Catégorie: EN MARGE

02.02.14

Eloge du dégoût, de Bernard Morlino (Editions du Rocher)

Régulièrement je remonte à la surface du blog ce post hélas! toujours actuel. Je m’adresse un satisfecit car il s’agit de ma modeste contribution au combat contre les imposteurs qui se servent des médias pour nous raconter n’importe quoi. En gros, tout me dégoûte, sauf le talent. Peut-on en finir avec la République bananière ?

Vu l’actualité de la politique intérieure en France, je republie un extrait de mon livre Eloge du dégoût (2012, Editions du Rocher) Le passage ci-dessous provient du chapitre: “Les politichiens dégradent l’action politique” (p.83-p.96)

-"Les peuplades éloignées étaient beaucoup plus artistes que nous. Nos lointains prédécesseurs avaient le sens des volumes. Face aux masques et autres statuettes anonymes, leur âme nous toise. Nous sommes incapables de tirer autant d’un bout de bois ramassé dans les forêts. On marche sur les asperges sauvages et nous ne ramassons plus les figues gorgées de sucre et de soleil, aplaties par les pneus des voitures indifférentes. On prétend tout savoir mais nous ne sommes pas en mesure de donner le nom des habitants de Los Angeles, de Washington et de Chicago.
Cela rassure de signer des autographes. Douce impression d’exister. Le plus connu d’entre nous n’est plus rien dès qu’il voyage. Certains people vont jusqu’à dire : « L’été je pars à l’étranger dans des endroits où personne ne me reconnaît ». C’est le comble du chic : une cure d’anonymat ! A Paris, ils sont pourtant prêts à tuer père et mère pour se faire une place à la devanture des kiosques à journaux. Les plus cyniques usent de leur gloriole pour passer avant tout le monde devant des distributeurs de billets, au seuil des banques sur les Champs Elysées. Les badauds sont contents de voir de près celui qu’ils voient chez eux quand ils sont en train de se curer le nez.
La pensée régnante du texto nous impose une société qui ne pense pas plus loin que les menus des fast-foods. On s’écrit en charabia. On pense en onomatopées. On ouvre un blog dans le désert. On téléphone aux radios par raconter qu’on a trompé sa femme avec le livreur de sushis… On interroge Madame Michu pour savoir si le budget du ministre de la défense lui convient. On fait croire à chaque auditeur qu’il est journaliste. Les radios sont devenues des vide-ordures.
D’ici peu, les présidents de la république feront leurs allocutions télévisées entourés de clodettes. Un ancien président des Etats-Unis se fait payer une fortune à chaque conférence pour ne rien dire de nouveau sur le conflit israélo-palestinien. En Italie, un président du conseil a atteint un degré de cynisme rarement atteint en démocratie.
Les politichiens ne cessent pas de dire que l’ennemi est à l’intérieur du pays. En 1939, il est venu d’Allemagne. Dans les années 2000, des chasseurs de bulletins de vote désignent les Noirs et les Arabes. Les Français ne s’aiment plus. Sous la présidence Mitterrand, le diable s’appelait FN. Depuis la mort de celui qui en l’a fait proliférer, par tactique électorale, le FN a été convié au second tour dans la bataille pour l’Elysée. On nous prédit que ce parti peut accéder à la fonction suprême. De Gaulle nous faisait prendre le dictionnaire pour voir les définitions de «Chienlit» et de «Volapuk» alors que son homologue de 2007-2012 a traité de « pauv’con» un électeur qui ne l’a pas élu.
Au petit matin, on voit des passants avec de gros casques sur les oreilles. Il ressemble à des techniciens d’une régie de radio et à des astronautes. Avec en plus les lacets défaits et le froc qui laisse apparaître leurs fesses. A quand la télévision walkman ? Moderniser ne veut pas dire liquider le passé. A part les progrès de la médecine, tout ou presque se dégrade. Mes grands-parents étaient piétons. Mes parents, automobilistes. Je voyage en TGV. Nos enfants ou petits-enfants sont-ils condamnés à l’avion supersonique ou doit-on revenir au véhicule hippomobile ?
Pierre Bérégovoy s’est suicidé. Depuis la mort de l’ancien Premier ministre, la politique a perdu de son prestige. Il a mis fin à ses jours pour marquer son désaccord avec les pratiques actuelles. Il était de l’ancienne école. Tout devait se mériter. François Mitterrand avait été séduit par le parcours de cet homme différent des bardés de diplômes. Monsieur Bérégovoy n’a jamais porté de col Mao. Sa séance photo, très John Kennedy, avec ses petits enfants sous son bureau lui posa un problème de conscience. Il n’accepta que pour faire plus dans le coup. Cette façon putassière de séduire le révulsa.”

-Eloge du dégoût
de Bernard Morlino
2012, Editions du Rocher

[Post dédié à Jean Moulin]

22.10.13

Permalink 18:54:34, Catégories: THE RED DEVILS, EN MARGE, GRAND MONSIEUR  

Jadis, les consultants ciblaient sur Domenech, depuis Blanc et Deschamps, le viseur a été déplacé sur les joueurs dont Evra

Evra, avant la Coupe du Monde 2010, nous parle de Sir Ferguson. On voit tout de suite la différence avec Moyes, hélas ! On a échangé une F1 contre un tricycle.

Du temps de Raymond Domenech, les consultants tirés à boulets rouges sur le sélectionneur alors que dans le même temps ils épargnaient les joueurs.
Depuis l’Afsud 2010, tout a changé à 180°.
Souvenez-vous dans l’épisode du bus, il n’y avait plus de sélectionneur puisque, si je me souviens bien, celui-ci n’était pas reconduit après la Coupe du Monde. Donc…
Dès que Blanc a pris l’équipe de France, les consultants ont baissé la garde car certains d’entre eux ont joué avec Blanc.
Après la Coupe du Monde 2010 et la grève du bus, le curseur s’est déplacé sur les joueurs, hormis l’affaire des quotas.
Désormais, les joueurs sont la cible numéro 1.
Idem sous Deschamps. Les consultants phares sont des amis à lui.
J’écoute souvent la radio et c’est vrai qu’Evra y est souvent taillé en pièce, même quand Ribéry a dit qu’Evra avait fait du bien au groupe en parlant dans les vestiaires.
Contre la Finlande, peu de médias ont souligné la très grande performance d’Evra. Son meilleur match en bleu depuis longtemps. Ce soir-là, il joua comme à MU.
Courbis n’apprécie pas les qualités du joueur, il ne cesse pas de dire qu’Evra est plus un ailier qu’un défenseur de métier. Cela revient à considérer le poste comme si nous étions encore dans les années 1950. Dans le football moderne, incarné par G. Facchetti, le plus grand latéral de tous les temps, le latéral monte sans cesse.
Evra est un exceptionnel joueur de MU. Il a une constance extraordinaire. Son seul tort est de souvent mal centrer en bout d’action, défaut qu’il a corrigé depuis deux saisons.
Son règlement de compte n’est pas choquant. Il a dit ce qu’il avait sur le cœur. Il s’est mis une pression supplémentaire.
Autrefois, les joueurs et les journalistes fraternisaient au Variétés Club.
A l’ère d’internet, c’est chacun pour soi.
Je ne regarde jamais les émissions sur le football. Seuls les matchs m’intéressent.
On m’a rapporté qu’un des consultants remis à sa place avait dit, depuis le règlement de compte, qu’Evra n’aurait jamais dû revenir en équipe de France.
On voit donc que la riposte d’Evra était fondée.

18.10.13

Permalink 10:45:32, Catégories: LE GYM E BASTA, EN MARGE, GRAND MONSIEUR  

Les Aiglons sont favoris lors de Nice-Marseille

On entend ici et là que “Baup fait des miracles avec un petit effectif…” Si Marseille a un petit effectif avec 125 M€ de budget alors que doit-on dire de Puel à Nice qui affiche 32 M€ ? Pour moi, Nice a un très grand effectif, puisque les Aiglons ont terminé 4e en 2012-2013. Pour la première fois de l’Histoire, 34 500 Niçois vont encourager sans relâche les Aiglons. “A Nice, on sent le souffle des fans de Nice sur notre nuque” a dit un jour Eric Gerets. Au Ray ou à l’Allianz Riviera même combat !

Vendredi 18 octobre
Nice - Marseille
20h30 beIN SPORT 1/ Canal+/
A suivre sur beIN SPORT MAX 3 dès 19 h 30

CLASSEMENT au coup d’envoi:
4e Olympique de Marseille/ 17 points 9 m./ + 6
6e OGC Nice/ 14 points 9 m./ + 1

Le groupe des Aiglons:
Gardiens : Ospina, Hassen
Défenseurs : Amavi, Bodmer, Genevois, Gomis, Kolodziejczak, Pejcinovic, Puel
Milieux : Abriel, Brüls, Digard ©, Eysseric, Mendy, Pied, Traoré
Attaquants : Benrahma, Bosetti, Cvitanich

Le groupe marseillais : Mandanda, Samba – Morel, Fanni, Diawara, Mendes, Mendy, Nkoulou – Cheyrou, Imbula, Romao, Valbuena, Thauvin, Lemina – J.Ayew, A.Ayew, Gignac, Khalifa

Les temps changent. Il suffit de changer de stade pour parfois faire évoluer son statut.
Combien de fois ai-je entendu:
-"Tu nous fatigues avec ton vieux stade du Ray qui remonte au Moyen Age…”
Maintenant, c’est fini !
Les détracteurs systématiques l’ont mise en veilleuse.
L’Allianz Riviera fait désormais rêver même les adversaires de Nice !
“Ah! si l’on pouvait avoir le même stade que celui des Niçois…” se lamentent-ils intérieurement.
Pour ce derby, le premier dans le nouveau stade, on ne peut plus dire que l’OM est l’équipe favorite.
Les deux gros bras de L1 sont Paris et Monaco. Marseille n’a pas les moyens de ses ambitions. Avec plus d’argent ses titulaires seraient remplaçants à 70%.
Il y deux L1: celle avec le PSG et l’ASM, et puis l’autre, celle avec les 18 clubs dont Nice et l’OM. Nice avec Puel ce n’est plus une équipe du ventre mou.
L’OM a la pression car les Phocéens se sont faits promener récemment par de grosses écuries.
Un score 3 ou 2-1 en faveur de Nice est possible sans avoir la folie des grandeurs.
Nice à la maison et dehors ce n’est pas la même chanson.
L’entraîneur de Nice s’appelle Claude Puel. Il n’a rien à envier à son homologue du jour Elie Baup.
Beaucoup d’observateurs ont dit quand Puel a signé à Nice: “Pourquoi va-t-il s’enterrer à Nice ?”
Avec son nouveau coach, avec son nouveau stade, Nice n’a pas peur de Marseille.
Nice n’a jamais eu peur de Marseille. Avec Pancho Gonzalez ou avec Molitor ou avec Ederson.
Marseille à Pagnol, nous on a Francis Gag. Et Gag n’a pas moins de talent que l’auteur de Fanny.
Un souhait: j’espère que la pelouse ne soit pas devenue un champ de patates suite au passage des joueurs de référent bondissant aléatoire !

12.12.12

Permalink 09:15:38, Catégories: THE RED DEVILS, EN MARGE  

Nasri se fait allumer pour avoir fissuré le mur des Citizens

La presse anglaise est aussi dure que la presse italienne ou espagnole.
Il n’y a qu’en France où les journalistes n’osent pas dire ce qu’ils pensent des joueurs de peur de ne plus avoir d’interviews !
-"Tevez était fou. On le voit bien reprocher à Nasri de s’être effacé devant la balle. 44 000 fans de City l’auraient pris dans la poire. Zabaleta et neuf de ses équipiers aussi. Mais pas Nasri, évidemment… Il a fait perdre son équipe. Nasri n’est pas à la hauteur. Il est aux abonnés absents à chaque gros match de City, et c’est le seul ! Quand on voit le niveau de David Silva d’un côté, on attend la même chose de l’autre. Nasri, on le voit dès que son équipe mène au score, quand elle régale. Mais quand il faut sortir le bleu de chauffe, il n’y a plus personne. » Du Gary Neville dans le texte. L’ex Gary Neville dit ce que j’ai toujours dit. Avoir du talent ne suffit pas. Il faut le physique et le mental. Nasri perd presque tous les duels. Quant au mental…
“Nasri est payé 150.000£ par semaine pour aider Manchester United à gagner” a titrè le Daily Mail.
-"Nasri est le premier footballeur professionnel que j’ai vu autant effrayé d’être frappé par le ballon” a déclaré Gary Lineke.
Avec Arsenal, Samir Nasri avait l’habitude de s’illustrer favorablement contre Mau United.
Hélas, sous le maillot de Man City se fut l’inverse.
Le 9 décembre 2012, lors de la défaite des Citizens à domicile 2-2 devant les Red Devils, Nasri fut dans la plupart du temps transparent pour un joueur de son standing, sauf lors de coup franc décisif de van Persie, en fin de match. Et cette transparence s’est finalement incarnée visuellemnt lors d’un dernier grand fait du match. Au lieu de servir de bouclier, le Français s’est caché derrière son coéquipier Dzeko pour finalement ouvrir la porte. Du coup, il a été vraiment transparent. Cette attitude prouve qu’elle n’aurait pu dû se trouver dans le mur, d’ailleurs ce n’est pas un défenseur. Dzeko, non plus, mais celui-ci est grand de taille.
Depuis l’esclandre en équipe de France où il brocarda un journaliste depuis le terrain, Nasri a disparu des radars de l’actualité. Si à Arsenal, Wenger le titularisait quasi tout le temps, à City il n’est souvent même pas remplaçant. Mancini l’a relancé lors du derby mais cela c’est très mal passé.
Le fait de ne pas être solide dans le mur est arrivé au pire moment du derby Manchester City - Manchester United, alors que les deux clubs étaient ex aequo (2-2) à la fin des 90 minutes réglementaires.
Robin Van Persie a tiré du côté de Nasri. Bon choix puisque son ancien partenaire d’Arsenal n’a pas asssuré son rôle d’imperméable.
La frappe du Néerlandais s’est finalement logée dans le petit filet de Joe Hart. Le succès des Red Devils permet à MU d’accroître son avance de 6 points au classement devant les Citizens.
-"En réalité, nous avions seulement 2 joueurs et demi dans le mur” a confié Roberto Mancini, le coach des Citizens.
Loin de la nurserie d’Arsenal, Nasri n’arrive pas à voler de ses propres ailes.
A City, il est dans un vestiaire où la concurrence est très rude.
C’est pire à MU. Sir Ferguson n’a-t-il pas fait sortir Rafael en plein match avant de le relancer dans le derby mancunien ? Dans cet exemple, on a vu un grand coaching et un jeune joueur brésilien au mental de fer.
Si Nasri avait signé à MU il aurait fait de sacrés progrès.
Il fallait choisir entre l’Histoire de MU et l’argent de City.
La marque des joueurs de premier plan c’est la constance.
Nasri a du talent mais c’est un intermittent du spectacle.
Comme l’a dit Jacquet de Pires, il lui faut muscler son jeu.

01.10.12

Permalink 19:03:58, Catégories: EN MARGE  

Handball: du match bidon pour parieurs initiés... à la faute de main de Mandanda

Les matchs Valenciennes-OM méritent toujours le déplacement.
Après le fric enterré au fond du jardin en 1993 voici la faute de main de Mandanda.
Quand un gardien fait une erreur cela se voit gros comme une maison.
Voulant dégager à la main, le goal de Marseille a trop tardé à lancer le ballon.
Quand il a fait son arc de cercle avec son bras droit, il l’a trop prolongé. Et donc le ballon est allé vers un joueur de VA qui ne s’est pas prié pour marquer.
Cette configuration s’est déjà produite. Quand elle se passe à l’étranger les journalistes français s’empressent de nous l’a montrer plusieurs fois à la télé. Là, ils sont plus discrets. Mandanda n’a pas vraiment de chance car ll est en position de force pour redevenir titulaire en équipe de France puisque Lloris est remplaçant à Tottenham. Didier Deschamps connaît très bien le goal de l’OM puisqu’il l’a eu sous ses ordres.
Maintenant qu’il a fait “sa” bourde, il ne devrait plus en refaire avant un long moment. C’est cyclique.
Dans l’actualité, il y a aussi ces paris dans un match de handball avec Montpellier.
Il est prouvé que certains parieurs connaissaient des joueurs de Montpellier qui a perdu un match qui fait beaucoup parlé. Un patron de bar a parié une fortune. Il est rare de parier en milliers d’euros.
Ce qui est incroyable c’est que des joueurs parient qu’ils vont … perdre.
Et comment peut-on parier sur le score d’un match à la mi-temps ? C’est vraiment n’importe quoi !
Les handballeurs ont cassé leur bonne image. Avec le scandale dans les studios de L’Equipe TV voici les paris plus que suspects. Tristes. Les paris truqués ce n’est pas nouveau. L’appât du gain… Les footballeurs n’ont plus le monopole des pages des faits divers.
La police qui vient chercher des champions sous l’oeil des caméras, ce n’est pas trés beau. Il s’agit d’une dskaïsation d’un fait divers.
Les handballeurs étaient des héros. Ils ne sont plus que des hommes.

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