Catégorie: LA MOUETTE DE TCHEKHOV

02.01.17

Neuhoff (Ecriture), Pagnol (Laffont), Prévert(Gallimard), Volpone (Folio) & Thiriez (Plon)

Louis Jouvet interprète Mosca dans le film Volpone (1941)

-Deux ou trois leçons de snobisme, Eric Neuhoff (Ecriture, 192 p., 18 €)
Toujours agréable à lire parce qu’il sait tenir une plume et qu’il a autant d’humour que d’intelligence, Eric Neuhoff est un vrai vivant qui aime les belles et vraies choses de la vie. Attaché aux infines plaisirs, il déteste les bouteilles de vin qui ont un bouchon à vis. On le comprend : elles contiennent à 100 % un infect breuvage. Lire Neuhoff c’est côtoyer le spirituel haut de gamme. Il n’aime pas cette époque qui retire leur cigarette à Lucky Luke et à Malraux, et qui efface la pipe de Tati comme le KGB retouche les photos prises sur le balcon du Kremlin. L’élégant styliste Neuhoff préfère ne plus voir que tomber sur une affiche avec Bogard en train de fumer une cigarette en plastic. J’ai pris l’exemple du tabac. Tout le livre est de cette veine délicieusement française mais toujours ouverte sur le monde. Avec lui, on crie: Et Vian ! passe-moi le Ponge…

-Paroles, sagesse et mots d’esprit, Marcel Pagnol. Edition de Nicolas Pagnol (Robert Laffont, 144 p., 13 €)
Le petit-fils de Pagnol a sélectionné une belle brochette de mots d’auteur qui font plaisir à voir et surtout à lire. Comme chez Molière, tout ici fait rire en éclairant le monde. «Quand on aime quelqu’un c’est effrayant comme on pense peu aux autres», dans la bouche de Marius. «Le mâle repoussé traite généralement de «salope» la femme qui, précisément, refuse de l’être.» (L’eau des collines, Manon des Sources) «Tu n’es pas bon à rien, tu es mauvais à tout», fulgurance extirpée du Schpountz. Hors du temps. Indémodable.

-Jacques Prévert, inventaire d’une vie. Bernard Chardère (Découvertes/ Gallimard, 128 p., 15 €)
La vie du poète défile à la vitesse grand V : sa période surréaliste, l’omniprésence du macadam parigot, la clope au bec, la présence des amis, les jeux de mots en veux-tu en voilà, le cinoche, les poèmes, les collages… On ne s’en lasse pas. Il est et restera un géant des lettres françaises du XXe siècle.

-Volpone ou le renard , Ben Jonson, traduit par Michèle Willems (Folio, 292 p., 6,50 €)
On connaissait la traduction de Jules Romains d’après l’adaptation de Stefan Zweig de la pièce qui date de 1606, et l’on n’a pas oublié le film de Maurice Tourneur (1941) avec Harry Baur (Volpone), Louis Jouvet (Mosca) et Charles Dullin (Corbaccio) pour n’en citer que trois. Un homme (Volpone) – riche mais sans héritier- fait semblant d’être à l’article de la mort, ce qui lui permet de voir qui est qui dès que quelqu’un vient à son chevet. Contemporain de Shakespeare, Ben Jonson est demeuré inconnu du grand public. Il est cependant un nom dans le théâtre anglais.

-Dictionnaire amoureux de la montagne, Frédéric Thiriez (Plon, 1007 p., 27 €)
L’ancien président de la LNF est d’autres passions : le chant et la montagne. Son hymne à la montagne sonne juste, ce n’est pas qu’une commande honorée par un nom du PAF. Avocat, très bon orateur, Frédéric Thiriez sait aussi écrire. Il communique ses enthousiasmes et ses peurs. Il parle avec sincérité de l’Everest, de l’Annapurna et de Tintin au Tibet. Voilà une très bonne surprise dans la célèbre collection de chez Plon. Tout y est plein de vie.

24.12.16

Lettres III 1957-1965, Samuel Beckett (Gallimard). Pour tous les fondus de littérature

La rencontre de deux géants: un film de Beckett avec Buster Keaton.

On peut se demander à qui sont destinés les livres de correspondances, il est évident qu’ils sont pour les amoureux de littérature, encore plus pour les lecteurs passionnés par tel ou tel auteur. Ceux qui sont des fans de Beckett car on est fan d’un écrivain comme d’un chanteur, donc ceux qui sont fans de Samuel Beckett seront enchantés par le volume III de la correspondance de Samuel Beckett qui ne reste pas insensible au succès de ses pièces. L’auteur d’En attendant Godot méritait son succès. Il est réconfortant de voir s’imposer des écrivains de grand talent car tant de fausses gloires occupent le terrain. Beckett compte plusieurs textes majeurs : Fin de partie, Oh les beaux jours et aussi Molloy, La dernière bande. Quand on a écrit cinq livres de ce niveau, on peut se dire qu’on a bien travaillé et même qu’on a eu rendez-vous avec la grâce de manière régulière.
Dans la période de sa vie qui concerne ce volume III de sa correspondance, Beckett souffre des dents, des côtes et de la vue. Marié en 1961 à Suzanne Deschevaux-Dumesnil qu’il connaissait depuis la veille de la Seconde Guerre mondiale, Beckett écrit beaucoup à Barbara Bray qui sera l’une de ses proches jusqu’à sa mort en 1989. Ses biographes ne savent pas comment définir Barbara Bray : «compagne, maîtresse» ? Dans le même registre, il y a aussi Jocelyn Herbert. Ici nous sommes dans le people haut de gamme. Chez Beckett rien n’est jamais tout à fait clair ou flou. Comme dans ses pièces, beaucoup ont peur alors qu’il faudrait rire. Dans le volume de sa correspondance chaque année est précédée de repères biographiques. Cette édition est remarquable à tous les points de vue, forme et fond. Le papier est parfait. On aime avoir ce livre entre les mains, il y a même l’indispensable index. Le 15 mars 1958, Beckett remercie Jake Schwartz de lui avoir envoyé une encyclopédie en plusieurs volumes. Le 26 décembre 1959, il note à propos de son travail : «Je ne trouve pas mortelle la solitude, au contraire. Des trous s’ouvrent dans le papier et m’emmènent à des lieux du monde ». Seul un vrai écrivain peut s’exprimer de la sorte. Le 1er décembre 1960, il confie à Barbara Bray qui a trouvé de la «morphine pendant le déménagement. Assez pour tuer un poète».
Tout à coup, je me revois un jour chez Philippe Soupault. Le téléphone sonna, il décrocha et tout de suite après avoir écouté quelques secondes, le poète électrisé dit : «Oui, j’ai bien connu Beckett ! » et il raccrocha violemment. Une autre fois, Philippe Soupault me montra une lettre qui avait été envoyée par « Sam ». Soupault me désigna la fin : «Vous vous rendez compte il m’a écrit Affectueusement… Sam si austère… »
Il y a également les lettres de Sam à Roger Blin auquel il devait l’éternelle reconnaissance d’avoir fait découvrir son œuvre dramatique. Le 15 février 1961, il écrit à Jean-Jacques Mayoux pour le réconforter alors qu’il venait avec sa fille d’être victime d’un attentat, visé par l’OAS : « ces salauds sont passés chez vous » écrit-il d’Ussy sur Marne. Cela fait du bien de lire les différentes humeurs de l’écrivain. Parfois on oublie qu’il a été vivant. Pas moi, je l’ai suivi le jour des obsèques de Roger Blin. Comme si je suivais un héron. Une tête d’aigle. Il avait un béret basque. Je l’ai photographié de dos. Il n’a rien vu, rien ressenti. Il ne s’est pas aperçu de ma présence fantomatique parmi les tombes. Répétition générale !

-Lettres III 1957-1965, Samuel Beckett, traduit de l’anglais par Gérard Kahn. Edition établie par George Craig, Martha Dow Fehsenfeld, Dan Gunn et Lois More Overbeck. Gallimard, 828 p., 58 €

08.11.16

Raymond Devos - un Hommaginaire sur France 5

Raymond Devos sur France 5, en replay ci-dessous:
http://www.france5.fr/emissions/la-galerie-france5/diffusions/06-11-2016_519667

Très bonne émission. A voir, et revoir.
Raymond Devos ?
Pas un gramme de vulgarité, de politique, d’actualité.
Rien au-dessous de la ceinture.
Un amour sans fin pour la langue française.
Un poète, entre le cirque et le mine.
Un écrivain. Un musicien. Un jongleur. Un voix qui porte. Une rage d’expression.
Un ami. De la trempe humaine de Brassens, Ventura, Nucéra…
Il disait vouloir toujours être sincère et convaincre. Il y est parvenu.
C’était un autodidacte. Un enfant démesuré. Il jouait même de la scie.
Je revois son visage au théâtre Montparnasse. Au début, super maquillé, et avec l’effet de la sueur, le fond de teint lui donnait des airs de personnage du théâtre No japonais.
Chaque fois que je sortais de son spectacle, j’étais en apesanteur.

03.11.16

François Morel chanteur: un clown blanc qui fait l'Auguste

François Morel
avec les musiciens Antoine Sahler, piano, claviers, trompette; Lisa Cat-Berro ou Tullia Morand, Sophie Alour, saxophones, trombone, flûte, claviers; Muriel Gastebois, batterie, vibraphone, percussions et Amos Mah, violoncelle, contrebasse, guitares. Mise en scène, Juliette.
La vie (titre provisoire)
Jusqu’au 6 novembre 2016
Théâtre du Rond-Point

Qui a vu les Deschiens sur C+ n’a jamais oublié François Morel et ses partenaires.
Qui a vu Lapin-Chasseur l’a encore moins oublié.
Quand on voit François Morel sur scène entouré de ses amis - tous de remarquables musiciens- on retrouve alors un ami.
Tous les comédiens, les artistes que l’on aime sont tous nos amis.
Aussi bien Morel que Al Pacino ou Francis Blanche.
C’est la magie de l’Art.
D’emblée, Morel imite Yves Montand mais ses partenaires l’interrompent car on vient voir un chanteur pas un imitateur.
Ce clin d’œil aux grands anciens nous fera aussi entrevoir Brassens et Aznavour. Trenet également.
Evacuons les influences.
Deux dominent: Boris Vian. Comme Vian, Morel déteste chanter pour ne rien dire. Toutes ses chansons sont intelligentes.
Ensuite, citons Serge Reggiani.
Le spectacle actuel que nous propose Morel est tonique, convivial, émouvant, une parfaite réussite dans le genre chaleureux qui n’est pas du tout à la mode.
Si Morel décidait de chanter seul, rien que des chansons dites graves, il serait ni plus ni moins le nouveau Serge Reggiani, tant il sait porter haut le verbe autant par le coeur que par les cordes vocales.
Il a des fins de phrases qui sont des uppercuts à l’âme.
Brel, Ferré faisaient dans le minimalisme. Ce qui équivaut au gros plan.
Il n’y a rien de ringard à chanter devant un rideau baissé. C’est le plus difficile. Faire tout voir, avec aucun artifice. Ce n’est pas un hasard si Piaf s’y risquait, sûr de son talent. Aznavour a appris sa gestuelle en observant celle de la Môme.
Au Rond-Point, on voit un Morel dans la globalité de sa personnalité.
Un être humain ultra sensible qui ne peut s’enlever la mort de la tête.
Au lieu de s’en plaindre, il choisit de chanter la vie.
Quand on sait que l’on va mourir, on vit mieux.
Quand on sait que nos proches vont mourir, on les voit mieux, on les aime plus.
Rien n’est morbide, sordide, chez Morel mais il rit pour ne pas pleurer. Le mot de Voltaire à propos de Molière. Le maux aussi.
Sous le masque de l’Auguste, le clown blanc est prêt à bondir. A vrai dire, il est plus Auguste que clown blanc, question de survie. Quand il fait le clown blanc, l’Auguste se repointe aussitôt.
On pourrait dire aussi que l’on voit un Alceste guidé par Philinte. Voir tout noir ne mène à rien. Il faut savoir apprécier les grandes caresses de l’existence: celles de l’amour, celles de la nature, celles de l’amitié, celles de la beauté des jours qui passent et ne reviennent plus.
La nostalgie n’est qu’un présent qui ne s’efface pas.
Morel sait nous faire vibrer avec les bons côtés de la vie.
Morel aime plus les maternités plus que les cimetières.
Ce n’est pas un clown qui gifle son enfant turbulent, à la fin du spectacle.
A propos, d’enfant il chante une chanson qui vrille le cœur quand il ne trouve pas les mots pour évoquer la perte encore plus inhumaine que les autres.
Il chante aussi Jésus pour dire qu’il n’y a pas de quoi être fier.
Morel chante l’amour, le quotidien, l’absurdité qui nous dépasse.
Morel chante la vie. Titre provisoire, comme il dit.
Morel est le bourgeon d’un arbre qui fait a fait fleurir Bourvil, Caussimon, Dimey, Lemarque, Mouloudji, Vassiliu, Lapointe.
Chez les grands auteurs-interprètes, il n’y a pas d’anecdotes car tout est ressenti. Pour émouvoir, il faut avoir été ému.
Morel sait aussi frapper là où il faut. Il a la dent dure quand c’est nécessaire. Ecole Jérôme Deschamps. Famille Tati. Famille d’esprit. De regard. D’observation.

Théâtre du Rond-Point
2 bis avenue Franklin D. Roosevelt
75008 Paris
01 44 95 98 21
www.theatredurondpoint.fr

19.10.16

Mort de Pierre Etaix, génie du spectacle et du dessin

Etaix était l’héritier spirituel de Keaton. Le terme “génie” va très bien à Etaix dans une France qui associe “génie” à D. Payet parce qu’il a marqué un but pour West Ham dans un match nul. Oui, génie pour un point de gagner quand on est dans les bas-fonds de la Premier League. Maradona avait bien raison de parler de Dieu. Que l’Argentin soit l’envoyé spécial de Dieu, cela ne me choque pas mais que des plumitifs écrivent que Payet est un génie c’est écrire que Plastic Bertrand aurait dû avoir le prix Nobel à la place de Bob Dylan.

C’est Pierre Tchernia qui m’a fait connaître Pierre Etaix, par le biais de la télévision quand elle n’était pas qu’une vitrine de com.
Tous les deux viennent de disparaître.
J’ai croisé plusieurs fois Pierre Etaix à Montmartre.
La première fois, il devait être 7 h du matin, il est passé devant moi en voiture. Une voiture assez longue, et il l’a conduisait sérieux comme un pape.
Cigarette aux lèvres, tiré à quatre épingles. Rentrait-il ou sortait-il ? Il m’a tout de suite fait penser à Max Linder. D’évidence, il était la continuité des grands du cinéma muet. Un maître à part entière, absolument pas une réplique. Pas du tout le duplicata de Jacques Tati.
Il était à mes yeux l’élégance. Ses cheveux en arrière. Sa façon de porter la veste. Impeccable. Un visage d’une grande beauté, la beauté de l’âme.
Je l’ai rencontré 2 place Charles Dullin, il était assis sur un tabouret et attendait la concierge: il voulait récupérer le bandonéon du clown Pécari qui habitait dans l’immeuble. On est devenu ami instantanément: je connaissais tout de lui. Tout ce qui était visible.
On est sorti, on a marché. Il m’a montré là où se trouvait le cirque Médrano.
Après, on s’est revu au moins 10 fois. J’ai même failli faire un livre avec lui. Tombé à l’eau. L’éditeur a changé de crémerie. Je devais légender ses dessins.
Je pourrai écrire un livre sur lui, rien à voir avec celui qu’on devait faire.
Avant de le connaître, je lui avais parlé un dimanche matin devant une boulangerie. Il attendait sa mère qui achetait des gâteaux. Il souffrait de voir sa mère souffrir. On était rue des Abbesses, tout près de chez lui, tout près de chez moi, à l’époque. Nous étions des Montmartrois, c’est-à-dire les habitants d’un village, le seul de la capitale. Du moins, à l’époque. Aujourd’hui, c’est trop bobo et puis on ne peut plus y circuler tout en pouvant encore y rouler. Pas de vrai choix, comme tout le reste de la politique. Soit tout est piéton, soit on laissait comme avant. On s’y perd avec tous ces panneaux. On n’y comprend plus rien. On est comme des prisonniers dans sa propre ville.
On se voyait au Saint-Jean, le café non loin du Bateau-Lavoir, on sentait le Max Jacob, l’Apollinaire.
Il m’a parlé de son père et je ne peux pas dire ce qu’il m’a dit. C’est trop intime.
Il devait faire un film avec Coluche qui l’adorait. Pierre Etaix l’avait félicité pour les Restos du cœur et Coluche lui avait dit: “J’ai raté Tati, je ne vous raterai pas…” Leur projet ? Un film sur l’origine du monde mais Coluche… s’est tué en moto.
Il avait dit à Annie Fratellini, comédienne, qu’elle devait faire du cirque comme ses prestigieux ancêtres, ce qu’elle fit.
Pierre Etaix savait tout faire: film, acteur, théâtre, dramaturge, dessin, affiche, clown, musicien, sculpteur, peintre, décorateur. Un poète de l’image, de l’écrit, de la vie, de la mort.
Dans sa salle de bains, il avait dessiné au-dessus de la baignoire tous les grands du cinéma muet.
Un jour, il m’a fait le cadeau de me montrer cette fresque. J’étais privilégié. Tout le monde ne voyait pas sa salle de bains. D’autant plus qu’il était très pudique. J’ai pris cela pour un grand témoignage d’amitié.
On devrait faire un musée de son appartement dans le XVIIIe arrondissement.
Je me souviens de tout. On riait. Il avait la mélancolie des génies du comique. Un immense talent et bien plus que ça.
Jerry Lewis mettait Pierre Etaix au sommet du 7e Art, à juste titre.
C’est lui qui m’a appris que Robert Doisneau a mis en scène certaines photos alors qu’on le dit roi de l’instantané.
Pierre Etaix, toujours rasé de près. Impressionnant de fraîcheur.
Un clown blanc capable d’être un Auguste.
Il était né un 23 novembre, comme moi. Pas la même année. Le même MOI, c’est certain. Un sagittaire. Mi homme ni animal. Ni homme ni animal. On tire des flèches. Pour se défendre, pas pour attaquer
On pouvait rester sans parler. On buvait un coup. On parlait le silence.
C’est un homme qui souriait. Oui, il souriait et ne riait pas.
Tout ce qu’il faisait était plein d’intelligence. Un sens de l’observation hors du commun qui l’a rapproché de Tati.
Son numéro de clown préféré ?
Il recherche ses clefs dans un endroit éclairé, côte cours, tout en disant: “Je les ai perdues dans l’obscurité mais là-bas, côté jardin, je ne peux pas les trouver car il y fait trop noir…”
Pierre Etaix aimait faire des choses mais il n’aimait pas faire parler de lui.
Etaix incarnait la distinction perdue dans un monde plein de vulgarité.
Etaix, Pierre Etaix… Quel beau nom ! Pierre & textes.

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