue son chef d’œuvre absolu. Un divin soyeux. Inoubliable. Le silence qui suit est encore du B.B. King.

Comme tous les vrais artistes, B.B. King avait la grâce.
C’était un appelé. Tous les autres sont des besogneux avec plus ou moins de talent.
A 14 ans, il était seul, sans parent ni grand-parent.
Le monde est plus lourd depuis que B.B. King est mort.
Son vibrato aérien n’a pas cessé de nous montrer la voie.
Avancer toujours.
Apercevoir le soleil sous les nuages, qu’ils soient naturels ou fait de la cendre des bombes.
B.B. King était un poète qui écrivait avec sa guitare, sa légendaire Gibson “Lucille” qui était le prolongement divin de ses bras.
Un soir de 1949, alors qu’il joue dans une boîte de l’Arkansas, deux gars se mettent à se bagarrer et renversent le poil qui met le feu aux lieux en bois.
Dès qu’il est dehors, B.B. King réalise qu’il a laissé sa guitare à l’intérieur, dans la précipitation.
Aussitôt, il décide d’aller la chercher, bravant les flammes.
Ses amis veulent l’empêcher mais le doux homme avait une force de taureau.
Dans l’incendie, au milieu des flammes il retrouve sa chère Gibson L.30 et parvient à ressortir, habité par une foi d’un autre monde.
Il ressort, brandissant sa guitare comme un trophée.
Quand le lendemain, il apprend que les deux gars s’étaient bastonnés pour une femme qui s’appelait Lucille, B.B. King décide de baptiser sa guitare: Lucille. Celle-là et toutes les autres.
Aujourd’hui, elles sont chez lui, toutes orphelines. Silencieuses pour toujours.
Le son B.B. King vient de s’envoler comme celui de Jimi Hendrix et celui de Django Reinhardt.

A VOIR:
B.B. King - The Life of Riley
http://www.arte.tv/guide/fr/050778-000/b-b-king-the-life-of-riley
“ARTE rend hommage à B.B. King en rediffusant ce portrait bouleversant du bluesman de légende, décédé le 14 mai à l’âge de 89 ans. Né dans une plantation du Mississippi, Riley B. King s’était découvert une passion pour le blues en chantant lors du travail aux champs. Son style de guitare unique et sa manière de chanter ont influencé de grands noms du rock, d’Eric Clapton à Jimmy Page.”
La première fois que B.B. King a joué devant des blancs, il s’est mis à pleurer à la fin du concert, dans les coulisses. Il ne savait pas que les Blancs pouvaient aimer le blues.

<< Page Précédente :: Page suivante >>

Août 2015
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software