Catégorie: GRANDE DAME

31.01.17

Permalien 14:54:48, Catégories: GRANDE DAME  

La plus belle femme du monde est française

La radieuse Iris Mittenaere, Lilloise, 24 ans, est étudiante en chirurgie dentaire. Le concours Miss Univers existe depuis 1952. Après la Lorraine Christiane Martel, sacrée en 1953, Iris Mittenaere est le seconde française distinguée.

Il n’y a pas plus misogyne que certaines féministes.
Depuis que la française Iris Mittenaere a été élue Miss Univers, beaucoup de femmes sont furieuses car elles prétendent que les “femmes ne doivent absolument pas être jugées sur leur physique".On n’oblige personne à faire des concours, à part dans les concours de bovins.
L’élue française qui est devenue Miss Univers fait des études de chirurgien dentiste.
Cette très belle jeune femme a aussi la tête très bien faite. Devrait-elle s’en plaindre ?
Il est évident que les femmes qui critiquent ses concours de beauté ne seraient même pas sélectionnées pour être hôtesses d’accueil pendant la cérémonie.
Il ne suffit pas d’être laide pour être intelligente.
L’actuelle Miss Univers correspond à “Sois belle et parle !” et non pas à “Sois belle et tais-toi !”
Les concours de beauté ne manquent pas d’humour car on sait très bien que personne ne peut se prétendre la plus belle femme du monde, sauf l’une de celles qui se présentent !
Les pas contentes feraient mieux de se plaindre que des femmes soient obligées de se camoufler pour sortir dans la rue.
Et pourquoi ne s’insurgent-elles pas devant ses émissions débiles où les candidates ressemblent à des putes descendues des vitrines d’Amsterdam ?
Pendant un an, on va dire que la plus belle femme du monde est française.
Voilà une belle ambassadrice de la France qui n’est pas payée avec de l’argent public au titre de Mme de… !
Beauté de l’âme, oui. Beauté de l’âne, non.
L’élection de Miss Univers cela change des affaires politiques où les délinquants en col blanc parlent des conséquences et jamais des racines.

24.01.17

Permalien 11:39:59, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Albums illustrés: Prévert/ Badel, Coutard/ Abbasian, Potter/ Blake (Gallimard), Lambé/ Pierpont (Actes Sud) et Sylvia Plath (La Table Ronde)

Document exceptionnel: Prévert évoque Robert Desnos, leur jeunesse commune. Internet dans ce cas-là c’est vraiment grandiose.

-Embrasse-moi, Jacques Prévert, illustrations Ronan Badel (Gallimard, 50 p., 14,90 €)
Merveilleux album. On ne peut pas rester insensible devant les 20 poèmes de Jacques Prévert mis en image par Ronan Badel qui a bien saisi la poésie du grand maître Jacques. Prévert voyait bien et même très bien le visible et l’invisible. En plus, il avait la grâce d’écriture qui laisse livre cours à la divine trouvaille. Enfant éternel prisonnier dans un corps d’adulte, il trouvait les portes de sortie au besoin les issues de secours. Prévert c’est un mélange de Sempé et de Peynet. C’est le meilleur ami que je n’ai pas connu.

-Un arbre pour ami, Victor Coutard. Illustrations de Pooya Abbasian (Gallimard, 64 p., 18 €)
Bel hommage aux arbres trop souvent méprisés en France et adulés en Inde. Voici la vie d’un arbre par le prisme d’un enfant qui croise ses différents habitants, ver de terre, abeille, grenouille. Une histoire de l’humanité.

-The tale of Kitty in Boots, écrit par Beatrix Potter, illustré par Quentin Blake. Traduction de Jean-François Ménard. (Gallimard, 80 p., 16,90 €)
Cette histoire qui remonte à un siècle n’a jamais été vue en librairie par son auteur. Beatrix Potter (1866-1943) se consolait de la présence austère des adultes en dessinant sans cesse les animaux et les fleurs. Un beau jour, elle inventa Peter Rabbit, son cher lapin qui séduit un éditeur dès 1901. Sous-jacent dans toute son œuvre, l’écologie fut son combat par le biais du dessin. Elle fut un actif défenseur du patrimoine culturel de son pays, dont les châteaux.

-Paysage après la bataille, Eric Lambé et Philippe de Pierpont (Actes Sud, 432 p., 29 €)
Une suite de dessins d’une grande sobriété. On est comme au temps du cinéma muet. Les dessins sont d’Eric Lambé et le scénario de Philippe de Pierpont, comme on dirait «décors de Roger Art», les plus anciens voient ce que je veux dire. Au début du livre, on croit voir une femme de dos regarder une bataille, mais en fait elle contemple un tableau, une fresque. Elle sort, va sur un banc. Elle vit dans un mobil home. Un bucheron rôde dans l’album. Une ambiance becktienne, un univers très Edward Hopper. De l’onirisme angoissant. Une science de l’espace et du cadrage.

-Dessins, Sylvia Plath, textes traduits de l’anglais par Valérie Rouzeau (La Table Ronde, 88 p., 22 €)
La fille de l’écrivain - et surtout pas de l’écrivaine- Frida Hughes, présente les dessins de sa mère. A la plume, Sylvia Plath (1932-1963) témoignage de ce qu’elle voit : des natures mortes. Un pneu, comme une couronne mortuaire dans un paysage d’objets du quotidien. Ici, un simple chardon. Elle n’a pas tenu plus de trente ans dans ce monde. Quand elle avait sept ans, c’était le début de la guerre. A treize ans, la fin. On imagine ce qu’elle a dû penser. Etre Américaine ne l’a pas aidé à vivre. Neurasthénique, dépressive, bipolaire (nom de plus à la mode aujourd’hui), trop lucide, pas assez réaliste ? Elle s’est suicidée, non sans avoir connu l’amour et avoir mis au monde deux enfants. Une belle femme, une belle âme, un bel être humain. Trop sensible ? C’est les autres qui ne le sont pas assez.

16.01.17

Permalien 17:41:15, Catégories: GRANDE DAME, LA REVUE DE STRESS  

Le nouvel attaquant de Lyon, le club trois fois vainqueur de la C1: Alex Morgan

Vu le titre, on se prend à rêver.
Si un Lyonnais revenait sur terre et tombait sur mon blog, il se dirait: quoi mes Gones ont gagné trois Champions League depuis que je suis mort !
Et Alex Morgan ? Ce doit être le nouveau Alfredo Di Stefano, ma parole !
Tempérez votre enthousiasme: je parle de football féminin.
Eh ! oui, les filles de Lyon ont remporté 3 C1. A rendre jaloux Fekir et Lacazette.
Quant à Alex Morgan, c’est une belle fille qui sait manier le ballon.
Elle aurait sa place dans une équipe de garçons. Bien plus adroite que beaucoup de joueurs, bien mieux démarquée que beaucoup de footballeurs.
Le président de Lyon l’a faite venir pour six mois, étonnante courte durée. Wait and see.
L’Américaine est au centre de compagnes de pub tous azimuts.
Elle a fait la Une de L’Equipe Magazine comme si elle était l’équivalent de Cruyff ou Zidane.
Dans la presse, on ne parle que de ses sponsors.
C’est l’ère twitter. L’important c’est qu’on la voit, qu’on en parle.
Quand j’ai entendu la première fois son nom, j’ai cru qu’il s’agissait de Clara Morgane. Au rythme où l’on va, le Football X, c’est pour bientôt. Et je ne parle pas de sextape.
Avec ou sans Alex Morgan, le football féminin me laisse totalement indifférent.
Je déteste qu’on me force à aimer quelque chose ou quelqu’un.
Le football féminin c’est comme le masculin mais en moins bien.
Le football est un sport de contacts, de duels. Ce n’est pas que de la technique.
Comment dit-on: “Marcher sur une femme” ? Jamais je ne marcherai sur une femme.

Delacroix (Folio), Chamfort (Tempus) et Eberhardt (Perrin)

-Delacroix, Frédéric Martinez (Folio, 320 p., 9,20 €)
“Ce qu’il y a de plus réel pour moi, ce sont les illusions que je crée avec ma peinture. Le reste est un sable mouvant”. Delacroix (1798-1863) a passé sa vie à travailler. On peut visiter son atelier Place de Furstenberg, à Paris, l’une des plus belles de Paris car elle a une dimension humaine. Delacroix, beaucoup l’ont eu dans leur poche, sous la forme d’un billet de 100 F, sans rien savoir de lui. Il disait qu’un peintre devait être en mesure de dessiner quelqu’un qui tombe d’un balcon, de le figer le temps de la descente, de le croquer exactement comme il était. Ce n’est pas donné à tout le monde. Il disait cela pour défier sa dextérité. C’est l’un des grands romantiques, un Hugo version peinture. Il a peint l’Orient, ce qui n’était pas pour déplaire à Baudelaire qui a vu un frère dans le peintre haut en couleurs, à tout point de vue.

-Chamfort, Claude Arnaud (Tempus, 475 p., 10 €)
Le parcours d’un indépendant toujours prêt à faire valoir son point de vue. Cette réédition nous permet de retrouver un prince des aphorismes qui pesait chaque mot dont il percevait la force ou la faiblesse. Cette remontée du fleuve Chamfort est mieux qu’un roman. L’écorché vif des Lumières n’était pas un intermittent du talent. A la suite de la biographie de premier choix, on a droit à 70 maximes, anecdotes et dialogues inédits ou jaamais réédités.

-Isabelle Eberhardt, Un destin dans l’Islam, Tiffany Tavernier (Perrin, 380 p., 20, 90 €)
Quel destin! Isabelle Eberhardt, née en Suisse en 1877 d’une aristocrate russe et d’un père inconnu, fut une aventurienne attirée par l’exotime. Ce météore de la vie culturelle n’a vécu que 27 ans et l’on s’en souvient encore. Très intelligence, assoiffée de connaissances, la jeune fille parlait… huit langues ! Lors de sa découverte de l’Algérie elle s’habilla en cavalier arabe pour se perdre dans le désert. Elle se convertit à l’islam…

26.12.16

Permalien 08:54:29, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Baudelaire amoureux, Jannick Alimi (Editions Rabelais)

“L’amour est un crime où l’on ne peut pas se passer de complice” ce mot de Charles Baudelaire souvent oublié dit tout sur le poète. Jannick Alimi ne s’y réfère pas mais son livre sur l’amour chez Baudelaire va dans le même sens. Cette nouvelle collection d’un éditeur qui fait son nid dans l’édition est très bien présentée, avec des illustrations éclairantes sur beau papier. Cette fois il s’agit de l’auteur des Fleurs du mal, l’un des maîtres de la littérature mondiale et non pas française. Bien sûr sa gloire fut posthume comme souvent pour les géants de leur spécialité qui savaient très bien qu’ils valaient mieux que les sans intérêts qui tenaient le haut du pavé de leur époque. Pour plaire à la masse, il faut être le plus vulgaire possible, à 95 % c’est une juste vision des choses.

Quatre femmes dominent la vie de Baudelaire:

1/ Sa mère. Il lui demandait souvent de l’argent et elle lui en donnait. Quand elle se remaria, après la mort du père de Charles Baudelaire, le fils prit en grippe son beau-père qu’il haïssait. Le poète au niveau des sentiments avec sa mère se comportait plus en mari qu’en fiston.

2/ Jeanne Duval. Il l’a connue quand elle avait 20 ans. La métis alcoolique est une fille de joie que l’on devrait appeler fille de tristesse. A l’époque de leur rencontre, Baudelaire venait de toucher l’héritage de son père avant de nouveau être vite sans argent. Jeanne Duval erre de taudis en taudis. La relation entre Jeanne et Charles dure 15 ans. Elle le trompe à tour de bras- hors ses clients- et lui tente de se suicider. Elle fait une attaque et sa santé se délabre. Son amant – parmi d’autres- ne la laisse pas tomber. Les historiens des lettres n’arrivent pas à savoir si elle est morte avant le poète, à partir du moment où ils se perdent de vue.

3/ Marie Daubrun. Quand elle rencontre Baudelaire, en 1847, la jeune femme a 26 ans. La blonde prend pour amant Théodore de Banville, un ami de Baudelaire. Elle est comédienne mais dans des spectacles de seconde zone. La liaison Daubrun-Baudelaire court sur 10 ans.

4/ Apollonie Sabatier. Lors de la rencontre avec Baudelaire, en 1853, elle a 30 ans. La très belle femme reste 4 ans liée au poète. Ils vivent un amour platonique très intense. Cela m’a toujours amusé que platonique finisse par “nique”. Comme disait mon professeur de français (en 1ere, il aimait le football !): Jeanne Duval c’était Eros, et Mme Sabatier, Thanatos) Pour ne pas les confondre, j’avais ce procédé mnémotechnique: Duval comme le Pastis!

Le livre de Jannick Alimi synthétise très bien la vie amoureuse de Baudelaire dont Marcel Proust disait qu’il était en fait inverti, soit gay comme l’on dit à présent. Un fait certain: Les Fleurs du mal est un chef d’oeuvre absolu. Le poème sur la charogne m’a marqué dès sa découverte. La lucidité de Baudelaire était son encre.

-Baudelaire amoureux, Jannick Alimi (Editions Rabelais, 140 p., 14,80 €)

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