Catégorie: LITS ET RATURES

22.11.17

Larios - un Best à la française- à coeur ouvert: dopage et caisse noire à St Etienne, love story avec la femme de...

En 1986, j’ai vu Jean-François Larios de près, dans les vestiaires de l’OGCNice. Un sacré athlète, dans le genre indien, Cheyenne ou Sioux. D’évidence, le genre d’homme qui ne peut pas laisser indifférent. Entre Oswaldo Piazza (ex icône des Verts) et Marlon Brando (époque Sur les quais). Rien que ça ! Si on rajoute tout le côté sexe, drogue et rock n’roll, on se retrouve face à une sorte de George Best français, la verve naturel en moins. Best n’avait pas besoin d’un “nègre” pour faire de l’esprit.
Larios, lui, a eu pour plume Bernard Lions, journaliste à L’Equipe, fin connaisseur de l’histoire des Verts. Le footballeur joue cartes sur table, c’est sa marque de fabrique. Il dit que ce n’est pas lui qui a écrit mais il a signé des deux mains tout ce qui est écrit. Leur livre est vraiment à part dans la production du genre. Voici un pavé dans la mare ! Ses détracteurs diront qu’il crache dans la soupe pour vendre des bouquins. C’est un livre qui restera dans l’édition du football car il est très loin des bouquins écrit avec la brosse à reluire pour faire de la “com.”
Cela me surprendrait que l’on voit Larios sur tous les plateaux de télévision puisque l’omerta règne dans le football.(1) Ceux qui parlent vrai sont broyés et jetés par le système: où sont J. Glassmann et J.- J. Eydelie ? L’un a dit qu’il refusait d’être corrompu dans l’affaire VA-OM; l’autre a raconté tout les manigances de cette époque marseillaise.
Le livre de Larios n’est pas qu’une sorte de Voici avec plein d’anecdotes croustillantes. On y apprend le dopage de Larios à Saint-Etienne. Puis la caisse noire à l’ASSE. Cela fait beaucoup pour un seul homme mais cela ne fera pas de vagues dans la presse française: “Pas touche aux Verts” ! Il va y avoir un cordon sanitaire pour faire barrage à Larios, une fois de plus. On dira: Larios dit n’importe quoi, cela ne regarde que lui. Ce n’est pas demain qu’il sera consultant. Il est sur la liste des ex joueurs à éviter. A la limite, on l’accusera d’être une balance.
Ecrit de manière directe et très efficace, plus près des Tontons flingueurs que d’un long métrage de Jean-Luc Godard qui n’a pas tourné que des films de premier plan, le livre nous dévoile dans le menu détail, tout l’épisode amoureux entre Larios et “Yeux Bleus", soit Mme Michel Platini. C’est un article dans Libération qui répand la nouvelle. Oui, Libération et non pas France Dimanche, comme quoi… Petit à petit, tout le monde a tourné le dos à Larios qui n’épargne personne dans son jeu de massacre. Il y en a qui n’ont vraiment pas intérêt à ce qu’on lise ce brûlot. Pourquoi s’acharner sur Larios alors qu’on n’a pas condamné France Gall et N. Sarkozy pour des histoires de cœur similaires ? se demande Larios qui a des atouts maîtres dans ses mains. On le croit sur paroles. Tout ce qu’il dit sonne juste. Tout ce qu’il dévoile sur le dopage à l’ASSE, on le savait mais on ne l’avait jamais vu écrit noir sur blanc.
Larios a vécu comme Jim Morrison dans un univers d’hypocrites, de menteurs, d’imposteurs.
Il ne méritait pas d’être traité en “salaud public n°1″.
Ce livre ne changera pas sa situation de maudit dans le football qui fait la part belle à faux rebelles qui pullulent devant micros et caméras. Hier, les joueurs crachaient sur la presse. Aujourd’hui, les mêmes causent dans le poste pour continuer à endormir le public. Le livre ne changera rien mais il restera une pièce à convictions que l’on pourra dégainer quand on nous raconte n’importe quoi sur la saga verte. Avant c’était mieux ? Non, avant c’était pire.

(1) L’Equipe, mercredi 15 décembre 2017, a consacré deux pages au livre. Deux pages de bonnes-feuilles (extraits). Avec en plus des réacteurs d’anciens joueurs de l’ASSE qui disent: circulez, il n’y a rien à voir ! Le journal annonce la sortie du livre mais n’entre pas dans la polémique.

-J’ai joué avec le feu. Le foot, le fric, le dopage, mes amours, mes emmerdes…, Jean-François Larios. Avec la collaboration de Bernard Lions. Avec un cahier-photos. Solar, 313 p., 17,90 €

12.11.17

Permalien 08:26:51, Catégories: FORZA ITALIA !, LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Vikash Dhorasoo: "Comme ses pieds" (Seuil)

Vikash Dhorasso a déjà 44 ans ! Comme le temps passe…
Ce joueur est un rebelle à sa façon, c’est-à-dire chouchou des médias de gauche qui en ont fait une emblème de l’intégration. C’est justifié car c’est un homme très attachant.
On se souvient que Bertrand Delanoë- qui connaît aussi bien le football que moi les tables de logarithme- lui avait demandé lors d’une présentation: “Vous parlez français ?” D’origine mauricienne, le joueur plein d’esprit n’en est pas moins 100 % français.
Sa carrière est plus que correcte- surtout à Lyon- sauf à l’étranger où il fit banquette à l’AC Milan. D’autres ont fait comme lui mais ils sont prétentieux et font croire qu’ils ont été de grands joueurs. Suivez mon regard vers cette station de radio de beaufoïdes (je parle des animateurs, pas des auditeurs, à leur image quand même!)
Dhorasso est totalement lucide sur son talent, et il est parfois trop sévère quand il parle de lui.
Ce fut un footballeur à la très bonne vision de jeu et à la technique bien supérieure aux fausses stars actuelles.
Dans les médias, c’est un bon client: il a de l’humour et son intelligence lui permet de tenir la dragée haute à n’importe quel interlocuteur.
Dhorasso est sous-employé. Il ferait un très bon consultant. Les télés le laissent de côté car il a un débit lent comme Doc Ginéco. Et à l’heure du net, on n’aime pas ça. Cependant, s’il a le débit hyper soft, sa réplique est cinglante.
Son livre vaut largement ceux des “écrivains-journalistes".
L’a-t-il écrit lui-même ou a-t-il été aidé ? Dans ce genre de production l’auteur enregistre et après on décrypte. On doit lui reconnaître un vrai goût pour l’écriture.
Dison qu’on le reconnaît partout dans ce livre qui sonne juste, vrai.
On y perçoit sa distance par rapport aux événements, sa joie d’être footballeur et sa méfiance envers ce milieu gavé d’incompétents et de requins.
Très important: Dhorasso aime ses parents, et cela fait chaud au cœur.
Il aime aussi la France, et il n’a pas tué l’enfant qu’il fut.

-Comme ses pieds, Vikash Dhorasoo. Seuil, 192 p., 17 €

03.11.17

Permalien 08:49:37, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Patrick Modiano, Ballon d'or de Littérature

Patrick Modiano
Cnews, jeudi 2 octobre 2017
Emission de Pascal Praud
Avec Denis Cosnard, Marie Lebey, Bernard Morlino

29.10.17

Monstre, signé Depardieu (Cherche-Midi)

Monstre ? Un jour, un potier dans le Berry lui a dit que parfois cela le gonfle de toujours faire des assiettes ou des vases. Il prend alors un bout de terre et fait un monstre, en terre cuite. Le potier : «Je fais ça parce qu’il faut que ça sorte ! J’en ai plein comme ça à l’intérieur de moi !» Et Depardieu de confirmer : «Il a raison. Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent».
La photo de couverture est floue, comme un Bacon. Il y a écrit, en gros : «DEPARDIEU MONSTRE». Ni titre, ni auteur, ou les deux confondus.
Tout le livre est un vaste fondu-enchainé sur sa vie. Des scènes qui se suivent et ne s’efface pas.
Depardieu était beau, et maintenant gros. Tout comme Welles et Brando.
Extrait sur Pasolini: «Je me souviens d’un match de foot entre l’équipe de 1900 et celle de Salo, qui se tournait au même moment. J’étais dans les buts, Pasolini, en face de moi, avant-centre. Là, il n’y avait plus de militant raffiné, mais un guerrier, une bête qui savait foncer en gueulant comme un malade ».
«Le passé, c’est un bagage qui nous scie l’épaule.» Dit-il à propos de Patrick Dewaere. «J’essayais bien de le pommader, mon grand brûlé, mais avec le passé qui ne passait pas, il était plus désespéré encore que le désespoir. Il luttait moins contre la drogue, comme on l’a dit, que contre une douleur d’enfance qu’il portait en lui et qui le détruisait.»
Barbara s’en est mieux sortie, pense-t-il, grâce à la chanson, cautère sur jambe de bois. «Heureusement, moi, écrit-ii, j’oublie vite, mes joies comme mes douleurs ».
D’autres phrases:
«Seul le présent me mobilise. Parce que plus on est dans le présent, plus on est proche de l’amour».
«Je préfère les chemins du cœur. Je ne cherche jamais à avoir raison ou à avoir tort. Je ne suis sûr de rien. Je n’aime pas être définitif.»
Comme l’écrit Peter Handke : «Je ne sais rien de moi à l’avance».
«Avec Bernardo Bertolucci, j’ai compris ce que c’était un tournage. Tout simplement un essai, entre quelques personnes, de vivre ensemble une aventure. Une tentative de Paix.»
«Marco Ferreri ne donnait aucune réponse, il posait juste des questions(…) Aucune psychologie, que de la poésie. Cette poésie dont seuls les vrais monstres sont capables ».
Sur son fils, il dit que les juges lui ont fait mal.
Il adore les Italiens: «Aussi monstrueux que talentueux (…) Avec eux, il y a une espèce de joie enfantine du rêve, une innocence, un charme, un appétit constant.»
Je ne sais pas si Depardieu a écrit ce livre tout seul ou si c’est un “nègre” qui a tout mis noir sur blanc.
En tout cas, ce qui est écrit, il le signe des deux mains. Et a bien fait de la signer.

-Monstre, Gérard Depardieu. Cherche-Midi, 218 p., 18 €

24.10.17

Permalien 10:35:12, Catégories: LITS ET RATURES  

Vintage Football Club (Morlino) dans France Football, L'Equipe et Le Figaro

Revue de presse écrite - en dehors de la filmée- sur l’album Vintage Football Club, Bernard Morlino. Préface Eric Cantona (Tana, 24,95 €)

France Football:
“Pourquoi il faut l’acheter: Prévert n’aurait pas renié cet inventaire qui permet de revisiter un siècle de football (…) Rien que pour cette richesse et cette originalité, cet ouvrage mérite le détour.”

L’Equipe:
Vintage Football Club, un livre de Bernard Morlino, enlumineur certifié de trajectoires célestes.”

Le Figaro:
Vintage Football Club. Un très bel album, agrémenté de superbes photos et préfacé par l’enfant terrible du football français, adulé à Manchester United, Eric Cantona.”

<< Page Précédente :: Page suivante >>

Décembre 2017
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software