Catégorie: LITS ET RATURES

24.06.17

Permalien 07:41:00, Catégories: LITS ET RATURES  

Les années 1970 par Norberg, Durand, Fabiani...

Cat Stevens, vous vous souvenez ? Immense talent, texte, voix, physique.


Non ce n’était pas mieux avant. Johan Norberg nous le prouve avec ses 10 bonnes raison d’avoir confiance en l’avenir. Hitler, Staline et Mao, plus quelques autres fous totalitaires, qui riment avec sanguinaires, ont le sang de 120 millions de personnes sur les bras. Hier, contrairement aux apparences qui ont souvent hélas ! la formes d’attentats, ce n’était pas mieux, bien au contraire ! La Seconde Guerre mondiale a fait 55 millions de morts.
Une idée du quotidien: en 1900, les chevaux laissaient derrière eux 1 000 tonnes de crottin par jour dans les rues de New York et 200 000 litres. Beurk !
On parle souvent du Roi Soleil mais on pourrait dire aussi le Roi Poubelle. En effet, Louis XIV ne se lavait pas. Aujourd’hui, il y a des salles de bains chez les plus démunis. Louis XIV puait tellement qu’il ouvrait les fenêtres quand il avait rendez-vous pour qu’on ne sente pas qu’il dégageait l’odeur d’excrément d’autant plus qu’il avait des problèmes à son anus, la fameuse fistule royale. Un médecin le docteur Charles-François Félix – mon grand-père maternel chirurgien avait pour prénoms François et Félix…- opéra le roi, le 18 novembre 1686, sans anesthésie bien sûr. Vous imaginez la scène… Le roi eut droit à une saignée en plus. On fit des pansements journaliers tamponnés au … vin de Bourgogne ! Le docteur Félix lui octroyait des vertus extraordinaires. Grosso modo, Louis XIV se porta mieux. Un exploit du médecin ! Un médecin qui reçut 150 000 livres pour des dons dont la terre de Moulineaux à Tassy. Tout le livre du chirurgien Jean-Noël Fabiani (30 histoires insolites qui ont fait la médecine) est une mine sur la médecine. A ne pas manquer. Le XXe siècle n’avait pas que des qualités mais si l’on vit entre hommes de bonne compagnie l’air y est plus responsable qu’en l’an 2000.
Jean-Marie Durand, quant à lui, s’est attaqué à 1977, année électrique. Celle-ci on est un paquet à l’avoir vécue. Sur la couverture on reconnaît Rocheteau, Souchon, Barthes (l’écrivain pas le tennisman), Bowie… On était dans les années punk, No future ! 1977, les années VGE, l’inauguration du Centre Pompidou auquel j’ai assisté sans carton d’invitation – à l’époque c’était encore possible, il suffisait de passer er d’entrer- le suicide collectif de la bande à Baader- oh ! on les a sans doute un peu poussés- la mort de Charlot et du cocréateur d’Astérix (René Gosciny) qui repose à Nice. Les adieux de Poulidor. Il n’y avait pas le Sida et on pouvait boire un coup et écouter de la musique sans risquer de se faire tuer. En 1977, je me disais : plus tard, ILS seront nostalgiques de 1977. On y est.
Pour se replonger dans les «années livres » il est recommandé de se procurer l’atlas du duo Benoist Simmat et Aurélie Boissière qui ont confectionné un ouvrage avec de l’infographie dans des domaines aussi variés que la société, le sport, l’écologie, l’économie, la santé, la chanson, la télévision tout est passé au rayon X de leur recherche au peigne fin. On revoit les pattes d’éph., la presse écrite qui se vendait, les accidents de la route (trop nombreux)… La France de VGE était respirable. Les Français l’ont mis dehors pour une poignée de diamants dérisoires, du toc de Bokassa ! Une peccadille par rapport aux dépenses du pouvoir mitterrandolâtre qui a suivi. Dave a fait la préface. Maxime Le Forestier aurait tout aussi bien fait l’affaire, ou Julien Clerc. Notre jeunesse est derrière nous. Beaucoup de mes amis de l’époque sont déjà morts, fatigués de vivre. Chaque jour est neuf. Et non pas veuf.

-Non ce n’était pas mieux avant, de Johan Norberg. Traduit de l’anglais par Laurent Bury. Préface de Mathieu Laine. Plon, 270 p., 17,90 €
-1977, année électrique, Jean-Marie Durand, Robert Laffont, 281 p., 18,50 €
-Atlas de la France des années 1970. Nos années libres. Préface de Dave. Benoist Simmat, Aurélie Boissière. Autrement, 130 p., 19,90 €
-30 histoires insolites qui ont fait la médecine, Jean-Noël Fabiani, Plon, 432 p, , 22, 50 €

26.05.17

Permalien 09:35:40, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Les 50 ans de l'album des Beatles Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967-2017)

Sortie vendredi 26 mai 1967
Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
Coffret de l’album culte
Quoi de neuf ? Les Beatles !
La réédition du grand classique de la musique contient un ouvrage de 144 pages (avec une préface signée par Paul McCartney et par le producteur Giles Martin), ainsi que 15 autres nouveaux enregistrements du Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band sessions, dont la plupart sont inédits.
Le coffret comprend la version remasterisée de The Making of Sgt. Pepper, un documentaire inédit réalisé en 1992, ainsi que des films promotionnels restaurés.
Il y a un avant et un après Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band.
C’est une évidence de dire que les Beatles est le plus grande groupe du XXe. Il y a eux et les autres.
En dix ans d’existence et huit ans de carrière discographique (de 1962 à 1970), les quatre amis ont transformé la musique et du coup ont ouvert la tête à des millions de jeunes qui ignoraient à l’époque l’existence des surréalistes, des dadaïstes et de la Beat Generation, rien que des devanciers.
Le plus terrible c’est que John Lennon (assassiné) et George Harrison (maladie) sont déjà morts depuis longtemps alors que les Rolling Stones (moins Brian Jones, mort lui aussi) font encore des concerts en 2017. Complétement dingue comme destinée différente, au niveau groupe s’entend.
Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band est le 8e album des Beatles.
Il a été enregistré par les Beatles sur une période de 4 mois.
L’album est sorti début juin 1967
Toutes les chansons ont été écrites et composées par le très regretté John Lennon en compagnie de Paul McCartney, sauf Within You Without You, signée par le nom moins très regretté George Harrison.

Face A
1.Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
2.With a Little Help from My Friends
3.Lucy in the Sky with Diamonds
4.Getting Better
5.Fixing a Hole
6.She’s Leaving Home
7.Being for the Benefit of Mr. Kite!

Face B
8.Within You Without You
9.When I’m Sixty-Four
10.Lovely Rita
11.Good Morning Good Morning
12.Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (Reprise)
13.A Day in the Life

Musiciens et chanteurs: Les 4 Beatles
John Lennon – guitares acoustique et électrique, orgue, piano, percussions, chant, effets sonores
Paul McCartney – guitare basse, guitare acoustique, guitare électrique, piano, orgue, percussions, chant, effets sonores
George Harrison – guitares acoustique et électrique, sitar, tamboura, harmonica, percussions, chant
Ringo Starr – batterie, percussions, piano, harmonica, chant

Autres participants:
George Martin – clavecin, orgue, piano, harmonium
Mal Evans – piano, harmonica, harmonium, percussions, chant
Neil Aspinall – harmonica, tamboura
Les Asian Music Circle: Quatre musiciens jouant du tabla, du dilruba, du swordmandel et des percussions indiennes
Le London Symphony Orchestra

19.05.17

Permalien 18:34:19, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Quelques notes avec Brassens, préface de Maxime Le Forestier. Joël Favreau. (L’Archipel)

Joël Favreau ici en compagnie de Georges Brassens. Nous avons eu la chance de vivre à l’époque de Brassens, Brel, Trenet, Ferré, Ferrat, Nougaro et Barbara. Voir Brassens en couleurs et en si parfaite qualité visuelle est plus que troublant. Il est bel et bien plus vivant que le chanteur que j’ai vu et hélas ! entendu l’autre jour inaugurer le Festival de Cannes. Le ridicule ne tue plus depuis longtemps. Comment ose-t-on monter sur scène pour ânonner de cette façon ? Et comment osent-ils applaudir ?

La discrétion faite homme, Joël Favreau nous confie quelques souvenirs de toutes ses années passées en compagnie de Georges Brassens qu’il aime comme un père, un transfert que fait tout son public tant Brassens donne envie d’être son ami.
Depuis que le Sétois céleste est mort beaucoup se revendique ami de Brassens, à tort. Joël Favreau précise; “J’en ai tellement vu, des sans-gêne aucune, qui se bousculaient pour être sur la photo, qui fouaillaient même sa corbeille à papiers…” Toutes ses attitudes minables sont étrangères à Joël Favreau comme elles le furent à René Fallet, Louis Nucéra, Georges Moustaki ou Guy Béart. Sacré quatuor d’amis. J’en ai connu trois sur quatre.
Jamais, au grand jamais, Joël Favreau ne se pointait chez Brassens à l’improviste, ce que prétendent d’aucuns. Il appelait d’abord le fidèle Gilbratar qui indiquait le jour et l’heure pour venir rue Santos-Dumont.
Brassens ne répondait jamais au courrier, ni au téléphone. Satie lui non plus n’ouvrait pas son courrier. Brassens accueillait toujours ses amis par : “Comment vas-tu galopin ?”
Ce livre est celui d’un ami qui en raconte un autre.
Pas de voyeurisme, pas de scooop atroce, rien que moments de jadis qui remontent à la surface. On est comme à la terrasse d’un café avec un copain qui nous raconte sa vie tout en regardant les gens dans la rue.
Très bel ouvrage où vibre l’amitié sans forfanterie.
Brassens avait vu en Joël Favreau un fils. Et comme à son habitude, il ne s’est pas trompé.

-Quelques notes avec Brassens, préface de Maxime Le Forestier. Joël Favreau. L’Archipel, 200 p., 18 €

16.05.17

Permalien 23:58:18, Catégories: LE GYM E BASTA, LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Quoi de neuf ? Michel Audiard (1920-1985)

Jean Gabin et Michel Audiard, c’est la famille. Amitié, droiture, amour de la littérature, passion du sport.

Cet homme a passé sa vie à travailler et non pas à berner ses concitoyens. Dans Le Président, par son porte-parole Jean Gabin, Michel Audiard recouvre de fiente la classe politique, pour l’éternité. L’authentique créateur n’était pas un vulgaire promoteur de spectacles. Il parlait pour dire. Même en série B, il y a sa marque de fabrique. On parle de films de Michel Audiard (1920-1985) dès lors qu’il en a signé les dialogues. Avec Jacques Prévert, Henri Jeanson et Charles Spaak, il est l’un des plus brillants dialoguistes. Leurs héritiers sont difficiles à trouver, à part parfois Bertrand Blier. La France a parlé le Michel Audiard comme elle a parlé le Georges Brassens. L’Audiard est une langue avec sa propre gymnastique grammaticale. Faire rire est beaucoup plus difficile que de faire pleurer, n’en déplaise à la milice du cinéma qui ne récompense que les films dits sérieux. Les jurés des prix pensent que c’est mieux qu’on s’endorme devant des films d’Ouzbékistan.
A la fin de sa vie, Michel Audiard a participé à Garde à vue (1981) et à Mortelle randonnée (1983) de Claude Miller pour démontrer qu’il savait aussi s’immerger dans un sujet grave. Le caustique tirait le meilleur du roman d’un autre pour le rendre accessible aux spectateurs : Les Grandes familles (Druon, 1958), Le Président (Simenon, 1961), Un Signe en hiver (Blondin, 1962) et La métamorphose des cloportes (Boudard, 1965). Il a su aussi se fondre dans l’œuvre d’Albert Simonin pour dialoguer Le Gentleman d’Epson et Les Tontons flingueurs (1963) parmi tous les succès du duo culte du 7e Art. Quand il est devenu réalisateur, il a porté à l’écran un roman de René Fallet (Il était un petit navire) sous le titre «Le drapeau noir flotte sur la marmite» (1971) Finalement Paul Meurisse, Bernard Blier, Francis Blanche, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo, Michel Serrault, Robert Dalban, André Pousse, sans oublier Françoise Rosay, Annie Girardot et Mireille Darc font partie intégrante de l’œuvre d’Audiard, champion de l’amitié.
«La nuit, le jour et toutes les autres nuits», après la mort de son fils François, tué en 1975 dans un accident de voiture, dévoile un écrivain qui ne joue plus à faire le clown : «Il n’y a plus qu’à s’asseoir sur un banc et attendre. La fin du monde est pour dimanche». Trop conscient de son rôle d’amuseur public n°1, Audiard n’osait pas dire qu’il était écrivain. Il nourrissait un complexe vis-à-vis de Céline alors que tous les deux étaient animés par une identique rébellion pleine de gouaille. Le bibliophile sentimental avait acheté le N°86 sur Alfa de «Voyage au bout de la nuit» (1932), un exemplaire tirage de tête datant de l’époque où Céline était le chantre de la gauche avec en première ligne Aragon.
L’ambassadeur par excellence de l’esprit français crie, mieux que personne, Vive la France (1973) dans un documentaire nourri d’images archives qu’il commente avec sa voix d’une ironie constante. «Les Français ne lisent pas. Ils achètent des livres.» Il n’est pas tendre avec ceux qui découvrent la littérature grâce au livre de poche, et la musique par le biais du microsillon. En pleine époque du Petit livre rouge de Mao, Audiard sortit le sien : «Quand les types de cent trente kilos disent certaines choses, les types de soixante kilos les écoutent». Il enchaîne les formules qui font mouche : «Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche». Il est possible que la récompense suprême d’un écrivain soit de faire oublier la rage de dent à un lecteur.
Parfois le talent est héréditaire. Chez les Audiard, le fils Jacques s’est fait un prénom dans un registre différent. Un prophète (2009) maintient en haut de l’affiche la renommée familiale. Récemment, à contre cœur pour évacuer le fétichisme qui sclérose, la famille s’est séparée de l’univers paternel qui s’est envolé aux enchères. Reste l’émouvant catalogue qui contient tout Michel Audiard : de l’exemplaire de 1782 des Liaisons dangereuses aux Illuminations de Rimbaud sur papier de Hollande (1886), d’une bonne partie des cent vingt manuscrits et autres dactylogrammes de films qui ont bénéficié de sa plume- dont l’ébauche du scénario L’instinct de mort, de Mesrine, co-signé avec Patrick Modiano- avec en plus son bureau en bois naturel et un lot de vélos de course «Mercier», car le cyclisme était l’une de ses multiples passions. Que reste-il de Michel Audiard ? Tout ce qu’il a déposé dans notre cœur. L’enchanteur de notre jeunesse était un mélange d’anar et de réac. Un très bon Français.

-Michel Audiard. L’Encyclopédie. Stéphane Germain. Hugo Image, 295 p., 24 ,95 €
-Michel Audiard. La revue Schnock, N°21, décembre 2016. La Tengo Editions, 180 p., 14,50 €
-La nuit, le jour et toutes les autres nuits, Michel Audiard. Denoël, 230 p., 17 €.
-Michel Audiard. Pierre Bergé & Associés. Mai 2016. 230 p. www.pba-auctions.com

25.04.17

La gloire éternelle du génial Django Reinhardt (Noël Balen/Du Rocher et Alexis Salatko/Robert Laffont)

Je n’utilise quasi jamais le mot “génial” mais pour Django Reinhardt(1910-1953), oui.
Tout comme pour Hendrix. D’ailleurs, Hendrix aimait la musique du manouche céleste au point d’appeler Band of Gypsys son ultime groupe.
Quant on songe qu’un imposteur est désigné “génie” parce qu’il fait fabriquer par de “grandes” marques des sacs avec des reproductions de Fragonard ou van Gogh. Tout ça après Duchamp et Warhol.
Stéphane Grappelli et Django Reinhardt forment l’un des plus grands duos de l’Histoire de la musique.
La vie de Reinhardt méritait un film. C’est fait, par Etienne Comar avec Reda Kateb et Cécile de France, deux très bons comédiens. Il est inspiré de Folles de Django, livre d’Alexis Salatko auteur du superbe Horowitz et mon père.
La mère de l’artiste fut très important dans la vie du musicien qui vivait à son rythme. Il faisait ce que bon lui semblait. On a peu d’images de lui, des photos oui, mais pas beaucoup de pellicule le montrant en action.
Il est légendaire a plus d’un titre. Comment ne pas voir le terrible signe du destin par le biais de l’incendie qui l’a privé de l’usage de deux doigts de sa main gauche ? De ce handicap, il va faire une force, un son rien qu’à lui. Il a été plus fort que ce maudit mauvais sort !
On reconnaît l’immense jazzman à l’écoute d’une seule note, comme Hendrix, comme Miles Davis, comme Coltrane.
Le génie vagabond, par Noël Balen -musicien lui-même- mérite tout autant d’être lu. Quand on aime, on ne compte pas. C’est le moment de le prouver. Un vous le gardez, l’autre vous l’offrez. Circulez, il y a à voir !
Les deux ouvrages se complètent et permettent de passer du temps avec l’un des cinq plus grands guitaristes du XXe siècle.
Les deux livres - et le film- font l’éloge d’un homme libre qui a vécu seulement 43 ans mais avec l’avantage d’avoir donné le meilleur de lui-même avec les cordes de sa guitare.
Dans 10 000 ans, on parlera encore de Reinhardt comme de Mozart et de Duke Ellington ou alors notre monde ne sera plus qu’une terre ravagée par l’imbécilité.

-Django Reinhardt, le Génie vagabond, Noël Balen, Editions du Rocher, 296 p., 19,90 €
-Folles de Django, Alexis Salatko, Robert Laffont, 276 p., 20 €

<< Page Précédente :: Page suivante >>

Août 2017
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software