Catégorie: LA MAISON BLANCHE

14.06.14

Eloge d'Arjen Robben stupidement classé 8e du Ballon d'Or 2013

L’étreinte en fin de match entre Robben et van Persie. Elle illustrait l’entente parfaite entre deux amis qui avaient passé d’innombrables soirées à rêver une pareille fête. Les deux architectes de notre bonheur pouvaient se congratuler. Les deux grands frères de la sélection sont prêts pour la compétition: ils nous ont fait plaisir.
La Hollande nous a donné des grandes pointures du football: Happel, Cruyff, Neekens, Haan, Krol, Rep, van Dyck, van Basten, Rijkaard, Gullit, Koeman, Bergkamp, Davids, Seedorf, van Nistelrooy…
Et maintenant van Persie, Robben.
“Demain, on repart à zéro…”
Voici ce qu’a déclaré Arjen Robben a la fin de son festival contre l’Espagne.
Il a faim de Coupe du Monde. Tant mieux ! On va s’en mettre plein les mirettes.
Ce joueur- un divin chauve, of course- nous régale depuis des années.
Quand on le voit, on croit qu’il a 50 ou 60 ans. Il ne paie pas de mine.
C’est un anti Beckham qui souffre d’un déficit de notoriété comme Paul Scholes en son temps.
Les médias n’aiment que les beaux gosses ou les cas sociaux: heureusement que C. Ronaldo est un grand joueur et que sa situation de vedette est justifiée.
Robben n’est pas assez beau pour ces messieurs-dames de la com. !
Pourtant Michel Simon jouait mieux que Jean Marais et c’est l’ami Jeannot qui le disait lui-même.
La presse française et l’UEFA ont presque réussi leur coup quand ils demandaient tous le Ballon d’Or 2013 pour Ribéry. Non mais! de qui se foutent-ils ?
Ribéry est un bon joueur de couloir gauche, un joueur explosif correct quand il se cantonne à centrer.
Robben, lui, c’est la vraie star du Bayern Munich.
En mai 2013, il a offert la Ligue des champions aux Bavarois en marquant le but de la victoire à la 87e minute, alors qu’il avait déjà donné une passe décisive pour Mario Mandžukić à la 60ème minute.
Robben a son propre style: course rapide, petit une-deux à lui-même d’un pied à l’autre, il aime perforer les défenses, comme Spaggiari les coffres de la banque de l’avenue Jean Médecin de Nice.
L’ailier droit adore entrer dans la surface de vérité pour déclencher une frappe du gauche au second poteau -ou au premier si c’est mieux.
Merveilleux joueur, plein de tonicité. Il respire l’intelligence en mouvement, diffusant une grande variété de jeu quand Ribéry fait tout le temps la même chose.
Je respecte le jeu et les progrès de Ribéry mais j’admire l’art de Robben.

Arjen Robben
Né le 23 janvier 1984
à Bedum (Pays-Bas)

Parcours:
2000-2002 FC Groningue
2002-2004 PSV Eindhoven
2004-2007 Chelsea FC
2007-2009 Real Madrid
2009 Bayern Munich

Sélections en équipe
2003 Pays-Bas 76(25 buts)

Palmarès

PSV Eindhoven
Champion des Pays-Bas 2003
Supercoupe des Pays-Bas 2003

Chelsea
Champion d’Angleterre 2005 et 2006
Coupe d’Angleterre 2007
Coupe de la Ligue 2005 et 2007
Community Shield 2005

Real Madrid
Champion d’Espagne 2008
Supercoupe d’Espagne 2008

Bayern Munich
Supercoupe de l’UEFA 2013
Ligue des champions 2013
Champion d’Allemagne 2010, 2013 et 2014
Coupe d’Allemagne en 2010, 2013 et 2014
Supercoupe d’Allemagne en 2012

11.06.14

Permalink 18:32:17, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Ronaldo, orgueil, gloire et préjugés, d’Antoine Grynbaum et Marco Martins (Solar)

Ronaldo est un immense footballeur. Un grand nom de l’Histoire. Il a du talent, a le sens du spectacle et en plus il a un mental d’acier. D’aucuns osent dire que Ribéry méritait plus le dernier Ballon d’Or que le Portugais.

De l’île de Madère à Madrid, on assiste à la progression du remarquable Ronaldo. Tous ses détracteurs ne sont en fait que des jaloux, des envieux. Ronaldo a tout ce qu’ils n’ont pas et n’auront jamais : il est beau, riche, célèbre et il a du talent. Il est lamentable de toujours attaquer les gens qui sortent de la masse. Tout le monde ne peut pas devenir Ronaldo, un joueur extraordinaire qui réussit à s’imposer au sommet à l’ère de Messi, l’extra-terrestre. C’est comme si Poulidor gagnait le Tour de France devant Anquetil !
Ronaldo a explosé mondialement grâce à Sir Ferguson qui l’a laissé s’exprimer avec beaucoup de déchets dans son jeu. Sir Ferguson n’a jamais dit au Portugais : « J’en ai assez de tes dribbles ! Il faut que tu donnes le ballon plus vite ! » Manchester United a été le révélateur de Ronaldo qui est parti ensuite au Real Madrid. Jouer au Real était le rêve du petit Ronaldo.
CR7 travaille tellement qu’il a été Ballon d’Or à Manchester puis à Madrid. Nouvel Exploit.
Chapeau l’artiste ! Ronaldo est comme Picasso : il a du talent et il sait se vendre. J’ai eu tant de peine de voir Garrincha se détruire que je suis heureux de voir Ronaldo assumer la gloire.
Ronaldo c’est donc Picasso et non pas Dali, un peintre surcoté qui a léché les « bottes sanglantes de Franco » selon le mot de Philippe Soupault. Dali avait surtout le sens de la communication jusqu’à vendre des tablettes de chocolat. Lui, CR7, montre ses tablettes abdominales !
L’âme de la peinture de Dali, je la cherche encore. L’âme du football de CR7 je la perçois sans cesse.
Ce livre sur CR7 a été écrit par Antoine Grynbaum et Marco Martins sans l’accord du Madrilène et de son agent. C’est la garantie d’une certaine authenticité. Qu’on ne compte pas sur moi pour dire que Ronaldo est prétentieux. Les auteurs sont eux aussi conscients que Ronaldo est un très grand joueur qui n’a pas fait passer le commerce de son nom avant le football, soit l’inverse de David Beckham, l’ex vedette de Man United devenu exclusivement un marchand de slips.
Il pourrait se permettre de l’être. De son vivant, il a son musée !
Si CR7 est un montre de confiance. S’il était Français, il ferait la une de L’Equipe quasiment tous les jours.
Une évidence: Benzema joue mieux qu’avant grâce à Ronaldo.
Ronaldo a toute la pression du Real Madrid sur ses épaules. On va voir comment va se comporter Benzema qui a désormais le premier rôle chez les Bleus. Quand il fallu qualifier le Portugal pour le Brésil, CR7 a marqué quatre buts en deux matchs contre la Suède d’Ibrahimovic qu’il a renvoyé à la maison.
CR7 est un joueur de premier plan. Ronaldo est bon dans tous les registres. Avez-vous déjà vu Ribéry marquer de la tête ?

-Ronaldo, orgueil, gloire et préjugés
d’Antoine Grynbaum et Marco Martins
Solar, 219 p., 16,90 €

[Post dédié à Eusebio]

PS: je commence ici une série sur les livres consacrés au football

26.05.14

Permalink 15:27:33, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Le top model C.Ronaldo détrone Beckham

Aujourd’hui c’est Ronaldo qui fait vendre.

Depuis 10 ans, C. Ronaldo surfe sur les hauteurs du football mondial.
Il a autant de détracteurs que d’admirateurs mais ses détracteurs deviendraient admirateurs s’il jouait pour leur club.
C.Ronaldo dérange parce qu’il est extraverti.
Messi, lui, ne dérange personne. Il se comporte comme Monsieur-tout-le-monde. C’est l’éternel petit frère.
De surcroît, Ronaldo joue dans des clubs qui sont très jalousés: Man United et le Real Madrid. Pour plaire à la bienpensance il faut jouer à Liverpool et au Barcelone: les Reds ça fait pauvre ouvrier et le Barça, antifranquiste. En France, les plumitifs préfèrent les Verts que le PSG. Monaco je ne vous dis pas, rien que des salauds de riches !
Ronaldo s’est programmé lui-même pour devenir un grand joueur.
C’est avec Sir Ferguson qu’il est passé de bon joueur à très bon joueur.
Comme le rêve d’enfant de CR7 était de jouer au Real Madrid, Man United a permis le transfert.
Ronaldo s’exprime aussi bien dans le football hispanique dans le football anglo-saxon. Que ferait Messi à Chelsea, loin de la nurserie du Barça. Fabregas y est retourné pour devenir un anonyme.
Le Portugais n’a jamais délaissé le football pour les à-côtés, à l’inverse de D. Beckham qui lui a inventé une marque pour la faire fructifier. Question football, Beckham n’a plus rien fait à partir de son départ de MU.
Ronaldo, lui, a gagné la C1 2008 avec Man United et la C1 2014 avec le Real Madrid.
Question contrats publicitaires, il n’a rien à envier à Beckham.
Si l’on mettait des joueurs français à la place de CR7 dans les films des pubs, on éclaterait de rire. Fermez les yeux et imaginez pas-besoin-de-dire-son-nom en slip avec sa femme…
Le seul qui pourrait résister à la comparaison c’est Y. Gourcuff mais son football l’empêche d’avoir de la lisibilité.
Ronaldo n’a jamais délaissé le ballon rodn pour devenir une icône, à la différence de Beckham.

Palmarès de C. Ronaldo, 29 ans:

2002-2003/ Sporting CP Supercoupe du Portugal 2002


2003-2009/ Manchester United
Premier League 2007, 2008 et 2009
Community Shield 2007 et 2008
FA Cup 2004
League Cup 2006 et 2009
Coupe du monde des clubs 2008
Ligue des champions 2008

2009/ Real Madrid
Liga 2012
Coupe du Roi 2011
Supercoupe d’Espagne 2012
Ligue des champions 2014

Ballon d’or 2008 et 2013

25.05.14

Permalink 12:15:17, Catégories: LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

L'atletico Madrid a résisté 93 minutes avant de craquer face aux assauts du Real

Les non connaisseurs diront que C. Ronaldo a mal joué alors qu’une finale doit surtout se gagner, ce qu’il a fait. Madrid peut être fier. La finale 100% madrilène fut haletante pendant 110 minutes.

Samedi 24 mai 2014
Ligue des Champions- Finale
Lisbonne, stade la Luz
Assistance: 60976 spectateurs
Real Madrid 4-1 Atletico Madrid

Buts pour Real Madrid: Sergio Ramos (90e + 3), Gareth Bale (110e), Marcelo (118e), Cristiano Ronaldo (120e sp)
But pour Atletico Madrid: Diego Godin Leal (36e)

Les vainqueurs sous le maillot du Real Madrid:
Casillas ©/ (3) Fébrile
Carvajal (5) Correct
Varane (7) Très vigilant
Ramos (8) L’homme-clé
Fábio Coentrão (4) Usé (59e, Marcelo) (7) A apporté beaucoup de tonus /
Khedira (59e) (2) Un jour sans (59e, Isco) Bien concentré
Modric (7) Très grosse activité du relayeur dans la récupération
Di María (8) A donné le déclic de la révolte
Benzema (2) Effacé (79e, Morata) (Non noté)
Bale (6) Carbonisé mais a marqué un but très important
Ronaldo (5) Les ignorants disent qu’il a “mal joué", c’est oublier qu’il vaut mieux jouer avec lui que contre lui. Exténué en fin de match, il a eu la présence d’esprit de donner le ballon à Marcelo au lieu de gaspiller une occasion. Ce fut une passe décisive! De plus, il a obtenu un penalty qu’il a transformé. En disputant un petit match, il a trouvé le moyen de faire gagner les siens 4-1 au lieu de 2-1. Le Portugais a inscrit 17 buts en C1 2013-2014. Record depuis 1956. Ronaldo a réussi autant au Real Madrid qu’à Manchester United. Il a remporté une C1 dans les deux clubs (2008 et 2014) où il a obtenu aussi un Ballon d’Or. Que ferait Messi loin du Barça ? Sir Ferguson était présent dans les tribunes: pour rien au monde il n’aurait raté le deuxième sacre européen de son fils spirituel. CR7 réussit le tour de force d’être toujours aimé par les fans de MU.

Sur le banc: López, Pepe, Arbeloa, Morata, Isco, Illarramendi
Manager: Carlo Ancelotti (10) Parfait coaching.

Atletico: Courtois/ Juanfran, Godín, Miranda, Filipe Luis (83e, Alderweireld)/ Gabi © Raúl García (66e, Sosa), Tiago, Koke/ Villa, Diego Costa (9e, Adrián)
Sur le banc: Aranzubia, Suárez, Rodríguez, Diego
Manager: Diego Simeone

Cela ne peut pas se prouver mais il est fort probable que le Real Madrid aurait perdu à la séance des tirs au but. C’est pour cela que les joueurs du Real ont voulu absolument l’emporter dans le cours du jeu, persuadés que s’embarquer en enfer dans le cas de la terrible séance de la loterie.
Avant la 93e minute, on se disait qu’on était en train de vivre une nouvelle fois l’illustration de l’adage “dominer n’est pas gagner", mais tout à coup, sur un corner de Modric, Ramos s’est élevé dans les airs pour égaliser du coup de tête astucieusement croisée. C’est ainsi que le Real Madrid se donna le droit de jouer les prolongations face à l’Atletico qui ouvrit le score à la 36e mn sur un but casquette car le portier du Real, Iker Casillas, sortit de manière stupide.
Entre la 36e et la 93e, nous avons assisté à un match attaque du Real contre défense de l’Atletico. A ce jeu-là, l’énergie du désespoir finit souvent par craquer car on ne peut pas disputer une aussi longue séquence sans connaître “un coup de moins bien". Le temps faible d’une seconde de l’Atletico a permis au Real de revenir au score grâce à Ramos, l’un des trois meilleurs défenseurs du monde. Mélange de force, d’intelligence, de technique et de fierté, Ramos est un footballeur de légende: à 28 ans, l’Espagnol est champion du Monde 2010 et double champion d’Europe 2008 et 2010 avec la Roja, la sélection nationale. Donc, un footballeur haut de gamme, autant destructeur de jeu adverse que créateur pour sa propre formation. Du grand art.
En fin de partie, l’entraîneur de l’Atletico a été expulsé, furax depuis que l’arbitre laissa 5 minutes de temps additionnel. Il est vrai qu’à deux minutes prés, il allait être sacré champion d’Europe. En fait, le Real Madrid méritait de remporter sa dixième C1 vu que ses joueurs sont toujours allés de l’avant pour essayer de marquer. Leurs adversaires se sont contentés de défendre avec l’espoir de marquer en contre attaque. Les défenseurs de l’Atletico ont été héroïques 93 minutes, ce qui représente un réel exploit. Cependant, il faut reconnaître qu’ils ont beaucoup marché sur l’homme. Leur football est un collectif qui manque de grandes individualités pour faire la différence.
Après le 1-1, on devinait que l’écart allait se creuser étant donné l’état de fatigue des joueurs de l’Atletico qui baissèrent physiquement suite au coup au moral créé par l’égalisation des favoris. Les joueurs de la Maison Blanche souffraient aussi de crampes mais ils se sont sublimés pour faire basculer la finale en leur faveur. Di Maria accéléra sur le côté gauche comme une anguille pour fissurer le mur adverse, son ballon fut dévié par le gardien Courtois avant d’atterrir sur la tête de Bale qui le catapulta au fond des filets: à 2-1, la messe était dite à la 110e minute. Ensuite, Marcello, entré en cours de jeu, alourdit le score (108e mn) juste avant que Cristiano Ronaldo ne donne le coup de grâce sur un penalty parfaitement tiré (110e mn).
Et c’est ainsi que le Real Madrid pouvait recevoir la Coupe d’Europe des mains du Platini. Cela nous a permis de voir un très beau moment: l’accolade du président de l’UEFA à l’adjoint de Carlo Ancelotti. Oui, ce fut magnifique de voir Platini serrer dans ses mains la tête de Zinedine Zidane. Le champion du monde 1998 a été très actif lors de cette finale: on l’a vu encourager C. Ronaldo à la mi-temps dans le couloir des vestiaires. Il était très impliqué sur le banc. Zidane va sans doute devenir un très bon coach. Il est à bonne école avec Ancelotti: le mythique coach italien compte désormais 5 C1 à son palmarès: deux comme joueur et trois comme entraîneur. Avant celle de 2014, il en avait glané quatre à l’AC Milan. Il rejoint feu l’entraîneur Bob Paisley qui remporta trois C1 avec Liverpool. La saison dernière, Carlo Ancelotti, a mis le PSG sur les bons rails. Il a choisi de signer au Real Madrid, pour la bonne raison que l’Histoire ne s’achète pas, même avec l’argent du Qatar.

Le Big Four des vainqueurs de la Champions League depuis sa création en 1956:
1 Espagne 14 victoires avec celle du 24 mai 2014.
2 Italie 12
3 Angleterre 12
4 Allemagne 7

23.05.14

Permalink 16:04:20, Catégories: LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Real Madrid 9 C1- 0 C1 Atletico Madrid

Finale de la Ligue des Champions
Samedi 24 mai 2014, 20 h 45 ( TF1 et Canal+)
Stade de Lisbonne
Real Madrid - Atletico Madrid

L’Espagne est, quoiqu’il arrive à l’issue de la finale, la grande gagnante car elle accentue encore son avance au classement des meilleurs pays en Champions League:
1 Espagne 14 victoires avec celle du 24 mai 2014.
2 Italie 12
3 Angleterre 12
4 Allemagne 7
5 Pays-Bas 6
6 Portugal 4
7 France, Écosse, Roumanie et Serbie 1
On voit que la France n’est vraiment pas une grande nation de football. Les Français ont inventé la C1 mais ils n’arrivent pas à la gagner, à part Marseille en 1993. La statistique est cruelle depuis 1956. L’Espagne, l’Italie et l’Angleterre- malgré l’interdiction suite à la tragédie du Heysel- caracolent en tête quand la France est en queue de classement avec trois modestes fédérations de football.
Le duel fratricide espagnol s’annonce grandiose avec deux entraîneurs fantastiques.
D’un côté, l’Italien Carlo Ancelotti, un gant de fer dans un gant de velours.
De l’autre, l’Argentin Diego Simeone, un extraverti extralucide qui joue le rôle du 12e homme non stop.
Deux chauds lapins, deux immenses compétiteurs. Deux anciens joueurs prêts à mourir sur le terrain.
Ancelotti est un ogre européen, il compte déjà 4 C1, remportées à l’AC Milan: deux comme joueurs, deux comme entraîneur. Qui dit mieux ?
Autrefois, le clasico c’était Real Madrid-Atletico Madrid. Toute l’année, la ville attendait le derby aller-retour.
Désormais, l’affiche importante c’est Real Madrid-Barcelone.
Cette saison, Madrid semble revivre ses émotions de jadis.
Toute la ville bouillonne et parle encore plus de football.
Songez que l’Atletico a gagné le championnat d’Espagne à la barbe des Catalans et du Real Madrid.
C’est comme si Nice et son petit budget avait gagné la L1 2014 devant le PSG et Monaco.
Voir deux clubs d’une même ville en finale de la Ligue des Champions est un événement sans précédent.
Depuis la création de l’épreuve en 1956, seule la ville de Milan s’était distinguée en remportant le trophée avec deux clubs différents: l’AC Milan et l’Inter Milan. Deux autres villes sont parvenus en finale avec leurs clubs respectifs: Belgrade (Étoile rouge de Belgrade, finaliste, et Partizan Belgrade, vainqueur,), Londres (Arsenal, finaliste et Chelsea, finaliste puis vainqueur).
Real Madrid pèse plus lourd que l’Atletico, à tous les points de vue.
Au niveau de la C1, le Real Madrid est le recordman de la compétition avec 9 trophées (1956, 1957, 1958, 1959, 1960, 1966, 1998, 2000, 2002), plus trois finales perdues.
L’Atletico était parvenu en finale 1974 contre le Bayern MUNICH qui avait gagné 4-0.
La ville est coupée en deux. Lors de cette finale 2014, la rivalité est encore plus importante entre le pot de fer et le pot de terre.
Le Real Madrid rêve d’un 10e sacre, et l’Altetico, d’un premier.
La dernière star madrilène a avoir soulevé le trophée fut Zidane qui d’un maître tir avait offert au Real la Coupe aux grandes oreilles, en 2002.
Plus de 10 ans sans parvenir à la reconquérir, comme quoi il ne suffit pas d’aligner les millions.
Zidane, présent dans le staff du Real, portera-t-il chance au Real ?
Il y a quelques semaines, le Real était super favori.
La tendance a changé car le club colchonero a remporté la Liga 2014. Cela lui donne un prestige incontestable.
Le Real est plein d’interrogations: C. Ronaldo, récemment blessé, est à court de rythme. Cela sera tout au rien. Le Ballon d’Or en titre joue à quitte ou double car il a déjà remporté la C1 avec Manchester United, en 2008. Un CR7 en grande forme peut plier le match à lui tout seul. Le Portugais a beaucoup de détracteurs parce qu’il est beau, riche et célèbre. Les ignorants croient qu’il est un Beckham bis. Grave erreur de jugement, C. Ronaldo est un immense footballeur quand Beckham ne fut qu’un joueur de couloir qui centrait bien. Beckham, surcoté, n’a plus jamais brillé loin de Manchester United. CR7, lui, brille aussi bien au Real qu’à MU.
En finale, il ne faut pas bien jouer. L’important c’est de gagner.
Le Real Madrid est favori mais l’Atletico peut l’emporter.
Un grand CR7 peut détruire le collectif de l’Atletico, grâce à ses incursions à toute vitesse, s’il part à la limite du hors jeu, bien lancé par Di Maria, Benzema ou Modric.
L’Altletico compte beaucoup sur la présence de Diego Costa qui s’est soigné avec du “placenta de jument".
Pour contrer les assauts du pur-sang Ronaldo ?

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